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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102075]

françoise

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françoise

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Posté le : 11/11/2017 à 20:10 (Lu 9187 fois)
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Excusez moi du retard, mais je n'arrivais pas à me connecter sur le RL avec ma box numéricable

RL du 11/11/2017

Les Messines se mettent au chaud

Refroidies samedi dernier à Podgorica, les Messines ont repris leur marche en avant européenne en l’emportant chez les Norvégiennes de Kristiansand vendredi (25-22). Elles sont qualifiées pour la suite de la compétition !

De joie, elles se sont jetées sur Marina Rajcic. Le coup de sifflet final à peine donné, les Messines voulaient toutes étreindre leur gardienne vendredi à Kristiansand. Pas étonnant ! Auteur de 17 arrêts, la Monténégrine a été l’une des grandes dames du succès lorrain (25-22) en Norvège. Une victoire qui qualifie officiellement les coéquipières de Grace Zaadi pour le tour principal de la Ligue des Champions.

Avec huit points et désormais quatre succès en cinq sorties, elles pourraient même l’aborder en position de force. Cela dépendra du dénouement face à Bietigheim dimanche prochain aux Arènes mais aussi des résultats des autres matches. Les comptes viendront plus tard. Hier, l’heure était surtout aux sourires et à un certain soulagement. En Norvège, l’équipe mosellane a aussi prouvé que la vilaine défaite à Pogdorica (23-18) le week-end dernier pouvait s’assimiler à un accident.

Car non, Metz ne craint plus de se déplacer en Europe. Comme à Bietigheim il y a un mois (30-26), les joueuses d’Emmanuel Mayonnade ont dominé les débats à Kristiansand. Sans jamais les survoler mais toujours avec une marge suffisante pour ne pas paniquer et risquer l’effondrement. La principale sueur froide n’est venue qu’en toute fin de partie et a d’ailleurs traduit la solidité lorraine.

« Content de nous et pour nous »

Il restait alors moins de trois minutes à disputer quand les Norvégiennes ont obtenu une balle pour revenir à un but (22-24). Elles ont alors pilonné la défense jaune et bleue pendant de nombreux temps de jeu, bénéficié de nouvelles possibilités après avoir touché la barre transversale avant… d’échouer sur Marina Rajcic évidemment !

Le frisson était passé. Quelques instants plus tard, Marion Maubon offrait une avance définitive aux siennes (22-25) et des spectateurs quittaient la salle avant même l’issue de la partie.

Jusque-là, ils y avaient plus ou moins cru. Pas trop après le bon premier quart d’heure messin (2-5) mais davantage ensuite quand Katrine Lunde avait sorti plusieurs parades d’affilée pour permettre aux Scandinaves de revenir (8-9, 26e ). Puis, après la pause (11-12), Ana Gros et ses coéquipières avaient de nouveau accéléré pour reprendre leurs aises (12-16, 37e ). Définitivement cette fois, excepté ce petit coup de feu final éteint par Rajcic.

« Je suis content de nous et pour nous , pouvait apprécier, sans jubiler, l’entraîneur Emmanuel Mayonnade. Je suis fier des filles car dans un contexte pas favorable et malgré l’absence de Xenia (Smits), on a pris autant de buts qu’au match aller (30-22). Ce n’est jamais simple de faire la course en tête mais on n’a jamais permis à notre adversaire de revenir. Peut-être que ce succès ne servira à rien pour la suite, on verra. Il reste une victoire à aller chercher contre Bietigheim. » Metz peut aborder la rencontre sereinement. Il est déjà au chaud.

A Kristiansand Thibaut GAGNEPAIN.

Metz « qualifié mais pas tranquille ! »
Orlane Kanor, arrière gauche de Metz : « On s’y était préparé, ça a été un match difficile. On a dû être très concentré et je pense qu’on aurait pu finir la première période avec 3 ou 4 buts d’avance. Mais on a gagné à la fin et je suis très contente ! Ma prestation ? J’ai eu des échecs au tir car la gardienne ( Katrine Lunde ) m’a battue. En défense, je suis satisfaite, je crois avoir fait ce qu’il fallait. »

Ana Gros, arrière droit de Metz : « On a vraiment dû se battre pour ramener cette victoire. Je pense que nous étions meilleures et on a su bien gérer le match. Jamais les Norvégiennes ne sont revenues à un but. On a réussi à bien bloquer leur jeu et maintenant, on est qualifié. Mais on n’est pas tranquille ! Il faudra battre Bietigheim la semaine prochaine pour prendre des points en vue du tour principal. »

Marina Rajcic, gardienne de Metz : « Non, je ne suis pas la joueuse du match, c’est toute l’équipe ! Toutes les filles ont super bien défendu et ont donné leur maximum. C’était très important de gagner ce match, ça va nous permettre de bien préparer la rencontre face à Bietigheim dimanche prochain. »

Marion Maubon, ailière gauche de Metz : « La deuxième période m’a paru interminable… On a réussi à garder notre avance jusqu’au bout, c’est super. Kristiansand a tenté de nous piéger avec une attaque à 7 contre 6 mais on est resté stable mentalement. On a maîtrisé le match sans être non plus excellent. On a été cohérent. Nous sommes qualifiées mais c’est paradoxal de l’être ici car cette victoire ne nous rapportera peut-être rien pour le tour principal. Et il reste un match, il ne faut pas s’emballer. Marina ? Elle a juste été exceptionnelle. Mais c’est devenu une habitude depuis quelques semaines ! »

Katrine Lunde, gardienne de Kristiansand : « C’était un bon match de la part des deux équipes. Je pense simplement que Metz a mieux su exploiter deux périodes du match ( les premiers quarts d’heure de chaque mi-temps ) pour l’emporter. Nous ne sommes pas encore éliminées. Metz ? C’est une très belle équipe. J’avais suivi leur parcours en Ligue des Champions la saison dernière et j’espère qu’elles iront encore plus loin cette fois. »
T. G.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018

françoise

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françoise

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Posté le : 12/11/2017 à 10:24 (Lu 9101 fois)
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RL du 12/11/2017

Metz a le goût du voyage

Le temps où les Messines peinaient à l’extérieur est révolu. Le succès acquis en Norvège vendredi (25-22) l’a prouvé : elles maîtrisent désormais leur sujet loin des Arènes. Mais la marge semble encore ténue.

Deux victoires en trois déplacements européens. Le tour principal de la Ligue des Champions n’a pas encore débuté que les Messines ont déjà égalé leur bilan de succès à l’extérieur de la saison passée. Signe de nombreuses évolutions, dans leur jeu, leur comportement et leur appréhension des événements.

L’expérience de la saison dernière

Le parcours jusqu’en quarts de finale de la dernière Ligue des Champions a été fondateur et générateur d’une énorme expérience. L’ensemble de l’équipe lorraine le reconnaît : elle a appris beaucoup de ses victoires mais aussi de ses échecs. Dont les principaux ont été vécus loin des Arènes.

« On a une chance énorme, c’est notre vécu collectif , confirme l’entraîneur Emmanuel Mayonnade. On sait tous que ces points perdus à gauche et à droite nous ont manqué à un moment donné pour faire mieux. » Ses joueuses l’ont intégré : la participation à un premier Final Four passera obligatoirement par des performances à l’extérieur, y compris dans les salles les plus hostiles.

Peu importe, le comportement du public ne semble plus avoir de prise sur elles. Même chez les plus jeunes éléments. « Franchement, je trouve cela beau mais ça ne m’impressionne pas , s’amuse la demi-centre Meline Nocandy, 19 ans. On sait maintenant à quoi s’attendre et quoi faire pour gagner. »

« On se connaît toutes très bien et on a confiance les unes envers les autres , appuie sa partenaire Ana Gros. Avant, on pouvait stresser à certains moments, ce n’est plus le cas. »

Une réelle stabilité émotionnelle

Vendredi, cette constance mentale s’est vue. Jamais à l’abri d’un retour norvégien, les Messines n’ont pourtant jamais paniqué. « L’an dernier, il nous arrivait d’avoir de gros trous d’air et d’encaisser des séries. Là, le mieux qu’a dû faire Kristiansand, c’est 3-0 , note Mayonnade. Ce groupe possède des têtes bien faites avec des filles capables de gérer les dynamiques collectives. On me semble être assez serein. »

« Avant, on pouvait se poser des questions quand ça n’allait pas dans le match , se souvient Gros. Maintenant, on reste calme et on enchaîne ! »
Une capacité nouvelle à serrer le jeu

Cette capacité à se reposer sur leur jeu tient à la confiance que portent les Messines à leur défense, la troisième meilleure d’Europe avant cette 5e journée. « Je ne nous vois pas encore gagner loin de chez nous sur de gros scores, défendre est donc la condition sine qua non à notre réussite , estime le technicien mosellan. Les filles ont su serrer le jeu à Bietigheim et Kristiansand. On a vu le résultat. »

Entre-temps, il y a quand même eu ce coup de mou à Podgorica (18-23). Celui qui jette encore une légère ombre sur la capacité nouvelle des Messines à bien exporter leur talent.

À Kristiansand Thibaut GAGNEPAIN.

les quarts de finale de Ligue des Champions déjà à portée de main
Metz abordera le tour principal de la Ligue des Champions en position favorable. Mieux, le Top 8 européen ne semble déjà plus très loin…

Ce dimanche, Bietigheim aura des supporters en Lorraine. Leurs noms ? Emmanuel Mayonnade, Grace Zaadi et compagnie. Qualifiée pour le tour principal de la Ligue des Champions depuis son succès en Norvège (25-22) vendredi, l’équipe messine a en effet tout intérêt à ce que les Allemandes dominent Podgorica. La raison en est simple : il vaudrait mieux que les Monténégrines, les seules jusque-là à avoir battu les Mosellanes, ne disputent pas la suite de la compétition…

« Il faudrait ensuite qu’elles perdent à domicile contre Kristiansand la semaine prochaine et comme ça, nos deux victoires face aux Norvégiennes ne serviraient pas à rien », calcule avec le sourire l’entraîneur messin, conscient de la faible probabilité du scénario. « C’est le plan rêvé mais ce n’est pas si impossible que ça ! »

Dans tous les cas, l’issue de ces matches ne modifie pas la mission de ses joueuses dimanche prochain aux Arènes : battre absolument Bietigheim. Non pas pour se qualifier, c’est déjà acté, mais afin de faire un pas supplémentaire vers les quarts de finale.

