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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109964]

beillitse

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Posté le : 11/12/2018 à 07:15 (Lu 3750 fois)
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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109965]

françoise

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françoise

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Posté le : 11/12/2018 à 07:45 (Lu 3738 fois)
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rl du 11/12/2018

L’irrésistible envol d’Orlane Kanor
Championne du monde à 20 ans, Orlane Kanor a des qualités physiques exceptionnelles et l’insouciance de sa jeunesse. Brillante depuis le début de l’Euro, l’arrière gauche incarne l’avenir de l’équipe de France.

Elle s’était apprêtée pour répondre aux sollicitations de la télévision, samedi à la veille de France - Suède. L’interview a été annulée et elle s’est amusée de ces artifices dans un éclat de rire. Orlane Kanor n’a pas besoin de cela pour éblouir.

La jeune internationale est une joueuse à part, spectaculaire, prodigieuse. De celles qui vous laissent étourdi, un court instant, après un but. « Ce serait mentir de dire qu’elle ne saute pas aux yeux », reconnaît Emmanuel Mayonnade, son entraîneur à Metz. « Aucune autre fille ne joue comme Orlane Kanor », enchérit sa coéquipière Grace Zaadi. « Elle est l’archétype de la joueuse exceptionnelle », résume le sélectionneur de l’équipe de France,
Olivier Krumbholz.

Il n’y a qu’à la voir sauter plus haut que tout le monde ou débloquer une situation huit secondes après son entrée en jeu pour comprendre. La France est tombée sur une « future très grande arrière gauche », selon la formule de Béatrice Edwige. C’est une évidence, désormais, mais ça n’était pas forcément écrit…

Orlane Kanor est devenue championne du monde à 20 ans, alors qu’elle n’était pas encore une joueuse professionnelle. Elle n’était même jamais passée par l’équipe de France juniors. « Il y a quatre ans, elle n’était pas forcément considérée comme un gros potentiel », rembobine le coach des Bleues. « Beaucoup pensaient qu’elle avait trop de retard sur le plan technique. »
« Elle a donné tout ce qu’elle pouvait »

Mais la jeune fille avait eu un « déclic », à 14 ans, en Guadeloupe… « On est rentré au Pôle Espoirs et pour elle, ça a été une évidence. Elle voulait jouer en équipe de France », raconte Laura Kanor, sa s½ur jumelle, ailière gauche en Lorraine. « Alors, elle a donné tout ce qu’elle pouvait, elle a travaillé comme personne. » Ses qualités hors norme ont fait le reste. « Elle a des capacités exceptionnelles, innées. C’est rare. Elle a une détente que la plupart des hommes n’ont pas », décrit Nicolas Jarzat, son préparateur physique en club. « Elle est longiligne, forte sans être lourde, elle va très vite, saute très haut. C’est une vraie athlète. »

Au prix d’un gros travail individuel au centre de formation de Metz, qu’elle a rejoint en 2015, Orlane Kanor (1,79 m) a fini par y arriver. Aujourd’hui, l’équipe de France a « besoin » d’elle, « une fille qui prend ses responsabilités, qui tape fort », explique Olivier Krumbholz, qui lui voue une confiance totale. « Une grande joueuse, c’est quelqu’un qui avance. Et elle fait des progrès tous les jours. »

« Bien dans sa tête », l’étudiante en Staps doit son ascension à son sérieux autant qu’à son culot. D’une humilité rare, elle évolue sans complexe et se contente de « ne pas se poser de questions ». Elle a 21 ans et l’avenir de l’équipe de France entre ses mains.

Orlane Kanor fascine par son explosivité, cette détente verticale ahurissante qui lui permet de survoler toutes les défenses. « Elle m’impressionne. Quand elle saute, elle me rappelle Daniel Narcisse (surnommé Air France) à ses débuts », comparait Jacky Bettenfeld, le vice-président de la Fédération, l’an passé. « Si elle continue comme ça, si elle est sérieuse, elle va monter tout en haut ! » Encore très « perfectible », la Messine est parfois trop tendre en défense ou coupable de « fautes un peu bêtes », souligne Emmanuel Mayonnade. « Mais elle a une gestion très intéressante de l’échec. Elle ne doute pas et repart de l’avant avec beaucoup d’entrain et d’engagement. Ce ne sont pas des qualités communes dans le handball féminin », expliquait en 2016 Yacine Messaoudi, qui l’a formée à Metz.

À Nantes, Laura MAURICE

Gnonsiane Niombla jouera contre la Serbie

Elle a été « excellente » en match amical avec Metz, samedi. Mercredi, elle portera le maillot bleu, dans le choc crucial face à la Serbie. Gnonsiane Niombla, qui se tenait à disposition des Tricolores depuis deux semaines, a été rappelée dans le groupe des 16 ce lundi, au lendemain du match nul concédé face à la Suède au tour principal de l’Euro (21-21). L’arrière messine, qui avait participé à toute la préparation avant d’être écartée, a rejoint l’équipe de France à Nantes. Elle remplace la Nantaise Kalidiatou Niakaté, en manque de rythme. « Elle n’a aucun passif dans la compétition, elle n’a vécu ni les bons ni les mauvais moments. Cette neutralité, cette fraîcheur peuvent faire du bien au groupe dans un moment intéressant », estime l’entraîneur messin Emmanuel Mayonnade, qui a travaillé avec elle ces dix derniers jours. « Elle va apporter sa polyvalence. Et puis, Gnonsiane est une joueuse du duel. À ce stade de la compétition, tout le monde est très fatigué, les défenseurs sont plus perméables. C’est là qu’elle peut faire la différence », complète le technicien.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109966]

ABTeam

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Posté le : 11/12/2018 à 11:11 (Lu 3670 fois)
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Citation : beillitse


Z'ont voulu innover avec la formule "un billet/un match" .... j'dirai pas que c'est un fiasco mais apparemment.... c'est raté

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109968]

Mini V

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Posté le : 11/12/2018 à 12:55 (Lu 3632 fois)
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Citation : ABTeam
Citation : beillitse


Z'ont voulu innover avec la formule "un billet/un match" .... j'dirai pas que c'est un fiasco mais apparemment.... c'est raté


C'est Nantes qui fait office de vilain petit canard... Dans les autres pays (par exemple en Allemagne pour le Mondial et la Croatie pour l'Euro masculin), on voyait souvent des salles aux 3/4 vide avec ce système de billets pour plusieurs matches car beaucoup venaient voir leur équipe puis repartaient après. Ici, on arrive à s'intéresser à toutes les nations. Et c'est vraiment déjà top avec une moindre communication et une moindre valorisation de notre championnat.

