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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105480]

LOLO

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Posté le : 21/03/2018 à 12:55 (Lu 13249 fois)
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Citation : nachadel
Les filles ne vont pas travailler les combinaisons au petit trop donc en mode compétition sinon ça ne sert à rien.
Je suis en colère c est vrai.


Elles sont assez nombreuses pour former deux équipes en mode compétition . Tu es sérieuses ou pas! Chacune des équipes font des combinaisons différentes sans savoir la réaction de l'autre.

Certes ce n'est pas une véritable compétition, mais j'attends de voir les matchs et j'espère que ce ne sera pas comme les matchs de prépa comme la dernière fois avant les championnatss du monde. Les matchs avaient été joués principalement avec relances et ailieres. Alors les combinaisons.... Bon d'accord les arrières revenaient de blessures (Pineau, Lacrabere)






Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105481]

Rococo

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Posté le : 21/03/2018 à 23:18 (Lu 13031 fois)
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http://www.lasemaine.fr/2018/03/16/yacine-messaouidi-l-avenir-entre-ses-mains

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105482]

nachadel

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Posté le : 22/03/2018 à 00:23 (Lu 13008 fois)
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Très beau portrait de l homme de l ombre.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105483]

françoise

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françoise

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Posté le : 22/03/2018 à 08:31 (Lu 12911 fois)
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RL du 22/03/2018

Les Bleues veulent rester au sommet
En décembre, elles étaient sur le toit du monde. Les Bleues, opposées au Brésil en amical jeudi et dimanche, ont désormais l’Euro-2018 en vue.

Depuis leur titre mondial conquis à Hambourg face à la Norvège, puis la fête et la réception à l’Élysée en décembre, c’est la première fois qu’elles se revoient toutes.

Les Bleues sont réunies cette semaine à Capbreton, en vue des rencontres face aux Brésiliennes jeudi à Bayonne (19 h) et dimanche à Pau (16 h). « Et ça fait très plaisir ! Car dans le tumulte du titre, on n’a même pas pu faire la moindre réunion », souligne le sélectionneur Olivier Krumbholz, focalisé sur le travail et l’envie de gagner d’autres trophées. Car ce qui approche à grands pas, c’est l’Euro-2018, en novembre, à domicile. Emmanuel Macron leur avait dit qu’il n’était « même pas question qu’on ne le gagne pas » mais les Bleues n’ont pas vraiment besoin d’être convaincues.

« C’est triste à dire mais quand on arrive en haut, c’est éphémère, c’est l’ombre d’un instant. On est très heureux, on est arrivé au bout de ce qu’on souhaitait mais ce qui nous motive, c’est d’y retourner, d’en gagner d’autres », confie l’arrière gauche Allison Pineau, qui avait joué un rôle majeur dans le succès des Bleues, cinq mois seulement après une opération de la cheville. « Quand on a goûté à la médaille d’or, on en veut une autre. Et soulever un trophée à la maison, ce serait vraiment magnifique », renchérit la capitaine et ailière gauche Siraba Dembélé.

« Arriver à surprendre »

Enfin sur le toit du monde après des années de « galères ou de déceptions », dixit l’arrière droit Alexandra Lacrabère, les Bleues, médaillées d’argent aux JO de Rio et de bronze à l’Euro-2016, n’ont aucune intention de se reposer sur leurs lauriers. « On voudrait jeter les bases de tout ce qu’il faut changer très rapidement et travailler », insiste Olivier Krumbholz, privé pour ce stage de la jeune arrière gauche messine Orlane Kanor (pied).

Car « le plus dur, c’est pas d’arriver là où l’on est mais d’y rester », martèle Lacrabère. « On a une grande marge de progression, on peut encore être plus percutantes en attaque et modifier notre défense pour être plus atypiques », ajoute la Béarnaise qui sera chez elle à Pau dimanche.

« On n’a pas envie de redescendre de niveau. Notre stratégie, c’est arriver à surprendre en développant d’autres qualités , estime Dembélé. Ça nous donne de l’élan pour faire encore mieux et arriver à cet Euro et y briller. »


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105488]

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Posté le : 23/03/2018 à 09:30 (Lu 12712 fois)
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rl du 23/03/2018

la France repart du bon pied

Trois mois après leur titre mondial, les Bleues ont largement battu le Brésil (28-17), ce jeudi en match amical à Bayonne.

Trois mois après leur sacre mondial, retrouvailles réussies : les Bleues ont battu ce jeudi dans les grandes largeurs le Brésil (28-17), en match amical à Bayonne. Avec déjà l’Euro-2018 en tête, en France. Montées sur le toit du monde en battant les Norvégiennes à Hambourg en décembre, les joueuses d’Olivier Krumbholz sont reparties du bon pied en faisant respecter leur nouveau statut.

Après une entame compliquée (1-3, 7e ) et un recadrage de l’entraîneur messin, les Bleues ont commencé à trouver le bon tempo, grâce notamment aux jets à sept mètres d’Alexandra Lacrabère qui a fait un 100 % dans l’exercice sur l’ensemble de la rencontre (7-4, 15e ).
« Il reste encore beaucoup de travail »

Portées par Estelle Nze Minko, imparable en gratteuse de ballons, elles ont ensuite viré à la pause avec trois buts d’avance (12-9). Avant d’éteindre définitivement les Brésiliennes d’Eduarda Amorim, championnes du monde en 2013, en deuxième période. « Elles se sont remobilisées car c’était très très moyen en première mi-temps », a jugé Olivier Krumbholz après la rencontre.

