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Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96358]

françoise

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Posté le : 17/12/2016 à 09:17 (Lu 18441 fois)
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RL u 17/12/2016

la France échoue si près du but

Les Bleues ont rêvé pendant cinquante minutes ce vendredi soir en demi-finale de l’Euro. Avant de s’incliner devant la Norvège, championne d’Europe et du monde en titre (16-20).



La rage de vaincre. L’expression n’avait jamais si bien porté son nom. Vendredi soir, chaque geste, chaque regard témoignaient de la détermination des Bleues dans cette demi-finale européenne. La première depuis 2006.
REPORTAGE

Pour tenir tête à la Norvège, championne du monde et d’Europe en titre, toujours invaincue dans la compétition, la France a joué plus vite, plus fort, plus dur. Les poings rageurs d’Estelle Nze Minko après le premier but, l’entame de feu d’Alexandra Lacrabère (5 buts en 15 minutes), les deux arrêts successifs d’Amandine Leynaud étaient autant d’indices disséminés par les joueuses d’Olivier Krumbholz.

Les médaillées de Rio ont livré un match superbe, ce vendredi. Mais face à la meilleure équipe du monde, cela n’a pas suffi. Il leur aurait fallu un scénario parfait, sans accroc, pour espérer renverser le géant norvégien. Il leur aurait fallu éviter ces onze minutes sans marquer (7-4, 15e ; 7-11, 26e ), qui ont rayé tous les efforts consentis en début de rencontre.

Mais les Bleues ont appris à ne pas se résigner devant les scénarios écrits d’avance. Comme elles l’avaient si bien fait au Brésil, elles se sont transcendées. Avec tout l’orgueil d’un collectif résolu à prouver que sa performance olympique n’était pas un coup d’éclat (11-11, 32e ; 15-14, 46e ). Portées par une immense Laura Glauser (70 % d’arrêts en 17 minutes) et une Grace Zaadi « précieuse » en fin de rencontre, elles étaient encore en tête à sept minutes du terme. « On les a mises en difficulté pendant 58 minutes », résumait Camille Ayglon. « Ça laisse des regrets », lâchait à chaud Marie-Paule Gnabouyou, en pleurs devant la presse.

Dans un Scandinavium acquis à la cause norvégienne, les Tricolores ont mis tous les ingrédients pour signer un exploit qu’aucune nation n’a réussi depuis 2000 : priver les Scandinaves d’une finale continentale. En vain (16-18, 57e ; 16-20, 60e )…
« Pas question de repartir bredouille »

Cette équipe voulait écrire l’histoire : une première finale européenne après une médaille olympique historique. Elle n’en était pas loin. Il lui reste une médaille de bronze à aller chercher, dimanche face au Danemark.

« On a 48 heures pour se remettre la tête à l’endroit car il est hors de question de repartir bredouille de cet Euro », annonçait Ayglon.

Si les Bleues quittent la Suède sur une troisième place, l’histoire retiendra qu’elles ont remporté deux médailles en deux compétitions. Seule la génération 2002-2003 avait réussi cet exploit.

De notre envoyée spéciale à Göteborg, Laura MAURICE.

Niombla : « Ça se joue sur une action »

Siraba Dembélé : « Je suis dégoûtée. Cette équipe était largement prenable, on les a fait douter plusieurs fois dans le match et à la fin, on fait des petites erreurs en défense. C’est comme ça contre la Norvège, elles exploitent chaque occasion. Je n’ai pas l’impression d’avoir perdu contre meilleur que nous, c’est ce qui est frustrant. On a plutôt bien joué, mais on a mal géré les cinq dernières minutes. Ça m’énerve. »

Estelle Nze Minko : « Il faut un peu de temps pour digérer. Mais il va falloir vite se relever de cette défaite. Il faudra aller battre les Danoises pour repartir avec une médaille. »

Gnsonsiane Niombla : « Je suis déçue parce qu’on a livré un vrai combat. Ça se joue sur une action, j’ai l’impression. Elles prennent deux buts d’avance mais il reste très peu de temps. On a manqué beaucoup d’occasions de passer à +2. »

Camille Ayglon : « On rate deux shoots et l’écart se fait à la dernière minute. C’est très rageant. Une médaille dans cette compétition, ce n’est pas rien, il n’y en a pas eu depuis dix ans pour la France. »

Alexandra Lacrabère : « Le tournant du match, c’est en première mi-temps, quand on est devant. On peut prendre cinq buts d’avance. Le match se joue là. On a des ballons faciles à mettre au fond. Il faut apprendre de ses erreurs, des défaites. On va apprendre. »

Manon Houette : « Il n’y aurait pas eu de match, on n’aurait pas de regrets. Là, il y en a parce qu’on se bat jusqu’au bout et on n’arrive pas à faire la différence. »

Olivier Krumbholz : « On a bien joué, on a deux trous et ça suffit pour perdre contre elles. On les a vraiment embêtées, mais il y a de la fatigue, on est obligé de faire beaucoup de rotations et ça nous porte préjudice. C’est dommage mais il faut rester positif. Il y a eu des avancées, Grace (Zaadi) a été très précieuse. On va continuer à travailler et faire confiance à celles qui ont de la fraîcheur. »

FRANCE - NORVÈGE : 16-20 (9-11)

Scandinavium, Göteborg. Arbitres : MM. Jurinovic et Mrvica (Cro). 10 000 spectateurs.

FRANCE. Gardiennes de but : Leynaud (de la 1re à la 30e , 7 arr.) ; Glauser (de la 30e à la 60e , 8 arrêts). Joueuses de champ : Kolczynski, Ayglon (0/1), Pineau (0/1), Landre (1/2), Zaadi (1/2), Houette (3/4), Dembélé (0/1), Flippes (0/2), Horacek, Edwige, Nze Minko (1/3), Gnabouyou (3/3), Niombla (1/3), Lacrabère (6/14). Balles perdues : 15. Exclusions temporaires : Pineau (12e ).

NORVÈGE. Gardiennes de but : Grimbsbo (de la 1re à la 11e , 1 arrêt), Si. Solberg (de la 12e à la 60e , 13 arr.). Joueuses de champ : Arntzen (3/6),V. Kristiansen (3/6), Skogrand,Ingstad, N. Mork (7/15), S. Oftedal (1/5), Aune, Frafjord (4/7),Waade (0/1), Solaas, A. Kurtovic (2/3), Herrem (0/1), Sa. Solberg, Tomac (0/1). Balles perdues : 10. Exclusions temporaires : Herrem (13e ), Oftedal (16e ), Waade (43e ), Arntzen (55e ).

Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96367]

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Posté le : 18/12/2016 à 12:02 (Lu 18360 fois)
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RL du 18/12/2016

France : le jour d’après

Passée tout près de l’exploit en demi-finale contre la Norvège, l’équipe de France devra balayer les regrets pour accrocher la médaille de bronze, ce dimanche face au Danemark, en conclusion de l’Euro.



Les Bleues ont séché leurs larmes. Au lendemain de la cruelle désillusion infligée par la Norvège en demi-finale de l’Euro (20-16), les joueuses de l’équipe de France poursuivaient hier leur travail de cicatrisation. Certaines, visiblement affectées, demandaient un peu de temps pour « se remettre dedans ». D’autres avaient déjà puisé dans leur détermination la force de se relever. « La tristesse, on la gère toutes d’une manière différente. Mais on l’accepte, on la laisse nous traverser. Il ne faut pas se mentir : c’est dur », confie Béatrice Edwige, le visage encore fermé.

Les vice-championnes olympiques rêvaient d’un autre dénouement. Mais la promesse d’une médaille de bronze au bout du chemin suffisait, hier, à balayer les regrets. « Pas le temps de laisser des larmes », lance Grace Zaadi. « On est proche de faire quelque chose de bien. Il ne faut pas galvauder cette troisième place. Elle va ramener des sourires sur les visages », annonce Allison Pineau, préférant volontairement le futur au conditionnel. C’est dire à quel point cette dernière victoire de l’année est devenue vitale. « Sans cette médaille, on rentrerait détruite, lâche la meilleure arrière gauche des Jeux Olympiques de Rio, d’une sincérité déconcertante. Cela va faire dix ans que je suis en équipe de France, je ne sais pas ce que c’est de finir au pied du podium… On va mettre nos dernières ressources dans la bataille et ? avec le recul, on se rendra compte de la valeur de ces deux podiums en quatre mois. »
« Toujours se battre »

Pour apprécier cet « exploit », les Bleues devront faire tomber le Danemark, l’invité surprise du dernier carré de l’Euro, défait en demi-finales par les Pays-Bas (22-26). Absente des JO l’été dernier, l’équipe de Klaus Jorgensen n’est plus montée sur un podium international depuis 2013 (3e du Mondial). « Le groupe qui gérera le mieux sa déception remportera ce match », annonce le sélectionneur tricolore, Olivier Krumbholz. « J’ai vu les Danoises au petit-déjeuner, elles ne sont pas du tout abattues. Pour elles, le bronze aura la même saveur qu’un titre. Il faut qu’on arrive, comme elles, à se tourner vers cette petite finale, insiste Camille Ayglon. Surtout, qu’il y a eu énormément de bonnes choses face aux Norvégiennes. J’ai rarement vu une équipe capable de les faire déjouer comme on l’a fait. »

Privée de la première finale européenne de son histoire, la France aura l’occasion d’arracher le bronze, ce dimanche, comme en 2002 et 2006. « Cela montrerait cette force que l’on a de toujours se battre », conclut Béatrice Edwige, qui retrouve un semblant de sourire à cette idée. « Ce serait énormissime. »

À Göteborg, Laura MAURICE.

Zaadi, la pièce maîtresse ?

« Je compte sur elle. » Cette phrase, Olivier Krumbholz l’a répétée à plusieurs reprises depuis le début de l’Euro. Convaincu de son énorme potentiel, le sélectionneur des Bleues a misé sur l’avenir avec Grace Zaadi. Capitaine de Metz Handball, la demi-centre est, pour le moment, cantonnée à un rôle de doublure en sélection nationale, pénalisée par des performances défensives inégales. « L’enjeu, pour moi, est d’avoir des joueuses capables d’attaquer mais aussi de défendre , expliquait le coach avant le tour principal. Et sur ce deuxième point, Grace a encore beaucoup de chemin à parcourir. Mais je crois qu’elle en est capable. »

La Messine l’a confirmé, vendredi, avec une entrée remarquée devant la Norvège. En 21 minutes de jeu, elle a réussi à faire la différence avec des passes bien senties et un engagement exemplaire. Ce qui lui a valu un hommage appuyé du sélectionneur : « Elle a fait un match courageux », apprécie Olivier Krumbholz. « Sa relation avec le pivot est excellente, elle arrive très bien à servir Laurisa (Landre). Elle a apporté du liant au jeu, elle a pris ses responsabilités au shoot. Elle a aussi fait de très gros efforts en défense et c’est tout ce que je lui demande », développe l’entraîneur.

« J’ai le sentiment d’avoir franchi un cap en équipe de France , confirme l’intéressée. J’arrive à me mettre moins de pression et quand j’entre sur le terrain, j’ai la tête froide. J’apporte de la sérénité. » Grace Zaadi (70 sélections) a appris à s’appuyer sur ses qualités, sans chercher à impressionner. « Le déclic s’est fait après les Jeux. C’est difficile à expliquer. Le fait d’être bien en club a son importance mais pas seulement… Maintenant, je connais mon rôle dans l’équipe, je sais ce que je dois faire et ce que je peux amener », reconnaît-elle. « Elle est très intéressante. Elle sait où elle veut aller dans le jeu et connaît ses points forts », confirme Olivier Krumbholz.

Blessée à un poignet à l’automne, puis laissée au repos pendant la préparation en Golden League, la vice-championne olympique a rejoint l’équipe de France juste avant l’Euro. Preuve de la confiance que lui accorde le sélectionneur. « Elle a le talent pour devenir une grande joueuse. Il y a encore de la route, mais ça ne tient qu’à elle. »

Grace Zaadi sera à nouveau « précieuse », ce dimanche, dans la petite finale de l’Euro. « Elle a encore de la fraîcheur. Elle sera une pièce maîtresse », annonce l’entraîneur français.

La. M.


Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96395]

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Posté le : 19/12/2016 à 09:14 (Lu 18277 fois)
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RL du 19/12/2016

L’équipe de France ne s’en lasse pas

Les Bleues ont conclu leur belle quinzaine par une médaille de bronze à l’Euro, hier, en dominant le Danemark. Quatre mois après l’argent olympique, ce podium a tout d’une confirmation.



