Forum des Handiablées

Bienvenue sur le forum des supporters de l'équipe féminine de Metz Handball

Retour au forumNouveau sujetInscriptionIdentificationRecharger la première page du forumFaire une rechercheListe des membresInformations & statistiques

Pages:  << [11-20] 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 [31-40] >>

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105785]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 07/04/2018 à 05:47 (Lu 19397 fois)
Répondre
Citer

rl du 07/04/2018

Corrigé à Bucarest, Metz Handball est en plein cauchemar

Metz est totalement passé à côté de son quart de finale aller de Ligue des Champions à Bucarest (34-21). La claque reçue ce vendredi laisse très peu d’espoir de qualification avant le match retour aux Arènes.

C’est une soirée cauchemardesque qu’a vécue Metz vendredi à Bucarest. Le champion de France a laissé en Roumanie presque tous ses espoirs de qualification pour le Final Four. Il a été laminé 34-21 dans un quart de finale aller maîtrisé de main de maître par le vainqueur de la Ligue des Champions 2016.

La déception est énorme pour un club qui rêvait si haut et fort du dernier carré. Ses chances d’y accèder sont bien minces ce samedi. Les Lorraines devront donc attendre au moins une année de plus et la deuxième manche aux Arènes dimanche prochain apportera sûrement une révolte mais pas un Final Four... Comment Metz a-t-il pu passer complètement au travers ? Qui aurait pu imaginer un tel scénario ? Pas grand monde tant l’équipe d’Emmanuel Mayonnade avait impressionné durant son parcours. Cette fois, elle s’est plantée dans les grandes largeurs.

La fureur d’un public roumain chaud comme la braise a précipité la chute des Messines. Dans l’enfer de Bucarest, les Lorraines ont pris un énorme coup de chaud et se sont brûlées les ailes. Metz a paru totalement paralysé, tétanisé par la pression dans la bouillante salle polyvalente. Celle envoyée par les supporters roumains et leurs joueuses sur le terrain.
Gros seule rescapée

Il était déjà impossible de s’entendre pendant la présentation des équipes, au moment où les noms des stars Isabelle Gullden et Cristina Neagu étaient hurlés au micro par un speaker possédé. Bucarest sait recevoir son hôte et le mettre dans une position inconfortable. Il ne fallait pas s’attendre à autre chose comme accueil. Dépassées d’entrée par la rapidité des actions pleine de justesse et de réussite de Gnonsiane Niombla and co, les Messines entamaient mal la partie (4-2 puis 8-5, 13e ). Pourtant, le champion de France s’accrochait avec les valeurs qu’on lui connaît (9-8, 16e ) et grâce au bras en feu de son arrière droit slovène Ana Gros (9 buts). Un temps. Le temps pour Bucarest de remettre un gros coup d’accélérateur avant la pause et faire très mal au moral lorrain avec un but au buzzer de Neagu (19-13).

Metz avait déjà perdu pied. Et la suite allait s’avérer un véritable calvaire pour les partenaires de Grace Zaadi, totalement dépassées, bousculées, presque résignées. Grubisic, entrée dans les buts à la place d’Ungureanu, se chargeait de dégoûter les tireuses messines tour à tour et les poteaux se mettaient à enterrer les derniers espoirs de réaction. En face, Marina Rajcic (3 arrêts) ne trouvait aucune solution pour stopper les vagues roumaines. Metz prenait l’eau et un incroyable 8-0 (entre la 26e et la 41e ). En plein cauchemar, Emmanuel Mayonnade cherchait une lueur en optant pour une attaque à sept. Rien ne changeait et les Roumaines s’appliquaient à creuser l’écart. 13 buts, l’addition est trop lourde pour croire à un exploit aux Arènes. Metz veut pourtant se lancer dans une opération commando.

Le chiffre : 15

C’est le nombre de minutes passées sans marquer du côté messin, entre la 26e et 41e. Incroyable et impardonnable à ce niveau-là. « Une incompétence totale dans le duel avec la gardienne de but et une vraie naïveté », regrette l’entraîneur Emmanuel Mayonnade.

À Bucarest, Nicolas KIHL

les coulisses d’une désillusion
Les Messines se sont effondrées sur le terrain de Bucarest, vendredi, au terme d’une semaine psychologiquement éreintante. Retour sur les heures précédant cette incroyable déconvenue.


Mardi. J-3. « Il est 22h20, on peut pleurer autant qu’on le souhaite mais à 22h30, je veux qu’on soit tous focalisés sur Bucarest. » Metz vient de perdre sa Coupe de France, éliminé en demi-finale sur le terrain de Brest. Les joueuses d’Emmanuel Mayonnade ont cédé au terme d’une partie épique, conclue par une douloureuse séance de penaltys ( score final 23-22 ). Au moment de les rejoindre dans le vestiaire, l’entraîneur messin devine leur peine, leur tristesse. Il la partage. Il octroie alors à son équipe dix minutes de souffrance totale, avant de se pencher vers un défi terriblement « excitant » : Bucarest et le quart de finale aller de Ligue des Champions.

Mercredi, 18 h. J-2. Les Messines arrivent enfin dans la capitale roumaine, après une nuit de voyage entre Brest et Paris, dans un bus couchettes, et huit heures d’attente à l’aéroport. Épuisées, elles doivent alors se soumettre à une courte séance de musculation… « Ces vingt minutes de vélo n’étaient pas prévues. Et au sortir de ce périple énormissime, éprouvant, j’ai trouvé les filles géniales dans l’engagement et la résistance », raconte leur coach.

Jeudi, 19 h. H-24. Grace Zaadi et ses coéquipières foulent pour la première fois le sol de la Sala Polivalenta. Dans les derniers instants de la séance, Laura Flippes rejoint le banc en pleurs, sérieusement touchée à l’épaule gauche. « Ça va aller, c’est un quart de finale de Ligue des Champions, ça ira forcément », se convainc l’internationale française quelques heures plus tard.

Vendredi, 16h30. H-3. Avant l’ultime séance vidéo, Thierry Weizman, le président, prend la parole devant ses joueuses. « Quoiqu’il arrive maintenant, cette saison est déjà extraordinaire, insiste-t-il, ému. C’est une immense fierté de voir cette petite équipe française qui fait peur à tout le monde. J’espère que vous allez continuer à nous faire rêver un petit peu. »

Vendredi, 53e minute de jeu. Metz est en plein cauchemar. Son rêve de Final Four s’éloigne chaque seconde un peu plus. Sur le banc, Emmanuel Mayonnade, dans une colère noire, somme ses joueuses de se bouger. L’entraîneur pense déjà à la suite. Chaque but compte.

Vendredi, 20h30. La chanson We are the champions résonne dans la salle roumaine, les Messines se précipitent au vestiaire. Le soulagement sur le visage de Gullden, les folles étreintes des joueuses de Bucarest en disent long sur ce qu’elles ont accompli au cours de cette soirée. Ailly Luciano, effondrée, en pleurs, regagne le bus sans un mot. « Il n’y a pas de mots », explique Xenia Smits.

À Bucarest, Laura MAURICE

On ne peut pas tomber plus bas » : les réactions après la défaite de Metz Handball à Bucarest

Thierry Weizman, président de Metz : « C’est une grosse désillusion, notre pire match depuis plusieurs années. On pensait avoir atteint un certain niveau et ne pas pouvoir retomber aussi bas. On a été bouffé dans tous les compartiments du jeu, dans l’intelligence de jeu, dans la combativité, au niveau des gardiennes, des tirs… Est-ce qu’on s’est vu plus beau qu’on ne l’était ? Est-ce qu’on a cru que ce serait plus facile que Györ l’année dernière ? Est-ce qu’on a déjà pensé au match retour ? C’est difficile d’analyser à chaud. En tout cas, c’est une grosse faillite collective. On ne peut pas sortir une joueuse du lot, lui dire qu’elle a fait le travail. Chacune y a été de son erreur. »

Gnonsiane Niombla, arrière de Bucarest et future Messine : « Je suis vraiment ébahie par ce score. J’ai senti les Messines épuisées, au bout du bout. On a eu énormément de réussite, elles n’ont pas marqué pendant 15 minutes, il y a eu des arrêts de gardiennes, des ratés de leur part. On les a fait déjouer aujourd’hui. L’écart est conséquent mais la qualification n’est pas acquise. Elles vont nous attendre le couteau entre les dents. Elles vont nous tendre des pièges, il va falloir s’attendre à quelque chose d’extraordinaire pour refaire ce retard. »

Camille Ayglon, arrière droit de Bucarest : « C’est pas mal d’émotion parce que pour moi, et pour pas mal d’autres, c’est notre dernier match dans cette salle de feu qui nous a vraiment poussées. On avait vraiment énormément d’envie, on s’attendait à un match difficile, on voulait être au rendez-vous dès le départ. On ne pouvait pas imaginer un tel résultat, c’est une énorme satisfaction. On avait une équipe en face de nous qui était très fatiguée après tout ce qu’elle a enchaîné. Nous, on s’est mis en mode mission, ça a été énormément de travail cette semaine, on a tout donné. Même si on a un avantage très sérieux, il faudra faire un bon match à Metz parce qu’elles ne vont pas abandonner à la mi-temps. »

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105790]

nachadel

Voir son profil

Activité : 3.5 / 5
1527 messages postés


Posté le : 07/04/2018 à 09:56 (Lu 19334 fois)
Répondre
Citer

On a pas été bouffé par Bucarest, comme dit gnons les filles étaient au bout du bout.
Il n y a pas eu de deuxième mi-temps, et pour avoir vu les filles a La fin du match, elles étaient
toutes en mode zombi.
Je ne les ai jamais vu dans un tel état.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105813]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 08/04/2018 à 10:10 (Lu 19175 fois)
Répondre
Citer

rl du 08/04/2018

Metz Handball : la douche froide
Trois jours après son élimination en demi-finale de la Coupe de France, Metz, si séduisant jusque-là, a coulé à Bucarest et sans doute dit adieu au Final Four. Comment cette équipe a-t-elle pu en arriver là ?

Les Messines ont « honte ». Certaines l’ont avoué dans les heures qui ont suivi le naufrage à Bucarest, en quart de finale aller de la Ligue des Champions (34-21) vendredi. D’autres n’ont même pas pu s’exprimer, la gorge nouée, rattrapées par le désarroi.