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Passion is becoming even more significant including any obstacles. Sometines passion turn us into nervous wrecks but it must not break what bind us.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109969]

Alban70

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Posté le : 11/12/2018 à 13:22 (Lu 3617 fois)
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" Orlane n'était pas considérée comme un fort potentiel" dixit OK. Alors pourquoi il y a 4 ans les centres de formation se sont-ils battus pour l'avoir ? Pourquoi le responsable bisontin du CF disait il que c'était une Jackson au féminin ? Une manière de dire que Metz aurait heureusement eu le nez creux ?


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109970]

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Posté le : 11/12/2018 à 15:39 (Lu 3575 fois)
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Citation : Alban70
" Orlane n'était pas considérée comme un fort potentiel" dixit OK. Alors pourquoi il y a 4 ans les centres de formation se sont-ils battus pour l'avoir ? Pourquoi le responsable bisontin du CF disait il que c'était une Jackson au féminin ? Une manière de dire que Metz aurait heureusement eu le nez creux ?




Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109971]

PAPYHAND

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Posté le : 11/12/2018 à 15:52 (Lu 3566 fois)
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Citation : Alban70
" Orlane n'était pas considérée comme un fort potentiel" dixit OK. Alors pourquoi il y a 4 ans les centres de formation se sont-ils battus pour l'avoir ? Pourquoi le responsable bisontin du CF disait il que c'était une Jackson au féminin ? Une manière de dire que Metz aurait heureusement eu le nez creux ?


Pas du tout d'accord avec ce post !!!
On sait tous qu'elle n'etait pas en France jeune,et si ma (vieille) memoire fonctionne encore un peu,il me semble qu'a l'epoque,un forumiste du sud ouest dont le pseudo m'echappe pour le moment,et qui sait tout sur les equipes de France jeunes,avait fait rmarquer que les soeurs Kanor n'avaient pas ete retenues en selection.
Et pour ma part,mea culpa, lors de l'un des tous premiers matchs des jumelles en N1,j'avais dit a ma voisine,Francoise,pour ne pas la nommer,que je n'avais pas trop aime ce qu'elles nous montraient et que leur avenir pour etre pro me semblait plus qu'incertain!! Heureusement,je me suis trompe pour Orlane qui comme le dit son coach,fait des progres tous les jours ! Laura sera ,peut etre,plus tardive.
Tout cela pour dire que je suis sceptique sur le fait que 4 ,ou beaucoup de clubs ,etaient sur elle !
Par contre OUI,Messaoudi,le coach N1 et veritable tete chercheuse du club a le nez creux ,avec neanmoins l'avantage d'etre le talent scout du club le plus titre de France, ce qui,je le reconnais,est un gros avantage !!

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109972]

Alban70

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Posté le : 11/12/2018 à 18:05 (Lu 3520 fois)
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Cher Papyhand, j'avais dû un peu trop fumer lorsque j'ai suivi de très près l'échec de Besançon à faire venir les soeurs. Ce que j'ai écrit est facile à vérifier.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109973]

PAPYHAND

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Posté le : 11/12/2018 à 18:28 (Lu 3504 fois)
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Citation : Alban70
Cher Papyhand, j'avais dû un peu trop fumer lorsque j'ai suivi de très près l'échec de Besançon à faire venir les soeurs. Ce que j'ai écrit est facile à vérifier.


Vous ne confondez pas avec les soeurs Etienne que peut etre votre ville a echoue a faire venir..... mais alors....la.... c'est encore plus ancien car j'etais encore jeune quand elles chantaient !!

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109976]

Jacky

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Posté le : 11/12/2018 à 20:11 (Lu 3471 fois)
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Citation : PAPYHAND
Citation : Alban70

Vous ne confondez pas avec les soeurs Etienne que peut etre votre ville a echoue a faire venir..... mais alors....la.... c'est encore plus ancien car j'etais encore jeune quand elles chantaient !!


PRECISION pour les moins de 50 ans.
Les soeurs ETIENNE, étaient le pendant d'un autre duo de fort talent, PATRICE et MARIO (les années 50) L'une des soeurs avait épousé Marcel AMONT qui chantait avec son accent du sud ouest " Bleu, blanc, blond" repris en 1998 pour en faire un Black, Blanc, Beur. Souvenirs, souvenirs ...

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109978]

PAPYHAND

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Posté le : 11/12/2018 à 20:28 (Lu 3460 fois)
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Citation : Jacky
Citation : PAPYHAND
Citation : Alban70

Vous ne confondez pas avec les soeurs Etienne que peut etre votre ville a echoue a faire venir..... mais alors....la.... c'est encore plus ancien car j'etais encore jeune quand elles chantaient !!


PRECISION pour les moins de 50 ans.
Les soeurs ETIENNE, étaient le pendant d'un autre duo de fort talent, PATRICE et MARIO (les années 50) L'une des soeurs avait épousé Marcel AMONT qui chantait avec son accent du sud ouest " Bleu, blanc, blond" repris en 1998 pour en faire un Black, Blanc, Beur. Souvenirs, souvenirs ...


Ah...les souvenirs d'anciens combattants !!


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109979]

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Posté le : 11/12/2018 à 20:31 (Lu 3456 fois)
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Citation : PAPYHAND
Citation : Jacky
Citation : PAPYHAND
Citation : Alban70

Vous ne confondez pas avec les soeurs Etienne que peut etre votre ville a echoue a faire venir..... mais alors....la.... c'est encore plus ancien car j'etais encore jeune quand elles chantaient !!


