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Corinne Krumbholz [129164]

françoise

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françoise

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Posté le : 19/08/2020 à 11:05 (Lu 3574 fois)
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Sur l'équipe.fr un très belle article consacré à Corille Krumbholz (coco)

Corinne Krumbholz, épaule d'excellence
Ex-capitaine des Bleues et responsable du pôle de Metz, la femme du sélectionneur des handballeuses tricolores est un pilier autant qu'une voix éclairée pour Olivier Krumbholz.




Soudain, Corinne Krumbholz s'anime, se redresse de la chaise d'où elle surplombe son jardin et dessine, les mains jointes, une force qui remonte du plus profond de ses tripes. « Quand j'ai eu mon premier enfant, dit-elle, je pensais être au bout. J'avais connu la Coupe d'Europe, l'équipe de France, une aventure formidable avec Metz. J'avais dit que c'était fini. Et puis, au bout de deux mois, il y a comme quelque chose qui vous prend, une énergie qui commence à remonter... » C'était en 1994, Lucas venait de naître, et « Coco » allait replonger dans « cette marmite », comme elle en sourit, car « le hand, en fait, m'a aidée à me construire ».

Corinne (56 ans) est mariée depuis 1988 à Olivier (62 ans), emblématique sélectionneur de l'équipe de France féminine de handball (1998-2013, et depuis 2016), « l'un des meilleurs entraîneurs au monde », selon la légende serbe Zita Galic, arrivée en 1989 à Metz et qui deviendra sa meilleure amie. Mais Corinne « n'est pas que la femme de », souligne Anne-Claire Mangel, l'une de ses anciennes élèves au pôle de Metz, restée très proche.

Au départ, Corinne Zvunka est surtout la « fille de ». Zvunka est un nom iconique à Metz : Georges, son footballeur de père, joue plus de 400 matches de D1 avec le FC Metz, dans les années 1960, avec ses frères Jules et Victor. Georges est marié à Marguerite, volleyeuse et basketteuse qui arrête le sport pour s'occuper de ses trois enfants et accompagner la carrière de son mari. « On prend des habitudes », sourit l'aînée de la fratrie. « Très tôt, j'ai eu envie de faire du sport, poursuit celle qui a découvert le handball au collège. Et j'ai toujours entendu qu'il fallait beaucoup s'entraîner pour réussir, alors j'ai toujours adoré ça. »

« La rencontre avec Olivier et le handball m'a permis d'être moi-même »

Corinne Krumbholz

La pivot détonne face à des coéquipières moins besogneuses, à une époque où le handball était totalement amateur. « La première fois que je l'ai vue jouer, j'ai trouvé que c'était une super nana, se remémore Jacques Gandebeuf, ex-grand reporter au Républicain lorrain. Elle perçait un petit trou dans la défense, passait à quatre pattes et marquait. Je la comparais à une petite souris. »

Celle-ci progresse, s'impose en club, puis en équipe de France qu'elle rejoint à 24 ans et dont elle deviendra capitaine. Elle se construit un solide palmarès : six fois championne de France et deux Coupes de France avec l'ASPTT, autour de 70 sélections avec les Bleues entre 1989 et 1994. « La carrière qu'elle a faite, c'est quand même exceptionnel, à une époque où le handball se développait en France », relève Zita Galic.

Le handball permet à Corinne de s'épanouir comme jamais. « J'étais l'aînée, très raisonnable, bonne élève qui jouait du piano et faisait de la danse, rembobine-t-elle. J'étais enfermée dans une forme de conformité, je pensais que je devais être toujours la meilleure, donner l'exemple. La rencontre avec Olivier et le handball m'a permis de dépasser tout ça et d'être moi-même. »
Ils se cachent pendant un an

Contraint par une blessure au genou gauche de mettre fin à sa carrière de handballeur à Metz, Olivier Krumbholz est un coach débutant (28 ans) quand il arrive, en 1986, sur le banc de l'ASPTT. L'équipe de Corinne, qui devient très vite sa compagne. « Pendant presque un an donc, on s'est cachés, c'était piquant, sourit cette dernière. Et puis comme ça semblait perdurer... »