Les Bleues ne tiennent plus en place. Pendant le protocole de fin de match, elles sautillent, s’embrassent, esquissent quelques pas de danse. Elles viennent d’arracher la médaille de bronze de l’Euro-2016, quatre mois après l’argent olympique. Laura Glauser, survoltée dans ses buts, a poussé un cri de rage et levé les bras bien haut. Béatrice Edwige a enfoui son visage dans le cou de sa copine Laurisa Landre. Et Gnonsiane Niombla, attendue par les journalistes, a pris le temps d’une étreinte émue avec son sélectionneur.
De notre envoyée spéciale à Göteborg

Olivier Krumbholz a baissé les yeux vers son téléphone. Davantage pour dissimuler ses larmes que pour lire des messages de félicitations. « Les garçons aussi ont le droit de pleurer » , a-t-il lancé à ses joueuses, un peu surprises. Rappelé à la rescousse en février dernier, l’entraîneur historique des Bleues a remporté hier sa huitième médaille internationale à la tête de l’équipe de France, la deuxième de l’année.

« Quand on est arrivé en Suède, Olivier nous a dit : "Les filles, ça va être très dur de faire un résultat dans cet Euro. Vous avez réussi quelque chose de magique aux Jeux. Ça sera compliqué." » Cette phrase d’Edwige a résonné pendant quinze jours dans la tête des vice-championnes olympiques. Elle a forgé leur caractère, renforcé leur détermination. Face au Danemark, ce dimanche, les Françaises ont confirmé leur retour au premier plan au terme d’une belle quinzaine suédoise. Elles auraient pu flancher sous le poids des regrets, après avoir frôlé l’exploit face aux futures championnes d’Europe norvégiennes. Elles sont au contraire revenues plus fortes pour signer une entame parfaite (5-0, 6e ; 11-5, 20e ).
« On revient de loin »

A la mi-temps (14-9), elles touchaient du doigt leur rêve de médaille et ne l’ont plus jamais lâché, malgré le retour des Danoises, portées par les 8500 spectateurs du Scandinavium de Göteborg (16-15, 41e ; 18-17, 49e ). Le sang-froid d’Alexandra Lacrabère au penalty et l’expérience de Siraba Dembélé, les deux rescapées de l’Euro-2006 en Suède, offraient une nouvelle médaille de bronze à l’équipe de France, dix ans après (22-18, 54e ).

« C’est la consécration d’un beau parcours, d’un travail, d’une entente » , résumait le sélectionneur messin, qui a réussi le petit exploit de reconstruire l’équipe de France en six mois à peine. « Il y a un an, on était au fond du gouffre. Et aujourd’hui, on monte à nouveau sur un podium. Qui l’aurait cru ? » , sourit Alexandra Lacrabère. « On revient de loin » , confirme Allison Pineau.

Derrière les deux meilleures joueuses tricolores des Jeux, diminuées dans cet Euro, c’est tout un groupe qui s’est relayé. Estelle Nze Minko, révélée, Laura Glauser, impressionnante, Grace Zaadi, prometteuse, sont autant de promesses pour l’avenir. « On a une force collective exceptionnelle » , apprécie Siraba Dembélé. « Le meilleur est à venir » , prédit Nze Minko.

Laura MAURICE.

Handball : Béatrice Edwige est « libérée »



Béatrice Edwige est sur le terrain tout ce qu’elle n’est pas dans la vie. Agressive, pugnace, « hargneuse ».

Des qualités qui en font une joueuse rare en défense. Seule Française dans l’équipe-type de l’Euro, la pivot a été désignée meilleure défenseure du tournoi. La Messine, 28 ans, a recueilli son trophée à reculons, hier, devant la ola de ses coéquipières. « Je n’aime pas parler de moi , a-t-elle grimacé. C’est la récompense de toute une équipe. » Ou plutôt la reconnaissance du travail de l’ombre fourni par Edwige. « Je ne pourrais pas être aussi bonne s’il n’y avait pas cette confiance, cette entente avec les autres joueuses. Je suis bien dans cette équipe, je joue libérée et j’arrive à m’exprimer de la plus belle des manières » , réagissait-elle hier après la victoire sur le Danemark.

L’espace de quelques instants, son sourire contagieux a laissé place aux larmes. « Je n’arrive pas à y croire. Ce qu’on a fait cette année, c’est énorme. Je suis tellement fière » , sanglotait la vice-championne olympique. Celle qui se dit « travailleuse mais pas vraiment talentueuse » s’est imposée en deux ans comme le pilier de l’arrière-garde tricolore.
« Pas mieux que nous »

« Si on a eu le trophée de meilleure défenseure, c’est parce que c’est l’identité de cette équipe de France » , insistait-elle. « Et ce championnat d’Europe reste l’apothéose de ce qu’on peut faire défensivement. Au niveau mondial, il n’y a pas mieux que nous ! Quand on aura fait les petits réglages nécessaires en attaque, on sera l’une des meilleures équipes au monde » , promet-elle.

La. M.


Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96421]

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Posté le : 20/12/2016 à 12:23 (Lu 18176 fois)
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RL du 20/12/2016

Krumbholz, l’homme providentiel des Bleues

« Au fond du gouffre » il y a douze mois, l’équipe de France d’Olivier Krumbholz est revenue de nulle part pour arracher deux médailles en quatre mois, aux JO puis à l’Euro. Un exploit.



Il y a un an, l’équipe de France féminine quittait le Mondial 2015 en quart de finale, déchirée, anéantie. Douze mois plus tard, le bilan surprend même les plus optimistes : une finale olympique historique et une médaille européenne qui la fuyait depuis dix ans. Les joueuses sont les mêmes, l’équipe, elle, est métamorphosée. « Je n’aurais jamais imaginé cela , souffle la capitaine Siraba Dembélé. Quand je vois l’état dans lequel on était… C’est un véritable exploit. Ce qu’il s’est passé, ça nous a rendues très fortes. » Retour sur les grandes étapes de cette renaissance.
GRAND ANGLE

Janvier 2016. Entre Alain Portes et les joueuses, la rupture est consommée. Le conflit vire au psychodrame, l’entraîneur est démis de ses fonctions. Sélectionneur des Bleues de 1998 à 2013, le Messin Olivier Krumbholz est rappelé en urgence à six mois des Jeux Olympiques pour une mission commando. L’homme qui a mené l’équipe du France sur le toit du monde en 2003 revient apaisé, transformé. « Il est énorme » , dit simplement Siraba Dembélé. « Il a plus de distance, de détachement et ça lui donne encore plus de force , décrit Richard Ouvrard, le préparateur mental qui a rejoint le staff l’été dernier à la demande des joueuses. Derrière sa carapace un peu sévère, j’ai découvert quelqu’un de passionné, profondément attaché aux filles. »

Août 2016. Au terme d’un incroyable parcours à Rio, les Françaises remportent la première médaille olympique de leur histoire. De l’argent qui vaut de l’or. Trois ans plus tôt, Olivier Krumbholz avait été limogé en raison des échecs successifs de l’équipe nationale aux JO. Tout un symbole. « Ce qui a changé ? Maintenant, on a une vraie équipe » , résume la capitaine tricolore. « Olivier a rétabli la confiance, dans le jeu, dans les relations. On a retrouvé une âme » , confirme Allison Pineau, meilleure arrière gauche des Jeux.

« Clair dès le départ »
Automne 2016. Après cet exploit, le championnat d’Europe, en décembre, devient secondaire. Le sélectionneur propose même à certaines joueuses de ne pas faire le voyage. Mais persuadées de pouvoir arracher un podium, les cadres de l’équipe de France – Dembélé, Pineau, Ayglon, Lacrabère –, même diminuées, déclinent. « C’était impossible pour moi de ne pas venir, c’était clair dès le départ. C’est pour vivre ces émotions que je fais du handball » , confie Alexandra Lacrabère.

Décembre 2016. L’heure de la confirmation. Officiellement, aucun objectif n’avait été fixé par les vice-championnes olympiques à l’Euro. Mais la volonté de prouver que l’argent olympique n’était pas le « fruit du hasard » a porté les Bleues pendant quinze jours. Elles ont quitté la Suède, hier matin, avec une deuxième médaille et des promesses plein les bagages, à deux ans de l’Euro en France. « C’est beau » , sourit Allison Pineau.

De notre envoyée spéciale à Göteborg Laura MAURICE.

Mention bien pour les Messines

Peut-être plus encore qu’à Rio, les Messines ont rayonné avec l’équipe de France dans ce championnat d’Europe. Revue d’effectif.

Félicitations

Béatrice Edwige. Elle avait été « monstrueuse » l’été dernier aux Jeux Olympiques, dixit Olivier Krumbholz. Béatrice Edwige a encore franchi un cap en Suède. Elue meilleure défenseure de l’Euro, elle est devenue, en quelques mois, la patronne de l’arrière-garde française. Bourreau de travail, la pivot de Metz Handball symbolise toute la réussite de la défense, l’arme fatale des Bleues. « On m’a toujours dit que pour aller en équipe de France, il fallait être bonne dans ce secteur du jeu , insiste-t-elle. Je suis fière… C’est la récompense de beaucoup de travail et de sacrifices. »

Laura Glauser. Pour elle aussi, c’est une confirmation. A 23 ans, la gardienne s’impose comme une des valeurs sûres de l’équipe de France. Le nouveau statut de Laura Glauser lui permet même de concurrencer sérieusement Amandine Leynaud au poste de n°1. Elle a d’ailleurs parfaitement relayé l’ex-Messine, blessée aux cervicales en début de compétition. Et l’organisation de l’Euro l’a désignée comme l’une des sept meilleures joueuses du tour principal. « Je n’ai jamais vu un duo de gardiennes évoluer à ce niveau durant toute une compétition » , apprécie Olivier Krumbholz.

Encouragements

Grace Zaadi. Sa demi-finale face à la Norvège laisse augurer des jours heureux. Encore un peu juste en défense, la demi-centre et capitaine de Metz Handball a apporté sa fraîcheur, sa vision du jeu et sa détermination à chacune de ses entrées en jeu. Elle est appelée à prendre une place de plus en plus importante en équipe de France.

Laura Flippes. Non-retenue pour les JO de Rio après avoir participé à la préparation olympique, la Messine, qui a fêté ses 22 ans pendant la compétition, a gagné sa place dans le groupe tricolore lors des matches de Golden League. Olivier Krumbholz a misé sur elle à l’aile droite, aux côtés de la Bisontine Amanda Kolczynski. Celle qui évolue au poste d’arrière en club a embrassé ce nouveau rôle sans complexe. Elle a été précieuse contre l’Allemagne (4/5) et la Serbie (2/3).

En retrait

Tamara Horacek. Remplaçante aux Jeux cet été, la benjamine des Bleues, 21 ans, était cette fois dans la liste des 16. Mais elle n’a joué que dix petites minutes en début de compétition (1 but).

La. M.


Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96483]

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Handball : Emmanuel Mayonnade prolonge comme une évidence avec Metz

Arrivé à Metz il y a un an, Emmanuel Mayonnade a déjà marqué le club de son empreinte. Elu meilleur entraîneur de Ligue féminine l’an dernier, il vient de prolonger, lundi, son contrat jusqu’en juin 2019.



Parlez-lui météo, sa moue suffira à vous répondre. Du bassin d’Arcachon à la Lorraine… Emmanuel Mayonnade est arrivé à Metz l’année dernière, en plein hiver. « Un 27 décembre , se souvient-il. J ’ai découvert que j’avais un affichage "risque verglas" sur ma voiture… » D’une sincérité touchante, l’entraîneur raconte le coup de fil reçu début décembre 2015, alors qu’il venait de vivre l’enfer avec la liquidation judiciaire de Mios-Biganos, son club de toujours : « C’était un signe assez incroyable d’avoir cette proposition à ce moment-là. »

À Metz, le technicien, 33 ans à peine, s’est imposé comme une évidence. Il vient de prolonger son contrat de deux ans, jusqu’en juin 2019. « Avec lui, le club vit une époque formidable. Je savais qu’il ferait des étincelles et ç’a été le cas » , résume le président Thierry Weizman. « J’apprécie son côté travailleur, sourit Marion Maubon, l’ancienne ailière de Mios, qui a rejoint l’équipe messine quelques mois avant son coach. Il ne compte pas ses heures et il sait d’où il vient. Je me retrouve dans les valeurs qu’il porte au quotidien. »
« Il transforme en or tout ce qu’il touche »

« Manu » Mayonnade a le sourire facile, les yeux espiègles, « une drôle de coupe de cheveux », d’après Weizman, et l’accent chantant du sud-ouest. Ses mots laissent deviner la passion qui l’anime et trahissent le bonheur d’en vivre. Brillant, il dégage l’humilité de ceux qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent. « Je ne pensais pas être prédestiné à gagner 50 trophées dans ma carrière. Et j’ai toujours tendance à penser que ce sera peut-être le dernier », confie-t-il dans un sourire, se remémorant, sans doute, les quelques miracles réalisés sur le banc de Mios. « Il transforme en or tout ce qu’il touche », sourit Thierry Weizman. « J’ai encore de belles ambitions sur la scène nationale et, je l’espère, internationale », poursuit Mayonnade.