PRECISION pour les moins de 50 ans.
Les soeurs ETIENNE, étaient le pendant d'un autre duo de fort talent, PATRICE et MARIO (les années 50) L'une des soeurs avait épousé Marcel AMONT qui chantait avec son accent du sud ouest " Bleu, blanc, blond" repris en 1998 pour en faire un Black, Blanc, Beur. Souvenirs, souvenirs ...


Ah...les souvenirs d'anciens combattants !!



Et actuels courbatus ....!

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109984]

françoise

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françoise

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Posté le : 12/12/2018 à 10:15 (Lu 3345 fois)
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rl du 12/12/2018

Euro féminin de handball : contre la Serbie, les Bleus vont savoir

C’est maintenant ! L’équipe de France peut remplir son premier objectif et rejoindre les demi-finales de l’Euro, à condition de battre la Serbie, déjà éliminée, ce mercredi à Nantes.

Dans le meilleur des scénarios, ce soir, Olivier Krumbholz ira « manger une entrecôte grosse comme ça », laissera ses joueuses se débrouiller seules face à la Serbie et fera « le buzz » avant de rejoindre Paris pour les demi-finales.

D’humeur taquine, le sélectionneur des Bleues s’est rêvé un moment de liberté, ce mercredi au c½ur de l’Euro… La France peut se qualifier sans jouer, si les résultats du Monténégro et de la Suède lui sont favorables. Mais rassurez-vous : le coach sera bien sur le banc à 21 h pour le choc face à la Serbie, à la Hall XXL de Nantes. Il ne croit que « très peu » à ce déroulé idéal et ne regardera probablement même pas les rencontres. « Garder un ½il là-dessus serait le pire des dangers. Une qualification ne tombe pas comme ça, il faut aller la chercher », insiste-t-il.
« L’envie, la rage doivent être de notre côté »

Et les Bleues y sont enfin, à l’instant de vérité, le tournant de leur Euro. Elles doivent écarter les Serbes d’Andrea Lekic pour voir Bercy et rêver d’un triomphe à domicile, un an après avoir mis le monde à leurs pieds. L’exploit serait exceptionnel. Il faudra d’abord franchir l’écueil balkanique. « Elles arrivent sûres d’elle et de leurs qualités, elles sont très fières et peuvent nous bousculer », prévient la capitaine Siraba Dembélé. « Elles sont déjà éliminées mais elles ne vont pas nous donner le match », ajoute la gardienne Laura Glauser.

« J’ai la conviction qu’elles vont jouer à fond », confirme le sélectionneur. « Elles vont jeter toutes leurs forces dans la bataille. Mais on ne va pas se mentir, l’envie, la rage doivent être de notre côté. On joue pour se qualifier, elles pour bien finir. »

Au-delà des motivations et de la qualité de cette Serbie « aux multiples visages », les championnes du monde penseront surtout à elles et à l’incroyable potentiel qu’elles n’ont pas toujours exploité contre la Suède dimanche. « On a moins bien joué, il faut l’accepter. Mais on ne doute pas », assure Siraba Dembélé.

« On a identifié certains maux. L’essentiel, maintenant, c’est de retrouver l’aisance des matches précédents », reprend Olivier Krumbholz. À l’exception d’Orlane Kanor, la prestation offensive avait été « largement insuffisante ». Mais comme souvent chez les Bleues, tout part de la défense. « C’est là qu’on a dévissé en premier. On a manqué d’audace, de profondeur. On s’est tassé. Or, l’équipe de France fait peur par cette capacité à avoir une grosse défense. »

Si elle retrouve sa force éternelle, elle aura déjà fait un grand pas vers les demi-finales. « Il nous faut un juste mélange de rigueur, de discipline et de malice. Les Serbes, elles, n’en manqueront pas », conclut le sélectionneur.



Les Bleues qualifiées si…

- Elles gagnent ou font match nul contre la Serbie.

- Le Monténégro fait match nul contre le Danemark.

- Le Monténégro perd contre le Danemark et la Suède perd contre la Russie.

Dans tous les cas, la France ne terminerait que deuxième du groupe, derrière la Russie.

À Nantes, Laura MAURICE

Niombla a eu « un choc » quand elle a été rappelée chez les Bleus


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Championnat d’Europe féminin Handball : Niombla a eu « un choc » quand elle a été rappelée chez les Bleus

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Le 12/12/2018 à 05:00

À peine rappelée chez les Bleues, Gnonsiane Niombla va jouer dès ce mercredi contre la Serbie. Photo AFP/Lise ASERUD
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À peine rappelée chez les Bleues, Gnonsiane Niombla va jouer dès ce mercredi contre la Serbie. Photo AFP/Lise ASERUD

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Rappelée en équipe de France lundi, Gnonsiane Niombla fait ses débuts dans l’Euro, ce mercredi. L’arrière messine, revancharde, revient sur quinze jours « difficiles ».

Comment avez-vous vécu ces quinze derniers jours ? Aviez-vous l’espoir d’être rappelée ?

« Sincèrement non. Pour moi, l’Euro était fini. J’avais tourné la page et j’ai été agréablement surprise par cet appel. Je n’aurais pas pu refuser une sélection, même si après avoir été évincée, je m’étais dit que je ne reviendrai plus. C’est toujours difficile d’être éjectée, surtout avant une compétition à la maison, qu’on attend depuis longtemps. Mais c’est le sport qui veut ça, il y a des émotions, des déceptions. »

C’est difficile de redevenir conquérante après la désillusion ?

« C’est juste une prise de conscience. Il faut se dire : le sélectionneur a choisi. Et après, repartir parce qu’il y a aussi le club, les vacances, la vie… Quand Olivier m’a rappelée, ça a été un choc. Mais je n’ai pas plus de pression que cela. Aujourd’hui, je suis très heureuse d’être là, très concernée. C’est une chance inouïe de pouvoir disputer ce petit quart de finale avec la France. Je vais tout donner pour être performante dès maintenant. »

Dans quel état de forme êtes-vous ?