Le couple se dévoile. Et les remarques surgissent. « Beaucoup de gens m'ont dit que j'étais privilégiée, peste-t-elle, mais une de mes meilleures amies m'a dit : "Il était très dur avec toi, tu devais être parfaite !" Avec l'équipe, j'étais une joueuse, et quand on sortait du palais des sports, je redevenais sa compagne. Changer de casquette, il le faisait habilement, moi j'avais plus de mal à évacuer ce que je venais de vivre aux entraînements. Mais ce qu'on vivait était tellement passionnant que ça faisait partie de l'aventure. »


La naissance en 1998 de Quentin, leur second enfant, signe la fin de la carrière de Corinne. « Je n'avais plus besoin de performer pour me sentir bien », explique-t-elle. Professeure de sport à Metz, elle devient responsable du pôle d'excellence féminine Grand Est et entraîne les meilleurs talents régionaux de 15 à 18 ans, tout en assurant leur suivi scolaire. Deux métiers pour elle seule, donc. « Je ne peux pas rester sans rien faire, je suis hyperactive », s'excuse celle qui, deux fois par semaine environ, enquille plus d'une heure de footing dans les vallonnés coteaux du mont Saint-Quentin qui domine Metz.

« En fait, on a toutes envie d'être un peu comme (Corinne), une jolie femme, intelligente »


Avec « (s) es filles », comme elle les appelle, elle a créé une proximité, des liens. « Elle est ultra-pointue sur la sphère du hand, mais surtout inspirante sur des tas d'autres aspects », loue Anne-Claire Mangel, qui avait vécu un drame familial et trouvé en son entraîneure une bienfaitrice. « Elle était d'une présence assez incroyable. Corinne, une fois les premières barrières levées, est d'une grande attention, d'une grande tendresse, avec un regard sur la vie, la société, qui nous aiguille sur les lectures, l'art. En fait, on a toutes envie d'être un peu comme elle, une jolie femme, intelligente. » Dessinatrice aussi, poète, photographe et qui a, entre autres, profité du confinement pour retaper de vieux meubles et monter un potager.

Sa mission au pôle a ceci de particulier que, chaque week-end, les joueuses retournent dans leur club. Corinne Krumbholz, donc, ne « coache » pas. « Pendant longtemps, entraîner, c'était les prérogatives d'Olivier, alors je ne voulais pas. J'ai été coach de la réserve de Metz pendant trois ans. Mais oui, c'est complètement frustrant. »


Qu'importe, le choix est fait, et toute son énergie d'ancienne joueuse passe dans la famille.

« Quand les enfants étaient plus petits, mon souci était de décharger Olivier de toute contrainte quand il était en compétition, précise-t-elle. J'ai toujours géré le quotidien, le matériel, pour qu'il soit toujours disponible et entièrement tourné vers son équipe. »

« Quand on est dans le haut niveau, on s'investit à 100 %, et ce n'est pas facile de vivre à côté de quelqu'un qui pense que le handball est la chose la plus importante au monde, relève son ex-coéquipière, Zita Galic. Coco peut comprendre car, quand elle l'a fait elle, elle l'a fait à fond. »
L'équipe de France comme fil conducteur

Si Mme Krumbholz a arrêté la sélection deux ans avant l'arrivée d'Olivier sur le banc, l'équipe de France est un fil conducteur. « Elle fait partie de la famille, sourit Corinne. Même si elle est un peu démythifiée ici. Une équipe, c'est comme un iceberg : le public voit une petite partie mais il y a toute une part immergée. Moi, j'en vois un peu plus, mais pas la totalité, car cela reste le jardin professionnel secret d'Olivier. »

Le lien entre l'ancienne pivot et le maillot bleu n'est pas coupé, mais il évolue. Lors du Mondial 1999, pour la première finale de l'équipe de France (défaite face à la Norvège 25-24 a.p.), l'ex-capitaine avait rédigé un mot pour chacune. « C'était ma façon à moi de les encourager, d'essayer d'être avec elles », justifie celle qui connaissait alors parfaitement toutes les joueuses.

C'est moins vrai aujourd'hui - « J'envoie parfois des petites phrases à Olivier et il me dit : "Je n'ai pas compris ce que tu m'as envoyé" », s'esclaffe-t-elle -, même si les cadres de l'équipe l'ont forcément déjà croisée.