Sa philosophie - « faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux » - inspire aujourd’hui tout un groupe. « On est rempli de spontanéité et d’humilité au quotidien , apprécie le Girondin, élu meilleur entraîneur de Ligue féminine la saison dernière. E t mon ambition se résume à cela : jouer en étant en accord avec nous-mêmes, avoir une attitude digne de ce que nous sommes en dehors du terrain, ne pas avoir de regrets. »

En un an, Emmanuel Mayonnade s’est offert quelques belles émotions. Il a goûté à la joie d’un titre de champion de France. Et à la fierté de disputer, pour la première fois, la plus prestigieuse compétition européenne, la Ligue des Champions, avec une victoire mémorable sur Podgorica (28-25 le 11 novembre), demi-finaliste de l’épreuve la saison passée. Cela valait bien la peine d’affronter l’hiver.

Laura MAURICE.


Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96504]

lorraine

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Posté le : 01/01/2017 à 14:52 (Lu 17828 fois)
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RL du 30/12/16

Handball : Metz s’est vidé la tête

Les Messines ont repris le chemin de l’entraînement ce jeudi au complexe Saint-Symphorien. Avec ses cinq internationales rentrées bronzées de l’Euro suédois.


Une séance photos pour le calendrier officiel suivie d’une autre séance. Un peu moins glamour cette fois. Les Messines ont repris leurs bonnes habitudes ce jeudi. Celles d’enchaîner leurs journées sur un rythme endiablé.

GRAND ANGLE

Les internationales françaises, bronzées au championnat d’Europe en Suède, n’ont pas retrouvé leurs Arènes (faute de préparation au Mondial en janvier) mais un complexe Saint-Symphorien qu’elles reverront début 2017 pour y jouer leur première rencontre de l’année : en huitième de finale de la Coupe de France devant Nice.

Les championnes de France en titre avaient répondu présent à l’appel d’Emmanuel Mayonnade. Cinq Bleues (les deux Laura : Glauser et Flippes, Grace Zaadi, Tamara Horacek et Béatrice Edwige) ont même bénéficié d’un jour de plus pour récupérer de leur épopée. Normal, leur aventure a duré. Elles sont rentrées de Suède avec un beau cadeau autour du cou.

« Après l’Euro, j’ai débranché le cerveau »

Comment les Bleues ont rechargé les batteries ? « Après l’Euro, j’ai débranché le cerveau, avoue, avec un grand sourire, Tamara Horacek. Je suis partie en vacances en Croatie avec mes proches pour me ressourcer. Finalement, après une semaine tranquille, j’avais vraiment hâte de reprendre. C’est comme une drogue. »

Particulièrement en vue à l’Euro, Laura Glauser a « profité » de sa famille. « C’était important pour moi de me ressourcer. Une compétition internationale, ça vous prend beaucoup d’énergie mentale. Cette médaille de bronze est agréable, elle permet de récupérer plus vite. L’équipe de France était attendue au tournant après l’argent des Jeux Olympiques. On a prouvé que la médaille de Rio n’était pas usurpée. »

La gardienne de la maison messine s’est donc « vidée la tête lors des fêtes ». Laura Glauser sait toute l’importance « de ce break. Car la saison sera longue et très exigeante. » Les Messines ont pris l’habitude de jouer sur plusieurs tableaux. L’année 2017 s’annonce costaude. La gestion des corps sera un élément prépondérant. « Beaucoup de matches vont s’enchaîner. On en a eu un aperçu en 2016 en championnat et en Ligue des Champions. En 2017, les Coupes vont s’ajouter, détaille Horacek. Il va falloir être fortes physiquement et mentalement. »

En attendant, Metz a retrouvé son aillière gauche Camille Aoustin (entorse de la cheville avant le match de Ligue des Champions contre Glasserket) et Xenia Smits (qui s’est entraînée à part). Deux séances en une journée : Metz replonge dans le grand bain.

Nicolas KIHL.

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Flippes (Metz Handball) : « J’étais sur un petit nuage »

Médaillée de bronze à l’Euro, Laura Flippes a ouvert son palmarès international en Suède.

L aura Flippes, c’est votre première médaille avec les Bleues ! « Une émotion tellement forte sur le coup et une superbe expérience avec cette équipe. Porter ce maillot est une fierté, rentrer avec une médaille de Suède encore plus. J’étais sur mon petit nuage. »

• Avez-vous ressenti de la pression lors de ce championnat d’Europe pour votre première compétition internationale ? « Je ne suis pas une fille qui me met de la pression. Il y avait un peu de stress, c’est normal, mais il était plutôt positif. J’ai essayé de m’en servir dans l’autre sens pour que ça me pousse encore plus. »

• Quelle est la saveur de ce bronze européen ? « Tant qu’on n’a pas décroché l’or, on peut toujours dire qu’il y avait la place de mieux faire. Il y a quelques regrets mais après ce que les filles ont réalisé aux Jeux Olympiques de Rio (argent), je trouve que c’est une très belle continuité car l’équipe de France était attendue. »

• Le sélectionneur Olivier Krumbholz vous a utilisée à l’aile droite alors qu’à Metz, vous évoluez surtout à l’arrière. Délicat ? « J’ai réalisé tous les matches de préparation à ce poste donc j’ai pu m’y acclimater. Je savais que le sélectionneur compterait sur moi à cette place, ce n’était pas une surprise. Je suis une joueuse polyvalente. Cela ne me pose pas de problème. En attaque autant qu’en défense, j’aurais pu mieux faire lors cet Euro. Je reste sur un petit goût d’inachevé par rapport à mes prestations. »

• Pressée de reprendre avec Metz Handball ? « C’est la première année pour moi où j’enchaîne avec une compétition en décembre avec l’équipe de France. C’est nouveau à gérer. J’ai rechargé les batteries en famille, ça m’a fait beaucoup de bien. Maintenant, il faut se remettre dans le bain tout de suite car le calendrier est chargé. On aura déjà un gros match à jouer le 4 janvier en Coupe de France contre Nice. »

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Rl du 27/12/16

Handball : Emmanuel Mayonnade « adore le tiramisu » selon Ailly Luciano

Fidèle à son club de c½ur, Mios-Biganos, qu’il a fait briller pendant neuf ans et qu’il a quitté à la suite du dépôt de bilan en novembre 2015, Emmanuel Mayonnade a quitté sa Gironde natale pour s’installer en Lorraine. Trois choses à savoir sur l’entraîneur de Metz Handball.

• Il est gourmet. « Quand je suis arrivé ici, j’ai très rapidement testé les dix meilleurs restaurants de la ville référencés sur Internet. Je suis assez gourmand », sourit le coach de 33 ans. « C’est un bon vivant », confirme son président Thierry Weizman. « Il aime aussi cuisiner, il fait ses pâtes maison et il adore le tiramisu. En ce moment, je crois qu’il le fait au speculoos », s’amuse l’ailière messine Ailly Luciano.

« Il a des valeurs qui me sont chères »

• Il a le sens de la famille. Quand on lui demande de parler de lui, Emmanuel Mayonnade évoque d’abord ses proches, ses deux s½urs et leurs enfants. « Je suis fou de mes neveux et nièces », confie-t-il en montrant une photo en fond d’écran de son téléphone portable. Avant Metz, l’entraîneur autodidacte s’était attaché à faire grandir et briller son club de Mios-Biganos, présidé par son grand-père. « Il a des valeurs qui me sont chères. L’esprit familial et le sens du partage en font partie », souligne Thierry Weizman. Par le passé, le président messin avait déjà fait une offre au Girondin. « J’avais refusé, mon club de c½ur venait de fusionner avec un autre (pour former l’Union Bègles Bordeaux-Mios Biganos). Je me sentais investi dans ce projet-là, je ne voulais pas partir trop vite », raconte-t-il. « Venir à Metz, l’année dernière, c’était un choix de vie. »

• Il est fan de foot et cinéphile. C’est l’un de ses sujets favoris de conversation avec les joueuses Messines. Où qu’il soit, Emmanuel Mayonnade guette les résultats de son équipe fétiche, Manchester United. « Qui perd tout le temps », lance Ailly Luciano, qui a pris l’habitude de chambrer son coach. « Il a même réfléchi à se faire tatouer MU », enchaîne-t-elle, hilare. Heureusement, la joueuse et l’entraîneur tombent d’accord sur un point : les films. « On discute beaucoup de cinéma. Dès qu’on a du temps, on parle de ça. On partage nos coups de c½ur. »



Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96527]

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RL du 04/01/17

Handball : Metz contre Nice pour se lancer

Les Messines entament l’année en Coupe de France ce mercredi au Complexe Saint-Symphorien. Une entrée en matière que les championnes de France ne veulent en aucun cas négliger devant Nice.


Une petite Coupe pour lancer 2017. Sans excès. Juste le temps d’adresser ses meilleurs v½ux et le champion de France est déjà prêt à repartir au combat, ce mercredi, devant Nice, sur le parquet du Complexe Saint-Symphorien (les Arènes sont réquisitionnées pour le Mondial masculin). Une reprise costaude en huitième de finale même si les Aiglonnes (neuvièmes du championnat) ont connu des vols très chahutés (quatre défaites pour terminer l’année).

Les fêtes sont donc arrivées à point nommé pour les joueuses d’Emmanuel Dott. Cette Coupe de France s’annonce comme une nouvelle bouffée d’air pour les Azuréennes dans leur quotidien nuageux. « Les compteurs sont remis à zéro, lance l’entraîneur messin Emmanuel Mayonnade. Nice a bénéficié d’un mois plein pour travailler sereinement. Ils peuvent nous proposer quelque chose d’autre par rapport au match aller en championnat (victoire mosellane 30-24). Il faudra se montrer vigilant. »

« Vite retrouver un gros niveau d’engagement »

Une vigilance de tous les instants additionnée à « une grande humilité ». Deux nécessités pointées dans les discours du patron lorrain. « Nice a certes mal entamé sa première partie de championnat mais ce match de Coupe de France sera tout autre. Il y a beaucoup de qualité dans cette équipe. »

Emmanuel Mayonnade évoque évidemment les deux Marie : Prudhomme (l’ancienne Messine) et François, « deux joueuses françaises de qualité ». Et puis ses deux demi-centres internationales : « l a Danoise Schumacher et l’Islandaise Knutsdottir ». Une écurie de Division 1 pour débuter l’année et « vite retrouver un gros niveau d’engagement », espère le meilleur tacticien du championnat en 2016. Car cette période de l’année ne plaît pas forcément à l’entraîneur des championnes de France. « Ça fait un petit moment que je déteste cette coupure. Mais les filles ont vraiment répondu aux attentes. Le groupe s’est montré super motivé dès la reprise, je l’ai trouvé très frais. C’est vraiment appréciable. »

Metz entamera sa première échéance officielle de l’année sans son arrière gauche allemande, Xenia Smits, qui reprend doucement mais avec sa virevoltante ailière gauche Camille Aoustin.

Pour ce duel entre les deux Emmanuel, les abonnés messins auront droit à leur cadeau de Noël avec quelques jours de retard : ils pourront supporter leur équipe lors de ce huitième de finale délocalisé à Saint-Symphorien en présentant simplement leur carte d’abonnement. Au Metz Handball, les fêtes se poursuivent.

Nicolas KIHL.


Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96559]

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RL du 04/01/17

Handball : la Messine Camille Aoustin, de retour après sa blessure à la cheville

Absente des terrains depuis fin octobre et une entorse à la cheville, l’aillière gauche effectue son retour ce mercredi.