Avec quatre, six ou huit points ?

Pour le moment, les partenaires d’Ana Gros aborderont le tour principal avec un minimum de quatre points. Ce total passera à six en cas de succès face aux Allemandes, voire à huit si l’élimination de Podgorica venait couronner le tout. Avec un tel pécule, les Lorraines seraient alors bien installées en tête du groupe, certainement à égalité avec le Vardar Skopje et assez loin devant les autres, dont le FTC Budapest (4). Il ne leur manquerait alors plus que deux voire trois succès en six matches pour de nouveau intégrer le Top 8 européen. Un an après l’avoir découvert, Metz l’entrevoit déjà.

T. G.

Quel périple pour les Messines !
Les Messines ont vécu une longue journée de voyage ce samedi. Parties à 10 h de leur hôtel de Kristiansand, elles ont ensuite pris un vol pour Amsterdam avant de patienter… huit heures afin d’attraper la correspondance en direction de Luxembourg ! Pour une arrivée finale à 23h30 à Metz.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102089]

olivier

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Posté le : 12/11/2017 à 10:52 (Lu 9087 fois)
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Quel périple pour les Messines !
Les Messines ont vécu une longue journée de voyage ce samedi. Parties à 10 h de leur hôtel de Kristiansand, elles ont ensuite pris un vol pour Amsterdam avant de patienter… huit heures afin d’attraper la correspondance en direction de Luxembourg ! Pour une arrivée finale à 23h30 à Metz.



Amsterdam - Metz c'est 450Km via Liège et maxi 6H15/6H30 en car (4H45 en voiture). Elles pouvaient être à Metz vers 19H, surtout un samedi (peu de travailleurs frontaliers sur la route).

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"Fuck Janteloven" Anja Andersen

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102170]

FABRE 83000

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Posté le : 18/11/2017 à 11:09 (Lu 8938 fois)
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http://www.mosellesport.fr/articles-metz-handball/manon-houette-la-vie-avant-la-sport.html

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102173]

françoise

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françoise

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Posté le : 18/11/2017 à 11:17 (Lu 8935 fois)
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rl du 18/11/2017

Smits et Landre forfait contre Bietigheim ?

Touchée à la main gauche et absente des deux derniers matches, Xenia Smits est encore incertaine pour la réception de Bietigheim dimanche (15 h). « Elle a passé une radio qui montre que sa fracture est en cours de consolidation, détaille le président et médecin du club Thierry Weizman. Elle va essayer de jouer avec une attelle aux entraînements et verra si ça va. Le choix lui appartient. » Laurisa Landre pourrait aussi manquer le match. « Elle s’est cogné le pied en sortant du lit et souffre d’une contusion à un petit os du pied, détaille Weizman. Elle ne peut pas s’entraîner et fera un essai dimanche, juste avant le match. »

Rajcic comme une évidence
Propulsée gardienne n°1 de Metz mi-septembre à l’annonce de la grossesse de Laura Glauser, Marina Rajcic a depuis pleinement répondu aux attentes. Mieux, elle a éteint les petits doutes qui accompagnaient sa promotion.

A force, c’est devenu le tube des Arènes. Marina , la célèbre chanson reprise par les Gipsy Kings, résonne de plus en plus ces derniers temps à Metz. Merci qui ? Marina Rajcic, bien sûr ! À chaque arrêt ou presque, la gardienne a droit à son petit hommage musical. Soit, en moyenne, douze fois par rencontre depuis deux mois…

Propulsée sur le devant de la scène mi-septembre avec le retrait de Laura Glauser (enceinte), la Monténégrine de 24 ans enchaîne depuis les belles performances. Dernier exemple en date, ses 17 parades à Kristiansand en Ligue des Champions. Pas mal pour une joueuse qui évoluait depuis plus de deux ans dans l’ombre de l’internationale française !

« Même avant l’arrêt de Laura , Marina jouait plus que l’an passé. Avec ses bonnes prestations à l’entraînement et au vu de la très longue saison qui nous attendait, nous voulions lui donner davantage d’importance » , précise son coach Emmanuel Mayonnade, tout sauf surpris de la nouvelle dimension prise par Rajcic. « En fait, elle n’a fait que justifier tout le bien qu’on pensait d’elle jusque-là , résume le technicien lorrain. Je ne doutais pas de sa capacité à exister au plus haut niveau et sa régularité dans les performances a montré que ce n’était pas lié à la chance. »
À son sérieux plutôt. Maki, son surnom, est une acharnée du travail et de la vidéo en particulier. Avant chaque match, elle passe des heures à décortiquer le jeu des tireuses adverses grâce aux montages réalisés par Ekaterina Andryushina, l’entraîneur adjoint. « Quand on affronte Buducnost (son ancien club), ça va plus vite car je connais toutes les joueuses », s’amuse la n°12 messine avec son sourire quasi permanent.
« Elle booste tout le monde »

Ses nouvelles responsabilités ne l’ont pas changée. « Heureuse à Metz », où elle se sent bien malgré la distance avec sa famille restée au Monténégro, Marina Rajcic apporte toujours sa bonne humeur au groupe. Un enthousiasme communicatif et apprécié. « C’est une vraie leader dans l’effort et elle booste tout le monde grâce à son leadership, c’est génial », abonde Mayonnade.

« Pourquoi je me mettrais plus de pression qu’avant ? Ça ne servirait à rien , réagit la championne d’Europe et vainqueur de la Ligue des Champions en 2012. Peu de choses ont changé à part que je joue plus. Je suis simplement contente d’avoir l’opportunité de pouvoir montrer ce que je sais faire. Ces deux dernières saisons, c’était parfois dur de rester sur le banc mais je l’acceptais car Laura réalisait un excellent travail. »

La Monténégrine a dignement pris le relais. Dimanche contre Bietigheim, elle sera encore en première ligne pour le dernier match de poule de la Ligue des Champions. À l’aller, elle avait sorti 22 arrêts face aux Allemandes… Marina n’a pas fini de résonner aux Arènes.

Thibaut GAGNEPAIN.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102217]

françoise

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Posté le : 19/11/2017 à 10:20 (Lu 8843 fois)
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RL du 19/11/2017

Luciano : « Un match hyper important »

• Ailly, à quoi vous attendez-vous ce dimanche contre Bietigheim ? « Ce match n’aura rien à voir avec le premier. Quand on les a battues chez elles, c’était leur première sortie en Ligue des Champions, elles découvraient la compétition. Depuis, elles se sont qualifiées pour le tour principal et auront comme nous des points à prendre. C’est une rencontre hyper importante, elles vont s’arracher. »

• La confiance sur laquelle vous surfez cette saison peut-elle faire la différence ? « Ça ne suffira pas. Je pense que notre équipe est plus forte sur le papier mais cela reste la Ligue des Champions, on ne prend pas l’adversaire à la légère. On sait ce qu’on a à faire. On aura besoin d’une défense bien en place. Cela nous permet de monter des ballons et de creuser l’écart. »

• Vous êtes à Metz depuis 2011, vous avez connu de nombreuses campagnes européennes. Celle-ci peut-elle être la plus belle ? « Pour l’instant, on n’est pas mal. On a concédé une seule défaite, mais difficile. On n’a jamais eu l’habitude de perdre à Metz mais celle-là a fait mal, cela faisait tellement longtemps… Ça nous a bousculées et donné envie de travailler encore plus. On va essayer de prendre ces points contre Bietigheim avant de se pencher sur la suite. »

Grace Zaadi en pleine forme avec Metz
Grace Zaadi est l’une des Messines les plus en vue depuis le début de la saison. La demi-centre a mûri dans son jeu et gagné en constance.

Il y a des signes qui ne trompent pas. Plus que des signes, des mots sortis tout droit de la bouche du sélectionneur de l’équipe de France. Olivier Krumbholz a couvert d’éloges la demi-centre de Metz, Grace Zaadi, à quelques jours du Mondial en Allemagne, début décembre.

Un message fort envoyé par le patron des Bleues alors qu’Allison Pineau, retenue dans le groupe France, reprend doucement après sa blessure à la cheville droite. « Ce que fait Grace avec Metz ne nous interpelle pas, parce qu’on la connaît, on sait ce dont elle est capable, mais il y a une constance dans ses perfs qui l’amène en pleine forme avec l’équipe de France , explique le sélectionneur messin. Grace va arriver, je l’espère, pleine d’ambitions. On a vraiment envie de lui faire confiance. On est prêt à l’accompagner, à lui donner un rôle de leader. »
« Elle a progressé sur son point faible »

Si Zaadi carbure au super avec Metz depuis le début de la saison, cela n’a évidemment pas échappé au spectateur avisé des Arènes qu’est Olivier Krumbholz, lequel apprécie notamment « sa progression ». À quelques heures d’affronter Bietigheim ce dimanche dans un « match très important pour la suite de la Ligue des Champions », la capitaine entend les mots avec un plaisir non dissimulé. « C’est évidemment super agréable de recevoir ce genre de compliments venant de ton sélectionneur, il aspire à de belles choses pour toi. Les cartes seront peut-être redistribuées en fonction de la forme et le terrain donnera ses réponses , glisse Zaadi, qui veut rester concentrée sur sa dernière sortie européenne de l’année avec son club. Je pense un peu au Mondial mais je ne veux pas me focaliser de trop car il y a ce match de Coupe d’Europe à gagner. Après ça, je pourrai me mettre totalement en mode équipe de France. Pas avant. »

À l’heure de dresser un premier bilan, la numéro 7 messine s’estime « satisfaite d’un point de vue personnel de [son] début de saison. Je tourne bien et l’équipe aussi. J’essaye d’être exigeante au quotidien ». En plus de la constance affichée sur chacune de ses sorties, la championne de France a aussi pris du poids en défense.

« Elle a progressé sur ce qui était son point faible. En tout cas, c’était une demande. Elle a eu l’intelligence de beaucoup s’investir », relève Olivier Krumbholz. « J’ai la chance de cotôyer des filles comme Béa (Edwige) qui me donnent des petits conseils au quotidien pour évoluer. Mais il faut surtout que mon ensemble de jeu soit cohérent. Je veux devenir une joueuse très complète. » En équipe de France, comme à Metz Handball, la défense est la clé du succès.