« J'ai toujours évité de faire le mélange des genres famille-travail, assure-t-elle. J'ai rarement accompagné Olivier sur une compétition. C'est comme si, dans un couple, l'un allait dans le bureau de l'autre et se mélangeait à son milieu professionnel. C'est son travail, sa bulle. Bien sûr, je suis allée voir des matches, des entraînements, mais j'essaie de prendre du recul. »

Du recul physiquement, surtout, afin de s'épargner certains commentaires des spectateurs. « J'essaie un peu de me protéger, car c'est normal que chacun réagisse, ça fait partie des raisons pour lesquelles les gens aiment être supporters, ça libère des énergies », assume-t-elle.

La sienne, d'ailleurs, jaillit toujours devant les matches des Bleues. Une équipe qu'elle ne voit pas comme celle de son mari, mais comme celle où elle a évolué. « C'est toujours un moment très fort émotionnellement car je revis ces sensations de joueuse. Je vis tout ça, souvent sans être calme. »

« Ce jour-là (lors de son éviction en juin 2013), on lui a coupé une partie de lui-même »

Corinne Krumbholz


En anticipant un scénario pessimiste, toujours. Une sorte de vaccin depuis qu'en 2012, Corinne avait réservé son déplacement pour le dernier carré des Jeux de Londres à la veille du quart de finale... perdu face au Monténégro (23-22). « Elles perdent et là, je dois prendre l'avion dans la nuit rejoindre Olivier, effondré... C'était un moment difficile. »

Pas autant, néanmoins, que l'éviction en juin 2013 de son mari, qui avait perdu le lien avec ses joueuses. « Ce jour-là, on lui a coupé une partie de lui-même, avoue sa femme. Ç'a été une rupture, au sens propre comme au sens figuré. Il a fallu faire le deuil et j'ai essayé de l'accompagner au maximum. »« C'est certain qu'à ce moment-là, comme à d'autres, elle a eu un rôle important, de stabilisateur, d'accompagnement, poursuit Olivier. Coco, c'est quelqu'un sur qui je peux compter, et tout le monde peut compter sur elle d'ailleurs, dans le travail comme en amitié. »

« Qui mieux placée que moi pour lui donner son avis ? »

Corinne Krumbholz

Depuis ce limogeage puis le retour de Krumbholz comme sélectionneur en 2016, avec un succès éclatant (médaille d'argent olympique 2016, bronze européen 2016, titre mondial 2017 et européen 2018), elle juge que son mari « relativise un peu plus », partage davantage, écoute, « même si - et c'est ce qui fait sa force - il a toujours fonctionné avec des convictions ». Elle, en tout cas, ne se prive pas de livrer son analyse « par moments ». « Qui mieux placée que moi pour lui donner son avis ? », interpelle-t-elle.

« Elle garde son acuité par rapport à tout ce qu'elle connaît du handball et de ma personnalité, affirme le double champion du monde (2003 et 2017). On discute du jeu, de mon managérat, de mon attitude, elle me dit parfois qu'elle me retrouve très agressif... Mais tout ça avec parcimonie car elle sait très bien que dans ces moments très tendus, si on n'est pas sur place, porter des jugements est toujours très périlleux. » « Sa parole a de l'importance pour Olivier », assure Anne-Claire Mangel.

Corinne Krumbholz compte dans le hand comme au quotidien, et ce n'est d'ailleurs pas un hasard si tous les deux étaient vêtus de la même couleur kaki, pour la séance photo, durant laquelle elle a tiqué au moment de s'asseoir sur une chaise, devant Olivier, car « la femme assise et l'homme debout, ça fait femme fragile ».