• Camille, vous effectuez votre retour après une blessure à la cheville le 29 octobre dernier. Comment allez-vous ? « Je vais bien ! Même si je suis loin d’être à 100 % au niveau des sensations, des appuis… Mon objectif est de l’être fin janvier quand la Ligue des champions reprendra. »

• Plus de deux mois sans toucher un ballon... Comment gérer cette longue période d’inactivité ? « C’était dur dans la tête car je sortais d’une bonne période. J’étais en forme, c’était très frustrant. Sur une action anodine, Xenia (Smits) me marche sur le pied et ma cheville part. Les trois premières semaines, c’était très douloureux, j’ai serré les dents. J’ai suivi des séances kiné deux fois par jour. Je me suis montrée sérieuse. Je suis restée à Metz pour suivre un programme adapté. »

• Des fourmis dans les mains et dans les jambes donc… « Oui, j’avais vraiment hâte de reprendre. De revenir à l’entraînement avec les filles, retrouver le groupe, l’ambiance. Reprendre cette petite routine et retrouver des bonnes sensations, peu à peu. Ça s’est fait la semaine dernière et j’étais vraiment contente. Maintenant, il faut encore travailler pour que je retrouve totalement la forme que j’avais avant cette blessure. »

« Nice, tout de suite, c’est une bonne chose »

• Vous affrontez Nice ce mercredi en huitième de finale de la Coupe de France. Pas simple… « Ce n’est pas si mal d’affronter une Division 1 pour notre entrée en lice dans la compétition. Souvent lorsqu’on joue une D2, on a tendance à se relâcher, faire moins d’efforts. En face, l’équipe joue le coup à fond, ne se pose aucune question. Donc, affronter Nice tout de suite, c’est une bonne chose. On va devoir faire preuve de beaucoup d’engagement. Rentrer dans la partie avec une grande volonté et prendre les choses en mains. »

• Le rythme de cette deuxième partie s’annonce infernal… « Je crois qu’on n’y pense pas encore. On pense surtout à ce match de Coupe qui est important, c’est notre premier de l’année. Si on n’est pas trop marqué par les blessures et qu’on garde l’état d’esprit qui est le nôtre, on peut réaliser de belles choses. »

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Handball : Metz s’impose contre Nice (22-18)

Pour son premier match de l’année 2017, Metz reçoit ce mercredi un pensionnaire de Ligue féminine. Nice, pas un cadeau après les fêtes pour les championnes de France en titre au complexe Saint-Symphorien lors des huitièmes de finale de Coupe de France. Après vingt minutes de jeu poussives durant lesquelles Messines et Niçoises étaient dos à dos (6-6), les joueuses d’Emmanuel Mayonnade ont pris les devants pour rentrer aux vestiaires avec deux buts d’avance à la mi-temps (10-8). Les Lorraines ont ensuite pris la mesure physique des Sudistes pour finalement s’imposer 22-18.

Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96560]

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RL du 05/01/17

photos : http://www.republicain-lorrain.fr/sports/2017/01/04/photos-handball-revivez-le-match-de-coupe-de-france-entre-metz-et-nice

Handball : La Messine Marina Rajcic préfère retenir le résultat plutôt que la manière du match contre Nice

Tamara Horacek, demi-centre de Metz : « Le début de match n’était pas bon du tout mais on a su réagir, se remobiliser. En défense, c’était mieux. On a montré plus de sérieux au fil du match. On retiendra la qualification pour les quarts de finale sans la manière. On s’est appuyé sur des choses qui fonctionnent et cela nous a permis de prendre le dessus sur Nice. Maintenant, il faut travailler car le match de championnat (contre Dijon, le 11 janvier) arrive vite. »

Marina Rajcic, gardienne de Metz : « Ce premier match de l’année n’était pas top. Toutes les erreurs que nous voulions éviter se sont vues ce soir. Le plus important était de gagner ce match bien sûr mais on aurait pu mettre plus d’ingrédients pour une victoire plus belle. Maintenant, il faut regarder ce match et travailler sur nos erreurs. »

Marjan Kolev, entraîneur de Nice : « On a économisé certaines joueuses qui ont des petits bobos en prévision des matches de championnat contre Chambray et Besançon. Ces rencontres sont essentielles, ce sont des matches de notre niveau on se doit d’être à 100 %. On va tout faire pour les gagner et accéder ainsi aux play-offs. La Coupe aurait été un objectif si on avait été au complet mais on n’y était pas avec les bobos du dernier moment. Néanmoins, on était venu pour gagner, le score le prouve, on s’est battu jusqu’à la fin. Les filles ont donné leur corps sur le terrain. On a payé un peu de manque de rotation alors que Metz était au complet. On a manqué de fraîcheur, on n’a pas forcé le jeu rapide pour s’économiser. Toutefois, c’était un bon match de notre part, un match de travail. »


Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96605]

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RL du 07/01/17

Metz Handball : Laura Flippes absente deux mois

Le champion de France sera privé de son arrière gauche pendant deux mois. L’internationale Laura Flippes s’est fracturé le poignet contre Nice.


Metz Handball avait sans doute imaginé une autre entame pour l’année 2017. Le match de reprise contre Nice, mercredi en Coupe de France (22-18), a laissé un goût amer. Il a aussi occasionné une blessure lourde de conséquences. Touchée au poignet droit après une chute, Laura Flippes sera indisponible deux mois. « On a effectué des examens jeudi, elle souffre d’une fracture », précise Thierry Weizman, le président messin.

Un coup d’arrêt pour la gauchère, en pleine progression, qui a disputé sa première compétition internationale avec l’équipe de France en décembre à l’Euro. Et un nouveau coup dur pour Metz Handball qui retrouve tout juste Camille Aoustin, opérationnelle depuis peu, et Xenia Smits, qui a repris l’entraînement en séance individuelle la semaine dernière, après six semaines d’absence. « On ne pensait pas que la blessure de Laura serait si grave », reconnaît Emmanuel Mayonnade.

L’entraîneur sera privé de son arrière gauche pour les deux prochains mois, même si celle-ci pourra continuer à s’entraîner. Le club champion de France, qui avait mis sa recherche entre parenthèses après l’essai non concluant de Kristina Franic, s’est donc remis en quête d’une recrue. Le profil ciblé est toujours le même : une joueuse de la base arrière, internationale, qui n’a pas disputé la Ligue des champions cette saison. Une rareté !

Sajka, la relève

En attendant de trouver la perle rare, Metz Handball pourra s’appuyer sur la jeune Marie-Hélène Sajka (19 ans), auteure d’un automne prometteur. « Cela fait trois ou quatre mois que je lui dis régulièrement qu’elle s’entraîne très bien mais on a cinq gauchères, il y a de la concurrence » , explique Mayonnade. La joueuse du centre de formation devrait donc logiquement intégrer le collectif messin pendant l’absence de Flippes. « Je ne m’inquiète pas trop , relativise le technicien. On a perdu Xenia (Smits), puis Grace (Zaadi) cet automne et on a réussi à s’en sortir malgré ces coups durs. On est assez fort pour passer au-dessus de ça. » Premiers éléments de réponse, mercredi, avec la réception de Dijon en Ligue féminine.

La. M.


Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96636]

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Handball : Metz doit mettre la manière contre Dijon

Metz retrouve le championnat ce mercredi soir au complexe Saint-Symphorien. Après leur match de Coupe de France inabouti, les joueuses d’Emmanuel Mayonnade doivent se centrer sur elles-mêmes contre Dijon.



La victoire sans la manière devant Nice. Le huitième de finale de Coupe de France mercredi dernier (22-18) ne laissera pas des souvenirs impérissables dans la mémoire des Messines et surtout de leur entraîneur Emmanuel Mayonnade. « Je retrouve beaucoup de points qui me font dire que ce match n’était pas bon. On s’est laissé endormir et notre manque de rigueur était flagrant », peste le tacticien mosellan.

Metz n’a retenu que ses errements et sa qualification pour les quarts de finale. Ces derniers jours, le technicien a appuyé son discours sur trois points qui ont manqué la semaine passée au complexe Saint-Symphorien : « O n doit faire preuve de plus d’agressivité, de rigueur et imposer notre rythme sur la rencontre. Ce que nous avons oublié de faire face à Nice. » Pour son deuxième test en une semaine, le leader de LFH est donc invité à hausser le niveau et à effacer une entame d’année poussive.

« Dijon joue agressif »

« Il faut que l’on soit capable à un moment donné de nous centrer sur nous-mêmes , annonce Mayonnade. Nous n’avons pas joué le hand que l’on voulait contre Nice. » Metz va devoir se regarder dans le miroir : « nous focaliser sur nous et nos lacunes pour les gommer. »

La réception de Dijon, cinquième du championnat, peut être le moment parfait ce mercredi. « Ce ne sera pas un match facile, c’est évident. Dijon joue agressif et voudra nous faire tomber. Le club a fait le choix de changer pas mal de joueuses, ça leur a réussi. »

Metz retrouvera ainsi une ancienne de la maison avec Déborah Kpodar mais aussi les dangereuses Barbara Moretto, Sonja Frey, Martina Skolkova ou encore Audrey Deroin. « Une équipe de qualité avec des éléments sur chaque poste capables de faire des différences . Il faudra être très vigilant et rentrer de suite dans la partie. »

Le champion de France devra toujours se passer de son arrière gauche allemande Xenia Smits « qui a repris l’entraînement avec le groupe lundi soir », mais aussi de Laura Flippes qui s’est fracturée le poignet en retombant mal contre Nice. Les Lorraines retrouveront en revanche leur aillière gauche Camille Aoustin, absente la semaine passée en Coupe de France.

Avant que son calendrier ne se surcharge avec le retour des rendez-vous européens ou un déplacement chez le solide Nantes, Metz a l’occasion de fournir une prestation costaude et de gommer les errements entrevus mercredi dernier. Pour remettre les choses en ordre.

Nicolas KIHL. RL du 11/01/2017




Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96662]

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RL du 12/01/17

Handball : Face à Dijon, Metz s’est bien amusé

Les Messines ont détruit Dijon (34-20) ce mercredi soir au complexe Saint-Symphorien. Si la manière avait manqué à la qualification en Coupe de France, cette fois, tous les ingrédients étaient au rendez-vous pour le leader.


Au fil du jeu

Six minutes pour prendre en main le match (2-1). Vingt-quatre autres pour rentrer aux vestiaires sereinement (18-11). Entre-temps, le rouleau compresseur messin a fait son ½uvre. En mode destruction.

Il y a bien eu ce (petit) relâchement (13-10, 23e). Mais, très vite, les joueuses d’Emmanuel Mayonnade ont remis un coup de collier (15-10, 27e puis 17-10, 29e) avec, en prime, un but du milieu de terrain d’Ana Gros dans une cage désertée par des Dijonnaises qui ont tenté de jouer la supériorité.

Metz n’a pas ronronné comme mercredi dernier en Coupe de France devant Nice. La suite ? Une balade de bout en bout de la seconde période : 21-13 (34e ), 24-15 (43e ). Jamais les visiteuses n’ont été en mesure de bouleverser l’ordre établi (30-19, 55e ). Une leçon de hand. Une grosse réaction surtout.

Les joueuses

Tout le monde a apporté sa pierre à l’édifice à cette démonstration de force. Les jeunes (Nocandy, Burlet, Sajka, Kanor) ont fait gonfler le score. La Slovène Ana Gros (9 buts) et la capitaine Grace Zaadi (5/5) également. Dans ses buts, Laura Glauser a laissé sous silence les légers sursauts dijonnais.

La défense

On n’a pas beaucoup entendu, ce mercredi soir au complexe Saint-Symphorien, les fameux « défense, défense » qui remontent dans les travées des Arènes. Sous les mains de fer d’Edwige, Pop-Lazic et Burlet, les Lorraines ont concassé de pauvres Dijonnaises, incapables de proposer une alternative dans le jeu. Elles se sont heurtées au mur jaune et bleu au centre et sur les ailes. Défense d’entrer était le message des Mosellanes.

La statistique

16 balles perdues côté dijonnais. Beaucoup trop pour le cinquième du championnat. Les joueuses de Christophe Maréchal se sont montrées maladroites. À l’image de Barbara Moretto (0/7). Un match à oublier pour Audrey Deroin et ses partenaires. Pas pour leur entraîneur qui aura beaucoup de points à travailler…

Les réactions à chaud

« Il y a eu une grosse réaction par rapport à notre prestation contre Nice. Personne n’était satisfait du contenu. On se devait de montrer autre chose ce soir. Il y a eu des sourires, de la joie. Les jeunes ont eu du temps de jeu et ont apporté de belles choses. » De la capitaine Grace Zaadi.