« Je ne dirais pas que je suis en pleine confiance mais je n’ai jamais arrêté de m’entraîner, je ne pense pas être en manque de rythme. Je me sens bien. Je pense pouvoir apporter mes qualités de débordement, de passe. Je veux juste la gagne. »

Êtes-vous revancharde ?

« Oui, forcément, j’ai envie de prouver que j’avais ma place depuis le début, que le sélectionneur a eu tort. Mais attention, ce n’est pas un combat contre Olivier, c’est un combat pour lui, pour les filles, pour moi, pour aller battre la Serbie et, plus tard, d’autres équipes. Ce petit pic ne peut que m’aider. »

La. M.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109985]

beillitse

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Posté le : 12/12/2018 à 10:19 (Lu 3342 fois)
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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [110003]

françoise

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françoise

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Posté le : 13/12/2018 à 08:40 (Lu 3218 fois)
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rl du 13/12/2018

L’équipe de France en demi-finale de son Euro

L’équipe de France féminine de handball s’est qualifiée pour les demi-finales de son Euro, mecredi à Nantes, après une victoire éclatante contre la Serbie (38-28). Les Bleues affronteront les Pays-Bas vendredi (21h) à l’AccorHotels Arena de Paris.

France : le début du rêve à l’Euro de handball
Les Bleues en ont rêvé. Après avoir ébloui face à la Serbie, ce mercredi à Nantes (38-28), elles disputeront la phase finale de leur Euro, à domicile, dans le mythique Bercy.

La scène qu’elles vivront peut-être dimanche, les Bleues l’ont imaginée cent fois. La ferveur de Bercy, les frissons et l’histoire du handball à écrire, devant 15 000 supporters… Peut-être Olivier Krumbholz y pensait-il aussi quand il a fermé les yeux pour entonner la Marseillaise, ce mercredi à la Hall XXL de Nantes. Ses joueuses, elles, ont chanté toute leur rage et ce matin, elles peuvent vraiment s’y voir. Elles se sont offert ce privilège hier au terme d’une démonstration magnifique devant la Serbie (38-28).

Les voilà à Paris, avec cette folle perspective : offrir au handball féminin français son premier titre continental, un an après leur sacre mondial, deux après celui des garçons, à Bercy déjà. Ces garçons qui gagnent tout, depuis longtemps, et qu’elles rattrapent peu à peu. Demain, les Françaises joueront leur quatrième demi-finale en quatre compétitions… Un nouveau record.
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Elles ne le doivent qu’à elles-mêmes puisque la Russie, juste avant, avait entretenu l’espoir d’une qualification suédoise. Tant mieux, les joueuses d’Olivier Krumbholz voulaient de toute façon jouer ce petit quart de finale, avec tout ce qu’il réservait d’enjeu et de palpitations. C’était le premier moment fort de leur Euro, le premier jour du reste de leur aventure. « L’histoire de l’équipe de France ne s’est jamais faite dans la facilité. Avec nous, il faut savoir tenir ses nerfs », sourit Allison Pineau. « On ne nous a jamais rien donné et on avait envie d’aller chercher cette place en demi-finale. »

Estelle Nze Minko, brillante (9/12), a porté les promesses d’une victoire, avec cinq réalisations en un petit quart d’heure (9-8). Puis le coach a fait entrer Laura Glauser et la gardienne messine a confirmé un pressentiment : les Bleues ne s’arrêteraient pas là. Alexandra Lacrabère (4/4) et Manon Houette (7/9) ont été meilleures qu’elles ne l’avaient encore jamais été dans cet Euro et alors, il n’y avait plus aucun doute (12-13, 23e ; 18-14, 30e ). Il y avait bien trop d’envie et de talent dans cette équipe pour une Serbie déjà éliminée. « Je crois que l’équipe de France n’a jamais aussi bien joué en attaque », savoure Béatrice Edwige.
Le sourire de Niombla

L’affaire semblait entendue quand Gnonsiane Niombla est entrée en piste. Evincée il y a deux semaines, éc½urée, puis rappelée lundi, l’arrière gauche a inscrit un but incroyable et son sourire a contaminé toutes ses copines. Le coup de grâce. En un clin d’½il, la France s’est envolée vers Paris (21-15, 35e ; 26-16, 39e ; 23-33, 54e ; 27-38, 59e ), record de buts dans un Euro à la clé… La suite n’a été qu’une longue communion avec les 8 000 spectateurs nantais qui, pendant une semaine, ont illustré la nouvelle dimension de cette équipe de France.

Le rêve ne fait que commencer. Au c½ur de cet Euro qui les a vues tant briller, les Bleues en sont persuadées ce matin : elles ne peuvent pas s’arrêter là… « Une page se ferme, on est là où on voulait être », conclut Pineau. « Maintenant, on ne va pas se cacher. On est chez nous, on va aller chercher le titre. Forcément. »

À Nantes, Laura MAURICE

France - Pays-Bas : les retrouvailles

Les Bleues affronteront les Pays-Bas en demi-finale de l’Euro, vendredi (21h) à Bercy. La formation oranje est sortie en tête du groupe II, après sa victoire sur l’Allemagne hier (27-21). Impressionnante depuis le début de l’Euro, elle n’a concédé qu’une défaite en six matches. La France avait éliminé les Néerlandaises aux portes de la finale des JO de Rio, il y a deux ans, au terme d’un match épique.
La Norvège éliminée

Les doubles tenantes du titre ont livré deux impressionnantes démonstrations pour finir leur tour principal à Nancy. Cela n’a pas suffi. La victoire des Pays-Bas hier l’a définitivement mis hors course. En onze championnats d’Europe, elle n’avait manqué qu’une fois le dernier carré. C’était en 2000.

Krumbholz : « On va travailler plus que de raison »

Olivier Krumbholz, vous avez vécu une soirée idéale ?