Depuis dix-huit mois, cette équipe a affronté les plus grands clubs d’Europe, les ambiances les plus hostiles. Elle était parfois tombée. Mais jamais elle n’avait sombré à ce point. Jamais elle n’avait été battue de plus de six buts. C’était sur le terrain de Györ, le futur champion, il y a un an (28-22).

Metz vivait ses plus belles heures, sur la scène continentale mais aussi nationale, avec cette invincibilité retrouvée en championnat, quinze ans après. Il est aujourd’hui éliminé de la Coupe de France et déjà hors course en Europe.

Avec cette étape roumaine, sa saison a pris un tournant amer que même le titre de champion aura du mal à rattraper. « Il y a une semaine, on était les meilleures. Quatre jours plus tard, on est passé à côté de presque tous nos objectifs », souffle Ailly Luciano.
« Négligence, incompétence »

Comment expliquer une telle débâcle ? L’entraîneur Emmanuel Mayonnade n’a pas de réponse évidente. « Il y a plusieurs possibilités. La première : on est clairement moins bon que Bucarest. Je n’y crois pas trop mais on ne peut pas occulter cette option », reconnaît-il. « La deuxième : on a mal travaillé ou pas assez. Et la troisième : on a clairement raté notre prestation. C’est celle qui me semble correspondre le plus à la réalité. »

Le technicien a sans doute en tête la faillite de ses trois gardiennes, Marina Rajcic la première, qui se sont succédé dans les buts sans offrir la moindre solution (5 arrêts à elles trois). L’état d’esprit et le fiasco offensif posent également question. « Je nous ai trouvés très vite abattus. Même les plus rigoureuses d’habitude ont eu leurs moments de faiblesse », regrette Mayonnade. « En attaque, on a des tirs de près, des solutions, des opportunités mais on ne marque pas pendant quinze minutes. C’est de la négligence, de l’incompétence, de l’inconstance. »

Deux autres vérités s’imposent dans l’analyse de ce désastre : d’abord, il y a une classe d’écart entre Metz, ramené à son statut d’outsider, et Bucarest, taillé pour gagner la Ligue des Champions, porté par deux joueuses incomparables (Neagu et Gullden). Et puis, il y a ce calendrier discuté, contesté, qui n’aura sans doute pas aidé les Messines. « Peut-être qu’on n’a pas su aborder cet enchaînement, qu’on aurait dû voir les choses différemment… Je ne sais pas, je n’ai pas de solution », reconnaît le président Thierry Weizman. « Mais on n’était pas en mesure de répondre à ce combat-là. »

Laura MAURICE

Mario Maubon (Metz Handball) : « Il n’y en avait pas une pour rattraper l’autre »

Marion Maubon, comment expliquez-vous cet énorme naufrage sur le terrain de Bucarest ?

« On a été mauvaises, décevantes. Il n’y a pas grand-chose à analyser finalement, puisqu’on a failli dans tous les secteurs du jeu. Souvent, quand on fait une erreur, on a la capacité de vite l’analyser pour changer quelque chose sur l’action suivante. C’est ce qui fait notre force. Là, on a fait une erreur, on l’a refait et la joueuse qui est rentrée derrière a continué… On a cruellement manqué de lucidité. À la mi-temps, on est à -6 et on se dit déjà que ça va être dur, qu’il ne faut pas en prendre plus. On pensait que ça ne pouvait pas être pire. On fait tout pour se remobiliser et au final, on prend treize buts dans la figure. »

Pensez-vous avoir raté quelque chose dans la préparation, dans l’état d’esprit ?

« Je ne sais pas. On s’est entraîné dur, on n’a pas manqué d’humilité. Mais force est de constater qu’on est passé à côté de quelque chose et toutes ensemble, parce qu’il n’y en avait pas une pour rattraper l’autre. Je ne sais vraiment pas expliquer une si grosse désillusion. »

Comment faire pour que cette défaite ne laisse pas trop de traces ?

« D’abord, le but est de passer au-dessus de la honte. Moi, j’ai honte aujourd’hui et je ne suis pas la seule. Après, il va falloir vite, vite se remettre au travail et ne pas tout changer. On a démontré qu’on savait jouer ensemble, il faudra s’en rappeler et apprendre à se faire confiance à nouveau. On va chacune revoir le match tranquillement, y réfléchir la tête un peu plus froide et on en parlera dès mardi. Il ne faut pas non plus mettre un mouchoir sur ce qui n’a pas été. Manu (Mayonnade, l’entraîneur) nous mettra sans aucun doute face à nos actes. C’est une chance de pouvoir rejouer Bucarest (dimanche prochain aux Arènes) parce que ce qu’on a montré ce vendredi n’est pas acceptable. »

Vous aurez treize buts à rattraper. Croyez-vous encore en une qualification pour les demi-finales ?

« Il n’y a pas de logique dans le sport, on va essayer de le prouver. Ce sera extrêmement compliqué mais j’y crois beaucoup. Il va falloir changer beaucoup de choses, c’est évident. On a affaire à des filles intelligentes, qui ne nous donneront pas le match. On va tout faire pour donner a minima une autre image de nous et pourquoi pas, aller chercher une place pour le Final Four. »

La. M.

Besoin de souffler:

Les filles ont deux jours pour souffler après cette éprouvante semaine

Forcer le passage:

Le message de Manu dans les vestiaires:
"On veut entrer dans l'histoire du club en allant au final four, alors il va falloir clairement forcer le passage. car après ces 60 minutes ont en ait très loin"

Les stats qui tuent

Roumanie: 76% de réussite aux tirs contre 49% pour les messines

Le chiffre 6

Il faut remonter 6 ans en arrière pour retrouver trace d'une débâcle comme celle vécue vendredi soir.
Les messines avaient pris une correction sur le terrain d'arvor en 1/2 finale des play-off 32/18

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105854]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 10/04/2018 à 07:43 (Lu 18949 fois)
Répondre
Citer

rl du 10/04/2018

Metz, le devoir d’y croire

Après trois jours de répit, les Messines débutent leur « mission commando » ce mardi : six jours pour préparer un miracle et éliminer Bucarest de la Ligue des Champions.

Comment croire en l’impossible ? Comment surmonter l’insurmontable ? À partir d’aujourd’hui et pendant six jours, Metz préparera son miracle.

Après l’humiliation vécue à Bucarest (34-21), Emmanuel Mayonnade devra entretenir l’espoir fou d’une qualification pour les demi-finales de la Ligue des Champions. « On ne pouvait pas imaginer ça. C’est presque catastrophique. Mais peut-être qu’on peut renverser cette immense montagne. Personne n’est naïf et dupe au point de penser que ce sera simple mais il faut assurément y croire », insiste le technicien. « On aura du mal à intégrer dans le projet quelqu’un qui n’est pas convaincu que c’est possible. »
« Si on rattrape un but toutes les cinq minutes… »

Jusqu’à la réception de Bucarest, dimanche en quart de finale retour, il s’attachera à prouver, « image par image », que la situation n’est pas insoluble. « On n’a pas joué à notre niveau. On a manqué de réussite là où nos adversaires ont joué le match de leur vie », explique-t-il. « Il faudra se raccrocher à plein de petites choses, simples et concrètes. Mais il faudra d’abord jouer au handball. » Et marquer, beaucoup, pour effacer cet écrasant retard. « Pour avoir fait un peu de mathématiques, je sais que si on rattrape un but toutes les cinq minutes, on ne devrait pas être trop loin du compte à la fin du match », calcule Mayonnade, « déçu, frustré mais pas abattu, pas encore ».

Honteux vendredi dernier, Metz aura besoin de sa dignité pour renaître. De cet orgueil qui a fait toutes ses grandes victoires européennes. « Il nous faudra aussi un peu de magie ». Et énormément d’audace.

Le champion de France prendra-t-il le risque d’attaquer à sept, sans gardienne ? Ou de bouleverser sa solide défense 0-6 (à plat) ? « On s’attend à quelque chose d’extraordinaire, elles vont nous tendre des pièges », anticipe Gnonsiane Niombla, arrière de Bucarest et future Messine. « On va repartir à la guerre et proposer quelque chose de tout à fait différent. On ne peut de toute façon pas faire plus mal », conclut le président Thierry Weizman. La « mission commando », comme il l’a baptisée, débute ce matin.

Metz - Bucarest dimanche (17 h) aux Arènes

Laura MAURICE

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105888]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 12/04/2018 à 08:59 (Lu 18807 fois)
Répondre
Citer

rl du 12/04/2018

Yutz est passé au désaveu

Cette saison, Yutz est une équipe de coups. Il y a ceux qu’elle endure, en surnombre. Les 16 points de pénalité infligés par la Fédération française courant septembre, l’empilement des défaites (15 en 17 matches) qui ont avancé la relégation en Nationale 1, actée dès la mi-championnat.

Il y a aussi ceux qu’elle réalise, à la surprise générale. Fin janvier, ces Louves imprévisibles ont terrassé Mérignac, l’actuel leader (33-31). Leur seule victoire à ce jour. Le 31 mars, elles ont failli récidiver à Saint-Amand-les-Eaux, candidat à l’élite (30-30). Ce soir-là, aucun entraîneur sur le banc. Une capitaine, Sabrina Abdellahi, obligée de sortir du terrain pour aller poser les temps morts. Cinq jours plus tôt, Christophe Fratini avait été éconduit. Le technicien, qui préfère garder le silence, a tenu huit mois. Exit aussi son assistant, Frédéric Massias, retourné s’occuper exclusivement des Montigniennes (N2).

« Le courant ne passait plus entre les joueuses et le staff, reconnaît Francis Manneau, le président yussois. Il y a eu une certaine incompréhension. Le groupe a une grosse demande de travail, a besoin d’évoluer dans un cadre précis. »

Qu’ils émanent des jeunes ou des expérimentées, les griefs sont allés croissants. Ils se recoupent. « Les entraînements n’étaient pas adaptés à la D2 », « on ne travaillait pas la défense », « on ne progressait pas »… « On avait toutes le même ressenti. On ne pouvait pas continuer comme ça », chargent-elles encore. D’où la réunion provoquée il y a deux semaines. D’où la révocation, à l’unanimité.