« On avait à c½ur de montrer quelque chose de différent par rapport à Nice. On y est parvenu. Il y a toujours des points à revoir mais notre prestation était de qualité. On n’a pas laissé respirer Dijon. Personnellement, cela me fait du bien au moral. En plus, je marque un tir de loin ! » De l’arrière droit, Lindsay Burlet.

Nicolas KIHL.

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Handball : pour la Messine Béatrice Edwige, il y a eu « de l’envie et de l’engagement » contre Dijon

Emmanuel Mayonnade, entraîneur de Metz : « On a été sérieux, on a mis plus de manière que la semaine passée. C’était l’objectif car on avait été archi-mou, on dormait, on était comme des vieux… Il fallait qu’on soit plus performant dans tous les domaines du jeu. On fait une bonne entame de match, notamment grâce à Laura Glauser, et puis on passe de +7 à +3. C’était parfois agaçant mais on fait, au final, 45-50 minutes assez cohérentes. Maintenant, il ne faut pas se gargariser de ce large succès, il nous reste plein de choses à travailler avant Nantes (le 25 janvier) et la réception de Budapest (le 28). »

Ana Gros, arrière droit de Metz : « C’est une belle performance. On savait qu’on ne pouvait pas refaire un mauvais match. Je nous ai trouvées beaucoup mieux cette semaine. Chaque rencontre est importante et doit nous permettre d’être prêtes pour la Ligue des Champions. »

Béatrice Edwige, pivot de Metz : « On n’a pas fait un match excellent mais on a montré de l’envie et de l’engagement. On avance… On est toutes, je crois, encore un peu dessous. Il faut retrouver un peu de rigueur mais, entre celles qui ont disputé l’Euro et les autres, c’est difficile d’avoir tout le monde au même niveau. On doit accepter cela et monter petit à petit en puissance pour atteindre un pic de forme à la fin du mois, quand on jouera deux matches par semaine. Il faut être patientes. »

Ailly Luciano, ailière droit de Metz : « C’est beaucoup mieux que la semaine dernière ! On a montré un visage plus sérieux, on a mis plus de volonté, on a retrouvé des repères et des automatismes aussi… Un match important nous attend à Nantes, avant la Coupe d’Europe. Il faudra être prêtes, ce sera difficile. Cette victoire fait du bien. Il faut qu’on continue sur ce rythme de progression. »



Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96674]

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RL du 13/01/17

Handball : Metz a rectifié le tir contre Dijon

Metz a montré un tout autre visage pour donner une leçon à Dijon mercredi soir. De bon augure avant le déplacement à Nantes, le 25 janvier, et la réception de Budapest en Ligue des Champions trois jours plus tard.


Metz a apporté une réponse aux demandes de son staff technique. Une réponse claire, forte et précise. Après sa qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France contre Nice où la manière n’était pas au rendez-vous, les filles d’Emmanuel Mayonnade ont réinstallé l’idée que lorsqu’elles jouent toutes ensembles avec rigueur, envie et réalisme, pas grand-chose ne peut leur arriver.

Mercredi soir, pour le premier match de l’année en championnat, Dijon a payé l’addition d’une équipe pleine de caractère, vexée par son début d’année. Salée l’addition (34-20) ! Certes, l’équipe de Christophe Maréchal a montré ses faiblesses dès les premières minutes mais Metz a su appuyer fort sur celles-ci et surtout ne pas se relâcher en si bon chemin.

Les Messines avaient déjà presque mis sous silence les Dijonnaises au moment de rejoindre les vestiaires (18-11). La suite de la rencontre s’est apparentée à une course en cavalier seul de la part de Grace Zaadi et ses partenaires.

« Ne pas se gargariser de ce succès »

« On a été plus sérieux, on a mis plus de manière que face à Nice, apprécie l’entraîneur Emmanuel Mayonnade. Il fallait qu’on soit performant dans tous les domaines de jeu. Maintenant, il ne faut pas se gargariser de ce succès », a immédiatement calmé le technicien lorrain.

Toutes ses joueuses ont abondé en ce sens. « C’est beaucoup mieux que la semaine dernière , a lancé Ailly Luciano. On a montré un visage sérieux, avec plus de volonté dans nos actions. » Ana Gros, en vue mercredi soir au complexe Saint-Symphorien avec neuf réalisations, complète : « C’est une belle performance. On savait qu’on ne pouvait pas refaire un mauvais match. »

« Les jeunes ont répondu présents »

Tous les voyants sont au vert pour les Messines avant un déplacement qui en dira beaucoup plus à Nantes le 25 janvier et la réception de Budapest en Ligue des Champions trois jours plus tard. Retour du programme chargé. Mercredi, Metz a préservé ses cadres en fin de match quand le score était largement acquis et lancé ses jeunes Marie-Hélène Sajka et Lyndsay Burlet. Avec réussite. « On a pu faire tourner l’effectif et s’en sortir sans bobos. Les jeunes ont répondu présents », se réjouit la capitaine Grace Zaadi, auteure d’un brillant 5/5.

Deux semaines sont maintenant au bénéfice des Mosellanes qui vont préparer leur rendez-vous nantais sereinement.

Nicolas KIHL.

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Metz Handball : les jeunes s’affirment !

Méline Nocandy (3 buts), Orlane Kanor (1), Marie-Hélène Sajka (2/2) et Lindsay Burlet (2/3) : les filles du centre de formation de Metz Handball, façonnées par Yacine Messaoudi, ont brillé mercredi soir lors du large succès des Mosellanes devant Dijon (34-20). Si les deux premières sont un peu plus habituées aux lumières, Sajka et Burlet ont montré à Emmanuel Mayonnade qu’il pouvait leur faire confiance.




Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96745]

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RL du 16/01/17

Mondial de handball à Metz : Ana Gros vibre pour la Slovénie

L’arrière droit de Metz Handball Ana Gros est aussi la première supportrice de l’équipe de Slovénie, aux côtés de son beau-père, Franjo Bobinac, président de la Fédération nationale.










Ana Gros n’est pas une supportrice chevronnée. Plus habituée à évoluer sur le terrain que dans les tribunes, la buteuse de Metz Handball a fait une exception, samedi aux Arènes, pour le match de la Slovénie face à l’Islande.

Profitant d’une journée sans entraînement, elle s’est installée dans les gradins avec ses copines messines Marina Rajcic, Xenia Smits et Sladjana Pop-Lazic. Et l’arrière droit était logiquement un peu plus agitée que ses coéquipières. Dans cette rencontre indécise jusqu’au bout (26-25), Ana Gros a crié, tremblé, chanté, elle s’est parfois rongé les sangs et s’est souvent levée pour pousser « son » équipe. « Oui, j’avoue, je suis fan ! Et je suis très contente de les voir jouer ici à Metz », lance-t-elle dans un grand sourire.

« On se sent très bien à Metz »

Il faut dire que chez la Slovène, le handball est une question de famille… Son beau-père, président de la Fédération nationale, était lui aussi aux premiers rangs samedi, après avoir participé au discours d’avant-match dans les vestiaires. « On se sent très bien à Metz , confie d’emblée Franjo Bobinac dans un français parfait. On connaît cette salle, on connaît Metz Handball, on vient souvent voir Ana… Donc on était content d’y venir pour le Mondia l. »

Sous les yeux d’Ana Gros, les Slovènes ont fait un grand pas vers la qualification pour les huitièmes de finale, samedi, en décrochant une deuxième victoire. « Les garçons sont très forts ! Il y a beaucoup de nouveaux joueurs, certains sont très jeunes donc ça va être intéressant », s’enthousiasme la championne de France, 14e de l’Euro féminin il y a un mois. « Les huitièmes, c’est un premier objectif mais je pense qu’on peut aller jusqu’en quart de finale. C’est une belle équipe ! », ajoute-t-elle.

Quatrième du Mondial-2013, quart de finaliste des derniers Jeux Olympiques, la Slovénie est en confiance et s’avance avec de sérieux atouts. Du plus expérimenté, Vid Kavticnik, sacré vice-champion d’Europe à domicile en 2004, au plus prometteur, Blaz Janc, grand espoir slovène à tout juste 20 ans… « Il vient de signer à Kielce. Et on a aussi Jure Dolenec, qui joue depuis quelques années à Montpellier et qui va rejoindre Barcelone, ce n’est pas mal non plus… », sourit Franjo Bobinac. « Mais le point fort de la Slovénie, c’est l’esprit d’équipe. Il n’y a pas un ou deux éléments plus importants que les autres. Les seize joueurs sont forts et chacun peut remplacer l’autre », souligne le président de la Fédération.

« L’autre force de la Slovénie , reprend Ana Gros, c’est son coach. » Ancien joueur emblématique de l’équipe de Yougoslavie, champion olympique et du monde dans les années 1980, Veselin Vujovic a pris les rênes de l’équipe nationale en mai 2015, un an avant le coup d’éclat slovène face à l’Espagne lors du tournoi de qualification olympique. « Il était, à l’époque, le meilleur du monde. C’est une personnalité extraordinaire, un combattant… Donc grâce à lui, l’équipe est combattante elle aussi », se réjouit Franjo Bobinac.

Avant d’affronter la Macédoine, ce lundi, la Slovénie a déjà posé une option sur les huitièmes de finale. « Mais on aimerait bien éviter la France… (sourire) Alors on va essayer de terminer premier ou deuxième pour avoir un adversaire beaucoup plus jouable ! »

Laura MAURICE.


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RL du 25/01/17

Handball : « gros défi » pour Metz à Nantes

Après dix jours de travail intensif, Metz Handball renoue avec le championnat, ce mercredi face à Nantes. Un test avant la réception de Budapest, ce samedi en Ligue des Champions.


Pour Metz Handball, demain commence aujourd’hui. Le groupe d’Emmanuel Mayonnade, qui nourrit de belles ambitions en Ligue des Champions et en championnat, renoue avec la compétition, ce mercredi. Entre le choc à Nantes et un match déjà décisif face à Budapest samedi, l’objectif est clair : terminer la semaine avec un 2/2.

• Emmanuel Mayonnade, comment avez-vous préparé cette semaine ? « On s’est beaucoup entraîné la semaine dernière : neuf séances avec une alternance de courses, de musculation, de travail physiologique et de séquences handball. On a essayé de survoler l’ensemble des problématiques qui pourront nous être posées dans les semaines à venir. On a énormément travaillé. Est-ce que ce sera suffisant, est-ce que c’est gage de victoire ? Je ne sais pas, mais je pense qu’on est prêt à affronter ce marathon. »

« La série de Nantes est extraordinaire »

• Avez-vous le sentiment d’avoir avancé depuis la reprise un peu poussive, début janvier ? « Oui, je l’espère. Mais c’est le déplacement à Nantes qui nous permettra de savoir si on a bien bossé, si on était plutôt dans les objectifs ou si, a contrario, on s’est complètement trompé. Donc je pourrai vraiment répondre à cette question mercredi aux alentours de 22h… »

• Quel regard portez-vous sur Nantes, l’une des équipes en forme du moment ? « Elle est solide et ce n’est pas une surprise. Sa série en cours, en revanche, est assez extraordinaire (avec treize victoires consécutives, championnat et Coupe EHF confondus, Nantes est invaincue depuis le 15 octobre). Surtout quand on voit la qualité des adversaires qu’elle a rencontrés. Elle a joué contre Sävehof, qui a terminé in extremis 4e de son groupe en Ligue des Champions et qu’elle a balayé de 13 buts en Suède. Et elle a gagné en Allemagne, à Oldenburg, elle vient de battre Randers… C’est vraiment une belle série en cours. »

• Nantes est aussi l’une des attaques les plus prolifiques du championnat… « Elles marquent beaucoup de buts et sont capables de nous poser beaucoup de problèmes. Il faudra être solide sur ce qu’on sait faire : bien défendre et prendre peu de buts. »

• Avant d’affronter, dans la foulée, Budapest en Ligue des Champions… « Oui, on va rentrer jeudi vers 15 h de Nantes. Ce n’est pas l’idéal mais la meilleure façon de prendre du rythme c’est de jouer, donc on ne va pas se plaindre. Pour l’instant, cela dit, j’espère qu’on a surtout la tête à Nantes. Parce que ce sera un gros défi, face à une équipe juste derrière nous au classement ( Metz, 1er avec 25 points ; Nantes, 6e avec 21 points). Donc si on pouvait gagner, prendre un peu le large et souffler avant l’enchaînement des matches, ce serait non-négligeable. Et après, Budapest arrivera très très vite… »

Laura MAURICE.