« Ça a été une journée très particulière… On a préservé les joueuses des matches précédents mais je les ai suivis et quand j’ai vu la défaite du Monténégro, j’ai cru qu’on était quasiment en demi-finales. Et puis, la Suède nous a remis la pression. Mais je pense qu’on était prêt pour ce match. On est resté stable quand elles se sont accrochées. Et après, on a été brillant. Maintenant, on a un week-end parisien en perspective. »

Que retenez-vous de cette rencontre ?

« J’ai plein d’images positives en tête. D’abord, individuellement, on a eu des joueuses brillantes. Pas une, mais cinq, voire dix. Les buts de Pauline Coatanéa, d’Estelle Nze Minko, Laura Glauser dans les cages, le passage de Laura Flippes au poste d’arrière droit… Tout a bien fonctionné. On a perdu peu de ballons, on a fait preuve d’aisance, on a réussi des montées de balle extraordinaires. On sent que le physique de l’équipe de France prend le dessus sur les autres adversaires. »

Que ressentez-vous maintenant que la qualification est acquise ?

« Pour le coach, c’est bien sûr un grand soulagement. En tant qu’entraîneur, on pense toujours qu’on a déjà une bonne part quand on arrive en demie. C’est beaucoup pour elles, pour les joueuses, maintenant. On va les accompagner, on va travailler plus de raison. »

Vous aviez dit que l’aventure serait « déjà belle » si la France allait à Bercy. Vous n’allez pas vous en contenter ?

« Vu l’énergie qu’il y a dans cette équipe, on peut effectivement garder de l’ambition. Sur ce dernier week-end, il n’y aura pas la Norvège, qui remontait fort. Ça laisse des ouvertures pour les quatre équipes. »

La. M.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [110007]

beillitse

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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [110030]

françoise

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françoise

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Posté le : 14/12/2018 à 08:14 (Lu 3058 fois)
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rl du 14/12/2018

Les Bleues face à leur histoire en demi-finales de l’Euro de handball

Les championnes du monde françaises peuvent décrocher la première finale européenne de leur histoire, ce vendredi soir à Bercy (21h), face aux Pays-Bas.

C’était une autre époque, c’était hier. A Rio, à l’été 2016, les Bleues avaient été héroïques en demi-finales des JO. Elles avaient renversé les vice-championnes du monde néerlandaises pour s’offrir leur première finale olympique. A Paris, ce vendredi, à la fin de l’automne 2018, elles seront face à leur histoire, aussi. Elles qui n’ont jamais fait mieux qu’une troisième place dans un championnat d’Europe peuvent vivre un dimanche de rêve, à Bercy.

Elles trouveront encore les Pays-Bas sur leur route. Ce rival de toujours qui avait marqué le début de leur envol au Brésil. Et qui pourrait leur offrir la consécration, ce soir : une première finale continentale, à domicile, dans un Bercy comble. « Le meilleur est à venir », avait promis Estelle Nze Minko, il y a tout juste deux ans, quand la France avait réussi l’exploit de ramener le bronze européen, trois mois après l’argent de Rio.

Depuis, les joueuses d’Olivier Krumbholz, tenantes du titre mondial, se sont toujours imposées dans le Big Four international. Du jamais-vu. Personne n’avait jamais vu, non plus, autant de promesses que dans cet Euro. « Quand l’équipe de France joue comme ça... », souriait le sélectionneur mercredi soir à Nantes, épaté par la métarmophose offensive de ses joueuses. « Il y a tellement de talents dans cette équipe, ça explosait de partout », sourit la capitaine Siraba Dembélé. « Il a fallu s’imposer une certaine discipline, trouver plus de rigueur... »

Les Bleues, qui ont signé la meilleure performance offensive de leur histoire face à la Serbie (38 buts), sont au sommet de leur art. L’occasion est trop belle pour cette génération, sans doute la plus talentueuse qu’ait connue l’équipe de France, alors que la question de l’avenir d’Amandine Leynaud ou Camille Ayglon devrait se poser ces prochaines semaines. « On a plus de force, plus de confiance que par le passé. On a encore tellement d’énergie aujourd’hui, pour une fin de compétition. Ce week-end doit être l’événement marquant de notre carrière à toutes », espère Dembélé.
Krumbholz : « J’ai confiance en nous »

« On est rodé à ce type de moments, on travaille beaucoup, on sait ce qu’on a à faire. J’ai confiance en nous. L’équipe de France sera là, en pleine confiance et en pleine possession de ses moyens », promet Krumbholz.

Dans le combat qu’elles ont à mener face aux Pays-Bas, ce soir, les Bleues se laisseront porter par la folie de Bercy. « Cette salle respire le handball. Le public va nous donner des ailes », sait le technicien. « Tant qu’on n’est pas rentré dans la salle, on ne peut pas vraiment imaginer... On s’attend à beaucoup de bruit », visualise Dembélé. « L’arrivée, à Paris, c’est notre cadeau. On a envie de savourer. C’était important d’arriver jusqu’ici. Et maintenant, il faut gagner ici... » Pour que l’histoire soit belle. 
Les équipes

FRANCE. Gardiennes de but : Amandine Leynaud (12), Laura Glauser (1). Joueuses de champ : Pauline Coatanea (4), Camille Ayglon-Saurina (5), Allison Pineau (7), Astride N’Gouan (9), Grace Zaadi (10), Manon Houette (13), Siraba Dembélé (17, Pauletta Foppa (26), Laura Flippes (20), Orlane Kanor (21), Béatrice Edwige (24), Estelle Nze Minko (27), Gnonsiane Niombla (29), Alexandra Lacrabère (64). Entraîneur : Olivier Krumbholz.

PAYS-BAS. Gardiennes de but : Tess Wester (33), Rinka Duijndam (30). Joueuses de champ : Jessy Kramer (5), Laura Van Der Heijden (6), Debbie Bont (7), Lois Abbingh (8), Lynn Knippenborg (11), Delaila Amega (14), Maura Visser (15), Nycke Groot (17), Kelly Dulfer (18), Merel Freriks (19), Martine Smeets (24), Charris Rozemalen (25), Dione Housheer (27), Estevana Polman (79). Entraîneur : Helle Thomsen.