Nze Minko (6 buts), « exceptionnelle » selon le technicien, a continué à multiplier les interceptions tandis que Manon Houette a été décisive (5 buts) pour creuser l’écart à +10 (26-16) et +12 (28-16) en fin de rencontre, tout comme Cléopâtre Darleux dans les buts.

Totalement focalisées sur la préparation de l’Euro-2018 qui aura lieu en novembre et décembre en France, les Bleues affronteront de nouveau les Brésiliennes dimanche (16 h à Pau). « Il reste encore beaucoup de travail », a souligné Krumbholz, insatisfait.

la Messine Xenia Smits meilleure marqueuse contre l’Espagne
Xenia Smits a été la meilleure marqueuse allemande contre l’Espagne (33-24), mercredi. L’arrière gauche de Metz a inscrit cinq buts durant ce troisième match des qualifications pour l’Euro en France (29 novembre-16 décembre). Malgré sept réalisations d’Ana Gros, la Slovénie a été tenue en échec par l’Islande (30-30). Le Monténégro de Marina Rajcic, vainqueur 20-26 en Pologne, est à une victoire de la phase finale.

Bucarest rappelle son sorcier

À deux semaines de son quart de finale de Ligue des Champions féminine contre Metz, le CSM Bucarest a changé d’entraîneur. La Danoise Helle Thomsen remerciée, le Suédois Per Johansson a été rappelé. Le sélectionneur du Monténégro avait déjà pris les commandes de l’équipe roumaine à la même période l’an dernier et... l’avait qualifiée pour le Final Four de la C1.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105508]

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Posté le : 26/03/2018 à 11:06 (Lu 12554 fois)
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RL du 26/036/2018

les Bleues rappelées à l’ordre par le Brésil

Trois jours après un succès facile face au Brésil (28-17), les championnes du monde françaises sont retombées dans leurs travers, concédant un match nul plutôt logique (24-24) face au même adversaire ce dimanche en match amical à Pau.

Les filles d’Olivier Krumbholz préparent l’Euro-2018, qui se déroulera en France à la fin de l’année. Elles ont alterné le bon et le très moyen, notamment lors du deuxième acte. « C ’est clairement une déception, un rappel à l’ordre. On est loin du niveau que l’on avait à la fin du Mondial », a analysé le sélectionneur français.

Pourtant, l’entame avait été meilleure que jeudi à Bayonne. Il y avait de la fluidité et de la variété dans le jeu tricolore, avec de jolis décalages que ce soit aux ailes vers Manon Houette ou Amanda Kolczynski, soit au poste de pivot (15-10, 29e ).

Puis tout s’est désagrégé. Les penalties d’Alexandra Lacrabère ne rentraient plus et l’entrée gagnante de la gardienne carioca Gabriela Moreschi a boosté ses coéquipières, plus accrocheuses que jeudi (15-14, 38e ). Hésitantes à tirer de loin, les Françaises n’ont jamais réussi à trouver le bon rythme, perturbées aussi par deux erreurs dans leurs remplacements qui leur ont coûté deux fois deux minutes en infériorité.

Elles ont aussi longtemps cherché une leader capable de remettre de l’ordre dans leur jeu. En confiance, les Brésiliennes ont répondu du tac au tac et auraient même pu créer la surprise sans une Cléopâtre Darleux inspirée dans le but français, avec quatre parades dans le money-time.




Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105538]

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Posté le : 28/03/2018 à 10:05 (Lu 12246 fois)
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rl du 28/03/2018

Brest, l’ogre qui pourrait déloger Metz

Né sur les cendres d’Arvor 29, qui a sombré financièrement en 2012, Brest bouleverse le paysage du hand féminin en France. Avant le choc à Metz ce mercredi, plongée dans les coulisses d’un club qui détonne.

C’est l’histoire d’un club pressé, passé de la Nationale 1 à la la Ligue des Champions en cinq ans. Un club si ambitieux qu’il s’attaque à l’« amateurisme » de ses rivaux. Si riche qu’il affole le marché des transferts au-delà des frontières.

Bienvenue à Brest, royaume du hand-business. Ici, dans l’écrin prestigieux de l’Arena, chaque match coûte 60 000 euros. Le prix du « meilleur salon VIP d’Europe ». Les salaires offerts aux stars de l’équipe sont quatre, cinq, dix fois supérieurs à ceux des internationales françaises de Metz, le club le plus titré de France (21).

« Des moyens no-limit »

Les dirigeants, convaincus que « le haut niveau n’est pas un monde de Bisounours », allongent les millions d’euros, pour un budget revalorisé de 2,5 M€ en deux ans. Il s’élèvera à 5 M€ la saison prochaine, avec plus de 80 % de fonds privés. Un fonctionnement aux antipodes du modèle messin, jugé peu ambitieux. « On met autant d’argent que les deux-trois premiers clubs masculins, il n’y a rien d’extraordinaire. Et on est loin du foot… Je pense qu’on est dans la normalité, ce sont les autres qui ne le sont pas », tranche Gérard Le Saint, co-président avec son frère, Denis.

Patrons du groupe éponyme, deuxième distributeur de fruits et légumes en France (390 M€ de chiffre d’affaires), les deux frangins bousculent les codes du handball féminin. « Le hand n’est pas censé passionner les foules, alors il faut un peu habiller la mariée. Sur nos 4 000 spectateurs, 3 000 ne connaissent pas les règles du jeu. Mais ils viennent pour profiter de l’ambiance et toutes les prestations à côté (salons réception, concerts…) »

Sur le terrain sportif, la stratégie brestoise est tout aussi agressive. Moins mesurée que celle de Nantes, l’autre grand fortuné du championnat. Le club breton a cassé sa tirelire pour conserver Allison Pineau et attirer la demi-centre de Bucarest Isabelle Gullden, l’une des cinq meilleures joueuses du monde. Il n’hésite pas non plus à chiper ses meilleurs éléments au rival messin (Pop-Lazic, Gros), le seul qui contrarie encore ses rêves de grandeur. Là aussi avec des arguments financiers colossaux. « Ce qui interpelle chez Brest, c’est sa puissance financière. Ses moyens no-limit », observe Thierry Weizman, le président de Metz, qui y voit « un challenge sportif extrêmement excitant ».