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Handball : Nantes, d’abord un collectif

Quelle est la grande force de Nantes ? « C’est surtout l’équipe » , répond sa gardienne Gervaise Pierson. L’ancienne Messine (2012-2015) et Yussoise (2015-2016) n’a « jamais connu ça » dans sa carrière . « On est vraiment toutes solidaires, il n’y a pas de clan, pas de filles qui veulent prendre la lumière à d’autres. C’est vraiment un groupe sain » , poursuit la Vosgienne, avant quand même de citer deux joueuses à suivre. Les deux principales artilleuses de l’équipe : l’arrière gauche serbe Jovana Stoiljkovic (45 buts) et l’arrière droit norvégienne Malin Holta (46).

« Avant la trêve, je crois qu’elles étaient toutes les deux en tête du classement des buteuses, ce n’est pas rien ! , apprécie Pierson. Jovana est très puissante tandis que Malin est rapide, avec beaucoup de fougue. » Suffisamment pour contribuer à faire tomber les Messines ? « On les attend de pied ferme mais il ne faut pas se voiler la face. Si Metz gagne, ça ne va pas affoler les paris sportifs. Alors que si on l’emporte, on pourrait enrichir quelques parieurs… » Prendront-ils le risque ?



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RL du 26/01/17

Handball : Metz fait match nul au courage contre Nantes

Dominées pendant quarante minutes, menées de trois buts en fin de rencontre, les Messines se sont accrochées pour arracher le match nul (22-22), ce mercredi, face à Nantes, invaincue depuis plus de trois mois.


Ce déplacement en Loire-Atlantique avait tout du match piège. Face à des Messines en manque de rythme et de repères, l’équipe de Nantes, invaincue depuis plus de trois mois, se présentait en confiance, déterminée à poursuivre sa formidable série (treize succès consécutifs) et à se rapprocher un peu plus du leader messin au classement.

Le match

Dominatrices, puis dominées. Les joueuses d’Emmanuel Mayonnade ont parfaitement débuté la rencontre, s’appuyant sur les missiles d’Ana Gros et les contre-attaques de Marion Maubon (2-4, 7e ).

GRAND ANGLE

Mais depuis le 15 octobre, Nantes est une machine invulnérable. Les championnes de France en ont fait les frais, laissées sur le carreau avant la pause (12-10, 25e ). Portées par Laura Glauser (3 arrêts consécutifs), elles sont revenues en début de seconde période avant de sombrer à nouveau (17-17, 41e ; 21-19, 54e ). Brouillonnes, approximatives, elles ont trop gâché pour espérer l’emporter. Mais l’état d’esprit, lui, y était. Les Messines se sont accrochées et ont inscrit trois buts en quatre minutes pour arracher le match nul : 22-22.

Le chiffre

24, comme le nombre de tirs ratés par Zaadi et ses coéquipières hier. La capitaine est d’ailleurs le meilleur exemple du « cruel manque de réussite » expérimenté par Metz ce mercredi : des poteaux à n’en plus finir et un petit 3/10 au final. Les Lorraines ont compensé leurs lacunes offensives par un état d’esprit irréprochable et une solidité défensive à toute épreuve, avec seulement huit buts encaissés en deuxième période.

La joueuse

Marion Maubon a été la joueuse du début de rencontre, exploitant parfaitement les montées de balle face à des Nantaises dépassées. Puis, Xenia Smits, de retour de blessure, a pris le relais après la pause. Absente des terrains depuis début octobre, elle signe un retour convaincant (3/6) avant le choc face à Budapest, samedi en Ligue des Champions.

La phrase

« On n’a rien gagné, mais on n’a surtout rien perdu, insistait Emmanuel Mayonnade après la rencontre. Nantes a souvent été devant dans cette rencontre, donc je me satisfais du match nul. C’était plutôt mal engagé avec trois buts de retard à quatre minutes de la fin. On a fait preuve d’abnégation. C’est plutôt encourageant pour la suite. On va se servir de ce qui a bien marché. Il ne faut pas oublié qu’on a fait un excellent début de match, on a bien défendu, on a pris peu de buts… Mais on a cruellement manqué de réussite ! »

De notre envoyée spéciale à Nantes Laura MAURICE.

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Handball : les réactions après Nantes-Metz

Ailly Luciano, ailière droit de Metz : « On n’a pas fait un grand match, Nantes si. Ça a été assez difficile pour nous, entre les poteaux, les échecs au tir… Tout se cumule et ça devient compliqué. Mais on savait que ce match serait compliqué et on n’a pas perdu, c’était important. Peut-être que c’est un mal pour un bien, on va se réveiller pour le match de samedi ! »

Béatrice Edwige, pivot de Metz : « Je suis contente de ce match nul parce qu’on n’a rien lâché. Même quand on était mené de trois buts à quatre minutes de la fin ! On aura besoin de cette hargne contre Budapest ce week-end. On a été en échec au tir mais on a fait une bonne prestation défensive. On va travailler jusque samedi. »

Camille Aoustin, ailière gauche de Metz : « Tout n’a pas été parfait, on a manqué de réussite… Même si je pense que la réussite se provoque aussi un peu. Mais on a eu une bonne mentalité, un super état d’esprit, on ne s’est pas affolé et ça, c’est de bon augure pour le marathon de matches qui nous attend. »

Gervaise Pierson, gardienne de Nantes : « Elles ont sauvé les meubles… On aurait pu gagner mais il faut remettre les choses dans leur contexte : on sort de trois rencontres de Coupe EHF, on est moins à l’aise que Metz dans les rotations, on a sans doute manqué de fraîcheur, d’expérience. La saison passée, on a perdu deux fois d’un but. Là, on fait match nul, ce n’est pas si mal. »

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Gros-Edwige, le match

Ana Gros, l’internationale slovène de Metz Handball, et Béatrice Edwige, sa coéquipière tricolore, se sont livrées au jeu des pronostics avant la demi-finale France-Slovénie, ce jeudi soir à Paris.

Ana Gros : « La France est favorite ». « Le score final ? Non, je ne parie pas ( rires ). Mais ça va être très très dur. La France est favorite, il n’y a pas de débat possible. Mais notre équipe a très bien joué tout au long de la compétition. Il faudra jouer vite, courir, marquer des buts faciles. Cela peut être une des solutions. Parce que la défense française est impressionnante et ce sera compliqué de marquer en attaque placée. Il ne faut pas penser d’avance que c’est perdu, on va jouer jusqu’au bout, à 100 %. J’espère qu’à la fin du match, on pourra se regarder dans le miroir et dire "on a tout donné", et ce sera bien. »

Béatrice Edwige : « Archi fan des Bleus ». « Je crois fort à la victoire. Je parierais sur un 30-25 pour la France ! J’avais très peur pour le quart de finale, mais là non… D’habitude, je n’aime pas être confiante avant un match mais ils ont tellement donné, ils se sont tellement battus contre la Suède qu’ils ne peuvent pas laisser filer la place en finale. Je les ai trouvés très forts, j’aime beaucoup le rôle des cadres. Je trouve ça énorme quand Guigou rentre et met le but qu’il faut, quand Narcisse fait des un contre un de folie. Dans sa tête, il est monstrueux. C’est génial ! L’apport de Remili et Fabregas, ils n’ont que vingt ans… Donc oui, bien sûr, je suis archi fan des Bleus ! »



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RL du 27/01/17

Handball : Metz a eu droit à une répétition

Le choc de championnat face à Nantes a permis aux Messines de se frotter à une équipe de niveau européen avant la réception du Budapest samedi.


De ce déplacement périlleux à Nantes, elles ne garderont que le meilleur. Une « combativité » à toute épreuve, une solidité défensive rassurante, des joueuses qui montent en puissance… Elles balayeront, au contraire, le « cruel » manque de réussite qui leur a sans doute coûté la victoire ce mercredi (22-22).

Face à une solide et surprenante formation nantaise, qui n’a plus perdu depuis le 30 septembre, les Messines ont souffert. Mais le match nul, arraché en toute fin de rencontre, laisse présager de meilleurs lendemains. « Cela faisait quelques mois qu’on n’avait pas eu un adversaire de ce niveau-là », rappelle Béatrice Edwige, qui affichait mercredi un plus large sourire que lors des victoires devant Nice et Dijon, début janvier.

« Il faut qu’on soit meilleur au tir »

Le champion de France avait survolé ces deux rencontres, sans convaincre. À Nantes, il n’a « ni gagné, ni perdu » mais a répondu au défi imposé par une équipe en état de grâce, qui a renversé plusieurs adversaires prestigieux en Coupe d’Europe. « On leur a fait très mal sur les montées de balle en début de match », souligne Camille Aoustin. « Et en deuxième mi-temps, on n’a pris que huit buts. Il ne faut pas négliger cela. On a fait une bonne prestation défensive », insiste Edwige.

Quelques minutes après la rencontre, les joueuses d’Emmanuel Mayonnade avaient déjà la tête au duel européen qui les attend ce samedi, face aux Hongroises de Ferencváros. « On avait trois buts de retard à quatre minutes de la fin. On s’est battu. Je ne suis pas satisfaite de notre jeu, mais je le suis de notre état d’esprit. On aura besoin de cette hargne contre Budapest », enchaîne le pivot de l’équipe de France qui retrouvera ce week-end la redoutable Nerea Pena, après l’élimination de l’Espagne par les Bleues au tour principal de l’Euro le mois dernier. « Ça a été dur mais on a montré une belle mentalité et ça, c’est de bon augure », estime Camille Aoustin. « On a fait un excellent début de match et on termine par un 3-0 pour accrocher le match nul, c’est plutôt bien pour la suite , confirme l’entraîneur Emmanuel Mayonnade. On va se servir de ce qui a bien marché pour aborder le match contre Budapest. »

Après une reprise poussive, en début d’année, face à des adversaires largement inférieurs, l’opposition nantaise était peut-être ce qui pouvait arriver de mieux aux championnes de France avant d’entamer le tour principal de la Ligue des Champions. Avec l’objectif ambitieux mais réalisable de rallier les quarts de finale. « Cela va nous obliger à nous réveiller », sourit Ailly Luciano. « Même si on n’a pas eu de chance au tir, il faut qu’on soit meilleur. On va travailler », promet Béatrice Edwige.

Laura MAURICE.

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Omnisports élue sportive de l’année 2016

Handball : Laura Glauser, votre sportive de l’année 2016

Vice-championne olympique, médaillée de bronze à l’Euro, sacrée avec Metz Handball, Laura Glauser a été élue sportive de l’année 2016 par les internautes du Républicain Lorrain, devant Simon Delestre et Thomas Didillon.

Le moment le plus beau, le plus de fort de son année 2016, Laura Glauser l’a oublié. C’était à Rio, en demi-finales des Jeux Olympiques : la Messine était entrée en jeu à dix minutes de la fin de l’historique France - Pays-Bas. « Quand Olivier (Krumbholz, le sélectionneur) me demande de me préparer, je me dis : non, non, non, pourquoi moi ? Et puis à partir du moment où je mets le pied sur le terrain, je ne me souviens plus de rien… Jusqu’à la fin, quand les filles me sautent dessus ! »

L’ÉVÉNEMENT

Entre-temps, la gardienne a sorti le match de sa vie et offert aux Bleues la première finale olympique de leur histoire. Avec cinq parades décisives, dont une dans les ultimes secondes de cette demie, alors que les Néerlandaises étaient revenues de nulle part (24-23), « Laura a sauvé la France », lançait Olivier Krumbholz. « J’étais hors de moi, transformée. Il y avait de la rage, de l’envie, plein d’émotions à la fois… C’était quelqu’un d’autre dans les buts », raconte l’intéressée.

Laura Glauser rejette en bloc ce statut d’« héroïne », de « sauveuse » qu’on lui colle après chaque performance, saluant systématiquement le travail indispensable de sa défense. Le réflexe d’une joueuse hors-norme qui a longtemps manqué de confiance en elle. « Ça me fait encore défaut de temps en temps , sourit celle qui a fêté ses 23 ans sur le podium olympique. Mais je prends de l’âge, de l’expérience et je gagne progressivement en assurance. »

« Une fille incroyable »

Joueuse cadre de Metz Handball, petite protégée de ses coéquipières en équipe de France, Laura Glauser est surtout un bourreau de travail qui passe des heures à visionner, scruter, mémoriser les tirs de ses adversaires. Jusqu’à s’interdire une visite du village olympique avec les Bleues avant le début de la compétition. « Je ne voulais pas passer à côté de mon aventure et avoir des regrets. Donc j’ai bossé comme une folle », confie-t-elle.