« Elle aime écouter et discuter, mais quand elle a décidé, c'est décidé ! », sourit Galic, illustration de ce caractère entier, « brillant même », selon son mari, masqué derrière sa discrétion apparente. Corinne Krumbholz n'aime pas se mettre en avant. Alors cela lui convient de vivre au côté d'un coach historique du sport français, « béni des dieux du handball, et des dieux tout court », lâche-t-elle, pleine d'affection. « Elle n'a pas souffert, je crois qu'elle est surtout très fière de lui, pose Anne-Claire Mangel. Elle est bien là où elle est. »


En anticipant un scénario pessimiste, toujours. Une sorte de vaccin depuis qu'en 2012, Corinne avait réservé son déplacement pour le dernier carré des Jeux de Londres à la veille du quart de finale... perdu face au Monténégro (23-22). « Elles perdent et là, je dois prendre l'avion dans la nuit rejoindre Olivier, effondré... C'était un moment difficile. »

Pas autant, néanmoins, que l'éviction en juin 2013 de son mari, qui avait perdu le lien avec ses joueuses. « Ce jour-là, on lui a coupé une partie de lui-même, avoue sa femme. Ç'a été une rupture, au sens propre comme au sens figuré. Il a fallu faire le deuil et j'ai essayé de l'accompagner au maximum. »« C'est certain qu'à ce moment-là, comme à d'autres, elle a eu un rôle important, de stabilisateur, d'accompagnement, poursuit Olivier. Coco, c'est quelqu'un sur qui je peux compter, et tout le monde peut compter sur elle d'ailleurs, dans le travail comme en amitié. »





Re: Corinne Krumbholz [129174]

nachadel

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2142 messages postés


Posté le : 19/08/2020 à 20:45 (Lu 3457 fois)
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Citation : françoise
Sur l'équipe.fr un très belle article consacré à Corille Krumbholz (coco)

Corinne Krumbholz, épaule d'excellence
Ex-capitaine des Bleues et responsable du pôle de Metz, la femme du sélectionneur des handballeuses tricolores est un pilier autant qu'une voix éclairée pour Olivier Krumbholz.




Soudain, Corinne Krumbholz s'anime, se redresse de la chaise d'où elle surplombe son jardin et dessine, les mains jointes, une force qui remonte du plus profond de ses tripes. « Quand j'ai eu mon premier enfant, dit-elle, je pensais être au bout. J'avais connu la Coupe d'Europe, l'équipe de France, une aventure formidable avec Metz. J'avais dit que c'était fini. Et puis, au bout de deux mois, il y a comme quelque chose qui vous prend, une énergie qui commence à remonter... » C'était en 1994, Lucas venait de naître, et « Coco » allait replonger dans « cette marmite », comme elle en sourit, car « le hand, en fait, m'a aidée à me construire ».

Corinne (56 ans) est mariée depuis 1988 à Olivier (62 ans), emblématique sélectionneur de l'équipe de France féminine de handball (1998-2013, et depuis 2016), « l'un des meilleurs entraîneurs au monde », selon la légende serbe Zita Galic, arrivée en 1989 à Metz et qui deviendra sa meilleure amie. Mais Corinne « n'est pas que la femme de », souligne Anne-Claire Mangel, l'une de ses anciennes élèves au pôle de Metz, restée très proche.

Au départ, Corinne Zvunka est surtout la « fille de ». Zvunka est un nom iconique à Metz : Georges, son footballeur de père, joue plus de 400 matches de D1 avec le FC Metz, dans les années 1960, avec ses frères Jules et Victor. Georges est marié à Marguerite, volleyeuse et basketteuse qui arrête le sport pour s'occuper de ses trois enfants et accompagner la carrière de son mari. « On prend des habitudes », sourit l'aînée de la fratrie. « Très tôt, j'ai eu envie de faire du sport, poursuit celle qui a découvert le handball au collège. Et j'ai toujours entendu qu'il fallait beaucoup s'entraîner pour réussir, alors j'ai toujours adoré ça. »

« La rencontre avec Olivier et le handball m'a permis d'être moi-même »

Corinne Krumbholz

La pivot détonne face à des coéquipières moins besogneuses, à une époque où le handball était totalement amateur. « La première fois que je l'ai vue jouer, j'ai trouvé que c'était une super nana, se remémore Jacques Gandebeuf, ex-grand reporter au Républicain lorrain. Elle perçait un petit trou dans la défense, passait à quatre pattes et marquait. Je la comparais à une petite souris. »

Celle-ci progresse, s'impose en club, puis en équipe de France qu'elle rejoint à 24 ans et dont elle deviendra capitaine. Elle se construit un solide palmarès : six fois championne de France et deux Coupes de France avec l'ASPTT, autour de 70 sélections avec les Bleues entre 1989 et 1994. « La carrière qu'elle a faite, c'est quand même exceptionnel, à une époque où le handball se développait en France », relève Zita Galic.