Né sur les cendres d’Arvor 29 en 2012, finaliste de D1 en 2017, le club breton est un ogre en devenir, bâti pour « gagner la Ligue des Champions ».

Il reléguera, la saison prochaine, le grand Metz au statut d’« outsider ». Et semble en mesure de réussir là où Arvor et Fleury avaient échoué avant lui : bouleverser, sur la durée, le petit équilibre du championnat de France.

Laura MAURICE

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105539]

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Posté le : 28/03/2018 à 10:08 (Lu 12245 fois)
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et aussi

« Metz et les autres clubs manquent un peu d’ambition », estime le président de Brest

Quel est le secret de la puissance financière de Brest ?

« La question, c’est plutôt de savoir comment font les autres pour ne pas avoir autant d’argent que nous… On a une équipe commerciale de cinq personnes, je fais moi-même du business. On fait un vrai effort sur les VIP, avec six salons de réception. On propose de belles prestations pour intéresser les partenaires. C’est là que Metz manque un peu d’ambition, je pense. Les gens n’ont pas suffisamment conscience qu’on a un joli produit à vendre. »

Comment éviter un nouveau naufrage financier, après celui d’Arvor 29 en 2012 ?

« Il y avait un demi-commercial en poste, c’était n’importe quoi ! On est à des années-lumière de ça. Ils n’ont jamais eu les moyens qui sont les nôtres. Ils ont été pris dans l’ivresse de la victoire, ont eu les yeux plus gros que le ventre et il n’y avait rien derrière. »

Ce serait donc la fin du règne de Metz ?

« Toutes les belles histoires ont une fin… Tous les ans, on rajoute un peu plus pour faire mieux. Mais même pour cette année, on n’a pas dit notre dernier mot. Metz n’est pas encore champion. »

La. M.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105543]

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Posté le : 28/03/2018 à 10:32 (Lu 12230 fois)
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Et aussi

Handball : Metz dans le flou

C’est avec des incertitudes que Metz défie Brest, ce mercredi aux Arènes. Pas sur ses forces mais plutôt ses blessées. Kanor (pied), Rajcic (fiévreuse), Luciano (genou douloureux) et Nocandy (entorse à la cheville) sont toutes les quatre incertaines pour cette affiche de prestige (mais sans enjeu) entre le leader et son dauphin. « La victoire amène la victoire, lance l’entraîneur Emmanuel Mayonnade. On joue ce match pour le gagner. »

METZ – Gardiennes de but : Rajcic (?), Csapo. Joueuses de champ : Edwige, Gros, Zaadi, Flippes, Houette, Landre, Smits, Maubon, Luciano (?), Nocandy (?), O. Kanor (?), Sajka.

BREST – Gardiennes de but : Darleux, Idehn. Joueuses de champ : Tissier, Copy, N’Gouan, Sand, Pop-Lazic, Stoiljkovic, Manach, Coatanea (ou Prouvensier), Burlet, Limal, Mangué.

Metz - Brest (18h45)

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105577]

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Posté le : 29/03/2018 à 10:12 (Lu 12010 fois)
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rl du 29/03/2018

Metz voulait trop rester maître

Bousculées comme rarement cette saison en championnat, les Messines ont eu le dernier mot contre Brest, mercredi aux Arènes (28-25). Les retrouvailles, mardi en Coupe de France, promettent.

«Ici c’est Metz, ici c’est Metz. » Les Arènes ont tremblé hier, avant de jubiler et de rappeler, malicieusement, qu’elles étaient imprenables. La délivrance a été à la hauteur de la souffrance. Pendant 45 minutes de jeu, les Messines ont peiné face aux Brestoises. Comme rarement cette saison en championnat. Mais comme toujours, elles s’en sont sorties (28-25).

A l’énergie. A la force du collectif. A l’orgueil. Il leur semblait tout simplement impensable de concéder leur premier revers de la saison en Ligue féminine face au grand rival, même dans un match sans enjeu. Surtout à six jours des retrouvailles en demi-finale de la Coupe de France, en Bretagne. Alors elles se sont accrochées. Sans paniquer et sans regarder un score rarement favorable.

De la 12e (5-5) à la 47e minute (21-22), il ne l’a même jamais été. Les Brestoises avaient l’avantage (7-9, 16e ) et se détachaient parfois (7-11, 19e puis 17-20, 39e ). Sans jamais creuser un écart de plus de quatre buts. La faute à des Messines toujours dans le coup, même quand elles semblaient au bord de la rupture. « L’équipe a toujours su remettre l’énergie necessaire pour ne pas se laisser distancer », appréciait après coup leur entraîneur Emmanuel Mayonnade, satisfait de la « cohérence» affichée. Celle qui a permis à ses joueuses de ne jamais sombrer, là où leurs adversaires alternaient coups d’éclat et trous d’air coupables.
Darleux, du grand art

Le plus bel exemple ? Ce 8-0 infligé par les Mosellanes aux Bretonnes (18-22, 42e puis 26-22, 54e ) À ce moment-là, le match avait définitivement basculé. Et Cléopatre Darleux n’y pouvait plus rien. Pourtant, la gardienne brestoise avait longtemps tenu à elle seule les siennes avec un total de... 19 arrêts ! Sans compter ce but inscrit depuis sa propre cage (20e ) ou cette interception en plein milieu du terrain (45e ). Du grand art...