« C’est une vraie besogneuse, dans le bon sens du terme , confirme son entraîneur, Emmanuel Mayonnade. Sans parler de ses qualités physiques extraordinaires… En un an, je l’ai vue avancer, progresser. » Au point de concurrencer, aujourd’hui, sa complice Amandine Leynaud au poste de gardienne n°1 chez les Bleues.

Compétitrice féroce, la médaillée de bronze du dernier Euro est, enfin, une star en devenir. Les sponsors et le public l’adorent. « Laura est une fille incroyable, sensible, marrante, généreuse , décrit le coach messin. Je l’aime beaucoup. » Nos internautes, qui l’ont consacrée sportive de l’année 2016, aussi.

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Handball : l’année 2016 de Laura Glauser

27 janvier : objectif JO

Il y un an, après un Mondial compliqué avec l’équipe de France (7e ), Laura Glauser était loin d’imaginer une telle année : « Je n’aurais pas osé rêver de tout ça. J’avais pour objectif les Jeux Olympiques. Je voulais juste y être, parce que c’est unique. »

28 mai : championne de France

« Je la revois sortir des ballons très très importants en finale contre Fleury », rappelle Emmanuel Mayonnade. Metz bat le champion en titre, lors des finales aller et retour, et s’offre un 20e sacre national. Le quatrième pour Laura Glauser, qui a signé un superbe retour en Ligue des Champions l’automne dernier.

18 août : Glauser, l’héroïne

« Un moment de grâce », dira Olivier Krumbholz. Lancée en toute fin de rencontre, Laura Glauser envoie l’équipe de France en finale des Jeux Olympiques. Monstrueuse dans les buts, avec cinq arrêts sur sept tirs face aux Pays-Bas, elle sauve les Bleues d’un retour oranje.

20 août : une médaille historique

« Monter sur le podium des Jeux restera le souvenir le plus incroyable de cette année 2016. C’était un truc de malade ! »

18 décembre : la confirmation

Au terme d’une magnifique quinzaine, les Bleues de Glauser décrochent la médaille de bronze à l’Euro. La première depuis dix ans. « C’était important. On a prouvé que notre performance des JO n’était ni un hasard, ni un coup de chance ! »

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Le classement des sportifs de l'année 2016

LES INTERNAUTES. 1. Glauser ; 2. Delestre ; 3. Steven Da Costa ; 5. Peifer ; 6. Molliens ; 7. Dauba ; 8. Jminet ; 9. Schaeffer ; 10. Bouhanni ; 11. Tousch ; 12. Backscheider ; 13. Slalter ; 14. Bortoluzzi.

LA RÉDACTION. 1. Delestre ; 2. Molliens ; 3. Glauser ; 4. Peifer ; 5. Bouhanni ; 6. Da Costa ; 7. Didillon ; 8. Jaminet ; 9. Dauba et Slalter ; 11. Tousch ; 12. Schaeffer ; 13. Backscheider ; 14. Bortoluzzi.

Le classement des entraîneurs de l'année 2016

LES INTERNAUTES. 1. Meyer ; 2. Krumbholz ; 3. Léoni ; 4. Mayonnade ; 5. Da Costa ; 6. Hinschberger ; 7. Cattani et Belguise ; 9. Fanzel ; 10. Dascalu.

LA RÉDACTION. 1. Krumbholz ; 2. Da Costa ; 4. Hinschberger ; 5. Belguise ; 6. Mayonnade ; 7. Léoni ; 8. Dascalu ; 9. Cattani ; 10. Fanzel.



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Posté le : 28/01/2017 à 14:31 (Lu 19099 fois)
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RL du 28/01/2017

Handball : Metz retrouve la Ligue des Champions

En position favorable après un premier tour convaincant, les Messines retrouvent ce samedi la Ligue des Champions contre les Hongroises de Ferencvàros. Leur premier grand rendez-vous de l’année.

Revoilà la grande scène. Oubliées les deux rencontres délocalisées à Saint-Symphorien pendant le Mondial masculin à Metz et le déplacement à Nantes mercredi. Ce soir, les Messines retrouvent les Arènes pour leur premier grand rendez-vous de l’année : le début du tour principal de la Ligue des Champions marqué par la réception de Ferencvaros.

« Tous les ingrédients sont réunis pour une super fête » , salive d’avance Emmanuel Mayonnade, qui va coacher pour la première fois à un tel stade de la compétition. Un niveau déjà atteint par les Lorraines à trois reprises, dont la dernière fois à l’hiver 2015. Elles s’y étaient alors présentées avec le même pécule de points (4) avant d’enchaîner cinq défaites.

« Elles n’étaient pas passées si loin des quarts de finale » , se souvient l’ancien technicien de Mios, en rêvant évidemment à un meilleur épilogue. Son président aussi. « Cette fois, c’est la bonne tentative ! , lance Thierry Weizman. Nous sommes plus forts qu’il y a deux ans : l’entraîneur a changé et il a une bonne expérience de l’Europe, même si c’était la Coupe Challenge. Et puis nos internationales ont acquis un vécu, notamment aux Jeux Olympiques. J’espère capitaliser là-dessus. »

Le dirigeant de Metz Handball a tracé la feuille de route pour ce tour principal : trois victoires à domicile. « Je sais que ça peut paraître prétentieux étant donné qu’on va accueillir le Vardar Skopje, mais le succès devant Buducnost en novembre a ouvert le champ des possibles. Au cas où, on pourra toujours se rattraper à Astrakhan… »

Avec trois succès en six matches, les coéquipières de Grace Zaadi seraient presque assurées de disputer les quarts de finale. « On forcerait, en tout cas, Thüringer à gagner cinq fois » , confirme Emmanuel Mayonnade, sans trop vouloir se projeter. « Il faut d’abord gagner la première rencontre avant de penser à la suite. »

L’incertitude Pop-Lazic

La première, c’est donc pour ce soir devant Ferencvaros, qui précède Metz d’un petit point au classement. « A mon sens, c’est le match le plus important , annonce Thierry Weizman. Je pense que les Hongroises nous sont légèrement supérieures sur le papier mais qu’elles restent dans nos cordes. On les avait affrontées en 2011 (défaite en demi-finale de la Coupe des Coupes) et j’ai le souvenir d’une équipe qui possédait un jeu complet et parfaitement huilé mais n’avait rien de génial. »

Les temps ont depuis changé dans le grand club de Budapest, désormais emmené par la redoutable demi-centre espagnole Pena ou encore l’ancienne Parisienne Jovanovic. « On va affronter une base arrière de très haut niveau , appuie l’entraîneur messin. C’est une équipe qui défend très dur et court beaucoup. Il faudra absolument éviter de les laisser déployer leur jeu sur grand terrain. »

Sinon… Sinon les Lorraines pourraient de nouveau se retrouver en difficulté, comme à Nantes mercredi où elles ont arraché le nul dans les dernières secondes (22-22). « C’était une très bonne préparation pour la Ligue des Champions. Les Nantaises nous ont montré le rythme qu’il faudra mettre en Coupe d’Europe » , résume Mayonnade en priant pour que la cuisse de Sladjana Pop-Lazic tienne.

Exceptée Laura Flippes (poignet), toutes les autres actrices messines sont prêtes à tenir leur rôle. La grande scène est prête : lumière !

La rencontre est à suivre en direct sur republicain-lorrain.fr

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Handball : l’Allemande Xenia Smits de retour au bon moment

Metz a retrouvé son arrière gauche Xenia Smits en championnat à Nantes après trois mois sans toucher le ballon. A point nommé avant le début du tour principal de Ligue des Champions ce samedi aux Arènes.


Trois mois sans toucher un ballon, tout tournait moins rond pour Xenia Smits. L’Allemande a retrouvé le sourire à Nantes, mercredi, en championnat. Grand retour pour un bien fou. « Comme ça fait du bien au moral de revenir », apprécie l’arrière gauche, auteur de trois buts dans l’Ouest.

Metz s’est passé du bras lourd de son arrière gauche début novembre, la faute à une vilaine fracture au pied gauche. « Ma deuxième grosse blessure dans ma carrière après mon opération à la hanche en juin. J’avais aussi mis trois mois à me rétablir », précise-t-elle. La poisse semble coller à la peau de la timide Allemande. « C’est le sport, relativise-t-elle avec le sourire. Les blessures font partie du jeu. Mais c’est vrai que c’est dur à vivre car je me sentais vraiment bien avant ça. »

Smits a bossé dur pour revenir en forme. « Deux entraînements par jour après mon opération. Cardio, muscu, gainage, vélo, natation. » Xenia la guerrière n’a rien laissé au hasard, bien encadrée et soutenue par ses copines au club. « C’était un autre mauvais moment à passer, mais on n’a pas le choix. » Smits a tourné la page pour en écrire d’autres. « Je me suis bien sentie mercredi à Nantes. En défense, c’était plutôt pas mal. En attaque, il y a encore des réglages. Il faut retrouver toutes les sensations. C’est normal pour une reprise. Il faudra un peu de temps encore pour être à 100 % ».

Metz, à la peine à Nantes, a arraché le match nul (22-22) pour bien se préparer à sa première échéance européenne de l’année. « Ce n’était pas notre meilleur match mais on n’a pas lâché, c’est le point positif car on était en retard à quelques minutes de la fin. Ce sont de bonnes valeurs. » Le club nantais s’est fait une petite renommée en accrochant des victoires en phase de poules de Coupe EHF face notamment à Randers, Sävehof ou Oldenburg. Tout sauf un cadeau.

« Hâte de rejouer aux Arènes »

De bons indicatifs avant de retrouver, ce samedi, les Hongroises de Ferencvaros lors de l’ouverture du tour principal de Ligue des Champions. Avec comme idée finale d’intégrer le Top 8 européen. « Je ne connais pas vraiment les joueuses en face , avoue Xenia Smits. Je sais que Pena est très dangereuse. Il faudra s’attendre à un match compliqué contre Budapest. Bien défendre sera l’une de nos priorités. »

L’Allemande de 22 ans a « hâte de rejouer aux Arènes. Le public va mettre une grosse ambiance et nous pousser comme toujours ».

Nicolas KIHL.

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Handball : Nerea Pena, le danger n°1 pour Metz

C’est une équipe qu’elle connaît bien. Depuis son arrivée à Györ à l’été 2015, l’ancienne Messine Yvette Broch a affronté plusieurs fois Ferencvaros. « Le FTC est notre plus grand rival en Hongrie » , détaille le pivot en évoquant « une très bonne » formation . « L’an dernier, elle possédait la meilleure attaque du championnat . Et elle défend aussi très dur. Ça ne va vraiment pas être simple pour Metz. » D’autant que le club de Budapest compte de nombreux atouts dans ses rangs.

Le principal s’appelle sans conteste Nerea Pena. « C’est LA joueuse à s urveil l e r , confirme Broch. Elle ne joue qu’en attaque mais sait tout faire : tirer de loin, passer à son pivot, jouer avec les autres… C’est vraiment difficile de défendre sur cette demi-centre car elle est très explosive. » Dans un grand jour, l’Espagnole est presque inarrêtable. Les Russes d’Astrakhan peuvent en témoigner : Pena leur a mis 15 buts en deux matches de poule.

De manière générale, Ferencvaros s’appuie « d’abord sur ses arrières » . « Il y a Aniko Kovacsics, qui était à Györ encore l’an dernier, poursuit la Néerlandaise. C’est une joueuse qui est très forte en un contre un et va toujours au bout de ses actions. Dans un autre style, l’arrière gauche Zita Szucsanszki tire davantage de loin. » Une caractéristique propre également à l’ex-Parisienne Marija Jovanovic, longtemps absente cette saison mais qui effectue un retour fracassant depuis quelques semaines.

Au pivot, le club hongrois s’appuie sur la concurrente de Broch en équipe nationale : Danick Snelder. « En défense, je pense que c’est une des meilleures du monde, elle est plus forte physiquement que moi » , juge la modeste Yvette en faisant un souhait : « Retrouver Metz en quart de finale, j’adorerais. » Ses anciennes coéquipières aussi.