A Paris, Laura MAURICE

Les Pays-Bas croient en leur étoile

Malgré les soucis de santé de Nycke Groot, leur pièce-maîtresse, les « Oranje », qui n’ont rien à perdre, ont du jus, notamment grâce à une relève prometteuse.

Depuis qu’elle est à la tête de l’équipe des Pays-Bas, la coach Helle Thomsen sait manier la langue de bois. En conférence de presse à Nancy, après la victoire indiscutable et maîtrisée de son équipe face à l’Allemagne mercredi (27-21), elle est restée assez floue sur l’état de santé de sa joueuse clé.

Meilleure demi-centre des Ligues des Champions 2016 et 2017, victorieuse à trois reprises de la C1 avec le club hongrois de Györ, Nycke Groot est l’une des meilleures joueuses du monde.

Touchée à la tête, au début de match contre la Roumanie, elle a mis du temps pour récupérer, même s’il n’y a pas eu traumatisme crânien comme le redoutait le staff médical néerlandais. Mais depuis, Groot, bien que sur le banc, n’a joué que 1’30 contre la Norvège et n’est pas entrée en jeu contre l’Allemagne. « Nycke récupère mais nous ne voulons pas prendre de risque », a déclaré laconiquement Thomsen.
La relève oranje

Déjà privés de ses deux pivots, Yvette Broch qui a mis sa carrière entre parenthèses et surtout Danick Snelder, blessée, les Pays-Bas peuvent-ils se permettre de jouer sans leur demi-centre titulaire, ou avec une joueuse à seulement 50% de ses moyens ?

Jusqu’à maintenant, cette équipe, qui n’a perdu que contre la Norvège (16-29) et a été miraculée face à l’Espagne (28-27), a prouvé qu’elle avait des ressources insoupçonnées. Dans la relève batave, attention par exemple à la demi-centre très remuante Anega (21 ans) ou au pivot Freriks (20 ans).

On y ajoute la puissance de feu légendaire de l’équipe avec Abbingh, Polman, Dulfer (1,86 m) qui est aussi précieuse en défense, la classe de l’ailière droite Debbie Bont et le talent fou de la gardienne Tess Wester.

En 2015, au Mondial, elle avait réussi …120 arrêts (43 %) avec des es interventions exceptionnelles à six mètres. Les Françaises s’en souviennent, Wester avait grandement contribué à leur élimination en quart de finale. Depuis, elles l’ont plusieurs fois recroisée et les Messines la connaissent bien. Juste avant l’Euro, la Néerlandaise a vécu une grosse déconvenue aux Arènes avec son club d’Odense (41-26).

Mais aujourd’hui est un autre jour. Et les Oranje, finalistes du dernier Euro, n’auront finalement rien à perdre à Bercy ce vendredi. Ce n’est pas forcément le cas des Bleues…

Gilles GAIHIER

pour Vincent Gérard, la salle de Bercy est « un monument »

L’équipe de France féminine joue la demi-finale de son Euro, ce vendredi (21 h) à Bercy, deux ans après le titre mondial des garçons. Le gardien des Bleus Vincent Gérard raconte ces « moments rares ».

L’atmosphère de Bercy et sa ferveur ne ressemblent à aucune autre. Les Bleues vont plonger dans cette ambiance unique, ce soir face aux Pays-Bas (21 h), en demi-finale de l’Euro. Sacré champion du monde début 2017 avec l’équipe de France masculine, dans cette même salle, le Messin Vincent Gérard se souvient d’une pression étouffante et d’un partage inoubliable.

Vincent, une phase finale à Bercy, cela vous inspire quoi ?

« C’est génial ! C’est un grand moment pour les Bleues et pour le handball français. Il faut qu’elles en profitent, ce sont des moments rares dans une salle impressionnante. Bercy, ça parle à tous les handballeurs. Les garçons y ont été sacrés champions du monde deux fois, il y a une histoire forte. C’est un monument ! »
« Elles ont un état d’esprit sans faille »

Quelles images gardez-vous de la phase finale du Mondial, ici même, en 2017 ?

« Je me souviens avoir essayé d’aborder la demi-finale et la finale comme des matches normaux. Je voulais ôter la symbolique de tout cela pour me concentrer sur l’aspect technique et tactique. Je ne voulais pas rajouter un surplus de pression à ces rencontres. »

La gestion des émotions est donc primordiale pour aller au bout ?

« Il ne faut pas se tromper d’événement et l’événement, c’est le match. Il faut rester concentré sur le jeu et uniquement le jeu. Ne pas penser qu’on est à Paris, devant sa famille, ses amis… Une fois que le match a commencé, de toute façon, si on est dedans, qu’on soit à Bercy, dans un Cosec ou au fin fond de la Russie, ça ne change rien. C’est juste l’approche qui diffère. Le piège serait de se dire qu’on est déjà arrivé une fois qu’on est là. »

Qu’avez-vous ressenti à la fin, après la victoire ?

« Là, par contre, c’est génial ! Ce sont les meilleurs moments de ta vie de handballeur. Toute la pression se relâche. On a juste besoin de profiter. Même après la demi-finale des filles, je pense que c’est important qu’elles prennent un moment pour savourer et se relâcher, avant de mieux repartir. Gagner des matches importants à Bercy, c’est extraordinaire, c’est une grande communion avec le public. »

Quel regard portez-vous sur le parcours des Bleues ?

« C’est une équipe qui ne lâche rien. J’ai regardé les statistiques : elles ont la meilleure défense de la compétition, et de loin. C’est un très bon indicateur. Elles sont très bien. Maintenant, ça va se jouer sur des détails infimes. »

Les deux équipes de France sont championnes du monde en titre, dans le dernier carré de l’Euro…

« On ne le dit pas assez mais chez nous, le handball est un mélange de cultures. Des groupes d’origines différentes qui travaillent bien ensemble et qui ont des résultats exceptionnels. Ça démontre toute la qualité de la formation et du système français. »

Quel message avez-vous envie de faire passer aux joueuses de l’équipe de France avant leur demi-finale ce soir ?