Mais en face, il y avait une équipe. Au jeu abouti, et peu importe avec quel effectif sur le terrain. Grace Zaadi en échec pendant le premier quart d’heure ? La jeune Méline Nocandy l’a parfaitement relayée, avant de seconder Xenia Smits au poste d’arrière gauche.

La capitaine lorraine est quand même revenue en fin de partie pour inscrire deux jets de sept mètres capitaux (25-22, 28-25). Entre-temps, Ana Gros avait assuré les affaires courantes (9 buts) et Marina Rajcic tenu en partie la comparaison avec Darleux (14 arrêts).

Avec ce caractère-là, les Messines ne pouvaient pas perdre. Elles ont montré qu’elles n’étaient pas infaillibles mais qu’elles restaient imbattables en France. En championnat pour l’instant. Mardi, la Coupe de France les attend.

Thibaut GAGNEPAIN

Méline Nocandy : « On a été dispersé dans la préparation »


Metz a été chahuté, longtemps mené. Comment expliquez-vous les difficultés rencontrées face à cette belle équipe de Brest ?

« On a été un petit peu dispersé dans la préparation du match. Mardi, lors des deux entraînements, on n’a pas mis l’intensité qu’il fallait pour arriver dans les meilleures conditions. En début de rencontre, on a connu beaucoup de difficultés dans le repli défensif, c’était encore une question d’intensité. Manu (Mayonnade, l’entraîneur) nous a repris sur ce point et sur la défense également. On a haussé le ton défensivement et dès qu’on a mis un peu de continuité dans le jeu, on allait vers le but et ça fonctionnait. »

Vous êtes déjà assurées de terminer premières de la saison régulière. Pourquoi était-il important de gagner cette rencontre ?

« Parce que c’est Metz Handball. On n’aime pas perdre, personne ne nous voit perdre. Alors même si on a 20 points d’avance, tous les matches sont importants. C’est ancré dans notre tête. »

Que vous apporte cette victoire, à six jours d’une demi-finale de Coupe de France à Brest ?

« De la confiance. Mais on ne se projette pas encore. Même si chaque match nous permet de travailler le suivant et les grosses échéances qui arrivent, on ne pense pas à la suite. On joue juste chaque rencontre à fond. Maintenant, on va simplement se concentrer sur Nantes (samedi). »

La. M.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105578]

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Posté le : 29/03/2018 à 10:17 (Lu 12005 fois)
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Et également le télégramme de Brest

Le BBH s'est incliné 28-25 à Metz, mercredi soir. Un trou d'air en seconde période lui a été fatal. Dépassé par Nice au classement, il n'est plus maître de son destin pour la deuxième place finale.

Indomptable, cette dernière grosse affiche avant les play-offs. Pendant cinquante minutes, quiconque se croyait certain de l'apprivoiser, d'avoir mis le grappin sur la victoire, déchantait aussitôt. Et puis, le mouvement de balancier, l'alternance temps forts-temps faibles a été rompue. Peut-être sur cette relation entre arrières ébauchée par Amandine Tissier, mais cisaillée par Méline Nocandy, pour un aller simple en contre-attaque (23-22, 49'). Ou juste avant, sur ce jet de 7 mètres de Marie-Hélène Sajka, repoussé par Cléopatre Darleux... dans les mains de la jeune arrière internationale messine, dont la demi-minute de jeu a eu une influence énorme (22-22, 48'). Ou sur ce lob très, très culotté de Grace Zaadi, la quatrième tireuse de penalty messine de la soirée (25-22, 53'). Trois instantanés, trois fulgurances pour entériner la vingtième victoire en phase classique du leader. Qui coïncide avec le quatrième revers de Brest, aux conséquences concrètes et désagréables. Dans l'affaire, le BBH a en effet perdu sa deuxième place. Nice ayant gagné au Havre (18-19), il rétrograde d'un rang, les confrontations directes avec l'OGCN (52 pts chacun) lui étant défavorables.
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Défaire Dijon... et prier

Darleux et ses copines devront maintenant vaincre Dijon à l'Arena, après-demain, et prier pour que les Azuréennes ne battent pas Issy/Paris. « C'est sûr que c'est décevant, mais on ne le doit qu'à nous », souffle la gardienne championne du monde, excellente face à l'un de ses anciens employeurs (17 arrêts). Comme ses hôtes, le BBH a surtout brillé par intermittences aux Arènes. Tantôt euphorique, à l'image du hat-trick de Pauline Coatanéa au coeur de la première période (7-9, 16'), tantôt erratique (13 minutes sans marquer), l'ensemble de Laurent Bezeau n'a pas été en capacité de vivre sur ses acquis. Il a dilapidé un matelas de cinq buts en fin de première mi-temps (8-13, 22', puis 16-16, 30'), puis un autre de quatre en seconde. Ici, la réaction du quart-de-finaliste de la Ligue des champions a été brutale (18-22, 42' puis 26-22, 54'). « C'est un tout. Des erreurs offensives, des pertes de balle nous ont coûté cher, juge l'arrière Amandine Tissier. Derrière, en défense, on a pris plusieurs deux minutes qui nous ont mis en difficulté. Malheureusement, c'est dans ces matchs-là qu'on apprend ». Les retrouvailles n'en seront que plus torrides, dès mardi prochain, en demi-finale de Coupe de France.
La fiche technique