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Posté le : 29/01/2017 à 10:26 (Lu 18994 fois)
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RL du 29/01/17

Handball : Metz s’est sabordé contre Ferencvaros

Vingt bonnes premières minutes et puis c’est tout : Metz a ensuite perdu le fil d’une rencontre qui était à sa portée ce samedi soir aux Arènes. Budapest a donné une leçon de régularité aux Lorraines (25-28).


Metz a grillé un joker et offert un beau cadeau à son adversaire hongrois ce samedi soir aux Arènes. Le cargo lorrain s’est échoué au fil de la rencontre, Budapest n’en demandait pas tant. Les championnes de France ont laissé tranquillement Ferencvaros repartir avec les deux points du succès (28-25). Cette première levée européenne de l’année 2017 a ressemblé à des montagnes russes pour les Mosellanes. Décevant !

Vingt minutes de calibre européen puis un trou noir en début de deuxième période pour des Messines décontenancées, perdues dans leur confiance. Une vaine réaction en fin de rencontre mais bien trop tardive. De nombreuses taches apparaissent et noircissent un tableau qui aurait pu clairement se fendre de touches de couleurs et de lumière.

« C’est une déception , glisse, amer, le président Thierry Weizman. Mentalement, l’équipe n’a pas été forte. C’est indigne d’un prétendant aux quarts de finale de la Ligue des Champions. » Les mots sont forts pour des Messines qui ont manqué de hauteur pour ce rendez-vous étoilé. Budapest, constant et rigoureux sans trop en faire, était à portée de main.

C’est bien là que le bât blesse : le début de partie de Xenia Smits et ses partenaires avait tout pour annoncer une fin glorieuse. Poussées par un public qui s’est éteint progressivement au regard des errements de ses protégées, les joueuses d’Emmanuel Mayonnade sont entrées sur le terrain en guerrières.

Agressives en défense pour se retrouver adroites devant le but de Blanka Biro (13 arrêts au total). La gardienne hongroise n’avait pas encore lu à merveille les angles de tirs préférés d’Ana Gros (9/19) et de ses coéquipières. Ça n’allait pas tarder… Les Lorraines ont donc marché (pendant vingt petites minutes) sur les Hongroises (5-2, 7e puis 9-6, 14e ), toujours en conservant trois buts d’avance.

« Être à 1000 % tout le match ! »

Mais ça, c’était avant… « On n’a pas su faire preuve de constance , regrette l’entraîneur messin. C’est vraiment dommage de ne pas capitaliser car on avait enflammé la partie puis on s’est peu à peu effondré. On n’a peut-être été trop bons trop vite. »

« C’étaient les montagnes russes, appuie son président. Budapest, à l’inverse, a été régulier. On voit aussi qu’avec le nombre de tirs loupés, on ne meurt pas loin… Voilà ce que représente la Ligue des Champions, on se doit d’être à 1000 % pendant tout le match ! »

Le dirigeant et son entraîneur vont mettre du temps à digérer le 5-0 encaissé par leurs joueuses en début de deuxième période. Metz rentre en tête (14-13) au vestiaire mais va se prendre une méchante claque (14-18, 35e ). La suite va mettre en lumière des Messines fébriles en défense, laissant des boulevards à l’intenable Nerea Pena (7/9) et Dorya Hornyak, étincelante en fin de rencontre (5/7).

« Ça ne doit pas arriver à ce niveau , peste encore Weizman. On a de quoi faire beaucoup mieux sur cette partie, un joker a été grillé. » Sans être fantastique, Budapest a maîtrisé sa fin de match avec intelligence (25-19, 49e puis 28-22, 56e ). Metz lui avait donné, bien avant, le bâton pour se faire battre.

Nicolas KIHL.

*********

Handball : les Messines prises par une marée verte

Virevoltantes offensivement pendant les vingt premières minutes, les Messines ont ensuite souffert de l’intensité imposée par Budapest. Et la défense lorraine a pris l’eau…


Défense, montée de balle et but : ce schéma de jeu est bien connu aux Arènes. Depuis des années, les Messines aiment en user et en abuser pour venir à bout de leurs adversaires. Hier, cela n’a pas longtemps fonctionné face à Budapest. Vingt minutes tout au plus (13-10, 20e ), le temps d’un début de match réussi aussi bien défensivement qu’offensivement. Et puis…

Et puis le bloc lorrain a commencé à se fissurer, avec des conséquences de l’autre côté du terrain. « Notre jeu, c’est d’abord de bien défendre. Dès qu’on est moins bien dans ce secteur, ça se sent en attaque. On a plus de stress, on se précipite… » , confirme l’ailière gauche Marion Maubon, en repensant surtout à la deuxième période.

Un second acte durant lequel les coéquipières de Grace Zaadi ont souvent semblé se heurter à un mur hongrois. « Ce ne sont pas nos adversaires qui ont monté un mur, c’est nous qui nous le sommes mis tout seul , corrige Béatrice Edwige. Pourquoi ? Je ne sais pas. Mais peut-être qu’on n’est pas revenue du vestiaire dans les dispositions qu’il fallait. Les joueuses de Budapest n’ont rien changé mais ont su être bien plus constantes que nous. »

Constantes aussi dans ces petits coups, ces légers accrochages difficilement sanctionnables mais qui annihilent bien des actions. « Ces fautes auraient dû être sifflées » , peste encore Edwige, qui a eu droit à un traitement de faveur devant la zone adverse. « Les Hongroises n’ont pas la réputation d’être sympas avec les pivots, c’est dans leur culture. Elles tirent beaucoup le maillot aussi… Mais tout ça, je le savais. »

Il n’empêche, les deux points de fixation messins ont eu beaucoup de mal à être trouvées par leurs partenaires. Brillante devant Buducnost mi-novembre (8/8), Sladjana Pop-Lazic n’a ainsi pas existé (0/2), elle qui se remettait à peine d’une blessure à la cuisse.

Dans ces conditions, le salut aurait pu venir des arrières. Mais là encore, pas de miracle : la marée verte a également sévi. D’un côté comme de l’autre, où les Smits, Zaadi, Horacek et Gros ont paru étouffées. « Elles montaient très vite sur nous », raconte cette dernière, qui s’est retrouvée forcée de prendre des tirs plus lointains que d’habitude. Avec un déchet tout aussi rare : 9/19, dont 3/4 aux jets de sept mètres.

« On aurait dû être plus truqueur »

« La balle n’allait pas assez vite, on ne mettait pas assez de rythme » , regrette encore la Slovène, sans trouver d’explication. Son entraîneur en a une : « Les Hongroises nous ont énormément fatiguées. » « Peut-être aussi qu’on aurait dû être plus truqueur et plus joueur à certains moments » , ajoute Emmanuel Mayonnade sans vouloir trop tirer sur ce jeu offensif en manque d’inspiration. « On a quand même mis 11 buts en deuxième période, ce n’est pas si catastrophique. Et on a eu plusieurs opportunités de recoller qu’on a mal gérées. »

Les Messines auront d’autres occasions pendant ce tour principal de Ligue des Champions : la marée verte ne revient pas toutes les semaines.

Thibaut GAGNEPAIN.

***********

Handball : pour Marion Maubon, les Messines ont « fait un beau cadeau » à Ferencvaros

• Béatrice Edwige, pivot de Metz : « Je suis énervée car on aurait dû gagner ce match. C’est chiant de se retrouver dos au mur après une défaite à domicile. Maintenant, on va être obligé d’aller réaliser un exploit à l’extérieur si on veut se qualifier en quarts de finale. »

• Lindsay Burlet, arrière gauche de Metz : « La défaite est assez amère car on pensait pouvoir faire bien mieux. En deuxième période, on s’est laissé marcher dessus. On n’a vraiment pas été à notre niveau en défense, c’est dommage. »

• Sladjana Pop-Lazic, pivot de Metz : « Je n’ai effectué mon premier entraînement que vendredi. C’était donc un peu dur pour moi sur ce match. J’ai donné tout ce que je pouvais mais ça n’a pas suffi. J’aurais aimé donner plus… »

• Camille Aoustin, aillière gauche de Metz : « On est dans le vrai à la mi-temps et ensuite au retour, plus du tout. On prend ce 5-0 qui nous fait très mal. En face, elles se sont montrées patientes quand, de notre côté, on s’est éparpillé. On s’est mis dans le dur tout seul. Lorsqu’on défend moins bien, on est en difficulté. »

• Marion Maubon, aillière droit de Metz : « On leur a fait un beau cadeau. Cette défaite est hyper frustrante car on a fait un bon début de match mais notre entame de deuxième période est catastrophique. On s’est énervé un peu trop vite alors qu’en face, les Hongroises restaient calmes et régulières. Ce sera dur à digérer mais il faut vite repartir de l’avant et ne pas fermer les yeux sur ce qui s’est passé. Il faut tirer des enseignements pour que cela ne se reproduise pas. »

• Nerea Pena, demi-centre de Ferencvaros : « C’est un très beau succès pour nous, il va être important pour la suite de la compétition. On a mal commencé la partie en commettant de nombreuses erreurs, avant de bien réagir. C’était important de démarrer ce tour principal par une victoire. »

Photos :
http://c.republicain-lorrain.fr/sports/2017/01/28/photos-handball-revivez-en-images-la-defaite-de-metz-face-a-budapest



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Posté le : 30/01/2017 à 05:49 (Lu 18918 fois)
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RL du 30/01/17

Handball : Metz ne s’est pas révolté

Battues par Budapest samedi (25-28), les Messines ont raté une occasion de se rapprocher des quarts de finale. Mais tout n’a pas été si négatif...


On a aimé

L’ENTAME DE METZ. Pendant un quart d’heure, les Arènes ont certainement cru à la soirée de rêve. En ce début de match, tout roulait pour les Messines : leurs arrières se baladaient dans la défense de Budapest, la défense tenait et l’écart se creusait : 10-6 (14e ). Mais la suite n’a vraiment pas été dans la même veine...

LE BON RETOUR DE SMITS. Prometteuse à Nantes (3/6), Xenia Smits a confirmé samedi qu’elle avait retrouvé ses sensations, trois mois après sa fracture au pied gauche. Après dix minutes de jeu, l’Allemande en était déjà à trois buts en autant de tentatives. Et puis la machine lorraine s’est enrayée et l’arrière gauche n’a pas survécu au naufrage. Pour terminer à un 4/9 finalement moyen.

NEREA PENA. Physiquement, elle n’a rien d’un monstre. A côté de sa coéquipière Marija Jovanovic, Nerea Pena semble même maigrichonne. Mais quel talent ! Pourtant ciblée et attendue, la demi-centre de Ferencvaros a réalisé des prouesses samedi. Inspirée, rapide et explosive, l’Espagnole a battu sept fois les gardiennes messines, en neuf tentatives. Sans oublier l’impact qu’elle a eu dans le jeu hongrois. Bref, un régal à voir évoluer.

On n’a pas aimé

LE RETOUR DES VESTIAIRES. Si les dix dernières minutes avant la pause avaient déjà été délicates pour les Mosellanes, les cinq suivantes ont été carrément catastrophiques avec un 5-0 encaissé (14-18). Durant ce laps de temps, les partenaires de Grace Zaadi ont semblé complètement absentes.

LE MANQUE DE RÉVOLTE. Reléguées à quatre voire cinq unités en début de seconde période, les Messines avaient encore le temps de revenir dans la partie. Encore fallait-il y mettre l’énergie nécessaire... Celle-ci n’est jamais venue, ou seulement par intermittence. Cette équipe manquerait-elle de caractère ou plus simplement d’un leader apte à secouer son monde ?

LA DÉFENSE MESSINE. Habituel point fort des Lorraines, leur défense a cette fois craqué à de trop nombreuses reprises. Que ce soit à cause de l’imprévisible Pena, rien de grave. Mais quand Hornyak, la droitière alignée à droite, se fait cinq fois la malle quasiment de la même manière, c’est bien plus ennuyant. D’autant que cela a déteint sur le jeu offensif mosellan, grippé et brouillon.

LES ARÈNES ENDORMIES. Quel contraste avec le Mondial masculin dix jours plus tôt ! Là où il y avaient fête, chants et chorégraphies, il n’y eut samedi que... timides applaudissements et agacement devant les erreurs lorraines. Le public messin n’a certes jamais été très chaud mais pour un match de tour principal de Ligue des Champions, il y avait mieux à espérer. Peut-être aussi qu’un show un peu mieux organisé (pas de jeux de lumières, etc) l’aurait un peu aidé...

Thibaut GAGNEPAIN.


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