« On est derrière elles, on les supporte et on espère de tout c½ur qu’elles iront au bout. On a confiance en elles ! Elles ont un état d’esprit sans faille et c’est ce qui fait la différence dans une compétition internationale. »

Laura MAURICE

CAN féminine : Dabo et Dapina en argent
Formées à Metz et à Yutz, l’ailière droit Raïssa Dapina (Fleury, LFH) et l’arrière ou pivot Aissatou Dabo (Bergerac, D2) sont vice-championnes d’Afrique. Mercredi à Brazzaville (Congo), les Mosellanes de la sélection sénégalaise ont perdu la finale de la CAN. « À l’expérience », l’Angola leur a infligé leur seule défaite (14-19) de la décade. « C’est comme ça qu’on apprend », observe Dapina. Gros lot de consolation : une qualification pour le Mondial de l’an prochain, au Japon.


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [110034]

beillitse

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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [110063]

françoise

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françoise

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Posté le : 15/12/2018 à 08:31 (Lu 2910 fois)
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rl du 15/12/2018

La France sur un nuage
Intouchables, les championnes du monde françaises n’ont laissé aucune chance aux Pays-Bas, hier, en demi-finale de l’Euro (27-21). Elles joueront une finale historique à Bercy, dimanche, face à la Russie. La deuxième d’affilée.

Les pas de danse de Camille Ayglon, le visage d’Alexandra Lacrabère enfoui dans son maillot, le bonheur débordant d’Estelle Nze Minko et les larmes de Laura Glauser… Ce sont les petits signes des grands soirs des Bleues. À Bercy, ce vendredi, elles ont renversé les Pays-Bas avec une classe folle (27-21). « C’est une belle équipe de France, une équipe de France comme je n’en ai jamais vue », savoure Olivier Krumbholz, le sélectionneur.

Les championnes du monde se sont offert leur deuxième finale d’affilée, la première dans un Euro et elles n’avaient « pas de mots » hier soir pour traduire leur bonheur. « On est en finale… Il faudra que je me le répète quelques fois avant de réaliser », sourit Laura Flippes.
Elles n’ont jamais douté

De Nantes à Paris, les Bleues n’ont pas quitté leur petit nuage. Dans cette demi-finale, elles ont mis tout ce qui a fait leur réussite jusqu’ici : une confiance insolente et des talents parfaitement exploités. Estelle Nze Minko, irrésistible depuis une semaine, en est le meilleur symbole. C’est elle qui a ouvert la voie ce vendredi (1-2, 6e ; 5-3, 9e ), bien épaulée par Amandine Leynaud. La France semblait alors intouchable (10-6, 19e ).

Mais c’était une demi-finale et évidemment, rien ne serait facile (11-10, 29e ; 13-13, 34e ). Les Bleues n’ont jamais été emportées par Bercy comme elles avaient été emportées à Nantes, mais elles n’ont jamais douté non plus. Elles ont intériorisé beaucoup trop d’énergie, d’émotions et de force pour s’arrêter là, si proches. La France s’est accrochée à sa capitaine Siraba Dembélé, exceptionnelle, et les Pays-Bas ont sombré (16-14, 36e ; 21-15, 45e ). « On voit nos adversaires qui baissent les yeux et nous, on prend cette force-là », résume Alexandra Lacrabère.

En désespoir de cause, les Oranje, limités et surclassées, ont bien tenté l’attaque à sept, sans gardienne. Il en fallait plus pour contrarier le destin de cette équipe (25-17, 53e )... La Russie aura peut-être davantage d’atouts dimanche en finale. Les Bleues auront le temps d’y penser… Ce matin, elles se réveillent avec un vrai bonheur à savourer. Elles ont (encore) repoussé les limites de l’impossible.

À Paris, Laura MAURICE

Lacrabère : « On attend les Russes de pied ferme »

Olivier Krumbholz, sélectionneur : « On est très heureux, on a déjà une médaille assurée. On a su hausser notre niveau défensif dans ce match, ça nous a fait beaucoup de bien. L’attaque a été très bonne, avec des joueuses vraiment brillantes. On a bien réparti les responsabilités. C’est une belle victoire, avec l’écart, avec la manière.

C’était la meilleure solution pour préparer le match contre les Russes. On va bosser, bosser pour les contrer. On n’était pas si loin au premier tour et depuis, on a fait du chemin ! Le travail paie et on a aujourd’hui une équipe stable, bonne dans tous les secteurs de jeu, et qui est prête à mon avis à relever ce défi. »

Laura Glauser, gardienne des Bleues : « Ça n’a pas été tranquille, on a dû aller chercher cette finale avant de dérouler à la fin. On a su appuyer là où ça faisait mal. On avait la rage, on avait vraiment envie de gagner pour retrouver les Russes. On a une petite revanche à prendre, après le premier tour, après les Jeux de Rio. Il va falloir se reposer, travailler et surtout garder la tête froide. Cet Euro à la maison, devant notre pays, on doit le gagner ! »

Alexandra Lacrabère, arrière droit des Bleues : « On a fait preuve d’une grosse maîtrise. On est déjà très concentré sur la Russie. L’émotion, c’est la médaille d’or. Alors, on va les ressortir dimanche toutes ces émotions. On sera comme des mortes de faim. On n’a pas oublié ce que les Russes ont fait cette semaine (elles ont lâché leur match face à la Suède dans l’espoir d’éliminer la France). On les attend de pied ferme. »

Grace Zaadi, demi-centre de Bleues : « On a eu le temps de savourer, après avoir creusé l’écart en deuxième période. On a essayé de rester dans notre plan de jeu, on a bien défendu, monté les ballons. On a pu se faire plaisir. À un moment, on voit comment on joue, on voit la tête de l’adversaire et l’euphorie arrive… On a un collectif de 16 joueuses, qu’on peut changer à tout moment, et ça sera très précieux pour la finale. »

Les fulgurances d’Estelle Nze Minko
Ses changements de rythme ont encore fait merveille hier soir. La Nantaise Estelle Nze Minko est bien le moteur de la traction arrière française.