Le handball permet à Corinne de s'épanouir comme jamais. « J'étais l'aînée, très raisonnable, bonne élève qui jouait du piano et faisait de la danse, rembobine-t-elle. J'étais enfermée dans une forme de conformité, je pensais que je devais être toujours la meilleure, donner l'exemple. La rencontre avec Olivier et le handball m'a permis de dépasser tout ça et d'être moi-même. »
Ils se cachent pendant un an

Contraint par une blessure au genou gauche de mettre fin à sa carrière de handballeur à Metz, Olivier Krumbholz est un coach débutant (28 ans) quand il arrive, en 1986, sur le banc de l'ASPTT. L'équipe de Corinne, qui devient très vite sa compagne. « Pendant presque un an donc, on s'est cachés, c'était piquant, sourit cette dernière. Et puis comme ça semblait perdurer... »

Le couple se dévoile. Et les remarques surgissent. « Beaucoup de gens m'ont dit que j'étais privilégiée, peste-t-elle, mais une de mes meilleures amies m'a dit : "Il était très dur avec toi, tu devais être parfaite !" Avec l'équipe, j'étais une joueuse, et quand on sortait du palais des sports, je redevenais sa compagne. Changer de casquette, il le faisait habilement, moi j'avais plus de mal à évacuer ce que je venais de vivre aux entraînements. Mais ce qu'on vivait était tellement passionnant que ça faisait partie de l'aventure. »


La naissance en 1998 de Quentin, leur second enfant, signe la fin de la carrière de Corinne. « Je n'avais plus besoin de performer pour me sentir bien », explique-t-elle. Professeure de sport à Metz, elle devient responsable du pôle d'excellence féminine Grand Est et entraîne les meilleurs talents régionaux de 15 à 18 ans, tout en assurant leur suivi scolaire. Deux métiers pour elle seule, donc. « Je ne peux pas rester sans rien faire, je suis hyperactive », s'excuse celle qui, deux fois par semaine environ, enquille plus d'une heure de footing dans les vallonnés coteaux du mont Saint-Quentin qui domine Metz.

« En fait, on a toutes envie d'être un peu comme (Corinne), une jolie femme, intelligente »


Avec « (s) es filles », comme elle les appelle, elle a créé une proximité, des liens. « Elle est ultra-pointue sur la sphère du hand, mais surtout inspirante sur des tas d'autres aspects », loue Anne-Claire Mangel, qui avait vécu un drame familial et trouvé en son entraîneure une bienfaitrice. « Elle était d'une présence assez incroyable. Corinne, une fois les premières barrières levées, est d'une grande attention, d'une grande tendresse, avec un regard sur la vie, la société, qui nous aiguille sur les lectures, l'art. En fait, on a toutes envie d'être un peu comme elle, une jolie femme, intelligente. » Dessinatrice aussi, poète, photographe et qui a, entre autres, profité du confinement pour retaper de vieux meubles et monter un potager.

Sa mission au pôle a ceci de particulier que, chaque week-end, les joueuses retournent dans leur club. Corinne Krumbholz, donc, ne « coache » pas. « Pendant longtemps, entraîner, c'était les prérogatives d'Olivier, alors je ne voulais pas. J'ai été coach de la réserve de Metz pendant trois ans. Mais oui, c'est complètement frustrant. »


Qu'importe, le choix est fait, et toute son énergie d'ancienne joueuse passe dans la famille.

« Quand les enfants étaient plus petits, mon souci était de décharger Olivier de toute contrainte quand il était en compétition, précise-t-elle. J'ai toujours géré le quotidien, le matériel, pour qu'il soit toujours disponible et entièrement tourné vers son équipe. »

« Quand on est dans le haut niveau, on s'investit à 100 %, et ce n'est pas facile de vivre à côté de quelqu'un qui pense que le handball est la chose la plus importante au monde, relève son ex-coéquipière, Zita Galic. Coco peut comprendre car, quand elle l'a fait elle, elle l'a fait à fond. »
L'équipe de France comme fil conducteur