Arbitres : MM. Bounouara et Sami.
Spectateurs : 3.851.
METZ : Gros 9/12 (3/4 penaltys) ; Flippes 1/2 ; Houette 2/4 (0/1 penalty) ; Landre 1/3 ; Smits 5/14 ; Zaadi (capitaine) 3/7 ; puis Edwige 1/2 ; Luciano 2/3 ; Maubon 2/3 ; Nocandy 1/3 ; Sajka 1/2 (0/1 penalty). Gardiennes : Rajcic (13/35 arrêts, dont 0/2 penaltys) puis Csapo (0/3 penaltys). 2 minutes : Houette (11'), Maubon (28'), Nocandy (56'), Flippes (56'). 10 pertes de balle. Réussite au tir : 49 %. Entraîneur : E. Mayonnade.
BREST : Coatanéa 3/4 ; Darleux 1/1 ; Mangué 1/3 ; N'Gouan (capitaine) 3/4 ; Pineau 1/6 ; Sand 2/5 ; Stoiljkovic 6/10 ; puis Burlet ; Copy 1/2 ; Pop-Lazic 0/1 ; Prouvensier 0/2 ; Tissier 7/8 (5/5 penaltys). Gardiennes : Darleux (17/44 arrêts, dont 3/7 penaltys) puis Idehn (0/1 penalty). 2 minutes : Mangué (23', 46' et 53', carton rouge), Pineau (39'), N'Gouan (48'), Stoiljkovic (59'). 18 pertes de balle. Réussite au tir : 52 %. Entraîneur : L. Bezeau.


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105614]

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Posté le : 30/03/2018 à 21:29 (Lu 11841 fois)
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Excusez-moi pour le retard mais aujourd'hui c'est férié en Moselle, j'étais en congé

Rl du 30/03/2018

Vivement mardi à Brest !
Intense, spectaculaire, indécis : le match Metz-Brest (28-25), mercredi soir aux Arènes, a été un beau moment de handball. Les deux équipes ont joliment pris rendez-vous en vue de la demi-finale de Coupe de France, mardi en Bretagne.

Avec Metz cette saison, les matches de Ligue féminine sont rarement indécis. Ils ressemblent souvent à des formalités pour l’invincible leader. Ce n’était pas le cas mercredi. Les Brestoises ont poussé les partenaires de Grace Zaadi dans leurs derniers retranchements. Elles les ont obligées à courir après le score pendant près de 45 minutes de jeu. Résultat ? Un match haletant, avec des séries de part et d’autre. Dont une dernière, un 7-0 fatal aux Bretonnes (19-22 puis 26-22). Les Lorraines n’ont pu souffler qu’à cinq minutes du coup de sifflet final, après un vrai beau duel.
La force collective messine

C’est la marque des grandes équipes. Dominées, bousculées, distancées, elles ne lâchent jamais et continuent de dérouler leur jeu. Convaincues que le temps fera son œuvre. Les Messines ont encore prouvé mercredi qu’elles appartenaient à cette catégorie-là. Même pendant les périodes d’euphorie brestoises, leur collectif ne s’est pas délité. Et ce sont les Bretonnes, bien plus irrégulières, qui ont fini par craquer…
Cléopatre Darleux

La gardienne bretonne a encore sorti une partie de haut vol face à son ancien club (2009-2011). Avec 19 arrêts, dont 2 sur jets de 7 mètres, son bilan est impressionnant. Surtout qu’il ne dit pas tout de l’influence de l’Alsacienne sur le terrain. Elle a aussi coupé plusieurs contre-attaques messines, inscrit un but et dribblé jusqu’au milieu de terrain. Un spectacle à elle seule.
On n’a pas aimé
Les jets de 7 mètres messins

Ana Gros, Marie-Hélène Sajka, Manon Houette et Grace Zaadi. Confronté aux échecs de ses joueuses aux jets de 7 mètres, Emmanuel Mayonnade a dû faire appel à quatre tireuses différentes mercredi ! Cléopatre Darleux y est évidemment pour beaucoup mais cela ne justifie pas tout. Il faudra être plus réaliste lors des prochaines grosses échéances.
Les nombreux pépins physiques de Metz

Plusieurs joueuses de l’effectif lorrain sont en délicatesse avec leurs corps avant le sprint final dans toutes les compétitions. Orlane Kanor était absente mercredi car elle se plaint toujours d’une « douleur sous un gros orteil », dixit Thierry Weizman. « Elle va tester une autre semelle et sera du voyage à Nantes. Mais cela ne veut pas dire qu’elle jouera samedi », ajoute le médecin et président messin, qui surveille aussi Méline Nocandy (cheville), Ailly Luciano (genou) et Marina Rajcic (fièvre). Cela fait beaucoup à cette période de la saison…
Le comportement de quelques spectateurs

« Va prendre ton chèque ». Voilà comment la deuxième gardienne brestoise, Filippa Idehn, a été invectivée par un membre du public mercredi à la mi-temps du match. Cette attaque, aussi gratuite qu’idiote, traduit la jalousie naissante de certains supporters messins à l’encontre du rival brestois, nouveau riche du championnat. Un sentiment malsain qui n’a rien à faire dans une enceinte sportive.
Thibaut GAGNEPAIN

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105617]

nachadel

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Posté le : 31/03/2018 à 00:25 (Lu 11774 fois)
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Il n y a pas moyen d expulser ce genre d individu qui me semble aussi intelligent que celui qui a balancé un pétard agricole lors d un match de foot du fc metz.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105619]

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Posté le : 31/03/2018 à 09:59 (Lu 11693 fois)
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rl du 31/03/2018

Pourquoi Metz n’alignera pas une équipe bis à Nantes

Dernière étape avant les play-off : Metz a rendez-vous à Nantes pour un match sans enjeu, ce samedi en championnat. L’occasion de préserver les cadres de l’équipe ? Non, ce n’est pas le genre de la maison…

Non, Metz Handball n’alignera pas une équipe bis, ce samedi à Nantes. Il ne l’a d’ailleurs jamais envisagé… Le leader de Ligue féminine entame donc sa folle semaine, avec ses quatorze joueuses habituelles. Seules Daphné Gautschi (demi-centre) et Manuella Dos Reis (gardienne), deux espoirs du centre de formation, seront appelées en renfort dimanche, pour les deux gros chocs à venir : la demi-finale de Coupe de France à Brest mardi, puis le quart de finale aller de la Ligue des Champions vendredi à Bucarest.