« Si on veut repartir sur de nouvelles bases, il faut prendre des décisions. Il valait mieux que ça arrive maintenant », concède Francis Manneau. L’épisode ravive le souvenir sa propre éviction du banc au printemps 2007, lorsque Yutz vivait ses derniers moments en D1.

Depuis la mutinerie, le patron coache de nouveau la lanterne rouge de D2. Tout en continuant à couver les -18 ans, en course pour les 8es de finale nationaux. « Je fais l’intérim jusqu’à la fin de saison. L’année prochaine, j’assurerai la gestion de l’équipe première à 100 %, le temps de trouver un entraîneur. Je superviserai la réserve et les -18 ans avec des techniciens qui partagent la même vision. » Le futur effectif, dans tout ça ? « Trop tôt pour en parler… »

L. H.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105893]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 13/04/2018 à 08:40 (Lu 18627 fois)
Répondre
Citer

rl 13/04/2018

LAURA GLAUSER "Un bébé, c’est extraordinaire"

Gardienne de Metz Handball et de l’équipe de France, Laura Glauser a mis sa carrière entre parenthèses pour donner naissance à son premier enfant. Comblée, elle rêve de disputer l’Euro avec les Bleues en fin d’année.


dans-une-petite-dizaine-de-jours-laura-glauser-sera-maman-hier-elle-etait-encore-a-l-entrainement-a ux-arenes-de-metz-avec-ses-coequipieres

Dans une dizaine de jours, Laura Glauser donnera naissance à une petite fille. La gardienne de Metz Handball, vice-championne olympique à Rio, a quitté les terrains l’automne dernier, focalisée par cette aventure « extraordinaire » qu’elle avait planifiée de longue date. « J’ai arrêté très tôt, à deux mois et demi de grossesse. Psychologiquement, c’était compliqué », se remémore-t-elle. « Je n’étais pas forcément bien dans ma peau, j’avais du mal à me concentrer sur le handball. »

L’internationale française a, depuis, gagné en sérénité. Installée dans une salle des Arènes, en tenue de sport, elle rayonne. Mercredi, elle a fêté sa future maternité lors d’une baby-shower (fête prénatale) surprise organisée par ses coéquipières. Elle les a retrouvées, hier matin, pour la séance matinale de musculation. À 39 semaines, elle s’entraîne encore, entre exercices en salle, piscine et marche. « Tant qu’on peut… », s’amuse-t-elle. « J’ai vécu jusqu’ici une super grossesse et j’aime le sport. Je ne me voyais pas rester affalée dans mon canapé. J’essaie de rester en forme, de garder un peu de muscles… »

Laura Glauser, 24 ans, a vu son corps se transformer. Un traumatisme pour certaines sportives de haut niveau. Pas pour elle. « Je m’y étais préparée psychologiquement », explique la joueuse formée à Metz.

« Le hand me manque »

« Je sais que ça peut être difficile pour une athlète. On a l’habitude de voir une silhouette musclée et puis on change… Mais je suis bien comme je suis, bien dans ma peau. Je suis en train de vivre la plus belle chose qui puisse m’arriver en tant que femme. »

Future maman comblée, Laura Glauser n’a pas totalement délaissé sa vie de sportive. Elle a vibré dans les tribunes de Metz ou de l’Arena de Trèves, pendant le Mondial. Elle a parfois trépigné devant sa télé et vécu par procuration toutes les grandes émotions de ses copines. « Bien sûr que le hand me manque ! J’en fais depuis que j’ai douze ans, c’est ma passion, mon métier. Un bébé, c’est extraordinaire, mais je ne peux pas comparer les deux », reconnaît-elle.

Son plus gros pincement, elle l’a ressenti en décembre dernier, en voyant « son » équipe de France sacrée championne du monde. « Ça m’a vraiment fait quelque chose. Pas parce que je les enviais mais parce que c’était des matches de fou, j’avais envie d’y participer », sourit la jeune gardienne. « Et puis, avec Metz, depuis janvier, ça me titille un peu aussi. Dans les bons moments et dans les mauvais… Je ne sais pas ce que j’aurais pu leur donner la semaine dernière à Bucarest (défaite 34-21) mais j’aurais aimé être là. »

Elle, qui a toujours tout organisé, tout planifié, prendra la liberté, dans une dizaine de jours, de laisser faire la vie. « Tout ne dépendra plus que de moi. Je ne serai plus seule. Il faudra que j’apprenne à gérer ce nouveau quotidien. Pour une fois, je vais laisser venir les choses, profiter de tout ça et on verra… », confie Laura Glauser, qui a promis de « se battre » pour disputer l’Euro en France, à la fin de l’année.

Laura MAURICE

Laura Glauser, une reprise en douceur cet été

Privée de compétition depuis plus de six mois, Laura Glauser n’a rien perdu de cette détermination qui fait sa force sur les terrains. « Elle est à quelques jours du terme et elle était encore avec nous ce matin (hier). C’est assez louable comme démarche, comme état d’esprit », souligne Pierre Chenu, impressionné.

Le préparateur physique de Metz Handball a accompagné la gardienne tout au long de ces neuf mois, adaptant l’intensité et la fréquence des séances de musculation au fil de la grossesse. « On a d’abord vu avec le staff médical ce qu’il était possible de faire ou non. On s’est basé aussi sur la volonté de Laura, qui est une athlète de très haut niveau et qui avait besoin de continuer à s’entraîner », explique-t-il.

Le staff messin s’est-il déjà penché sur l’après-accouchement ? « Sincèrement, non. Le corps va être déconditionné, transformé. Il y aura d’abord une rééducation avec le staff médical. Elle aura ensuite un programme à base de musculation et de courses cet été, comme le reste du groupe, avant la préparation classique. On sera simplement un peu plus vigilant avec elle. Cela prendra le temps que ça prendra mais je ne me fais aucun souci sur sa capacité à revenir », détaille Pierre Chenu.

« Je me donnerai les moyens de retrouver mon meilleur niveau, j’ai envie de vivre de nouvelles expériences avec le hand », confirme Laura Glauser. Avant elle, Camille Ayglon, championne du monde en décembre dernier, ou Nina Kanto, l’ex-capitaine messine, ont relevé ce défi.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105894]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 13/04/2018 à 08:44 (Lu 18625 fois)
Répondre
Citer

Et également

Comment Metz Handball travaille la vidéo

Après la sévère déculottée subie à Bucarest vendredi dernier (34-21), les Messines cherchent à corriger le tir, en multipliant notamment les séances vidéo. Une préparation à part entière.

Dans le bus, sur le coin d’une table ou le fauteuil d’un aéroport… Chaque seconde, chaque décor est propice au travail de la vidéo. L’entraîneur messin Emmanuel Mayonnade et son adjointe, Katya Andryushina, y consacrent une grande partie de leur temps. Focalisés sur les petites failles de l’adversaire, convaincus tous les deux qu’un match peut se jouer sur ces séquences travaillées, décortiquées.

Avant d’être soumis aux joueuses, commentaires à l’appui, les extraits sont sélectionnés, coupés, triés… Un exercice de patience et de précision. « Après le travail préalable réalisé par Katya, je reçois environ 200 séquences, entre les possessions offensives, défensives, le jeu sur grand espace… », détaille Mayonnade, qui étudie habituellement les huit derniers matches de l’équipe adverse. Soit près de 16 heures de travail par rencontre.
Combinaisons et schémas défensifs

« C’est une tâche complexe. Je regarde tout, j’y mets des annotations, avec l’objectif de réduire au fur et à mesure le nombre de séquences à voir. J’essaie de rendre tout cela le plus explicite possible. Parfois, c’est dur et très long parce que j’ai l’impression de nous priver d’une belle information », poursuit le technicien lorrain, qui condense finalement le tout dans 4 ou 5 séances de 30 minutes avec ses joueuses.

Avant les retrouvailles avec Bucarest dimanche, l’entraîneur rassemblera son groupe une dernière fois, rappelant quelques messages essentiels, ciblant les meilleures combinaisons offensives et les schémas défensifs spécifiquement pensés pour contrer Cristina Neagu, la meilleure joueuse du monde, intenable vendredi dernier (10/12).

Depuis, Metz s’est longuement attardé sur cette sortie cauchemardesque. Il a aussi épluché les dernières rencontres de Bucarest, celles de la saison passée et même celles du Monténégro, également entraîné par le magicien Per Johansson. « L’idée était de voir ce qu’il avait pu changer pour le quart de finale l’an dernier par exemple », précise Mayonnade.

Car derrière ce travail de longue haleine, se cache un objectif tout simple : « Comment on marque des buts, comment on n’en prend pas », résume le coach.

Dans le vestiaire, quelques secondes avant que ses joueuses ne rejoignent le terrain, il rappellera l’importance de ce que la vidéo n’apprend pas : la « spontanéité ».

Metz - Bucarest dimanche aux Arènes (17 h)

Laura MAURICE

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105899]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 14/04/2018 à 07:27 (Lu 18451 fois)
Répondre
Citer

rl du 14/04/2018

Laurisa Landre (Metz Handball) : « J’étais dévastée »

À 32 ans, la Messine Laurisa Landre vit sans doute sa dernière Ligue des Champions. Dépitée après la désillusion de Bucarest, elle croit encore fermement en ses chances de qualification pour le Final Four.

Laurisa Landre, comment avez-vous digéré la sévère défaite à Bucarest (34-21) ?

« Plus la semaine avance, mieux ça va. Après la rencontre, à l’image de l’équipe, j’étais dévastée. Je n’ai pas compris tout de suite ce qu’il se passait. C’est encore dur d’en parler… J’en ai perdu des matches dans ma carrière mais jamais je n’avais ressenti si fort ce sentiment de honte. C’est la plus grosse déception et la plus grosse épreuve de ma carrière. »

Comment expliquez-vous, avec davantage de recul, cette faillite totale ?

« Tout ce qu’on avait prévu et travaillé, elles nous l’ont fait ! Les kung-fu, les courses des arrières, les passes au pivot, les tirs de Neagu… Et on est quand même tombé dans le piège. C’est ce qui fait le plus mal. C’était l’erreur à ne pas commettre dans notre saison. Notre si belle saison… Tomber comme ça, de 13 buts, en quart de finale aller, c’est très très dur. »
« Ce Final Four représente beaucoup pour moi »

Est-il difficile, dans ce contexte, de garder espoir ?