Nicolas KIHL.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102218]

françoise

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Posté le : 19/11/2017 à 10:25 (Lu 8840 fois)
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Ligue des Champions : une voie royale vers les quarts de finale pour Metz Handball ?
Déjà qualifiées pour le tour principal, les Messines concluent la première phase de Ligue de Champions, ce dimanche (15 h) aux Arènes face à Bietigheim. L’enjeu : grappiller de précieux points en vue des quarts de finale.

Ce dimanche, sur les coups de 16h30, Metz sera enfin en mesure de se retourner et de tirer un premier bilan. Il peut être magnifique, et sans précédent, si les championnes de France glanent une cinquième victoire européenne face à Bietigheim. Il peut, à l’inverse, « faire un peu peur » en cas de revers. « C’est un peu les deux extrêmes , grimace Emmanuel Mayonnade, l’entraîneur messin. On peut partir au tour principal de la Ligue des Champions avec six points et c’est incroyable. Ou on se retrouve tous à quatre unités, avec potentiellement aucun goal-average favorable, et c’est la pire des éventualités. »

Très tôt dans la semaine, le technicien a alerté ses joueuses sur ces petits calculs pour s’éviter une désillusion. « J’ai envie qu’on maîtrise tous les scénarios , insiste-t-il. Tout le monde sait combien ce match est important. Tout le monde, je l’espère, se rappelle qu’on avait foiré notre dernière sortie à Thüringer la saison dernière. À nous de ramener ces deux points pour entrevoir le second tour plus sereinement. »
« De l’agressivité dans les duels »

Les Messines ont devant elles une voie royale pour les quarts de finale. Ces six points les placeraient juste derrière le Vardar Skopje, leur prochain adversaire, dernière équipe invaincue en Ligue des Champions, et loin devant les autres candidats. Ils confirmeraient aussi la maturité nouvelle de cette équipe qui semble, de plus en plus, taillée pour le Final Four. « Je crois vraiment que ce dernier match peut nous permettre de tirer une vraie conclusion sur notre première partie de saison , reprend Emmanuel Mayonnade. Si on ne le gagne pas, j’aurai du mal à penser qu’on aura bien fait les choses. Mais si on le fait, alors elle aura été belle à 99 %. »

Cette dernière marche n’a rien d’insurmontable. Impérial au match aller (26-30), Metz semble au-dessus du champion d’Allemagne. Mais Xenia Smits (main) est toujours incertaine, comme Laurisa Landre. Et Bietigheim, enfin lancé dans la compétition, qualifié pour la deuxième phase, cherchera lui aussi à se mettre à l’abri. « Il y a les mêmes enjeux des deux côtés, il faudra faire en sorte qu’elles ne soient pas plus motivées que nous », résume l’entraîneur lorrain.

Face à Kim Naidziniavicius, deuxième marqueuse de cette C1 (43 buts en 5 matches), les joueuses d’Emmanuel Mayonnade mettront à l’épreuve leur statut de meilleure défense européenne derrière Györ, le champion en titre. « Le match aller avait été difficile malgré tout. Mais on avait eu le bonheur de bien commencer. J’ai envie de penser que ce sera compliqué de faire le même coup deux fois , avance Mayonnade. Mais les filles avaient été efficaces, déterminées. Charge à nous de faire pareille prestation et de mettre autant d’agressivité dans nos duels. » Au bout, il y a un chemin tout tracé vers les quarts.

Laura MAURICE.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102248]

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Posté le : 20/11/2017 à 05:51 (Lu 8735 fois)
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RL du 20/11/2017

Le film du match Metz - Bietigheim

Après une entame catastrophique et des pertes de balle en série, Zaadi, par deux fois, et Edwige remettent les pendules à l’heure : 3-2, 9e .

Mal en point, Bietigheim prend déjà tous les risques en jouant l’attaque à sept. Zaadi, encore elle, en profite pour marquer à distance dans le but déserté : 8-5, 18e .

Luciano, inspirée, réalise un petit festival sur son aile : 9-7, 26e .

Impériale dans les buts allemands, Tess Wester permet à Bietigheim de rentrer aux vestiaires avec seulement deux longueurs de retard : 12-10, 30e .

Metz fait un retour tonitruant. Intraitable sur grands espaces, il passe un 6-2 à un adversaire complètement dépassé : 18-12, 40e .

La capitaine Zaadi poursuit son récital et marque le but du +10. Pour le plus écart du match : 25-15, 52e .

Comme un symbole, la jeune Daphné Gautschi réussit son baptême avec l’équipe première sur un tir puissant. Tout le banc messin s’est levé pour lui rendre hommage : 26-19, 58e .

Metz Handball n’a peur de rien

Les Messines ont conclu à merveille la première phase de la Ligue des Champions, en dominant sans trembler les Allemandes de Bietigheim ce dimanche aux Arènes (27-21). Les quarts de finale sont à portée de main…

Des visages radieux remplis de sourires, des accolades, une communion méritée avec les Arènes. Puis un long bain de foule où photos et autographes ont conclu dans la joie et la bonne humeur la première partie de saison des Messines.

Il n’y avait pas de suspense concernant la qualification pour le tour principal. Il y avait tout de même un enjeu de taille, ce dimanche aux Arènes : arracher deux derniers points qui compteront comme de l’or pour la suite de la compétition. Un objectif rempli devant les Allemandes de Bietigheim qui voyageaient en Lorraine avec une idée similaire.

Cette victoire avec la manière (27-21) a été construite de main de maître par Metz qui finit tout en haut de sa poule avec un bilan presque parfait (5 victoires en 6 rencontres). Sérieuses, appliquées et concentrées de bout en bout, les joueuses d’Emmanuel Mayonnade ont livré une prestation plus qu’aboutie.

« Meilleur que le Metz de la saison passée »

Elles retrouveront un ogre (Vardar Skopje), un sérieux outsider (Budapest) et une vieille connaissance (Thüringer) pour la suite des hostilités.

Une question se pose maintenant à l’heure du bilan : comment ces filles pourraient rater les quarts de finale au printemps ? « Cette victoire ne nous assure rien pour la suite , tempère l’entraîneur Emmanuel Mayonnade, prudent. On partira avec six points au tour principal, c’est bien, on en avait seulement quatre l’an dernier. Est-ce que cela suffira ? Je ne sais pas. Je constate qu’on avance encore et toujours un peu plus. On va croiser avec une poule qui est presque identique à celle de l’an passé. Cela nous assure quatre gros matches. Il faudra encore se dépouiller et mettre les mêmes ingrédients qui ont fait notre réussite. » Ce dimanche, en tout cas, il ne pouvait rien arriver aux championnes de France : « R ien ne nous aurait fait sortir de notre chemin , apprécie le technicien. On était sûrs de nous, de nos forces, de notre projet de jeu malgré l’absence de Xenia (Smits). Quand on voit qu’on est en roue libre sur les dix dernières minutes, qu’on peut faire rentrer les petites (Daphné Gautschi et Anna Seguin, de la réserve), c’est juste incroyable. »

La capitaine Grace Zaadi ne pense pas le contraire : « Je suis fière de nous car on a répondu toutes présentes pour chercher ces deux points importants. On a engrangé de la confiance, pris de l’expérience par rapport à l’an passé. Et on s’en sert vraiment bien ! C’est de bon augure pour la suite, je l’espère, car on a des grandes ambitions. »

Le champion de France a appris de ses erreurs. Pour un constat implacable : « Ce Metz de novembre est meilleur que le Metz de novembre de la saison passée, évoque Emmanuel Mayonnade. On avait perdu à Thüringer dans un contexte sensiblement identique. Cette fois, on a inversé la tendance de bien belle manière. » Avec ce matelas de six points et un niveau de jeu souvent impressionnant,
Metz va passer l’hiver au chaud et pourra aborder sereinement son tour principal en janvier. Avec une vue presque dégagée sur les quarts de finale.

Nicolas KIHL.

Orlane Kanor met tout le monde d’accord
Connue pour ses formidables qualités de buteuse, Orlane Kanor, 20 ans, a signé, en l’absence de Xenia Smits, une prestation défensive époustouflante. « Elle a éteint toutes les joueuses », salue Béatrice Edwige.

Cet automne, Metz n’a cessé d’impressionner. Pourtant, rares sont les images aussi marquantes que celle offerte par Orlane Kanor, ce dimanche devant Bietigheim. Son nom est revenu en boucle, une fois la rencontre terminée. « Elle a été e xceptionnelle », insiste Marion Maubon. « On sait tous à quel point elle peut être géniale et merveilleuse », sourit Laurisa Landre.

Tout le monde connaît depuis longtemps le talent fou d’Orlane Kanor, son aisance et sa puissance face au but, ses prédispositions hors norme. Avec l’insouciance de ses 20 ans, elle a pourtant réussi à surprendre son monde, hier après-midi. La pépite messine a défendu avec une autorité déconcertante. En l’absence de Xenia Smits, si précieuse dans le jeu messin, l’arrière gauche a crevé l’écran.

« Tout simplement monstrueuse »

« Il n’y a pas grand-chose à dire de sa prestation. Elle a été tout simplement monstrueuse , sourit Béatrice Edwige. Elle a éteint une à une toutes les joueuses qui se sont présentées face à elle… » Elle avait pourtant affaire à Susann Müller, arrière droit de classe mondiale, et Kim Naidziniavicius, deuxième meilleure marqueuse de Ligue des Champions avant la rencontre (43 buts en cinq matches). « J’étais attendue sur la défense , sait Orlane Kanor. J’ai été vraiment concentrée, j’avais pris des notes en vidéo… Et Ana (Gros) m’avait prévenu : Müller, il faut la toucher, l’attaquer. » Alors la Messine y est allée, à chaque fois, a systématiquement ceinturé l’Allemande, qui finira sur un 1/3 révélateur. « Il fallait les calmer, les empêcher d’aller au tir, leur compliquer la vie », résume la Guadeloupéenne, qui a signé une première période de haute volée. Emmanuel Mayonnade, l’entraîneur, a félicité sa pépite avant même la fin de la rencontre. « Il m’a toujours dit que je pouvais progresser en défense. À la pause, il est venu me parler. Il a trouvé que j’avais fait ma meilleure prestation depuis que je suis son aile. C’était vraiment le compliment que j’attendais ! Ça m’a poussée à repartir plus fort encore. »

Sans jamais perdre en agressivité, Orlane Kanor s’est mise, aussi, à régaler en attaque (3/5)… « Elle a prouvé qu’elle était une très grande joueuse », résume Laurisa Landre. « Il y a un an, elle arrivait tout juste en équipe première. Elle a énormément progressé en peu de temps », observe Ana Gros, admirative. « De toute façon, c’est la future grande arrière gauche de Metz et de l’équipe de France, j’en suis persuadée , prédit le pilier de la défense messine, Béatrice Edwige. Elle a tout pour réussir : elle court, elle est intelligente, elle défend, elle marque des buts de loin, elle déborde, elle sait jouer avec les autres… Ce soir, elle a fait plus que combler l’absence de Xenia. Elle deviendra une très grande numéro 1. »

Comme un symbole, Orlane Kanor honorera, dès mardi, sa première sélection avec les Bleues. « Je suis encore plus motivée après ce matc h , exulte la jeune Messine. J’espère faire un bon stage. Si je ne suis pas prise (pour le Mondial) , c’est que je ne suis pas encore prête et je continuerai à travailler. Et si je suis prise, je continuerai de toute façon à travailler ! »

Laura MAURICE.