Avant, les Messines boucleront la phase régulière du championnat à Nantes, ce soir. Sans rien à jouer mais avec l’ambition de décrocher une 21e victoire en 22 matches.
Une équipe bis, pourquoi ?

« Faire tourner, je ne sais pas trop ce que ça veut dire », répète l’entraîneur Emmanuel Mayonnade. « On a aucune raison de le faire. Je crois à l’intérêt de la compétition, à ses vertus, je crois au rythme que cela peut nous apporter. On est dans une configuration où on ne s’entraîne déjà pas beaucoup. Si, en plus, on fait l’impasse sur le match, ça veut dire que certaines filles ne feront rien du tout pendant deux jours en amont de la demi-finale à Brest. C’est juste impossible », tranche le technicien.
L’exemple de la Roumanie

Emmanuel Mayonnade savait que le rythme s’accélérerait, que les rencontres s’enchaîneraient. Et, depuis décembre (au moins), il savait quelle serait sa réponse. « J’ai l’exemple de la Roumanie en tête », explique-t-il. « Au dernier Mondial, elle fait un début de compétition remarquable, elle est en tête de la poule et décide de faire souffler trois-quatre joueuses pour le dernier match contre la France. » Résultat : les Bleues s’imposent aisément, Neagu et ses copines se reposent… avant de se faire sortir « de façon assez surprenante » par les Tchèques en huitièmes. « Je crois que dans cette stratégie-là, la Roumanie a perdu ses cadres en leur permettant de se déconnecter un peu de la réalité », analyse l’entraîneur messin.
Se donner mais pas trop

Metz est donc concerné « à 100 % » par ce dernier match de championnat avant les play-off, qui doit lui permettre de lancer au mieux cette semaine décisive. « La seule question, c’est : est-ce qu’on est prêt à tout tenter, à tout sacrifier pour gagner à Nantes ? », conclut Mayonnade. « Peut-être pas. Mais on est prêt à beaucoup quand même. »
LES équipes

NANTES – Gardiennes de but : Attingré, Pierson. Joueuses de champ : Holta, Lignières, Mandret, Chavez, Niakaté, Chesneau, Soulard, Clavel, Escribano, Hansen, Lawson, Ekoh. Entraîneur : Jan Basny.

METZ – Gardiennes de but : Rajcic, Csapo. Joueuses de champ : Edwige, Gros, Zaadi, Flippes, Houette, Landre, Smits, Maubon, Luciano, Kanor, Nocandy, Sajka. Entraîneur : Emmanuel Mayonnade.

Laura MAURICE

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105641]

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rl du 1er Avril

Les Messines sont infaillibles

Les Messines ont battu Nantes, ce samedi (23-30), et réussi l’exploit de rester invaincues tout au long de la saison régulière (21 victoires, 1 nul). Place maintenant aux play-off. Chambray les attend en quart de finale.

Metz est devenu ce samedi la première équipe à rester invaincu tout au long de la saison régulière, depuis les débuts de la formule play-off en championnat de France il y a six ans.

L’indétrônable leader, au début d’une semaine infernale, a confirmé sa suprématie sur le terrain de Nantes (23-30). Et conclu la saison régulière par une 21e victoire, en 22 matches.

Patientes et concentrées malgré une belle résistance nantaise, les protégées d’Emmanuel Mayonnade ont continué leur régime carnivore dans cette rencontre sans enjeu. Leur belle mise en place défensive n’a pas manqué de poser des problèmes aux coéquipières de Niakaté, qui ont dû attendre la sixième minute de jeu pour enfin ouvrir leur compteur buts (1-2, 6e ).
« Une chouette cerise sur le gâteau »

Le jeu nantais, parfaitement orchestré par Escribano, trouvait enfin le bon tempo et prenait les devants (8-6, 17e ). La capitaine espagnole mettait ses tireuses dans les meilleures conditions, tandis qu’Attingré dressait avec ferveur un solide rempart devant son but (10 arrêts sur 25 tirs à la pause).

À croire que la petite frayeur de voir Ana Gros à terre, après un contact musclé, avait un temps refroidi le leader, qui allait reprendre des couleurs sous l’impulsion d’une Marion Maubon vindicative (11-14, 28e ; 12-15, 30e ).

Conscientes qu’il ne fallait pas relâcher la pression face à un adversaire cherchant la faille (15-18 36e ; 17-20 40e ), Nocandy et ses copines haussaient le ton dans tous les secteurs et enfonçaient le clou du succès avant la dernière ligne droite (18-23, 45e ; 21-27, 55e ). Nantes avait beau serrer les dents jusqu’au gong, les Messines validaient avec sérénité leur premier succès dans cette conquête de l’Ouest.