« Au début, oui. C’était même impossible dans nos têtes. Le week-end de repos nous a permis de faire le vide. Dès lundi, on s’est dit qu’on allait gagner le match retour, de 14 buts s’il le fallait. On s’est retrouvé avec les filles, on a parlé de ce qu’il s’était passé, de ce qu’on a ressenti chacune. Le constat est le même pour toutes : on n’a pas montré le visage de Metz Handball. C’est une nouvelle épreuve dans nos carrières, il faut qu’on la relève. »

Vous quittez le club en fin de saison, vivez-vous cette Ligue des Champions comme la dernière ?

« Pas parce que je quitte Metz, mais parce que j’ai 32 ans. Je ne vais pas continuer jusqu’à 40 ans. Je ne serai pas triste de ne plus rejouer cette compétition. Je vis de très belles choses avec l’équipe de France, qui sont incomparables et qui n’arrivent quasiment jamais à un sportif. Mais ce Final Four représente aussi beaucoup pour moi. Quand je regarde mon parcours, je me dis qu’une victoire en Ligue des Champions aurait été énorme. Émotionnellement, ça aurait été différent de tout ce que j’ai connu. J’ai besoin de finir cette saison de la plus belle des manières qu’il soit. C’est le seul moyen de ne pas terminer déçue. »

Que faudra-t-il faire pour réaliser un petit miracle ce dimanche devant Bucarest ?

« Tout ce qu’on n’a pas fait vendredi dernier : jouer au handball et prendre plaisir sur le terrain. »

Metz - Bucarest ce dimanche (17 h) aux Arènes

Laura MAURICE


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105907]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 15/04/2018 à 10:13 (Lu 18282 fois)
Répondre
Citer

rl du 15/04/2018

il faudrait un miracle pour que Metz élimine Bucarest
Humiliées la semaine dernière en Roumanie et quasiment éliminées, les Messines doivent renverser une montagne, ce dimanche (17 h) face à Bucarest. Leur seule issue : l’emporter de 14 buts.

Gagner ou sombrer. Metz n’a plus le choix. Il doit battre Bucarest ce dimanche aux Arènes. Pour sauver l’honneur bafoué neuf jours plus tôt en Roumanie (34-21). Pour s’éviter un fiasco inédit sous l’ère Mayonnade. Et peut-être, si « toutes les planètes s’alignent », envisager une qualification miraculeuse pour le Final Four de la Ligue des Champions.

L’équation est simple : le champion de France doit marquer 14 buts de plus que le champion d’Europe 2016. Une montagne… « C’est sans doute le plus gros défi auquel j’ai été confronté. On part de tellement loin », souffle Emmanuel Mayonnade. L’entraîneur messin reconnaît avoir vécu des « heures complexes » au sortir du cauchemar roumain. « On remet tout en question : les choix de joueuses, les options tactiques, les discours d’avant-match, de mi-temps, les situations à jouer… »
« Ne pas les laisser respirer »

Le technicien sait qu’il faudra un concours de circonstances extraordinaire pour que son groupe se relève de la déroute du match aller. Il se dit prêt à tout oser, sans tout risquer. « À vouloir revenir trop vite, on pourrait tout perdre. C’est fou à dire mais il faudra être assez patient », prévient-il. « Et il ne faut pas se raconter de conneries. On ne pourra pas se qualifier si les 16 joueuses ne sont à 100 %. On ne passera pas si on fait 3 arrêts ou si on rate 20 tirs sur la gardienne de but. J’attends de nous qu’on soit plus intelligents, plus rigoureux, plus spontanés, plus joyeux, plus compacts, plus collectifs. »

Même le match parfait pourrait ne pas suffire… Il y aura en face la meilleure joueuse du monde ( Cristina Neagu ), sublimée par une meneuse de jeu de grande classe ( Isabelle Gullden ). Bucarest, bien lancé vers sa troisième demi-finale d’affilée, évolue sur une autre planète.

« On ne peut pas attendre d’elles qu’elles déjouent », sait Grace Zaadi, la capitaine messine. « Il faudra retrouver une défense agressive, ne pas les laisser respirer et vraiment soigner la finition. Ce qu’on a vu en Roumanie, ce n’était pas nous. On a encore soixante minutes pour tout donner. » Et s’accrocher, coûte que coûte, à cette invincibilité à domicile qui dure depuis près de quinze mois. La perdre aujourd’hui, à trois jours des play-off et après une élimination en Coupe de France, serait une cruelle double peine.

Laura MAURICE

Xenia Smits (Metz Handball) : « Soixante minutes à jouer comme des guerrières »

Xenia Smits, comment vont les corps et surtout les têtes après la déroute subie à Bucarest (34-21) ?

« Mieux que le week-end dernier. Prendre un peu de distance, de recul et un peu de repos nous a fait du bien. On a commencé une nouvelle semaine, on a beaucoup parlé entre nous dès la reprise de l’entraînement mardi. Il le fallait car ce qu’on a vécu en Roumanie était très, très dur. On a revu le match ensemble, on est complètement passé à travers, rien n’a marché vendredi dernier. On n’a pas réussi à s’en sortir, à limiter la casse. On était toutes marquées. »

C’est une mission presque impossible que vous allez tenter ce dimanche aux Arènes pour ce match retour…

« Oui, c’est ça, il y a un gros écart mais on n’a rien à perdre sur ce match retour et tout à gagner. On sait très bien l’ampleur de la tâche et on veut tout donner. Il y a encore soixante minutes à jouer comme des guerrières devant notre public. On ne se sait pas comment le match peut tourner. On verra bien, on sera assez vite fixé. »

Comment garder espoir après un tel raté sur ce quart de finale aller ?

« On est des compétitrices, on ne peut pas baisser les bras aussi facilement. Ce sera très compliqué mais on peut se dire : ‘‘elles ont réussi à nous mettre 34 buts, pourquoi pas nous’’ ? Et puis, on a battu le Vardar de 14 buts (42-28) l’an dernier devant notre public. Alors, il faut y croire ! »

Que faut-il retrouver comme ingrédients pour inverser la tendance ?

« De tout ! Il faudra être bien plus agressives dans notre défense, faire les efforts toutes ensemble. C’est notre grosse force habituellement mais ça ne l’a pas été là-bas. Nos gardiennes devront aussi nous aider et sortir des arrêts importants. Et puis en attaque, on devra se montrer très décisives, très réalistes en jouant avec des montées de balles rapides mais sans prendre trop de risques non plus. On n’a pas perdu notre jeu en soixante minutes. »

N. K.

Montpellier, l’exemple à suivre pour les Messines


Les Messines ont subi à Bucarest l’une des pires corrections (34-21) de l’histoire récente de la Ligue des Champions, dans un match à élimination directe. Si elles parviennent à se qualifier pour le Final Four, elles seraient les premières à effacer un si lourd handicap. Heureusement, le handball offre parfois d’improbables scénarios…

2007 : le cas le plus similaire. Il faut remonter dans le temps pour trouver la trace d’un défi semblable à celui qui attend Metz ce dimanche. Il y a onze ans, les Danoises d’Aalborg s’étaient imposées de 10 buts en quarts de finale aller avant de subir la révolte d’Hypo Niederösterreich au retour (-15). C’est le plus gros écart remonté ces quinze dernières années en Ligue des Champions.

2013 : le souvenir douloureux. Le retard n’était pas aussi colossal mais le scénario a marqué les esprits messins. En finale de la Coupe EHF 2013, l’équipe de Sandor Rac pensait avoir fait le plus dur en prenant 4 buts d’avance sur le terrain d’Holstebro à l’aller… avant de s’effondrer à domicile (-5).

2013 : le souvenir rassurant. Plus tôt cette saison-là, en quarts de finale, Metz avait vécu un scénario inverse. Battu de 7 sept buts à Astrakhan à l’aller, il avait explosé les Russes au retour (+14) pour poursuivre son aventure européenne.

2012 : le retour manqué. Avant Bucarest, Metz n’avait pas connu si sévère défaite depuis les play-off 2012 de Ligue féminine. Après la demi-finale aller à Brest, le tenant du titre comptait 14 longueurs de retard. Il a réussi à en rattraper 10 au retour… Pas suffisant !

2003 : la remontée historique. En finale de la C1 masculine, Michael Guigou et Montpellier avaient comblé un défici t de huit buts sur Pampelune pour s’offrir la seule Ligue des Champions du handball français.

La. M.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105938]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 16/04/2018 à 10:05 (Lu 18147 fois)
Répondre
Citer

16/04/2018

Metz Handball doit-il avoir des regrets ?
Les Messines sont sorties par la grande porte en quarts de finale de la Ligue des Champions ce dimanche, alors qu’elles rêvaient tout haut d’un Final Four historique. Doivent-elles avoir des regrets ?

OUI

1. La réaction messine a été époustouflante dans ce match retour. Les joueuses de Mayonnade ont montré de l’orgueil, des ressources et un caractère qui auraient pu les mener plus loin.

2. Tous les observateurs avisés de Metz s’accordent à le dire : la qualité du jeu produit par le champion de France depuis le début de sa saison est quasi inédite. « Depuis que je suis cette équipe, je n’ai jamais vu ça », avoue le sélectionneur des Bleues Olivier Krumbholz. La maturité nouvelle du groupe et sa capacité à soulever des montagnes autorisaient les espoirs les plus fous.

3. Avec des si… Metz aurait peut-être connu un autre scénario s’il avait affronté Rostov, plus irrégulier, moins expérimenté, en quart de finale. Bucarest s’appuie sur la meilleure joueuse du monde, Cristina Neagu, et les talents d’un magicien, Per Johansson, appelé à la rescousse juste avant cette double confrontation.

4. L’invincibilité à domicile est la marque des grands. Metz montre depuis deux saisons qu’il sait se faire respecter aux Arènes. Sans cette faillite au match aller, le retour à la maison devait lui ouvrir les portes du Final Four.

5. Metz s’est planté dans les grandes largeurs en Roumanie : un échec isolé dans une saison globalement épatante. Cette faillite inédite pour lui depuis 10 ans en Europe est arrivée au pire moment.
PAS VRAIMENT

1. Metz avait affiché haut et fort ses ambitions. Un an après un quart de finale historique, ce devait être l’année de son premier Final Four. Tous les signaux étaient au vert. Cette élimination aux portes des demi-finales est un petit échec. Et la preuve, peut-être, que le groupe messin a besoin d’un petit peu plus de temps.