« Une belle petite fête ! » pour Béatrice Edwige

Béatrice Edwige, pivot de Metz : « Je suis trop contente ! La saison dernière, on s’était foiré à Thüringer (pour le dernier match de la première phase) et là, on a bien joué, on fait un début de seconde période tonitruant. La petite Daphné (Gautschi) qui s’est entraînée cinq jours avec nous pour combler les manques, réussit à marquer ! Manu (Mayonnade) a réussi à faire jouer tout le monde. C’était une belle petite fête pour notre superbe début de saison. »

Marion Maubon, ailière gauche de Metz : « C’était un peu long depuis le début de l’année, on a tout bien réussi. On est leader en championnat, on passe au tour principal avec six points. On a été exigeante aujourd’hui, on a réussi à respecter les consignes, à être appliquées. On a confiance les unes dans les autres, on a confiance dans le projet de jeu, en ce que nous propose Manu. On joue mieux collectivement aussi. »

Ana Gros, arrière droit de Metz : « On a fait un très beau début de saison et on a bien fini à la maison aujourd’hui. Il reste beaucoup de matches, tout peut encore changer, on va avoir des rencontres difficiles l’année prochaine mais on est constante dans nos performances, c’est bien pour la suite. »

Laurisa Landre, pivot de Metz : « Ça fait du bien de terminer en beauté comme ça ! On a fait avec les moyens du jour, j’étais blessée (au pied) , Xenia (Smits) n’était pas là. Ce n’était pas un super match mais on est allé le gagner. C’était l’essentiel. »
Sandor Rac, ancien entraîneur de Metz et futur coach de Toulon : « Metz a vraiment bien joué ce dimanche. C’est fort. Il y avait, en face, de très grandes joueuses, une arrière droit de classe mondiale (Susann Müller) , et elles n’ont pas existé. Cet été, Metz voulait Gudlacz (la demi-centre polonaise de Bietigheim) , et finalement, les Messines ont été bien meilleures qu’elle ! »

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102278]

françoise

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Posté le : 21/11/2017 à 07:56 (Lu 8608 fois)
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RL du 21/11/2017

avant le tour principal Ligue des Champions : pourquoi Metz Handball peut voir venir

En 2018, les Messines disputeront une fois encore le tour principal de la Ligue des Champions. Cette équipe a tellement progressé qu’elle avance aujourd’hui avec un statut de prétendant solide aux demi-finales.

Ce qui a changé

Metz est plus fort. Le constat est évident, implacable : le champion de France est meilleur que la saison passée. Emmanuel Mayonnade, le premier, en convient. L’entraîneur messin est à la tête d’un groupe stable, confiant, habilement construit, avec des joueuses au sommet de leur art. « Il n’y a jamais eu aussi fort en France , avance Olivier Krumbholz, le sélectionneur national. Metz a un très beau jeu, les rôles sont parfaitement répartis et il y a des indicateurs forts, comme la réussite au tir ou les pertes de balle. »

Metz gagne à l’extérieur. C’était le principal enjeu de cet automne européen. Et la condition pour pouvoir rêver d’un Final Four. Longtemps en difficulté loin de leurs bases, les Messines sont allées chercher, avec autorité, deux précieuses victoires à Bietigheim et Kristiansand.

Metz est redouté. L’effet de surprise qui avait pu jouer en sa faveur lors de ses premiers exploits sur le Vieux continent n’existe plus. Metz n’est plus un petit poucet. Il est craint et attendu. Après ce premier tour, la Fédération européenne place d’ailleurs le club présidé par Thierry Weizman dans son carré de favoris, en premier outsider derrière les incontournables Györ, Skopje et Bucarest.

Grace Zaadi a pris une autre dimension. Son dernier match, devant Bietigheim, l’illustre à merveille. Toujours aussi précieuse dans l’organisation du jeu, la capitaine messine fait aujourd’hui bien plus que cela. Et dépasse, par son niveau, les joueuses européennes ciblées (Kudlacz notamment) à l’intersaison par Metz Handball. « J’ai toujours énormément joué pour mes coéquipières. C’est mon rôle en tant que demi-centre, je suis à disposition du collectif , explique-t-elle. Mais j’aspire aussi à être ce leader combatif qui, dans les moments chauds, ira mettre la tête dans l’espace, qui montrera la voie. »

Ce qui n’a pas changé

La solidité défensive. La deuxième meilleure défense d’Europe est messine. 137 buts encaissés en six matches : seul Györ fait mieux (126). Comme la saison dernière, le duo franco-hongrois devrait se disputer le sommet tout au long de la saison…

La force collective et mentale. Metz dégage toujours la même assurance, la même puissance. « Mentalement, on est fortes. On n’a jamais les têtes baissées, les yeux perdus qu’on a vus chez Bietigheim dimanche. Elles n’étaient plus dedans et je ne crois pas qu’on puisse nous faire plier comme ça », estime Béatrice Edwige. « On a réussi à rester ensemble, à se relever, après la défaite à Podgorica, alors qu’on n’était pas bien… C’est la marque des grandes équipes », insiste Ana Gros.

Les futurs adversaires. Le Vardar Skopje, Budapest et Thüringer… Metz ne retrouvera que des vieilles connaissances au tour principal. Le contexte, lui, sera bien différent. Les Allemandes sont clairement en dessous, les Hongroises ont perdu de leur superbe mais restent redoutables, quand les Macédoniennes, elles, s’annoncent carrément injouables !

Laura MAURICE.


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102290]

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Posté le : 22/11/2017 à 09:46 (Lu 8488 fois)
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RL du 22/11/2017

Tous les clubs lorrains n’ont pas l’argent content
Le Grand Est en a quasiment fini avec son soutien financier envers les clubs. Une première année délicate car tout le monde n’a pas été élu. La méthode, difficile à trouver, devra être améliorée.

La commission sport du Grand Est en a fini avec son marathon… Le montant des derniers soutiens financiers a été dévoilé. Certains clubs ont le sourire, d’autres moins. À la décharge de la nouvelle structure : il a fallu travailler dans l’urgence et définir une grille commune à l’Alsace, la Champagne-Ardenne et la Lorraine. Mais la méthode employée peut avoir des limites. Voici ce que l’on peut lui reprocher.
DOSSIER

1. Le Grand Est s’est appuyé simplement sur la hiérarchie. N’a pas été prise en compte, toutefois, la densité des licenciés dans les Fédérations. Exemples : un club de N3 de football américain, de rugby féminin ou de roller artistique (disciplines louables par ailleurs) touche autant qu’une équipe de handball ou de basket. On peut supposer que la concurrence, de par le nombre de pratiquants, n’est pas la même.

2. Cette hiérarchie n’est pas respectée, en revanche, pour le football. Le 5e niveau (N3) touche deux fois plus d’argent que les autres disciplines. Tant mieux pour Amnéville ou Pagny.

3. Des sports olympiques sont mélangés avec des clubs d’échecs ou de billard (aidés à + 10 000 euros). Certains traditionnalistes vont tiquer même si tout le monde a le droit de vivre.

4. Le Grand Est a décidé d’aider automatiquement les quatre premiers niveaux de l’Hexagone. Tous les sports n’en ont pas. Surtout, les clubs qui passent du 4e étage au 5e sont presque condamnés tant leurs aides est diminuée. Aucune pitié. Exemple ? Longwy Basket avait 20 000 euros en N2, il en touche maintenant 5 000 en N3. Comment se retourner en un été ? Comment perdurer et mener un projet à long terme ?

5. Le 5e étage (N3 pour simplifier) fait l’objet d’aides personnalisées sur dossiers. Ceux-ci sont acceptés selon le fameux "intérêt territorial". Avec une mention très spéciale : ne pas aider un club de la même discipline et du même sexe dans un rayon de 50 km. Exemple : il y a du handball à Nancy, donc Dieulouard et Blénod sont recalés. Injustement recalés.
Intérêt territorial ?

6. La règle d’intérêt territorial crée des différences. Des clubs sont aidés alors qu’ils ne devraient pas l’être. D’autres sont oubliés. Cherchez l’erreur? Ne plus soutenir des équipes de petite ou moyenne importance, peut entraîner des conséquences. Comme un maillage parcimonieux du territoire, un abandon des cités à proximité des grandes villes, un engorgement des clubs des capitales régionales. Attention à la double peine infligée à des équipes amateurs qui forment et construisent des champions. Les Fédérations concentrent déjà la formation à Strasbourg, Nancy ou Reims.

7. L’intérêt territorial ne prend pas en compte les spécificités géographiques ou réglementaires de certains sports. Si l’un d’entre eux se porte bien, il sera puni. Exemple : le tennis ou le hand mosellan. Avoir trop de clubs en championnat de France tue finalement. Pourtant en N3, ça joue et ça se déplace parfois loin. Un sale coup pour les interclubs. A moins que les Métropoles ou les Communautés de communes prennent le relais.


Les grands gagnants

Il y a un avant et un après. Du temps de la Lorraine, les clubs des zones "oubliées" ou peu avantagées, situés dans des villes de moins de 30 000 habitants, étaient systématiquement aidés. Ceux des cités de 100 000 n’avaient droit à rien. Exemple : le handball masculin (4e niveau) ou le basket à Metz. Ce dernier bénéficiera désormais de 15 000 ¤.