« Beaucoup me posaient avant ce match la question de savoir si j’allais faire tourner, reposer certaines joueuses… Déjà, je pense que l’on peut proposer le même niveau de jeu quelles que soient les filles sur le terrain. Preuve en est, Méline Nocandy a beaucoup joué et a été excellente », insiste l’entraîneur Emmanuel Mayonnade. « Les filles ont fait le job jusqu’au bout toutes ensemble et c’est l’une des grosses satisfactions de cette victoire. On reste invaincu, on fait donc mieux que l’an dernier. C’est une chouette cerise sur le gâteau, même si maintenant tout recommence ! Il faudra terminer avec une qualification, je l’espère, en finale de la Coupe de France (mardi à Brest). Cette équipe de Nantes tenace a fait de cette dernière journée de championnat la meilleure des préparations possibles. »

G. L.


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rl du 03/04/2018

Attention au traquenard à Brest
Deux ans après leur élimination surprise en demi-finale de la Coupe, les Messines, tenantes du titre et invaincues cette saison en France, retrouvent Brest ce mardi (20h30) pour une place à Bercy.

Metz avait chassé de son esprit cette soirée d’avril 2016. « Un souvenir douloureux, triste, assez pénible », se souvient Emmanuel Mayonnade. Son groupe, qui s’est consolé de mille façons depuis, avait fait la paix avec cette élimination précoce en demi-finale de la Coupe de France, à Brest, il y a deux ans (21-18). L’actualité et le hasard du tirage au sort l’ont ramené à ses démons.

Les deux favoris à la victoire finale se retrouvent ce soir à l’Arena (20h30). La toile de fond a bien changé, l’enjeu, lui, est aussi fort.
Ce qui a changé

Le rapport de force. En 2016, Brest et Metz faisaient connaissance. Le club le plus titré de France découvrait l’ambitieux petit nouveau, cousin éloigné d’Arvor 29. Vingt-quatre mois plus tard, les deux inconnus sont devenus rivaux et leurs retrouvailles sont toujours passionnées. Depuis ce premier rendez-vous manqué, les Messines ont étalé leur supériorité, remportant les cinq dernières confrontations (dont la finale du championnat de France).

La dynamique de confiance. Il y a deux ans, les Bretonnes évoluaient encore en Division 2, avec un budget et un effectif qui n’avaient rien à envier à la D1. Invaincues en championnat, elles étaient sur un petit nuage au moment de jouer ce match couperet face à Metz. Après ? Marta Mangué et ses copines n’ont pas tout à fait connu le succès escompté parmi l’élite et laisseront ce soir l’avantage de la confiance à leur adversaire. Une équipe invulnérable qui a bouclé la saison régulière sans aucun faux pas (une première depuis 15 ans !).
Ce qui n’a pas changé

L’incertitude d’un match sec. Ce match a des airs de traquenard. Autant qu’il y a deux ans… Ce jour-là, Metz était « passé à côté », avait « subi l’excessive détermination » des Brestoises. Si brillant soit-il cette saison, le tenant du titre n’est pas à l’abri du piège. Il est parfois retombé dans ses travers, cette saison, à l’extérieur en Ligue des Champions. Et il aura à faire, ce mardi, à une équipe forcément revancharde.

L’ambition de Brest. Il y a les grands discours du président breton et le bilan, moins cliquant. Depuis la Coupe de France 2016, Brest n’a rien gagné. Décevant en Coupes d’Europe, pas franchement impressionnant en championnat, il connaît l’importance de cette demi-finale. Metz aussi. « La Coupe, c’est le chemin le plus court pour soulever un titre. Ce serait rageant de s’arrêter si près », résume Emmanuel Mayonnade.
LES ÉQUIPES

BREST. Gardiennes de but : Darleux, Idehn. Joueuses de champ : Tissier, Pineau, Copy, N’Gouan, Prouvensier, Sand, Pop-Lazic, Stoiljkovic, Coatanea, Burlet, Manach, Mangué. Entraîneur : Laurent Bezeau.

METZ. Gardiennes de but : Rajcic, Csapo. Joueuses de champ : Edwige, Gros, Zaadi, Flippes, Nocandy, Houette, Landre, Kanor (ou Gautschi), Smits, Sajka, Maubon, Luciano. Entraîneur : Emmanuel Mayonnade.

Laura MAURICE

Orlane Kanor s’entraîne « normalement »

Absente contre Brest mercredi, laissée sur le banc samedi à Nantes, Orlane Kanor s’est entraînée « normalement » en ce début de semaine. Si elle devait à nouveau être préservée ce soir, la jeune Daphné Gautschi pourrait la remplacer dans le groupe messin.

Brest a « le meilleur public de France » dixit N’Gouan

Astride N’Gouan, dans quel état d’esprit êtes-vous au moment de retrouver Metz ? La défaite en championnat (25-28), la semaine passée, a-t-elle laissé des traces ?

« On a fait beaucoup d’erreurs mercredi dernier et contre Metz, ça ne pardonne pas. Psychologiquement, on est reboosté. Cette fois, on aura notre salle, notre public, le meilleur de France. Il faut qu’on retrouve le visage de conquérantes qu’on a su montrer par moments. »

Brest a fait du championnat sa priorité n°1. Et la Coupe de France ?

« On a validé la deuxième place du championnat. Les play-off, c’est pour plus tard. Aujourd’hui, on a la chance de pouvoir voir plus loin en Coupe de France. On est aux portes de la finale, on va se donner les moyens d’y aller. »

Vous quitterez la Bretagne pour Metz cet été, un peu à contre-courant. Qu’est-ce qui a motivé votre décision ?