2. Les Messines sont encore trop chancelantes à l’extérieur pour rêver plus grand. Au-delà de la défaite, le visage affiché à Podgorica, Skopje et évidemment Bucarest est décevant. Mais la belle défaite à Budapest, début mars, a mis en évidence une vraie force de caractère et doit présager le meilleur. L’an prochain, s’il dispute la Ligue des Champions, Grace Zaadi et ses coéquipières auront besoin d’une grande prestation à l’extérieur pour s’imposer comme de sérieuses candidates au Final Four.

3. La jeunesse et l’inexpérience du banc messin tranchent avec les remplaçantes internationales des plus grosses écuries. Méline Nocandy et Orlane Kanor sont bourrées de talent mais elles ont besoin de quelques années supplémentaires pour répondre au défi de la Ligue des Champions.

4. La paire de gardiennes n’était pas franchement au niveau. En Europe, Metz s’est quasi exclusivement reposé sur Marina Rajcic, parfois fantastique, parfois fantomatique. Globalement, l’absence de Laura Glauser a pesé lourd.

Les Messines sont pardonnées
Les Messines ont réalisé une prestation magnifique en quart de finale retour devant Bucarest (27-20) ce dimanche aux Arènes. Elles sont éliminées de la Ligue des Champions mais leur avenir est plein de promesses.

Ce lundi, Metz peut être fier. Et tellement désolé, aussi, d’avoir sombré en Roumanie neuf jours plus tôt (34-21). Eliminées en quarts de finale de la Ligue des Champions au terme d’un combat magnifique face à Bucarest (27-20), les joueuses d’Emmanuel Mayonnade ont presque réalisé l’impossible, hier, dans des Arènes qui ont rarement été si belles. « Les filles ont été grandes et superbes. Elles ont cru à tout, tout le temps, elles ont montré des vertus défensives incroyables et un caractère au-delà de toutes les espérances », encense l’entraîneur messin.

Quelques instants après le coup de sifflet final, alors qu’elle recevait une ovation poignante, cette équipe lâchait tout. Ses larmes, ses espoirs, ses déceptions. Grace Zaadi s’arrêtait au milieu d’une phrase, le souffle court, rattrapée par l’émotion. Marion Maubon, les yeux rougis, laissait échapper un éclat de rire après une petite phrase pleine d’espoir soufflée au creux de l’oreille par sa copine Manon Houette. Le président appuyait une main apaisante sur l’épaule de son coach, abattu malgré tout.
Houette : « C’est beau, notre parcours est beau »

Auparavant, pendant une heure d’une rare intensité, Metz avait donné son c½ur, son corps et ses tripes pour tenter d’effacer ce retard démesuré de 13 buts. Le champion de France a été devant tout le temps (7-3, 12e ; 14-9, 30e ; 17-9, 36e ). Il a touché du doigt son rêve de Final Four entre la 39e et la 48e , quand il a compté, par trois fois, neuf longueurs d’avance sur une équipe roumaine affolée (22-13, 48e ). Il n’a finalement jamais réussi à passer le cap symbolique du +10 qui aurait pu tout changer. Et Cristina Neagu, avec un talent rare, a renversé le match à elle seule (8 buts). « Je me demande encore quelle tournure aurait pris le match si on avait mis ces deux petits penaltys en début de rencontre (5e et 7e ) », souffle Mayonnade. Il y a eu aussi ces deux ratés consécutifs dans un vrai temps fort, ce tir sur la barre de Zaadi alors que le but était déserté… Des détails qui laissent des regrets énormes mais ne suffisent pas à ternir une « prestation incroyable ».

« Je suis hyper fière de ce qu’on a fait. Franchement, les filles ont été trop fortes, on s’est sorti collectivement de situations défensives que tout le monde pensaient perdues. On a été archi solidaire et on y a cru surtout », retrace Manon Houette. « C’est beau, notre parcours est beau. On a un seul match à regretter dans notre saison, c’est très dur, mais on apprend », résume l’ailière gauche, décisive sur penaltys (4/4). « Peut-être qu’avec 13 buts, la marche était un peu trop haute. On a montré des choses incroyables et je n’ai envie de retenir que ça. L’année prochaine sera la nôtre », promet Marion Maubon.

Laura MAURICE

Marion Maubon (Metz Handball) : « On a prouvé que tout était possible »

Marion Maubon, ailière gauche de Metz : « On est fier parce qu’on a conscience que l’élimination ne se joue pas ce soir, mais la semaine passée. Je n’ai pas beaucoup de regrets parce que je crois que les choses n’arrivent pas par hasard. Ce n’était pas pour nous cette fois, ça le sera probablement l’année prochaine. On apprendra, j’espère, de nos erreurs. Bravo à Bucarest d’avoir tenu parce qu’on n’a pas été faciles à jouer ce soir. On a prouvé que tout était possible, malgré le score du match aller. Maintenant, on va aller chercher ce titre de championne de France qu’on mérite tant. »

Ailly Luciano, aillière droit de Metz : « Pour l’instant, je suis juste déçue parce qu’on n’est pas qualifié. Peut-être que la fierté viendra après… Faire un match extraordinaire à la maison, ça aurait dû suffire. L’année prochaine, la Ligue des Champions sera encore un fort objectif. »

Nina Kanto, ancienne capitaine de Metz : « Je sais exactement ce que les filles ressentent. De la frustration, des regrets. L’erreur de Bucarest a été de jouer le chrono, elles n’ont pas couru. J’ai le c½ur vraiment serré pour les filles. Mais le public a été là et ça fait chaud au c½ur. »

Olivier Krumbholz, sélectionneur de l’équipe de France : « Les regrets sont sur le match aller mais quand elles sont passées à +9, il restait du temps et à ce moment-là, il y a un penalty obtenu par Mehmedovic sur Gros qui coûte cher. Parce que si elles ne prennent pas ce but-là, elles ont un ballon de +10. Et c’est une barrière psychologique. Pour moi, le match bascule un peu à ce moment-là. Par la suite, Bucarest a été meilleur et Metz n’a pas tenu la distance. Il n’avait plus les jambes pour créer ce moment de folie. C’est remarquable ce qu’elles ont fait aujourd’hui. »

Thierry Weizman (Metz Handball) : « Ce n’est surtout pas un échec »

Que ressentez-vous après cette élimination ?

« On sort la tête haute, on a retrouvé une très grande équipe et je suis fier des filles pour ça. Je pense que 13 buts, c’était beaucoup à rattraper mais à +9, comme les autres, je commençais à y croire. Ça ne se joue pas à grand-chose mais il y avait Neagu en face, c’est une joueuse extraordinaire… On reste malgré tout invaincu à domicile toutes compétitions confondues. C’était un challenge qui n’était pas donné au départ et on l’a relevé. »

Vous ambitionniez de disputer le Final Four. Est-ce un échec de sortir en quarts ?

« Surtout pas. L’année dernière, aller en quart de finale, c’était presque un coup de bol. Tout le monde criait au génie. Et cette année, certains semblent déçus. On grimpe la pente à toute vitesse depuis quelque temps mais si on le fait par étapes, c’est bien aussi. Ce que je ne veux pas, c’est qu’on redescende. Cette année, on a consolidé les choses, on termine deuxième de la phase de poule, au lieu de quatrième. On fait partie, sur le championnat, des quatre meilleures équipes d’Europe. »

Que vous manque-t-il encore pour rejoindre les demi-finales ?

« Toute l’expérience engrangée sur ce match-là nous aidera. On va s’en servir dans les années à venir. On a aussi beaucoup de talents avec nos jeunes joueuses mais on a pour l’instant trois, quatre ans de retard sur une équipe comme Bucarest. Ces filles vont arriver à maturité, l’avenir nous appartient. »

Glauser réconforte Rajcic
Marina Rajcic tombe dans les bras de Laura Glauser. La première nommée a été immense ce dimanche soir avec 19 arrêts. La seconde, enceinte, est venue réconforter son amie et coéquipière dans les buts. Les séquences émotion ont été nombreuses à la fin de la rencontre.


En pleurs
Énormes en défense, Xenia Smits et Laura Flippes ont tout donné pour envoyer Metz au Final Four. Les deux copines étaient inconsolables à la fin de ce match retour. Comme beaucoup d’autres Messines…


Magnifiques Arènes !
« Faites-vous plaisir, vous nous ferez plaisir ! » Les supporters messins ont été à la hauteur de ce quart de finale retour de Ligue des Champions. Les Arènes ont vibré et poussé comme jamais

ce dimanche. Ce soutien immuable restera l’un des beaux moments de cette saison européenne.



Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105943]

nachadel

Voir son profil

Activité : 3.5 / 5
1527 messages postés


Posté le : 16/04/2018 à 13:47 (Lu 18065 fois)
Répondre
Citer

Au fait qui a blessé, à l insu de son plein gré, laura??
Déjà au match aller seule laura tenait neagu.


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105962]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 17/04/2018 à 07:32 (Lu 17904 fois)
Répondre
Citer

rl du 17/04/2018

Metz doit vite sécher ses larmes

Les Messines n’ont pas le temps de s’apitoyer sur leur sort après leur élimination en quart de finale de la Ligue des Champions. Un autre quart de finale les attend dès mercredi à Chambray-lès-Tours en championnat.


Une rivière de larmes a coulé sur beaucoup de visages messins dimanche soir. Les joueuses d’Emmanuel Mayonnade sont sorties par la grande porte de la plus prestigieuse des compétitions européennes devant Bucarest. En concevant pourtant d’énormes regrets alors qu’elles ont touché du bout des doigts un doux rêve de remontée. Dimanche dans des Arènes bouillantes, elles ont retrouvé leur orgueil en dominant les Roumaines de sept buts (27-20). Pourtant insuffisant pour refaire leur énorme retard. Après le naufrage vécu au pays de Cristina Neagu à l’aller (34-21), il leur était indispensable de voir renaître leurs valeurs. « Ce qu’elles ont réussi est remarquable », apprécie le sélectionneur national Olivier Krumbholz.
« Retenir notre prestation pour la suite de la saison »

« C’est un gros ouf de soulagement car on a été poussé dans nos retranchements », souriait la future Messine de Bucarest, Gnonsiane Niombla. Metz ne s’est pas démonté et a porté ses maigres espoirs d’exploit au summum. « Dans les quinze dernières minutes, il a manqué des jambes, du jus pour créer un nouveau moment de folie », pense Krumbholz.