Si Mme Krumbholz a arrêté la sélection deux ans avant l'arrivée d'Olivier sur le banc, l'équipe de France est un fil conducteur. « Elle fait partie de la famille, sourit Corinne. Même si elle est un peu démythifiée ici. Une équipe, c'est comme un iceberg : le public voit une petite partie mais il y a toute une part immergée. Moi, j'en vois un peu plus, mais pas la totalité, car cela reste le jardin professionnel secret d'Olivier. »

Le lien entre l'ancienne pivot et le maillot bleu n'est pas coupé, mais il évolue. Lors du Mondial 1999, pour la première finale de l'équipe de France (défaite face à la Norvège 25-24 a.p.), l'ex-capitaine avait rédigé un mot pour chacune. « C'était ma façon à moi de les encourager, d'essayer d'être avec elles », justifie celle qui connaissait alors parfaitement toutes les joueuses.

C'est moins vrai aujourd'hui - « J'envoie parfois des petites phrases à Olivier et il me dit : "Je n'ai pas compris ce que tu m'as envoyé" », s'esclaffe-t-elle -, même si les cadres de l'équipe l'ont forcément déjà croisée.

« J'ai toujours évité de faire le mélange des genres famille-travail, assure-t-elle. J'ai rarement accompagné Olivier sur une compétition. C'est comme si, dans un couple, l'un allait dans le bureau de l'autre et se mélangeait à son milieu professionnel. C'est son travail, sa bulle. Bien sûr, je suis allée voir des matches, des entraînements, mais j'essaie de prendre du recul. »

Du recul physiquement, surtout, afin de s'épargner certains commentaires des spectateurs. « J'essaie un peu de me protéger, car c'est normal que chacun réagisse, ça fait partie des raisons pour lesquelles les gens aiment être supporters, ça libère des énergies », assume-t-elle.

La sienne, d'ailleurs, jaillit toujours devant les matches des Bleues. Une équipe qu'elle ne voit pas comme celle de son mari, mais comme celle où elle a évolué. « C'est toujours un moment très fort émotionnellement car je revis ces sensations de joueuse. Je vis tout ça, souvent sans être calme. »

« Ce jour-là (lors de son éviction en juin 2013), on lui a coupé une partie de lui-même »

Corinne Krumbholz


En anticipant un scénario pessimiste, toujours. Une sorte de vaccin depuis qu'en 2012, Corinne avait réservé son déplacement pour le dernier carré des Jeux de Londres à la veille du quart de finale... perdu face au Monténégro (23-22). « Elles perdent et là, je dois prendre l'avion dans la nuit rejoindre Olivier, effondré... C'était un moment difficile. »

Pas autant, néanmoins, que l'éviction en juin 2013 de son mari, qui avait perdu le lien avec ses joueuses. « Ce jour-là, on lui a coupé une partie de lui-même, avoue sa femme. Ç'a été une rupture, au sens propre comme au sens figuré. Il a fallu faire le deuil et j'ai essayé de l'accompagner au maximum. »« C'est certain qu'à ce moment-là, comme à d'autres, elle a eu un rôle important, de stabilisateur, d'accompagnement, poursuit Olivier. Coco, c'est quelqu'un sur qui je peux compter, et tout le monde peut compter sur elle d'ailleurs, dans le travail comme en amitié. »

« Qui mieux placée que moi pour lui donner son avis ? »

Corinne Krumbholz

Depuis ce limogeage puis le retour de Krumbholz comme sélectionneur en 2016, avec un succès éclatant (médaille d'argent olympique 2016, bronze européen 2016, titre mondial 2017 et européen 2018), elle juge que son mari « relativise un peu plus », partage davantage, écoute, « même si - et c'est ce qui fait sa force - il a toujours fonctionné avec des convictions ». Elle, en tout cas, ne se prive pas de livrer son analyse « par moments ». « Qui mieux placée que moi pour lui donner son avis ? », interpelle-t-elle.

« Elle garde son acuité par rapport à tout ce qu'elle connaît du handball et de ma personnalité, affirme le double champion du monde (2003 et 2017). On discute du jeu, de mon managérat, de mon attitude, elle me dit parfois qu'elle me retrouve très agressif... Mais tout ça avec parcimonie car elle sait très bien que dans ces moments très tendus, si on n'est pas sur place, porter des jugements est toujours très périlleux. » « Sa parole a de l'importance pour Olivier », assure Anne-Claire Mangel.