Elle aime les voyages. Surtout les voyages en ballon qui la mènent jusque sur les bords du fameux lac Balaton, à Siofok en Hongrie, où elle est devenue la capitaine de l’une des meilleures équipes d’Europe.

Mais Estelle Nze Minko aime surtout les folles aventures comme cette Euro en France où le handball féminin jaillit enfin dans la lumière. Un Euro qu’elle a débuté doucement, notamment contre la Russie, mais qu’elle termine à la vitesse de l’éclair.

Devant son public, la Nantaise de 27 ans, est montée en puissance dans le tour principal, donnant notamment le tournis aux Serbes et aux Danoises. Le début des festivités d’une fin d’année qu’on espère dorée et qui se termine dans la magie de Bercy : « C’est la première fois que je jouais à Bercy. Lorsque tu rentres sur le terrain, c’est très impressionnant. J’imaginais dans ma tête, mais pas ça. C’est trop beau… », avouera Estelle Nze Minko juste après la victoire.

La Nantaise, MVP du match, est encore sur son nuage. C’est à peine si elle pense déjà aux Russes : « On a déjà analysé notre défaite à Nancy avec la vidéo. C’est du temps de gagné pour préparer la finale », sourit l’héroïne du jour.

Hier soir à Bercy, dans ce qui pourrait devenir dimanche son palais des mille et une nuits, Estelle a donc une nouvelle fois brillé. Ses changements de rythme, ses fulgurances ont d’abord permis aux Bleues de faire la course en tête dans une première mi-temps aboutie avec un 4/4 aux tirs en tournant les pages du petit manuel du handball illustré. Tir en suspension, tir à la hanche, contre-attaque, sans oublier les passes décisives. Estelle conjugue au plus-que-parfait.
« On les a laminées… »

Et lorsque les Néerlandaises, qui ne voulaient pas mourir, sont revenues à égalité (13-13), c’est encore elle qui a relancé cette magnifique équipe de France. Son cinquième but, seule en cavale, sur une contre-attaque offerte par Laura Glauser, donna le coup de grâce à des Bataves subitement asphyxiées. Et c’est encore Estelle qui, dans le but déserté par la gardienne Wester, offrit la finale au peuple de Bercy tombé sous le charme. 6/6. Qui dit mieux ? « On les a laminées physiquement. La compétition est longue. Et les Hollandaises ont fini par craquer ».

Enfin, c’est bien sûr Estelle Nze Minko qui, dans l’allégresse générale, est venue chercher son prix récompensant la meilleure joueuse du match : « Ce qui est important, c’est l’équipe de France. Et cette médaille d’or qui nous tend les bras. On est en finale et une finale ça ne se perd pas… ».

À Paris Gilles GAIHIER

La Russie facile
Un peu plus tôt, la Russie s’est imposée dans l’autre demi-finale face à la Roumanie (28-22). Un succès qu’elle doit notamment à Anna Vyakhireva. La puce (1,68 m, 62 kg) aux changements d’appuis phénoménaux a fait un festival avec 13 buts marqués sur les 28 de son équipe. Et même lorsque la Roumanie orpheline de sa star Naegu, victime d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit mercredi à Nancy, domina son adversaire, Vyakhireva encore et toujours, limita les dégâts avant de remettre son équipe sur le bon chemin. Courageuse, l’équipe roumaine connut un gros coup de pompe physique en deuxième mi-temps et s’inclina logiquement. Il ne restait plus qu’à désigner la MVP du match : Anna Vyakhireva,

Orlane Kanor et quatre autres Bleues nommées pour l’équipe type

Le chiffre

Cinq joueuses de l’équipe de France sont nommées pour les All-Stars de l’Euro-2018. Désignée meilleure demi-centre du Mondial l’an passé, Grace Zaadi est cette fois en lice dans la catégorie de meilleure défenseure. L’arrière droit Alexandra Lacrabère, la capitaine et ailière gauche Siraba Dembélé, la gardienne Amandine Leynaud ont également été retenues par le panel d’expert de la Fédération européenne… tout comme l’arrière gauche Orlane Kanor.

La joueuse de Metz, 20 ans, est la plus jeune des 40 joueuses sélectionnées ! L’équipe-type de la compétition sera dévoilée dimanche.

La joueuse

Si la Russie peut remporter son premier titre européen, ce dimanche, c’est en grande partie grâce à elle… 13 buts pour 17 tentatives, un paquet de passes décisives et de penaltys arrachés : Anna Vyakhireva, la star de la Russie, a été exceptionnelle hier en demi-finale face à la Roumanie. MVP des Jeux de Rio il y a deux ans, l’arrière droit se positionne pour le titre de meilleure joueuse de l’Euro.

L’image

Quelques secondes après leur défaite en demi-finale, les joueuses de la Roumanie se sont rassemblées devant la tribune officielle où était installée Cristina Neagu. Elles ont dévoilé, sous leur maillot, un message en soutien à leur coéquipière, gravement blessée mercredi à Nancy. L’arrière gauche de Bucarest, meilleure joueuse du monde en 2010, 2015 et 2016 (un record), souffre d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit.

La stat’

18 parades, 50 % d’arrêts : l’ancienne gardienne norvégienne de Paris était un peu à la maison, ce vendredi à Bercy. Sous les yeux de nombreux supporters norvégiens, Silje Solberg a réalisé une superbe performance dans le match pour la cinquième place, dans la Suède, et permis à la Norvège, double tenante du titre, de sortir la tête haute de l’Euro.

La phrase

« Cela fait quoi de jouer contre votre coach ? » La question a été posée jeudi en conférence de presse à Anna Vyakhireva, la star de la Russie, qui retrouvait en demi-finale de l’Euro, Ambros Martin, son entraîneur à Rostov. Le technicien, quadruple vainqueur de la Ligue des Champions, est à la tête de la sélection roumaine depuis 2016. « Je ne joue pas contre lui, je joue contre ses joueuses », a souri Vyakhireva.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [110068]

beillitse

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Posté le : 15/12/2018 à 09:08 (Lu 2894 fois)
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