« Notre campagne en Ligue des Champions est pour moi meilleure que la saison passée, avance l’entraîneur messin Emmanuel Mayonnade. On a bataillé dur pour avoir ce match retour aux Arènes. Mais s’il y avait quelque chose à changer, à travailler, ce serait la gestion de notre match aller dans lequel il aurait fallu clairement essayer de ne pas amputer nos chances sur le retour. Évidemment, ça nous laisse de forts regrets. » Le technicien ajoute : « J’ai dit aux filles dans les vestiaires que ce match était encore plus fort que notre victoire sur le Vardar la saison dernière ». Metz avait affiché haut et fort ses ambitions de Final Four en début de saison. Budapest attendra la venue du champion de France. Cet échec rappelle qu’il a besoin d’un peu plus de temps et que tout ne se joue pas aux Arènes. « Mandela disait ne jamais perdre mais apprendre. C’est ce que nous devons tirer comme enseignement de ce quart de finale aller. Pour ne pas reproduire un tel naufrage dans les play-off », abonde un Mayonnade inspiré. « On va retenir notre prestation de dimanche pour la suite de notre saison », complète le pivot Laurisa Landre, marquée par l’événement. Car Metz a encore son titre de champion de France à défendre.

Sa quête débute ce mercredi à Chambray-lès-Tours (20h30)… Manon Houette annonce la couleur : « Si on joue avec la même intensité contre Chambray, on va les exploser. On ambitionne de gagner le championnat et je pense qu’on le mérite avec la saison qu’on a faite. Il faudra se battre jusqu’au bout. » Pour ne pas vivre une saison blanche qui ferait tâche pour un club qui n’y est pas habitué.

Nicolas KIHL

Laura Glauser : « Merci à mes copines »
Malgré l’élimination de Metz Handball en quart de finale de la Ligue des Champions, Laura Glauser vivra malgré tout un heureux événement cette année. Elle s’y est d’ailleurs préparée avec une fête prénatale organisée par ses coéquipières, la semaine dernière. En passant par Instagram, la gardienne a tenu à les remercier.

une échographie pour Laura Flippes
Touchée à une jambe dimanche pendant le quart de finale retour aux Arènes, Laura Flippes en saura plus ce mardi. « Laura passera une échographie ce matin », précise le président et médecin du club Thierry Weizman.

Le public des Arènes a été beau et bon pendant soixante minutes non-stop à pousser

Le public des Arènes a été beau Gnonsiane Niombla

« Le public des Arènes a été beau et bon pendant soixante minutes non-stop à pousser. À Bucarest, j’ai l’habitude de ça. C’est tout aussi bien d’avoir un public comme aux Arènes car il y a des clubs qui n’en ont pas. » L’arrière gauche du club roumain a apprécié l’ambiance dimanche. La championne du monde aura droit à ces encouragements-là la saison prochaine.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105987]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 18/04/2018 à 08:09 (Lu 17756 fois)
Répondre
Citer

rl du 18/04/2018

Metz n’a plus que ça

Metz débute ses play-off en quart de finale, ce mercredi soir à Chambray-lès-Tours. L’occasion de montrer que les blessures nées des éliminations en Ligue des Champions et en Coupe de France sont refermées.


Metz ne souffle pas et c’est tant mieux. Après leur sortie douloureuse en quart de finale de la Ligue des Champions, Emmanuel Mayonnade et ses joueuses entament la dernière ligne droite du championnat ce mercredi à Chambray. Les Lorraines n’ont plus que ça pour enrichir leur palmarès. « Enchaîner comme cela est une très bonne chose », pense l’entraîneur. « Je crois à ça, je veux toujours jouer. Maintenant, on repart sur quelque chose de nouveau. »

Comment vont les têtes et les corps des Messines avant de voyager en Indre-et-Loire ? « Je ne suis pas dans l’esprit des filles mais au regard des séances de lundi et de mardi matin, j’ai l’impression que tout le monde va bien », répond Mayonnade. « On est reparti sur une très belle dynamique. On ne va pas se gargariser à l’idée d’avoir gagné dimanche ( 27-20 contre Bucarest ) parce qu’on est éliminé. Mais terminer la Ligue des Champions sur une note agréable malgré tout, c’est assez encourageant pour la suite. »
« On ne boxe pas dans la même catégorie »

Du côté de Chambray ( huitième à l’issue de la phase régulière ), on ne se cache pas. L’entraîneur Guillaume Marques le premier : « Ce match est du bonus dans notre saison, on a le plaisir de recevoir Metz. On sait que ces deux oppositions seront très compliquées car Metz a montré sur son match retour de Ligue des Champions qu’il était un gros d’Europe. Ce n’était pas simple après ce qu’elles avaient vécu à l’aller ( défaite 34-21 ). Nous, on reste humble, on ne boxe pas dans la même catégorie. Mais si on arrive à être dans le coup et à les ennuyer, on ne va pas s’en priver. » Le coach ajoute : « Les Messines vont arriver chez nous avec une grosse volonté, elles voudront déjà créer un écart. » Comment Chambray peut-il s’en sortir ? « Il n’y a pas de secret, on devra être au rendez-vous défensivement, s’accrocher à chaque ballon et éviter au maximum de prendre des buts sur grand espace. »

Comme toujours, Metz se méfie avant de débuter les play-off. « Chambray est l’une des équipes les plus expérimentées de notre championnat. Ce sont des filles qui ont du vécu. Sur nos dernières confrontations, ils ont essayé de nous poser des problématiques défensives, à nous d’y répondre. Il faut s’attendre à plein de choses différentes », souffle Mayonnade.

« On veut tout faire pour aller au bout. Rien ne sera simple. Et surtout s’assurer que notre niveau de jeu ressemble un peu plus à celui de dimanche qu’à celui du match aller à Bucarest. » Voilà pour le mot d’ordre.

Les équipes

CHAMBRAY – Gardiennes de but : Oliveira (1), Pradel (16). Joueuses de champ : Mauny (2), Alberto (6), Boutrouille (7), N’Diaye (15), Asperges (17), Bekono (19), Chebbah (20), Thome (54), Bellakhdar, Desgrolard (91), Pugliesse (99), Planeta (21). Entraîneur : Guillaume Marques.

METZ – Gardiennes de but : Rajcic (12), Csapo (77). Joueuses de champ : Edwige (3), Gros (6), Zaadi (7), L. Kanor (18), Nocandy (10), Houette (11), Landre (15), O. Kanor (17), Smits (22), Sajka (25), Maubon (27), Luciano (33). Entraîneur : Emmanuel Mayonnade.

Nicolas KIHL

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105999]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 19/04/2018 à 08:20 (Lu 17617 fois)
Répondre
Citer

rl du 19/04/2018

Metz Handball sur une autoroute

Trois jours après leur élimination en Ligue des Champions, les Messines ont parfaitement entamé les play-off du championnat. Leur succès 34-19 ce mercredi à Chambray-lès-Tours, en quart de finale aller, les envoie presque en demie.

Le match

Assommées, elles ? Les Messines ont prouvé, ce mercredi à Chambray, qu’elles avaient digéré leur élimination de la Ligue des Champions. Elles ont idéalement entamé les play-off en allant largement s’imposer dans la banlieue de Tours (34-19). Avec un tel avantage, le quart de finale retour, samedi aux Arènes, ne devrait être qu’une formalité. D’autant plus si les joueuses d’Emmanuel Mayonnade mettent le même sérieux qu’hier soir. Cela leur a permis de mener les débats de bout en bout. Après huit minutes de jeu, il y avait déjà cinq buts d’écart (1-6)… Il s’est un peu stabilisé après le premier quart d’heure (7-11, 18e puis 9-13, 23e ), avant de repartir à la hausse (10-17, 30e ). Puis les Messines ont réalisé un début de seconde période tonitruant pour passer un 7-1 en sept minutes aux Chambraysiennes (22-11, 37e ). Cette fois, le match était définitivement plié. Dans les grandes largeurs (34-19).

La joueuse

Il faut en profiter tant qu’elle est encore là… Pour l’un de ses derniers matches avec Metz, Ana Gros a encore réalisé un carton, ce mercredi à Chambray. La Slovène a-t-elle dans l’idée de terminer meilleure buteuse du championnat avant de rallier Brest ? Grâce à ses 8 buts hier soir, elle a en tout cas repris la tête (150 contre 144) à son ancienne partenaire Paule Beaudouin (Fleury). Et de quelle manière ! L’arrière droit a réalisé un sans-faute aux jets de 7 mètres (4/4) et envoyé des missiles dans la lucarne de Linda Pradel. Un régal.

Le chiffre

5. Chambray a dû faire appel à cinq tireuses différentes pour ses jets de sept mètres. La faute à qui ? Marina Rajcic et Kyra Csapo ! Cette dernière a stoppé, grâce à deux superbes parades du pied, deux tentatives pour… ses deux premières apparitions sur le terrain. Puis elle a remis ça deux fois en fin de match en dégoûtant aussi Vanessa Boutrouille et Nadia Bellakhdar. Entre-temps, Marina Rajcic avait forcé Szimoneta Planeta à tirer sur le poteau. Soit, au total, cinq penaltys stoppés.

La phrase

« Non, on n’y est pas ! » Emmanuel Mayonnade a refusé hier de considérer acquise la qualification en demi-finale. « Il nous reste 60 minutes pour valider tout ça », a-t-il ajouté, très satisfait de cette manche aller : « C’était super dans l’engagement, l’état d’esprit et dans cette volonté d’imposer un rythme conséquent pendant tout le match. »

À Chambray-lès-Tours, Thibaut GAGNEPAIN

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [106007]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 20/04/2018 à 08:48 (Lu 17465 fois)
Répondre
Citer

rl du 20/04/2018

Marion Maubon (Metz Handball) : « Le titre nous revient »

L’ailière gauche messine a apprécié la belle prestation de son équipe à Chambray (34-19) mercredi. La route vers un nouveau sacre est ouverte et les Lorraines comptent bien aller le chercher.

C omment jugez-vous ce match à Chambray ?