Corinne Krumbholz compte dans le hand comme au quotidien, et ce n'est d'ailleurs pas un hasard si tous les deux étaient vêtus de la même couleur kaki, pour la séance photo, durant laquelle elle a tiqué au moment de s'asseoir sur une chaise, devant Olivier, car « la femme assise et l'homme debout, ça fait femme fragile ».

« Elle aime écouter et discuter, mais quand elle a décidé, c'est décidé ! », sourit Galic, illustration de ce caractère entier, « brillant même », selon son mari, masqué derrière sa discrétion apparente. Corinne Krumbholz n'aime pas se mettre en avant. Alors cela lui convient de vivre au côté d'un coach historique du sport français, « béni des dieux du handball, et des dieux tout court », lâche-t-elle, pleine d'affection. « Elle n'a pas souffert, je crois qu'elle est surtout très fière de lui, pose Anne-Claire Mangel. Elle est bien là où elle est. »


En anticipant un scénario pessimiste, toujours. Une sorte de vaccin depuis qu'en 2012, Corinne avait réservé son déplacement pour le dernier carré des Jeux de Londres à la veille du quart de finale... perdu face au Monténégro (23-22). « Elles perdent et là, je dois prendre l'avion dans la nuit rejoindre Olivier, effondré... C'était un moment difficile. »

Pas autant, néanmoins, que l'éviction en juin 2013 de son mari, qui avait perdu le lien avec ses joueuses. « Ce jour-là, on lui a coupé une partie de lui-même, avoue sa femme. Ç'a été une rupture, au sens propre comme au sens figuré. Il a fallu faire le deuil et j'ai essayé de l'accompagner au maximum. »« C'est certain qu'à ce moment-là, comme à d'autres, elle a eu un rôle important, de stabilisateur, d'accompagnement, poursuit Olivier. Coco, c'est quelqu'un sur qui je peux compter, et tout le monde peut compter sur elle d'ailleurs, dans le travail comme en amitié. »






j'ai connu Corinne quand elle était prof d'EPS a costes et bellonte. elle venait le soir entraîner mes cadettes de Marly. je souscris entièrement a tout ce qui vient d'etre dit.

Re: Corinne Krumbholz [129176]

KOBBB

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Posté le : 19/08/2020 à 22:29 (Lu 3433 fois)
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Quand vous allez à la boulangerie vous payez votre baguette, quand vous allez au théâtre vous payez votre place.

Pourquoi @Francoise vous ne respectez pas le travail de Pierre Menjot en publiant un article réservé aux abonnés et en plus sans mettre le lien ? C’est illégal et c’est surtout un vol de propriété intellectuel et un non-respect des droits d’auteurs.

Je suis donc au regret de devoir polluer le forum à partir de 23h00 si le nécessaire n’est pas fait, merci.

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De retour.

Re: Corinne Krumbholz [129197]

françoise

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françoise

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Posté le : 20/08/2020 à 02:34 (Lu 3398 fois)
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KOBB ou....... je suis désolée de vous dire que je paie à l'équipe .fr un abonnement. Les articles de l'équipe.fr sont comme les articles du RL ni plus ni moins réservés aux abonnés également.
Sachez également que je respecte beaucoup Pierre Menjot et ses articles.
Je pense que donner des leçons sur le non respect de la législation vous va très mal

Re: Corinne Krumbholz [129199]

KOBBB

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Posté le : 20/08/2020 à 05:08 (Lu 3393 fois)
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Citation : françoise
KOBB ou....... je suis désolée de vous dire que je paie à l'équipe .fr un abonnement. Les articles de l'équipe.fr sont comme les articles du RL ni plus ni moins réservés aux abonnés également.
Sachez également que je respecte beaucoup Pierre Menjot et ses articles.
Je pense que donner des leçons sur le non respect de la législation vous va très mal


sauf que cela ne vous autorise pas à le partager gratuitement à tout le monde ! quand vous allez au cinéma vous filmez le film pour ensuite le diffuser ?



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De retour.