Omnisports : Marly, Moulins, Dieulouard, Manom ou les oubliés du Grand Est…

Les grands gagnants

Pour des changements de niveau sportif ou divers, d’autres clubs peuvent se frotter les mains : le hand à Epinal passe de 42 000 à 70 000 euros, à Nancy de 95 000 à 150 000, le judo à Sarrebourg de 4 000 à 10 000, la natation à Sarreguemines de 25 000 à 30 000.

Les grands perdants

Selon notre étude, moins d’une quarantaine de clubs du Grand Est ont été victimes de la notion d’intérêt territorial et de ce rayon de moins de 50 km. Exemple : le tennis de table à Maizières et Manom (car il y en a à Metz), le basket à Silvange, le hand à Dieulouard, le tennis à Moulins, Marly, Sarreguemines. Des baisses selon le niveau de compétition perdu : l’aviron à Toul (de 23 à 15 000 euros), le basket à Longwy (20 000 à 5 000), à J½uf (20 000 à 15 000), le tir à Bitche (10 000 à 4 500), le handball à Metz (295 000 à 290 000 malgré l’intégration de l’équipe masculine), le football à Epinal (62 000 à 30 000), le tennis à Forbach (12 000 à 7 500).


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102295]

ml29

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Posté le : 22/11/2017 à 20:05 (Lu 8367 fois)
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Inéluctable............

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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102301]

Seb75

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Posté le : 23/11/2017 à 07:02 (Lu 17873 fois)
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Je ne crois pas

Ça montre juste que cet agglomérat est une ineptie totale



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Si vous n’arrivez pas en finale du championnat, ne serait-ce pas compliqué de demander une wild-card pour la Ligue des champions ?

Pour être légitime pour la demander, il faut être en finale du championnat.

Gérard le Saint. Ouest France. 04/19

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102302]

gilles meyer

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Posté le : 23/11/2017 à 07:38 (Lu 8274 fois)
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Citation : ml29
Inéluctable............

vu de ta bretagne lointaine tu ne peux pas savoir les enjeux politiques qu'il y a dans ce gros foutoir qu'est la region grand est ou les alsacos ont pris le pouvoir et se reservent les morceaux de choix, aidéé pour cela par leurs toutous lorrains qui préférent renier pére et mére pour avoir leur petite place au soleil ! il ne s'agit que de décisions politiques completement abhérentes prises à strasbourg, car globalement l'enveloppe dédiée aux sports etait plus grande que celle de la somme des anciennes régions,. mais surtout ils ont imaginé un systéme qui puisse favoriser d'abord les alsacos et merde pour le reste:
Metz handball s'en sort pas trop mal , mais si la situation n'évolue pas politiquement c'est quand même mal barré pour les années à venir.
je sais qu'il ne faut pas faire de poltique sur ce forum, mais j'éspére que cette region va rapidement disparaitre et que les alsaciens fassent leur foutue région et nous laissent tranquille. Faut voir aussi le bordel que c'est la ligue grand est de hand depuis le debut de la saison.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102303]

ml29

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Posté le : 23/11/2017 à 08:33 (Lu 8256 fois)
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Les restrictions budgétaires en cascade font du modèle de soutien des collectivités territoriales au sport, une source de financement à bout de souffle. Puis, il faut compter avec les lobbyistes de tout poil. Une situation politique qui évolue suppose un retour aux anciennes régions, et, sauf erreur de ma part, il ne faut trop y compter. Mais nous sommes d'accord sur un point "c'est quand même mal barré pour les années à venir", il va falloir adosser son budget à d'autres revenus.



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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102345]

dom

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dom

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Posté le : 26/11/2017 à 10:22 (Lu 8068 fois)
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26/11/2017 le répu

Handball : huit choses à savoir sur les Bleues

L’équipe de France féminine disputera son dernier match de préparation au Mondial, mercredi aux Arènes de Metz. Voici tout ce qu’il faut savoir sur les Bleues à six jours du coup d’envoi.

1. La France vise la passe de trois. Vice-championnes olympiques à Rio puis médaillées de bronze de l’Euro suédois en 2016, les Bleues tenteront de s’offrir un troisième podium de rang au Mondial en Allemagne (1er -17 décembre). Une performance jamais atteinte jusqu’ici !

2. Allison Pineau, l’invitée surprise. Opérée de la cheville droite en juillet dernier, la meilleure joueuse du monde 2009 a déjoué tous les pronostics de guérison pour toquer à la porte des Bleues. « Allison veut tenter sa chance, on ne va pas lui dire non », se réjouit le sélectionneur, Olivier Krumbholz, qui ne l’emmènera en Allemagne « q ue si elle est meilleure que les autres ».

3. Après trois finales perdues (2009, 2011, 2016), les Bleues veulent conjurer le sort. Les rotations seront l’une des préoccupations principales de l’entraîneur. « Il n’y a pas un sept majeur, il faut être capable de tenir l’intégralité d’un Mondial, faire tourner intelligemment pour garder du punch jusqu’au bout », prévient Olivier Krumbholz.

4. Le Mondial, une répétition générale avant l’Euro en France. À domicile, les Bleues n’auront d’yeux que pour l’or. Principal objectif de l’Olympiade, le championnat d’Europe doit permettre à certaines joueuses historiques de finir en apothéose.

5. Metz, le dernier test. Les Bleus sont parties en stage à vingt en début de semaine. Elles ne seront plus que dix-huit à Trêves le 1er décembre. France - Angola servira de révélateur, mercredi soir aux Arènes, avant l’annonce officielle. Si l’une des trois gardiennes devrait être reléguée au rôle de remplaçante, le sélectionneur devra aussi faire des choix sur la base arrière, où sept joueuses postulent aux postes de demi-centre et arrière gauche (Zaadi, Pineau, Nze Minko, Horacek, Niombla, Kanor, Niakaté).

6. Kanor-Blonbou, les prodiges. Elles sont copines depuis l’enfance, sont arrivées de Guadeloupe ensemble et rêvent d’écrire l’histoire de l’équipe de France à deux. C’est bien parti : la Messine Orlane Kanor honore sa première sélection, en même temps que la Niçoise Janella Blonbou, meilleure arrière droit de l’Euro juniors cet été.

7. Le nouveau kiné des Bleues est messin. Le staff de l’équipe de France s’est encore étoffé à l’approche du Mondial, en recrutant notamment le kinésithérapeute messin Pierre Gillet, par ailleurs président de l’association du FC Metz.

8. Des surprises dans le jeu ! Olivier Krumbholz a annoncé préparer « des petites choses sympas » sur les montées de balle et le jeu avec la gardienne notamment. « Il ne faut pas avoir peur de prendre des risques , insiste le coach. On a entamé un chantier important. Mais si on veut gagner une finale, il faut innover ! »

Laura MAURICE.



Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102410]

françoise

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françoise

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Posté le : 28/11/2017 à 13:41 (Lu 7907 fois)
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rl du 28/11/2017

Les Bleues sont arrivées à Metz !

Retour aux sources pour Manon Houette, Grace Zaadi

et consorts... Vainqueur dimanche du tournoi Razel Bec à Paris, l’équipe de France est arrivée ce lundi à Metz, où elle disputera un dernier match de préparation, mercredi face à l’Angola (19 h),

avant le coup d’envoi du Mondial, samedi à Trêves. Hier en fin d’après-midi, les Bleues ont pris leurs marques aux Arènes avec un entraînement sous le signe de la bonne humeur (retrouvez notre galerie photos sur internet). Elles profiteront d’une journée relativement calme ce mardi avant d’entamer la dernière ligne droite demain.

Equipe de France de handball : les quatre joueuses qui vont illuminer le Mondial
Elles ont entre 19 et 29 ans et devraient profiter du Mondial en Allemagne pour confirmer ou révéler leur talent. Gros plan sur les Bleues à suivre, avant le dernier match de préparation, ce mercredi (19 h) aux Arènes de Metz.


Estelle Nze Minko : la promesse

Elle avait illuminé l’Euro-2016 en Suède. Estelle Nze Minko est la nouvelle star des Bleues. Arrière polyvalente, chanteuse, artiste, « chouchoute » du groupe, elle sait tout faire. Elle avait entamé le championnat d’Europe avec le statut d’espoir. Elle l’a terminé en leader.

Meilleure Française de la compétition, la joueuse de Siofok (Hongrie), 26 ans, est aussi efficace de loin que dans le débordement. Et elle est incontournable dans la défense étagée. À l’arrêt pendant six semaines cet automne, elle revient en force. « J’ai envie de faire encore mieux », sourit l’internationale. Après la révélation, il y a un an, ce Mondial devrait être celui de la confirmation.

Janella Blonbou : le prodige

Elle n’a pas encore gagné sa place dans la liste des 18. Et si elle part en Allemagne, elle le fera sans doute aux dépens de sa grande copine, la Messine Orlane Kanor, avec qui elle a gravi les échelons chez les jeunes. Benjamine des Bleues, Janella Blonbou, 19 ans depuis un mois, est un prodige, un vrai. Olivier Krumbholz, le sélectionneur national, la couvre d’éloges. « C’est une pépite. Elle va vous surprendre », promet le coach.

Championne d’Europe U19 cet été, l’arrière droit de Nice découvre, émerveillée, « un autre monde ». Son joli 4/6, vendredi devant la Tunisie, laisse présager le meilleur.

Béatrice Edwige : l’indispensable

La défense, chez les Bleues, est plus qu’un atout. C’est une question d’identité, de culture. « C’est notre pilier, notre base, notre confiance », résumait la capitaine Siraba Dembélé à l’Euro. L’arrière-garde tricolore, parmi ce qu’il se fait de mieux, triomphe par la diversité de ses profils et par son agressivité (5 buts encaissés en 30 minutes face à la Slovénie dimanche !) En deux ans seulement, Béatrice Edwige en est devenue le maillon indispensable.

La pivot, élue meilleure défenseur de l’Euro-2016, est en pleine confiance, au sommet de son art avec Metz. Elle sera l’une des grandes forces des Bleues en Allemagne.