« J’en suis plutôt contente car on a fait deux bonnes entames de période, ce qui était important. On voulait montrer que malgré l’élimination en Ligue des Champions, Metz Handball était toujours là. On a passé des dernières semaines compliquées mais en France, on veut garder notre niveau de la saison régulière. Avec ce quart de finale aller, je pense que les choses sont claires. Si certains se posaient des questions, on y a répondu ! »

L’écart final (34-19) est abyssal. Votre prestation a-t-elle été parfaite ?

« Non, il y a eu pas mal de petits ballons que Chambray a récupérés. Mais l’essentiel était là. Moi ? J’ai tendance à rester sur ce que j’ai fait de mal… Défensivement, j’ai raté des trucs que je ne devais pas et en attaque, j’ai loupé deux tirs. Je vais corriger ça. »
« En mettre encore 15 si c’est possible »

Avec une telle avance, êtes-vous déjà en demi-finale ?

« C’est de très bon augure pour le quart de finale retour mais je ne dirais pas que c’est plié. Nous ne sommes pas le genre d’équipes à prendre les autres de haut. On attendra donc Chambray de pied ferme avec l’ambition d’en mettre encore 15 si c’est possible. On a déjà fait un pas et demi vers la qualification, il faudra faire le reste. On a à c½ur de réaliser un gros match samedi devant nos supporters car ils ont été exceptionnels contre Bucarest. »

Justement, que vous êtes-vous dit à l’intérieur du groupe, dimanche, après cette élimination en quart de finale de la Ligue des Champions ?

« Qu’on était fiers de notre succès au match retour ( 27-20 ) mais que cela ne suffisait pas. Que l’essentiel restait le titre de champion de France. Je pense qu’il nous revient. »

Il vous est dû ?

« Non, à personne. Mais je sais qu’on bosse beaucoup à Metz et qu’on mérite de l’avoir. On va aller le chercher, aux tripes peut-être, mais on ne le laissera pas passer. »

Le match aller raté à Bucarest (34-21) peut-il vous servir dans cette quête ?

« Je suis quelqu’un d’assez positif donc je suis passé à autre chose. Je ne dis pas que j’ai oublié ! Je n’avais pas dormi pendant quelques jours mais ça va mieux maintenant. »

Thibaut GAGNEPAIN


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [106037]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 21/04/2018 à 08:01 (Lu 17314 fois)
Répondre
Citer

rl du 21/04/2018

Ce soir, Metz va conclure

Larges vainqueurs du quart de finale aller mercredi à Chambray-lès-Tours (34-19), les Messines abordent en position hyper favorable le match retour, ce samedi (20 h). La rencontre n’en reste pas moins digne d’intérêt.


Que faut-il craindre ?

La réaction de Chambray

Les Messines sont bien placées pour en parler. Contre Bucarest dimanche dernier, elles avaient le même problème : un énorme handicap à surmonter. Pour Chambray, il s’élève à quinze buts, conséquence du quart de finale aller mercredi (34-19). Les Tourangelles peuvent-elles y parvenir ? Clairement non. Mais cela ne les empêchera pas de vouloir montrer un autre visage que celui de leur dernière sortie. « Elles vont démarrer fort pour vite se rattraper », croit savoir Emmanuel Mayonnade. L’entraîneur mosellan se garde de tout triomphalisme, mais reste confiant.

Les blessures

En plein play-off, le moment serait particulièrement malvenu. Grace Zaadi (genou) pourrait être ménagée et le retour de Laura Flippes (jambe gauche) reporté. « Nous ne sommes pas à un jour près », résume son coach qui devrait, comme très souvent, largement faire tourner son effectif.
Une décompression messine

Avec une telle avance, elle serait humaine. Pourtant, aucune Messine ne s’est aventurée sur ce terrain à l’issue du match aller. « Nous ne sommes pas le genre d’équipe à prendre les autres de haut », a vite rappelé Marion Maubon. Cela s’est vu pendant la saison régulière : l’équipe lorraine n’a jamais balancé un match, même quand sa première place était assurée. L’ailière gauche lorraine a même promis « d’en mettre encore 15 si c’est possible ».
Que faut-il espérer ?

Une victoire, et c’est tout

Simple, basique. S’incliner ce soir contre Chambray, même d’un but, ferait mauvais genre pour une équipe qui vise le titre. Les Lorraines le savent et tiennent aussi à rester invaincues aux Arènes. Toutes compétitions confondues, leur belle série tient depuis le 28 janvier 2017, contre Budapest.

Une meilleure opposition

Le public chambraysien a vite lâché l’affaire mercredi. Logique, la rencontre était déjà pliée passées les vingt premières minutes de jeu (9-14, 24e ). La faute à une équipe tourangelle qui « n’a rien montré », dixit son arrière gauche Vanessa Boutrouille. Pour le spectacle, il vaudrait mieux qu’elle soit plus inspirée ce samedi…

Moins de déchet dans le jeu

S’il faut trouver un défaut à la performance messine mercredi à Chambray, il se situe dans le nombre de balles perdues : 16. C’est trop et cela doit beaucoup à la fin de match débridée. « C’est vrai mais il n’y a que ceux qui n’ont pas la volonté de jouer vite qui ne perdent pas de ballon », nuance Emmanuel Mayonnade.

Les équipes

METZ – Gardiennes de but : Rajcic (12), Csapo (77). Joueuses de champ : Edwige (3), Gros (6), Zaadi (7), L. Kanor (18), Nocandy (10), Houette (11), Landre (15), O. Kanor (17), Smits (22), Sajka (25), Maubon (27), Luciano (33). Entraîneur : Emmanuel Mayonnade.

CHAMBRAY – Gardiennes de but : Oliveira (1), Pradel (16). Joueuses de champ : Mauny (2), Alberto (6), Boutrouille (7), N’Diaye (15), Asperges (17), Bekono (19), Chebbah (20), Thome (54), Bellakhdar, Desgrolard (91), Pugliesse (99), Planeta (21). Entraîneur : Guillaume Marques.

Thibaut GAGNEPAIN

Laura Glauser est maman

La bonne nouvelle est arrivée dans la nuit de jeudi à vendredi. La gardienne de Metz Handball Laura Glauser a donné naissance à une petite Kaniela. Une future handballeuse, comme sa maman ?

Toute la rédaction sportive du Républicain Lorrain adresse ses félicitations aux heureux parents. À bientôt sur les terrains !

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [106065]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 22/04/2018 à 09:55 (Lu 14765 fois)
Répondre
Citer

rl du 22/04/2018

Metz en a remis une petite couche

Après sa démonstration lors du quart de finale aller, Metz ne s’est pas relâché ce samedi soir aux Arènes devant Chambray (39-29). Les championnes de France en titre défieront Nantes pour une place en finale.

Il n’y a pas eu de décompression et pour le suspense, on repassera. En demi-finale contre Nantes par exemple le week-end prochain. Metz a donc validé son billet pour le dernier carré ce samedi soir en dominant Chambray dans les grandes largeurs mais sans trop briller (39-29).

Personne n’attendait d’exploit de la part des joueuses de Guillaume Marques. Plutôt une vive réaction, un autre visage que celui montré lors l’accueil du champion de France en titre mercredi en Indre-et-Loire (34-19). Ces quinze buts d’avance permettaient de largement voir venir. De faire aussi souffler ses habituels titulaires et ne pas prendre de risques avec ses blessées (Zaadi et son genou, Flippes et sa jambe)… Mais samedi soir dans des Arènes dégarnies, il y a bien eu une réaction d’orgueil des Chambraisiennes qui ont tenu tête au champion de France en titre. Pendant les trente premières minutes…

Pourtant, le début de rencontre canon des Messines laissait présager tout l’inverse (4-1, 7e ). Un temps-mort plus tard, le huitième du championnat à l’issue de la phase régulière revenait dans son match (6-6, 12e ). Et il prenait même les devants pour la première fois de ce quart de finale retour (7-8, 14e ). Petite surprise aux Arènes. Peu commun pour être aussi souligné, Xenia Smits attendait la 24e minute pour inscrire son premier but de la partie et remettre Metz sur les bons rails (14-11). Quelques pertes de balles plus tard, Chambray profitait de l’aubaine pour recoller au score et rentrer aux vestiaires avec deux petits buts de retard (17-15).
Les jeunes prennent le relais

La suite ? Un retour explosif sur le parquet des Messines, comme elles en ont l’habitude. De la fatigue dans les rangs visiteurs quand en face, un turn-over incessant de la part de l’entraîneur Emmanuel Mayonnade faisait des ravages (20-15, 33e puis 27-15, 42e ). Chambray ne pouvait plus suivre le rythme imposé. La jeunesse prenait part à la fête avec le talent qu’on lui connaît et en faisant le show : Méline Nocandy réussissait une roucoulette, Laura Kanor, comme Daphné Gautschi (2 buts) s’offraient une tranche de plaisir et un peu plus d’expérience. En face, Vanessa Boutrouille (12 buts) se sentait bien seule sur le terrain. Sans vraiment briller, Metz ajoutait une petite couche pour faire gonfler le score. Mais on retiendra quand même ces 29 buts encaissés. La seule petite ombre au tableau. Finalement, s’il fallait une réponse pour savoir si les Messines s’étaient remis les idées en place après leur désillusion européenne en quart de finale de Ligue des Champions, elle a été très claire. Cette démonstration de force a montré que ce collectif ne vivait que par la soif de victoires. Metz attend maintenant de pied ferme Nantes en demi-finales.

Nicolas KIHL

Sajka : "On ne va retenir que la qualification"

Marie-Hélène Sajka, quel est votre sentiment après cette nouvelle démonstration face à Chambray ?

« On est content d’être qualifié, d’abord. On est dans le dernier carré et c’est une vraie satisfaction. Même si on s’impose de dix buts, cela reste un quart de finale de play-off… On va essayer de ne retenir que la qualification parce que ce n’était pas notre meilleur match de l’année. Et on va essayer de se servir de cette prestation pour faire mieux en demie. »

Vous encaissez tout de même 29 buts, comment l’expliquez-vous ?