Re: Corinne Krumbholz [129218]

KOBBB

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Posté le : 20/08/2020 à 05:12 (Lu 3389 fois)
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quand vous allez au théatre vous enregistrez la pièce pour la mettre sur youtube ensuite ?

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De retour.

Re: Corinne Krumbholz [129219]

françoise

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françoise

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Posté le : 20/08/2020 à 09:40 (Lu 3316 fois)
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Quand sur une page fb on partage des milliers de fois des articles dont vous n'êtes pas l'auteur, c'est à une autre échelle que de partager un article avec une centaine de personnes.

Maintenant j'en ai fini avec ce sujet, place au handball. Moi m'a passion ce n'est pas la polémique.

Re: Corinne Krumbholz [129224]

KOBBB

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Posté le : 20/08/2020 à 14:45 (Lu 3244 fois)
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Citation : françoise
Quand sur une page fb on partage des milliers de fois des articles dont vous n'êtes pas l'auteur, c'est à une autre échelle que de partager un article avec une centaine de personnes.

Maintenant j'en ai fini avec ce sujet, place au handball. Moi m'a passion ce n'est pas la polémique.


Quand ce sont des articles gratuits ! Or, celui ci est réservé aux abonnés ! C’est une honte ce que vous faites et je ferai constater cette page dès ce soir par mon parrain Maître Venezia, huissier de justice.

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De retour.

Re: Corinne Krumbholz [129225]

Malloul

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Posté le : 20/08/2020 à 15:20 (Lu 56 fois)
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La honte ici c'est toi!

Re: Corinne Krumbholz

jmb57

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Posté le : 20/08/2020 à 15:52 (Lu 43 fois)
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Un gros bisous à ton parrain😜😜😜😜😜😜

Re: Corinne Krumbholz [129227]

jee f

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Posté le : 20/08/2020 à 17:42 (Lu 3171 fois)
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Citation : KOBBB


Quand ce sont des articles gratuits ! Or, celui ci est réservé aux abonnés ! C’est une honte ce que vous faites et je ferai constater cette page dès ce soir par mon parrain Maître Venezia, huissier de justice.


Tu es le nouvel avocat de l'Equipe ??

Re: Corinne Krumbholz [129228]

KOBBB

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Posté le : 20/08/2020 à 17:47 (Lu 3165 fois)
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Citation : jee f
Citation : KOBBB


Quand ce sont des articles gratuits ! Or, celui ci est réservé aux abonnés ! C’est une honte ce que vous faites et je ferai constater cette page dès ce soir par mon parrain Maître Venezia, huissier de justice.


Tu es le nouvel avocat de l'Equipe ??


Non, c’est la même chose pour les autres journaux.

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De retour.

Re: Corinne Krumbholz [129229]

Jacky

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Posté le : 20/08/2020 à 18:40 (Lu 3141 fois)
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Maître VENEZIA huissier de justice.

Est-ce le gondolier qui chantait les pieds sur sa gondole ? A nostalgie quand tu nous tiens.
Au prochain épisode nous inviterons Zappy MAX pour évoquer sa sensuelle et légendaire bise sur le front du milieux ...

Je profite de l'occasion pour demander à qui peut les donner, des nouvelles de notre ami PAPYHAND bien discret depuis quelques semaines.

Re: Corinne Krumbholz [129230]

KOBBB

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359 messages postés


Posté le : 20/08/2020 à 19:14 (Lu 3131 fois)
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Citation : Jacky
Maître VENEZIA huissier de justice.

Est-ce le gondolier qui chantait les pieds sur sa gondole ? A nostalgie quand tu nous tiens.
Au prochain épisode nous inviterons Zappy MAX pour évoquer sa sensuelle et légendaire bise sur le front du milieux ...

Je profite de l'occasion pour demander à qui peut les donner, des nouvelles de notre ami PAPYHAND bien discret depuis quelques semaines.


C’est le 6 millionième + 1

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De retour.

Re: Corinne Krumbholz [129231]

françoise

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françoise

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3337 messages postés


Posté le : 20/08/2020 à 19:26 (Lu 3125 fois)
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Concernant Papyhand, il a quelques soucis de santé et le hand n'est pas sa priorité actuellement. J'en profite d'ailleurs pour lui souhaiter un très bon rétablissement

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