Cléopatre Darleux : la revenante

Il y a huit mois, elle disait avoir fait une croix sur l’équipe de France : « Ce n’est plus mon objectif n°1. » Cléopatre Darleux a subi, pendant quatre ans, la montée en puissance de Laura Glauser et la qualité de son duo avec Amandine Leynaud. La paire était devenue indiscutable aux yeux du staff français, en dépit des performances de Darleux en club. En l’absence de Glauser, enceinte, la Brestoise s’est imposée comme une évidence. Aussi à l’aise dans les buts que sur le champ, en montée de balle notamment, la gardienne est de retour pour une compétition majeure. Une première depuis 2013 !

Laura MAURICE.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102436]

françoise

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françoise

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Posté le : 29/11/2017 à 13:56 (Lu 18126 fois)
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rl du 29/11/2017

Allison Pineau, le renouveau
Opérée de la cheville droite il y a quatre mois, la demi-centre Allison Pineau a déjoué tous les pronostics de guérison et tiendra sa place avec les Bleues, ce soir (19 h) aux Arènes de Metz puis au Mondial en Allemagne, dès samedi.

Une poignée de secondes restent à jouer. France et Espagne sont à égalité et le but ibérique est déserté. Dans un moment de grâce, au buzzer, Allison Pineau envoie le ballon de trente mètres dans les buts. La demi-centre des Bleues tombe sur ses genoux et crie. Ses copines se précipitent pour lui sauter dessus.

L’équipe de France vient de s’imposer sur le fil contre l’Espagne (23-22), à Göteborg, au deuxième tour du championnat d’Europe 2016. Une image gravée dans les mémoires. Pineau a joué cet Euro (bronze au final) en serrant les dents, torturée par une grave blessure à la cheville droite contractée pendant la préparation des Jeux de Rio.

En juillet dernier, la patronne des Bleues est passée sur la table d’opération. Pour une indisponibilité comprise entre six et neuf mois. La Brestoise a réduit de moitié le temps de convalescence. « La cheville va bien, le moral aussi , commente-t-elle avec le sourire. Je commence à accumuler les heures d’entraînement, à retrouver des repères importants. Je suis heureuse d’être dans le groupe, de rejouer. J’essaye de profiter de l’instant. »
« La rouille, c’est pas pour maintenant »

Le communiqué de la Fédération française datant du 15 novembre annonce, à la surprise générale, le retour de Pineau dans le groupe d’Olivier Krumbholz. « Cela a pris moins de temps que prévu. Je pense que je reviens plus forte. J’ai eu le temps de planifier mon opération, de me préparer aussi psychologiquement, insiste l’ancienne Messine. J’ai changé quelques petites choses dans ma rééducation. Pour me donner un challenge personnel, pour me pousser un peu plus et éviter de m’éparpiller et de ne penser qu’à ma santé. »

Dix jours plus tard, la meilleure joueuse du monde 2009 est de retour sur le terrain lors du tournoi Razel-Bec à Paris. Vingt-six minutes de jeu, quatre buts et de précieuses informations envoyées à son staff. Sa cheville ne pose pas souci. Et pour les impressions ? « Finalement, je n’ai pas eu d’appréhension car je m’entraîne bien, je sais gérer. Je n’y ai pas pensé. No stress, j’y suis allé au ressenti. La rouille, c’est pas pour maintenant. »

Le sélectionneur était ravi, les copines aussi : « T out le monde m’a souhaité un bon retour, j’ai reçu un petit mot personnel de chacune des filles. J’étais presque émue. Une reprise à la maison, je suis chanceuse. »

Pas de doute, Allison Pineau sera du voyage au Mondial allemand. « Il faut rester vigilant. Olivier était content, il m’a dit que c’était encouragean t, qu’il fallait que je continue comme ça , tempère la vice-championne olympique. Je sais ce que je dois faire mais je ne me mets pas plus de pression. Chaque jour, il y a des progrès. En un laps de temps assez court, il faut que j’assimile un maximum de choses. »

Nicolas KIHL.

a Messine Orlane Kanor « donnera tout » pour aller au Mondial

Orlane Kanor a joué ses premières minutes avec les Bleues et marqué deux buts face à la Slovénie, dimanche. L’arrière gauche de Metz attend avec impatience la liste d’Olivier Krumbholz pour le Mondial en Allemagne.

O rlane, vous avez vécu vos premières minutes sous le maillot bleu lors du tournoi Razel Bec à Paris, pour la préparation au Mondial. Satisfaite ? « Ça s’est très bien passé, il y a eu une bonne adaptation avec les filles. J’ai découvert une nouvelle façon de m’entraîner avec le sélectionneur et des visages nouveaux. Les joueuses et le staff ont mis tout en ½uvre pour que je puisse m’intégrer dans le groupe et exprimer mes qualités. »

• Votre week-end parisien a été couronné par deux premiers buts avec l’équipe de France… « Oui, c’était super ! J’ai pu jouer la fin de match contre la Slovénie (dimanche) et marquer en plus ! C’est juste magnifique. J’étais fière. »

• Chanter la Marseillaise, ça fait frissonner ? « On se dit qu’on fait partie de la plus haute des équipes de France. C’est beaucoup d’émotions sur le coup, c’est sûr, mais il ne faut pas se laisser submerger. Il y a un match à jouer derrière ! Finalement, je n’ai pas pensé au chemin parcouru pour en arriver là. »

• Quels ont été les mots de votre sélectionneur Olivier Krumbholz avant d’entrer sur le terrain ? « Il m’a juste dit : Orlane, prend tes balles en course et vas y ! »

• Vous pensez avoir marqué des points pour faire partie des 18 joueuses qui iront au Mondial ? « Je ne sais pas du tout. Si je suis prise, c’est que j’aurai assez travaillé et donné satisfaction. Dans le cas contraire, il faudra faire encore plus et se battre pour revenir chez les Bleues. On en saura plus très vite. Ça ne sert à rien que je me mette de la pression, ça ne me va pas de toute façon. »
« Ma s½ur Laura sera présente pour m’encourager »

• Vous affrontez ce mercredi l’Angola, devant votre public aux Arènes. Un dernier test pour prouver que vous avez votre place… « C’est clair. Je vais essayer de jouer comme je sais le faire, ne pas me prendre la tête, profiter de ce temps de jeu. Il y a aussi les entraînements où le coach nous analyse. Donc je donnerai tout et je verrai bien la décision finale de mon sélectionneur. »

• Votre famille sera présente à Metz ? « Ah non, je n’ai pas beaucoup de famille à Metz, mes proches sont loin. Mes parents sont en Guadeloupe. Je n’ai que ma s½ur ( Laura ) ici en Moselle. Elle sera là pour m’encourager. »

N. K.

Cinq raisons d’aller assister à France - Angola aux Arènes de Metz

Dernier test avant le coup d’envoi du Mondial samedi, le match France - Angola, ce soir (19 h), vaut le détour. Voici cinq bonnes raisons de venir aux Arènes de Metz.

1. Pour mesurer le chemin accompli par les Bleues. Le public messin les avait quittées au début de leur renaissance, au printemps 2016 lors du tournoi de qualification olympique. L’équipe de France, « au fond du gouffre » quelques mois plus tôt , allait s’offrir deux médailles en quatre mois, aux Jeux de Rio puis à l’Euro. Elle s’avance aujourd’hui comme l’un des grands prétendants au podium mondial.

2. Pour découvrir le jeu spectaculaire de l’Angola. Plutôt méconnue, l’équipe africaine sera le deuxième adversaire des Bleues en Allemagne, dimanche. « L’Angola, c’est du handball spectacle, des joueuses atypiques et beaucoup d’impact physique », décrit le sélectionneur Olivier Krumbholz.

3. Pour guetter la prochaine recrue de Metz Handball. Les dirigeants messins préparent la saison prochaine et ciblent une arrière française internationale. Estelle Nze Minko (Siofok) les fait rêver. Et Gnonsiane Niombla, qui joue peu à Bucarest et a des attaches à Metz, est une piste crédible. À suivre…

4. Pour confirmer que Metz sait recevoir. Et pas seulement son équipe fanion. Les Arènes avaient vibré pour le Mondial masculin, en janvier dernier. Comment oublier ce soutien indéfectible pour l’Angola quand le petit poucet du groupe avait perdu ses deux gardiens coup sur coup ?

5. Parce qu’il fera meilleur qu’à Saint-Symphorien. Pourquoi prendre froid alors qu’il fait si bon aux Arènes ? L’ambiance sera tout sauf glaciale. Le FC Metz est bon dernier de Ligue 1 : on connaît déjà l’issue de ce match contre l’OM…

N. K. et La. M.

La liste dévoilée après l’Angola
lles sont encore 20, elles ne seront plus que 18 jeudi avant de partir à Trêves. La liste définitive des Bleues sélectionnées pour le Mondial sera connue après le match de

ce soir. La Brestoise Astride N’Gouan a déjà été écartée ce week-end. Amanda Kolczynski, à court de forme, devrait elle aussi rester en France. Les deux benjamines, Orlane Kanor et Jannela Blonbou, pourraient se disputer le dernier billet.

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françoise

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Posté le : 30/11/2017 à 08:33 (Lu 17945 fois)
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rl du 30/11/2017

Les Bleues sont prêtes !

La France a conclu sa préparation sur une jolie victoire contre l’Angola (30-18), ce mercredi à Metz. Le sélectionneur Olivier Krumbholz emmènera dix-huit joueuses, dont six Messines, au Mondial allemand (1er -17 décembre).

De la joie pour certaines, des larmes de déception pour d’autres. La liste des dix-huit Bleues retenues pour le Mondial (du 1er au 17 décembre) est tombée quelques minutes après la solide victoire des joueuses d’Olivier Krumbholz, ce mercredi soir à Metz devant l’Angola (30-18). Le court voyage en Allemagne se fera sans l’ancienne Messine Tamara Horacek et la Bisontine Amanda Kolczynski.

Après une dernière discussion sur le banc au coup de sifflet final avec son adjoint Sébastien Gardillou, le sélectionneur a tranché. Olivier Krumbholz a pesé le pour et le contre dans son esprit puis a annoncé sa décision finale dans le vestiaire. Une petite part d’ombre bien légitime entourait cette fameuse liste avant le grand départ pour Trèves et le tour principal du championnat du monde.