« La défense n’a pas été exceptionnelle. Globalement, on n’a pas été très solidaire. Chacune défendait pour soi. Je ne sais pas si c’est du relâchement, je n’arrive pas trop à l’expliquer mais on a une semaine entière pour préparer le prochain match et on va essayer de corriger ça. Parce qu’en demi-finale, ce ne sera pas la même histoire. »

Ce match aura été celui des jeunes, vous avez eu, comme Nocandy, Gautschi ou Laura Kanor, davantage de temps de jeu…

« On peut se permettre de faire tourner dans des matches comme ceux-là, donc c’est sympa, ça fait plaisir. Pour moi, ça reste un quart de finale de play-off et je suis contente d’avoir pu y participer de cette façon. »

Vous affronterez Nantes la semaine prochaine en demi-finale. Que vous inspire cet adversaire ?

« Pour moi, Nantes ou Nice se valait, c’est costaud. C’est une demi-finale donc il faudra la jouer comme toutes les demi-finales : à fond. On va laisser Chambray derrière nous, essayer d’en tirer de la confiance peut-être, mais surtout penser à Nantes. On sait que quand on joue en équipe, à notre meilleur niveau, on peut battre n’importe qui. »

La. M.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [106075]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 23/04/2018 à 09:26 (Lu 14645 fois)
Répondre
Citer

rl du 23/04/2018

« Metz mérite le titre », estime l’entraîneur de Nantes

Metz défiera Nantes, l’invité surprise des demi-finales de Ligue féminine, samedi prochain. Farouchement opposé aux play-off, l’entraîneur Jan Basny évoque cette confrontation et rend hommage au tenant du titre.

Jan Basny, quelles sont vos impressions après ce quart de finale remporté face à Nice ?

« Je suis satisfait. C’est la première demi-finale de Nantes et j’ai le sentiment du travail bien fait. Mais je dois dire que je suis contre ce système de play-off. Cette façon de jouer le championnat, ce n’est pas juste. Ça n’existe nulle part. Chez les garçons, dans les quatre ou cinq championnats les plus relevés, ça se joue sur huit mois, le plus fort l’emporte, c’est logique. Là, Nice a tout perdu en trois semaines. Cette équipe s’est battue toute la saison pour la 2e place et elle doit renoncer à la Coupe d’Europe… La qualification de mon groupe pour les demi-finales ne change rien à ce que je pense. »

C’est une chance, malgré tout, pour Nantes, 5e de la saison régulière, de pouvoir jouer le Top 3…

« Oui parce que cela nous donne accès à la Coupe d’Europe. Et avec les moyens que le club se donne pour la saison prochaine (il laissera sa place à Frédéric Bougeant) , c’est une très bonne nouvelle. »

Metz en demi-finale, cela vous inspire quoi ?

« Je suis réaliste. Le championnat est la dernière compétition qu’il leur reste. Les voir éliminés en demi-finale, je n’y crois pas trop. Nous, on va prendre ce match de gala comme une satisfaction, une récompense pour l’équipe. Si on peut rivaliser, on ne s’en privera pas, évidemment. Mais à mon avis, elles ne laisseront personne leur prendre ce titre qu’elles sont presque obligées de gagner. Avec elles, le ballon va plus vite qu’ailleurs. Leur vitesse de jeu est une force énorme et elles n’ont aucune grande faiblesse. Metz mérite le titre. Il est le favori indiscutable. »
« Si c’est une défaite, ce n’est pas grave… »

Auriez-vous préféré éviter Metz et affronter Brest, par exemple ?

« On n’a pas réfléchi à ça. On a fini la saison régulière à la 5e place, on savait qu’on tomberait sur Metz. C’est ce qu’on a mérité. On a éliminé Nice, ça a été une bataille rude et engagée. Maintenant, ce n’est que du bonus. Si on peut faire mieux sur cette double confrontation, c’est super. Sinon, j’espère qu’on ira chercher la 3e place. »

Quel regard portez-vous sur la saison des Messines ?

« Sur la première partie de saison, elles ont dominé toutes les équipes avec un écart d’une division. Sur la deuxième, ça a été un peu moins flagrant, peut-être aussi parce que Manu (Mayonnade, l’entraîneur) a géré l’effectif… En tout cas, là où d’autres auraient peut-être envoyé des équipes bis, Metz n’a laissé tomber aucun match et n’a donc pas influencé le championnat, je voudrais saluer cela. »

Quel sera votre objectif pour cette demi-finale aller à domicile, samedi ?

« Je voudrais que cette rencontre soit une fête, pour célébrer la qualification en Coupe d’Europe. J’ai envie que l’on fasse un beau match. S’il est couronné par un succès, ce sera magnifique. Si c’est une défaite, ce n’est pas grave… »

Laura MAURICE


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [106140]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 25/04/2018 à 09:56 (Lu 14470 fois)
Répondre
Citer

rl du 25/04/2018

Flippes et Zaadi de retour à l’entraînement

À l’arrêt depuis dix jours, Laura Flippes doit reprendre l’entraînement ce mercredi avec les Messines. Très sollicitée en défense face à Bucarest, en quart de finale de la Ligue des Champions le 15 avril, la gauchère avait contracté une déchirure musculaire à la cuisse droite. Absente pour la double confrontation face à Chambray en quart de finale de Ligue féminine, elle devrait pouvoir tenir sa place samedi à Nantes, pour la demi-finale aller.

Grace Zaadi sera là elle aussi. En délicatesse avec son genou et préservée contre Chambray, la capitaine de Metz retrouvera ses partenaires ce mercredi aux Arènes. Enfin, Ailly Luciano, qui avait manqué les premières séances de la semaine pour une angine, a repris mardi. « Le groupe devrait partir au complet à Nantes vendredi », se satisfait Thierry Weizman, le président et médecin du club.



Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [106166]

françoise

Voir son profil

françoise

Activité : 2.5 / 5
2877 messages postés


Posté le : 26/04/2018 à 10:08 (Lu 14327 fois)
Répondre
Citer

rl du 26/04/2018

Pourquoi Gervaise Pierson a dit stop

Victime d’une deuxième commotion cérébrale, la Vosgienne Gervaise Pierson a mis un terme à sa carrière. À bientôt 32 ans, la maman d’un petit garçon ne veut pas prendre de risques avec sa santé.


« Un regret ? De ne pas être venue plus tôt à Besançon. Quand je vois comment le club a réagi quand je lui ai annoncé que j’arrêtais ma carrière, je me dis que j’étais vraiment bien tombée ! » Depuis quelques jours, Gervaise Pierson n’est plus handballeuse professionnelle. Pourtant, son club de Nantes, où elle a disputé sa deuxième saison, est encore en lice en demi-finale de LFH.

« J’ai pris un ballon dans la tête contre Issy-Paris fin mars. Cela a causé la seconde commotion cérébrale de ma carrière », explique l’ancienne Messine. « Depuis, j’ai encore des maux de tête et des nausées. Je ne veux pas insister et mettre ma santé en danger », justifie-t-elle. Priorité à la famille pour l’heureuse maman d’un petit garçon. « J’ai beaucoup cogité mais mes priorités sont désormais différentes », assume-t-elle. Une fois sa décision prise, elle a prévenu Besançon où elle s’était engagée pour la saison prochaine. « Le président et Raphaëlle (Tervel, l’entraîneur) ont compris et fait preuve d’humanité. C’est un club avec de belles valeurs », souligne, avec émotion, la jeune retraitée. « Cela ne fait qu’attiser mes regrets de ne pas jouer pour ce club. »

Bientôt de retour en Lorraine

La page tournée, Gervaise Pierson se donne du temps pour savoir ce dont elle a envie. « J’ai la chance d’avoir préparé la suite et je ne suis pas à la rue. » Elle a notamment un diplôme de kiné. « Pour le moment, je tourne en rond ! », s’amuse-t-elle. « Je ne sais plus trop où j’en suis et mon rapport à mon corps est différent. »

Peut-être qu’une partie de sa reconversion tournera autour de ce sport qui lui a tant apporté. « J’ai proposé de faire des entraînements spécifiques pour les gardiennes si je n’habite pas loin de Besançon. » Car elle va quitter la Loire-Atlantique pour la Lorraine, qui est aussi la région natale de sa femme. « On a beaucoup bougé durant ma carrière alors ce sera elle qui décidera où on s’installe », admet celle qui peut être fière du chemin parcouru depuis ses débuts dans le petit club de Cleurie. Outre ses apparitions chez les Bleues (7 sélections), elle a été deux fois championne de France avec Metz en 2013, année où elle a aussi disputé une finale européenne, et 2014. Mais il n’y a pas que le hand dans la vie !

S. Mx.

Le titre de champion


Le titre de champion de France peut-il échapper à Metz Handball ?

Première équipe invaincue tout au long d’une saison de Ligue féminine depuis quinze ans, le double tenant prendra la direction de Nantes demain, avant
la demi-finale aller du championnat samedi.

Avec toute la confiance acquise depuis sept mois.

« J’ai ma conviction », assure l’entraîneur Emmanuel Mayonnade. « Je sais tout ce qu’on a fait en interne pour ce seul et unique objectif. On n’a jamais triché, on a donné le maximum, on ne s’est pas accordé beaucoup de repos. Bien sûr, tout peut arriver tout le temps mais je nous souhaite une certaine logique sur ces play-off. »

Pages:  << [11-20] 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 [31-40] >>

Retour au forumNouveau sujetInscriptionIdentificationRecharger la première page du forumFaire une rechercheListe des membresInformations & statistiques

Ajouter une réponse

Vous écrivez en tant que :  Login :   Password :
Titre de votre message :
Corps de votre message :

 [citation] [image]

 [gras] [italique] [souligné]
 [barré] [exposant] [indice]
 [grandir] [reduire] [code]

 [noir]
 [rouge] [violet] [bleu] [vert]

   Prévisualiser le message

12345678910
AA1A2A3A4A5A6A7A8A9A10
BB1B2B3B4B5B6B7B8B9B10
CC1C2C3C4C5C6C7C8C9C10
DD1D2D3D4D5D6D7D8D9D10
EE1E2E3E4E5E6E7E8E9E10
FF1F2F3F4F5F6F7F8F9F10
GG1G2G3G4G5G6G7G8G9G10
HH1H2H3H4H5H6H7H8H9H10
II1I2I3I4I5I6I7I8I9I10
JJ1J2J3J4J5J6J7J8J9J10
KK1K2K3K4K5K6K7K8

Valider

Obtenez votre forum Aztek sur http://www.forum-aztek.com - Administration - MyStats
Aztek Forum V4.00 Copyright (C) 2003 - Liens - Page générée en 0.1420 seconde avec 10 requêtes