« J’ai demandé tout particulièrement à Tamara Horacek de continuer à se préparer. Elle est polyvalente à l’arrière, bonne en défense et en attaque. Elle peut aussi jouer au poste de pivot. En fonction de ce qui peut nous arriver, elle peut très bien rentrer dans le groupe », souligne le Messin, qui comptera sur deux réservistes (la gardienne Catherine Gabriel et une joueuse de champ) en Allemagne.
Six Messines en Allemagne

Gnonsiane Niombla, en ballottage avant la rencontre et auteur d’une prestation aboutie (3/4), a finalement donné satisfaction au coach lors de ces soixante minutes de préparation contre l’Angola. « Je crois que Gnonsiane a compris ce que j’attends d’elle. Qu’elle soit une buteuse, qu’elle ne joue pas pour les autres mais pour elle. Elle a apporté une très belle confirmation ce soir. »

Cette liste a accouché de deux belles surprises nommées Orlane Kanor et Jannela Blonbou. La Messine et la Niçoise seront l’atout fraîcheur des Bleues dans ce Mondial. « Je prends le pari de la jeunesse. Orlane est un peu plus âgée (20 ans). Un an de plus, ça se sent. Il faut que Jannela arrive à stabiliser ses émotions. On travaille pour l’aider à se libérer. »

Il y avait beaucoup de sourires sur les visages des Bleues aux quatre coins des Arènes, parfois muettes et à moitié remplies hier soir. Les jeunes et les plus anciennes ont engrangé le plein de confiance avant de partir à Trêves. Voilà pour le deuxième enseignement de la soirée.

Hier soir, la France a déroulé son handball, testé de nouveaux systèmes et les supporters ont pris plaisir devant le festival de Manon Houette (7/7). L’ailière gauche de Metz partagera l’aventure avec cinq de ses habituelles partenaires : Grace Zaadi, Béatrice Edwige, Laurisa Landre, Laura Flippes et Orlane Kanor.

« On a vu une bonne équipe de France, de belles réponses , apprécie le coach. Je vois clairement la position de chacune et leur rôle. On possède une belle polyvalence. J’ai bien aimé la première période de Manon Houette, très aboutie, la solidité des gardiennes, toujours constantes dans les arrêts et les relances. On a aussi élevé notre niveau défensif. » L’Allemagne n’attend plus que ces dames.

Nicolas KIHL.

Orlane Kanor, l’ascension fulgurante
Six mois à peine après sa première sélection en équipe de France, Orlane Kanor, en pleine confiance, a convaincu le sélectionneur de l’emmener en Allemagne.

La porte du vestiaire se ferme. Les Bleues viennent de conclure leur préparation et Olivier Krumbholz doit annoncer sa liste définitive pour le Mondial, qui s’ouvre ce vendredi en Allemagne. Deux joueuses resteront à quai.

Jamais bien loin de sa s½ur, Laura Kanor patiente dans les travées des Arènes. Les jumelles de Metz Handball se ressemblent en tout point, sauf peut-être celui-là. Orlane a toujours rêvé en grand, toujours aspiré à porter le maillot bleu. « Laura, un peu moins, c’est vrai », sourit l’internationale.

Quand la porte du vestiaire s’ouvre, Orlane Kanor en sort avec un grand sourire. Six mois à peine après sa première sélection, l’arrière gauche ira au Mondial. Elle fonce vers sa « petite » s½ur et sa grande copine, Méline Nocandy. Avec l’insouciance de ses vingt ans, à cet instant, elle ne pense qu’à ce pari perdu avec sa coéquipière messine. « Méline avait misé sur moi, sur ma sélection. Je ne pensais pas être prise du tout , je préparais déjà mes vacances , rigole-t-elle. Elle a gagné son pari, je lui dois quelque chose maintenant. Mais je suis super contente. »
« Un gros potentiel »

Elle a des étincelles plein les yeux. Et trop d’humilité pour parler de fierté. « Je suis en équipe de France, ça y est. Je ne sais pas si j’y resterai mais c’est un premier objectif rempli. Quand j’ai commencé le handball il y a huit ans, je ne pensais pas que tout ça arriverait si vite. C’est inespéré pour moi », lâche-t-elle.

En réalité, devant ses qualités hors-norme, tout le monde avait bien compris que les Bleues lui tendaient les bras. Ce mercredi soir, dans la salle qui l’a vue briller tout l’automne, elle s’est assuré un billet direct pour l’Allemagne (3/4 en 24 minutes de jeu). « Orlane a constamment répondu présent sur l’ensemble de ses sollicitations en club, cette sélection est loin d’être imméritée », sourit Emmanuel Mayonnade, son entraîneur à Metz.

« Ce n’était pas acquis d’avance , tempère le sélectionneur Olivier Krumbholz. Elle a gagné sa place. » Avec le talent et la légèreté qui la caractérisent mais aussi l’assurance gagnée depuis deux mois. « Sans ces derniers matches en Ligue des Champions, je n’aurais pas la confiance que j’ai aujourd’hui , reconnaît le prodige messin. À chaque balle perdue, je pensais à la décision d’Olivier… Mais j’ai essayé d’être la plus détendue possible, d’assumer le rôle qui pourrait être le mien en équipe de France. Et j’ai réussi à montrer que j’avais ces qualités de shooteuse qu’on voit en moi. »

La Guadeloupéenne a aussi séduit par sa nouvelle maturité. « Elle a beaucoup de stabilité dans le jeu et elle est capable de prendre des risques , confirme le boss des Bleues. On va la faire beaucoup travailler en défense, elle a un gros potentiel. On va tout faire pour qu’elle avance le plus vite possible. »

Laura MAURICE.

Les réactions après France-Angola
Estelle Nze Minko, arrière gauche de l’équipe de France : « Nous avons affronté une équipe d’Angola avec de grosses capacités physiques, comme prévu. C’était un test. Je nous ai trouvées sérieuses, surtout en défense. En attaque, on a trouvé des solutions, proposé des choses intéressantes. Il reste des réglages à effectuer. »

Jannela Blonbou, arrière droit de l’équipe de France : « Ma sélection pour le Mondial ? Je ne m’y attendais pas. Oui, je vis un rêve mais ça ne m’empêche de rester les pieds sur terre. C’est bon d’y être mais confirmer et montrer ce que je sais faire, c’est mieux. Contre l’Angola, je l’ai déjà un peu fait mais j’ai aussi commis des erreurs. Je pense que j’ai manqué de profondeur en attaque. »

Grace Zaadi, demi-centre de l’équipe de France : « On se rapproche du Mondial, c’était un bon test. Le sélectionneur a essayé quelques systèmes. On a pu se tester par rapport à de futurs adversaires de la compétition. C’est un test réussi, je suis satisfaite de ce que l’on a montré ce soir. Dans l’ensemble, il y a eu de très belles choses. En plus, c’était aux Arènes, devant notre public. »

Béatrice Edwige, pivot de l’équipe de France : « C’était bien de pouvoir jouer cette équipe d’Angola, de voir ce dont chacune est capable, même si je pense que certaines se sont un peu cachées. Nous, on a beaucoup fait tourner en défense, c’est très bien de prendre des repères avec tout le monde. Ça nous permet aussi de récupérer un peu. On a vu qu’on était souvent en manque de souffle dans le dernier week-end des grosses compétitions donc c’est très bien que l’on puisse faire des rotations. »

les infos de France - Angola

Alexandra Lacrabère pourrait quitter le Vardar Skopje à la fin de la saison, selon L’Équipe. La meilleure arrière droit des JO-2016 devrait faire son retour en France l’été prochain et signer pour deux saisons (plus en option) à Fleury, champion 2015. L’internationale française (30 ans) pourrait ainsi préparer sa reconversion.

Dembélé

Autre retour annoncé pour l’année prochaine : celui de la capitaine des Bleues, Siraba Dembélé. Après deux saisons en Russie, à Rostov, l’ailière gauche devrait retrouver Toulon, le club qu’elle avait quitté en 2012 pour tenter l’aventure à l’étranger.

Metz Handball

Et si le président du club lorrain avait profité de l’escapade messine de l’équipe de France pour approcher quelques joueuses ? « Je suis là pour observer et recruter », a glissé Thierry Weizman aux Arènes mercredi, sans citer le nom de ses cibles. Il pourrait s’agir de Gnonsiane Niombla, en échec à Bucarest, ou d’Estelle Nze Minko, qui souhaiterait quitter Siofok à l’issue de cette saison.
Spectatrices

Il y avait des observatrices de choix dans les tribunes des Arènes ce mercredi. Plusieurs joueuses messines étaient venues assister à la rencontre. Parmi elles, Laura Glauser, Ailly Luciano, Marie-Hélène Sajka, Méline Nocandy, Laura Kanor mais aussi Nina Kanto.

« L’Angola a peut-être caché son jeu »
L’ailière gauche des Bleues Manon Houette a été un peu surprise par le niveau proposé par les Angolaises ce mercredi aux Arènes. « En attaque, on s’y attendait, elles sautent haut et sont difficiles à contrer , détaille la Messine. Mais en défense, j’ai été un peu déçue… Peut-être qu’elles ont caché leur jeu en vue du Mondial. » C’est possible puisque les deux équipes se retrouveront dimanche pour le deuxième match des Bleues au premier tour. Avant cela, les Françaises affronteront la Slovénie samedi.

L’ailière gauche des Bleues Manon Houette a été un peu surprise par le niveau proposé par les Angolaises ce mercredi aux Arènes.
« En attaque, on s’y attendait, elles sautent haut et sont
difficiles à contrer , détaille la Messine. Mais en défense, j’ai été un peu déçue… Peut-être qu’elles ont caché leur jeu en vue du Mondial. » C’est
possible puisque les deux équipes se retrouveront dimanche pour le deuxième match des Bleues au premier tour. Avant cela, les Françaises affronteront la Slovénie samedi.

Les 18 joueuses retenues pour le Mondial
Gardiennes de but : Amandine Leynaud (n°12, Vardar Skopje), Cléopatre Darleux (n°16, Brest), Catherine Gabriel (n°94, Besançon).

Ailières droit : Blandine Dancette (n°3, Nantes) ; Laura Flippes (n°20, Metz)

Arrières droit : Camille Ayglon-Saurina (n°5, Bucarest) ; Jannela Blonbou (n°18, Nice) ; Alexandra Lacrabère (n°64, Vardar Skopje).

Demies-centre : Allison Pineau (n°7, Brest) ; Grace Zaadi (n°10, Metz) ; Estelle Nze-Minko (n°27, Siofok).

Pivots : Laurisa Landre (n°8, Metz) ; Béatrice Edwige (n°24, Metz).

Arrières gauche : Kalidiatou Niakaté (n°14, Nantes) ; Kanor (n°21, Metz) ; Gnonsiane Niombla (n°29, Bucarest) ;

Ailières gauche : Manon Houette (n°13, Metz) ; Siraba Dembélé (n°17, Rostov).

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Posté le : 03/12/2017 à 08:48 (Lu 17777 fois)
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rl du 03/12/2017

La France tombe de haut

L’équipe de France a débuté son Mondial par une défaite devant la Slovénie (23-24) ce samedi, à Trèves. Un coup d’arrêt dont il faudra se remettre dès aujourd’hui contre l’Angola.

Des mines déconfites mais pas abattues. L’équipe de France est entrée dans son championnat du monde sur une bien mauvaise note. Celle de la défaite devant une Slovénie transfigurée ce samedi à Trèves (23-24). La victoire des Bleues au tournoi Razel-Bec à Paris la semaine dernière laissait présager une bien meilleure prestation des vice-championnes olympiques de Rio pour leur début dans la compétition. Allison Pineau et ses partenaires avaient surclassé Ana Gros et ses copines (26-18)… La vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain.

Les joueuses d’Olivier Krumbholz vont se lever avec quelques mots de tête ce dimanche matin. Avec des doutes ? L’Angola, prochain adversaire, permettra de retrouver de la confiance. « On est complètement passé à travers notre première mi-temps, tente d’expliquer la gardienne Amandine Leynaud. La défense qu’on voulait mettre en place n’a pas bien fonctionné. En plus, on a connu beaucoup de maladresses au tir. La Slovénie a fait un très bon match, elle mérite amplement sa victoire. En deuxième mi-temps, on s’accroche mais on ne parvient pas à faire assez mal. »

La Slovénie a joué avec ses armes : une arrière en pleine forme, une gardienne en état de grâce et une défense poussée à la limite de son agressivité.

Gros avait le bras chaud

Ana Gros avait annoncé la guerre aux Françaises en ouverture de ce Mondial : l’arrière droit a envoyé neuf obus dans les filets de Leynaud et Darleux (6 arrêts à elles deux)… « Je suis très contente et fière de l’équipe. C’était un match spécial pour moi car je retrouvais six Messines en face. J’ai donné le maximum. J’espère qu’on va continuer à jouer de la sorte pour aller plus loin », sourit-elle. La deuxième arme slovène a éteint les forces offensives des vice-championnes olympiques à elle seule. Avec ses 11 arrêts, Amra Pandzic a semé le doute dans les têtes françaises. Et que dire de la défense ultra agressive qui a secoué d’entrée les Bleues. Le plan parfait pour un coup d’éclat.

Laurisa Landre (3/4) était l’une des seules tricolores avec la jeune Orlane Kanor (3/3) à envoyer les ballons au fond dans les moments chauds. L’entame de match catastrophique des Bleues (5-1, 11e puis 11-5, 24e ) n’a jamais pu être corrigée. « Je suis hyper déçue parce qu’on avait été prévenues. On savait que c’était une très bonne équipe et on n’a pas réussi à la faire déjouer », regrette le pivot tricolore. Les Bleues se sont lancées dans une perpétuelle course après le score qui leur a été fatale ce samedi soir. En égalisant brièvement (17-17, 40e ), tout semblait encore possible. Allison Pineau ramenait alors ses coéquipières à un but sur un jet de sept mètres (23-24) mais le tir de la dernière chance était manqué par Alexandra Lacrabère. Il va falloir vite redresser la tête. Contre l’Angola ce dimanche.

Une défaite qui fait mal » pour les Bleues

G race Zaadi, demi-centre de l’équipe de France : « On a eu du mal à entamer notre match, ça s’est vu par notre manque d’agressivité. Quand on défend mal, on est tout de suite dans la difficulté. On n’a plus le droit à l’erreur. Il va falloir se battre à tous nos matches. Remettre les ingrédients qui font notre force. On a manqué d’un peu de tout ce soir. Il va falloir se reprendre contre l’Angola. »

Orlane Kanor, arrière gauche de l’équipe de France : « C’est une défaite qui fait mal. On n’a pas assez communiqué en défense et en attaque on a pas mal raté de tirs. Défendre sur Ana (Gros) ? Ça ne m’a rien fait de spécial. Dans les vestiaires, on s’était remobilisées, on était prêtes pour repartir au combat car on avait manqué d’agressivité. Je n’ai pas stressé, je ne pensais pas avoir l’opportunité de jouer autant. J’ai essayé de prendre ma chance, je suis déçue que l’équipe n’ait pas gagné ce soir. On va vite devoir se reprendre. »

Ana Gros, arrière droit de la Slovénie : « Je sais que quand le match devient chaud, il faut que je prenne mes responsabilités. On ne doit pas s’enflammer. Il reste encore de nombreux matches mais on est sur la bonne voie grâce à cet exploit contre la France. »

Sept choses à savoir sur l’Angola qui affronte la France ce dimanche

1. L’Angola a-t-il déjà dominé les Bleues dans une grande compétition ? Oui et c’était en 2007 lors du Tour principal du Mondial en France (29-27), aux Arènes de Metz. Le sélectionneur lorrain Olivier Krumbholz était en poste. La France avait terminé la compétition à la cinquième place.

2. Le sélectionneur de l’Angola n’est pas du pays. Morten Soubak aime les destinations exotiques. Le Danois de 53 ans a fait ses classes dans son pays avant de bourlinguer. D’abord au Brésil qu’il a entraîné et mené vers la médaille d’or aux Mondiaux 2013 en Serbie. Puis en Angola avec lequel il tentera de créer la surprise en sortant de sa poule à Trèves.

3. Toutes les Angolaises jouent au pays. La moitié de la sélection est entraînée par Morten Soubak. Le Danois a pris ses quartiers au CD Primeiro de Agosto où il a dix joueuses sous son aile. « C’est un pays qui peut offrir de bons salaires à ses internationales », explique Olivier Krumbholz.
Praça est passée à Metz

4.Le meilleur résultat de l’Angola est une septième place au Mondial en France. Septième, c’est aussi sa place aux Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996.

5. Pour les nostalgiques. Une Angolaise est passée par la Moselle. La gardienne Justina Praça a porté les couleurs de l’ASPTT Metz de 2000 à 2003. Elle a d’ailleurs remporté le titre de champion de France en 2002.

6. L’Angola est une équipe jeune. La doyenne de l’équipe est la gardienne Cristina Branco, 31 ans. Sa plus jeune joueuse Natalia Kamalandua a 18 printemps.

7. L’Angola peut se vanter d’une vraie continuité dans ses résultats internationaux. Les Africaines n’ont loupé aucun Jeux depuis 1996. Aux championnats du monde, elles ont toujours été au rendez-vous depuis 1990.

La fiche technique de France - Slovénie

FRANCE – SLOVÉNIE : 23-24 (10-13)

Trier Arena. 3317 spectateurs. Arbitres : MM. Grillo Lopez et Lenci (Argentine).

FRANCE. Gardiennes de but : Leynaud (3 arrêts de la 1re à la 22e puis de la 38e à la 60e ) ; Darleux (3 arrêts de la 22e à la 38e ). Joueuses de champ : Dancette (0/2), Ayglon Saurina (1/2), Pineau (1/4 dont 1 penalty) ; Landre (4/5) ; Zaadi (2/3 dont 1 penalty) ; Houette (1/4) ; Niakaté ; Dembélé (3/4) ; Flippes (1/2) ; Kanor (3/3) ; Edwige (1/1) ; Nze Minko (2/4) ; Niombla (3/6) ; Lacrabère (1/6). Sélectionneur : Olivier Krumbholz. Exclusion temporaire : Pineau (27e ). Balles perdues : 11.

SLOVÉNIE. Gardiennes de but : Pandzic (11 arrêts de la 1re à la 60e dont 2 penaltys) ; Vojnovic. Joueuses de champ : Ferfolja ; Rudman ; Gros (9/14 dont 2 penaltys) ; Zabjek ; Stanko (4/9) ; Abina ; Zulic (1/3) ; Irman (4/5) ; Koren (3/5) ; Vucko ; Vrcek (2/3) ; Krhlikar ; Amon (1/2). Sélectionneur : Uros Bregar. Exclusions temporaires : Amon (31e ), Ferfolja (37e ) ; Koren (55e ). Balles perdues : 12.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [102488]

françoise

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Posté le : 03/12/2017 à 10:15 (Lu 17738 fois)
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Avec le traducteur google , le résumé du match sur le site du mondial:

France vs Slovénie 23:24 (10:13)

Quel brillant retour slovène après douze ans d'absence aux Championnats du Monde Femmes: Grâce à 15 arrêts du gardien Amra Pandzic et neuf buts d'Ana Gros, l'équipe de l'entraîneur-chef Uros Bregar a provoqué l'une des premières grandes surprises en Allemagne 2017, battre les médaillés d'argent olympiques dans un véritable thriller.

La Slovénie était en tête tout au long du match, bénéficiant d'un départ 6: 1 jamais attendu. La France a eu d'énormes problèmes en attaque et n'a marqué que quatre buts dans les 20 premières minutes. "Nous avons joué sous la normale et notre performance de gardien de but était beaucoup plus faible que celle de la Slovénie. Nous devons absolument jouer mieux dans les prochains matches ", a déclaré l'entraîneur français Olivier Krumbholz.

Bregar, qui a expliqué que «Krumbholz était mon modèle quand j'ai commencé à devenir entraîneur», était très satisfait: «C'est vraiment une surprise.» La France a réduit l'écart par but après la pause et était proche de tourner le match à 15:16, mais la Slovénie a trompé la potence, principalement grâce aux arrêts de Pandzic.

14 minutes avant la fin, lorsque Tjasa Stanko a marqué pour 22:18, la Slovénie semblait déjà être sur le chemin des vainqueurs, mais la France se rapprochait - mais les trois minutes avant la fin étaient leur dernier but, 23:24. Les deux équipes ont manqué toutes leurs chances restantes - y compris un dernier lancer franc direct par le Français Alexandra Lacrabere, bloqué par les Slovènes.

"Ce match va renforcer notre confiance, nous attendons avec impatience nos prochaines missions", a déclaré Gros, qui joue pour le club français de Metz et a affronté plusieurs coéquipières françaises.

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