« C’est un choix longuement réfléchi, que je ne regrette pas. Je l’ai fait pour des raisons personnelles et je ne préfère pas m’en expliquer pour l’instant. »

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105729]

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rl du 04/04/2018

Metz Handball ne reverra pas Bercy

La Coupe de France s’est arrêtée à Brest mardi pour Metz. Les Mosellanes se sont inclinées aux tirs au but en demi-finale (23-22). Rageant...

Manon Houette puis Marion Maubon ratent leurs tirs au but. Entre-temps, Allison Pineau a réussi le sien. Voilà, c’est fini. Metz est éliminé de la Coupe de France par Brest (23-22). Une sacrée désillusion avant le quart de finale aller de Ligue des Champions vendredi à Bucarest... D’ici là, il sera temps de digérer la défaite d’hier soir. Un revers pas si illogique au vu du début de partie.

Car d’entrée, les Bretonnes prenaient les Lorraines à la gorge (2-0, 4e ). La défense 0-6 obligeait les arrières mosellanes à tirer de loin. Côté brestois, Coatanéa donnait le tournis à toute la défense de Marina Rajcic (4-1,7e ). Ni le temps-mort d’Emmanuel Mayonnade (8e ), ni l’exclusion temporaire de Coatanéa (11e ), ne faisaient varier le scénario de ce début de rencontre. D’autant que de l’autre côté du terrain, Cléopatre Darleux faisait lever les 3900 supporters brestois en enchaînant les arrêts (5-1, 14e ).

Houette, par deux fois (16e puis 20e ) montrait le chemin à suivre à ses partenaires mais elles butaient continuellement sur une Darleux en ébullition (5-4, 22e ). Le jeu breton perdait de sa splendeur et de son efficacité, la faute aussi à une Rajcic pas en reste dans ses buts. Il n’en fallait pas tant à Flippes pour remettre les deux formations à égalité (5-5, 24e ).

Alors que l’on s’acheminait vers un match nul à la pause (7-7, 28e ), Coatanéa sortait de son poignet un but dont elle a le secret, offrant une unité d’avance aux Finistériennes à la pause (8-7, 30e ).
Zaadi égalise au buzzer

Dès la reprise, la même Coatanéa, toujours aussi précise sur son aile, remettait le couvert (9-7, 31e ). Mais cette fois, il ne fallait attendre qu’une poignée de secondes pour voir Houette et Flippes égaliser (9-9, 34e ). Un long mano à mano allait alors s’opérer entre les deux formations (10-10, 38e puis 15-15, 47e ), sans que les Messines ne parviennent jamais à prendre les devants.

A cinq minutes du coup de sifflet final, les Lorraines n’avaient qu’un petit but de retard (18-17, 55e ), mais le corps arbitral offrait à Edwige deux minutes pour souffler. Pineau profitait de l’aubaine pour doubler l’avantage breton (19-17, 56e ). Mais une fois encore, Metz allait revenir grâce à Flippes (58e ) et Zaadi (59e ) (19-19, 60e ). C’est finalement aux tirs au but (4-3) que les Messines allaient céder. Il n’y aura pas de neuvième Coupe de France cette saison.
BREST - METZ : 23-22 (19-19, 8-7)

Brest Arena. 3900 spectateurs. Arbitres : Olivier Buy et Sébastien Duclos. Exclusions temporaires à Brest : Coatanéa (11e ), Mangué (17e et 37e ), Pineau (57e ) ; à Metz : Edwige (14e , 56e ).

BREST. Gardiennes de but : Darleux (1re -60e , 24 arrêts). Joueuses de champ : Tissier (4), Pineau (4), Copy, Ngouan (1), Prouvensier, Sand (2), Pop-Lazic, Stoiljkovic (3), Le Calvé, Coatanéa (5), Burlet, Mangué (1). Entraineur : Laurent Bezeau.

METZ. Gardiennes de but : Rajcic (1re-60e, 9 arrêts). Joueuses de champ : Edwige, Gros (4), Zaadi (5), Flippes (4), Nocandy, Houette (6), Landre, Kanor (1), Smits, Sajka (2), Maubon, Luciano. Entraineur : Emmanuel Mayonnade.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [105730]

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Posté le : 04/04/2018 à 08:39 (Lu 18504 fois)
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télégramme de Brest

Darleux propulse Brest à Bercy !

Ce fut un énorme choc, très intense physiquement. À l'arrivée Brest a gagné et verra Bercy à la suite d'un match et d'une séance de tirs au but dantesque. Quelle explication ! Brest avait tenu la dragée haute à Metz, mais un trou d'air avait permis aux Lorraines de trouver des ressources pour l'emporter, une nouvelle fois.

Darleux incroyable

Cette fois, le début de match des Brestoises était très prometteur avec une défense intraitable tenant loin les bras messins. Derrière, Darleux fermait déjà sa cage, se permettant même un « pastis » sur un tir... d'Ana Gros ! Plus efficaces, les filles de Bezeau faisaient logiquement un premier break à 4-1 (8e). Véritable mur, Cléo Darleux continuait son show alors que l'électricité montait sérieusement tel lors de cet accrochage d'Edwige sur Pineau (13e). Très physique, le duel tournait par contre au surplace au score, la faute à une efficacité en panne des deux côtés mais aussi à deux gardiennes en très haute altitude, Rajcic faisant sa part du boulot. Profitant de l'inefficacité brestoise, Metz, par Houette, sur penalty, reprenait alors de l'air (5-3, 20e).
Dans une empoignade parfois à la limite, sans le moindre cadeau, les Messines revenaient à la cravache, plus adroites que leurs adversaires, toujours (5-5, 24e). Dans un duel au couteau, le BBH, muet depuis de longues minutes reprenait les rênes par Allison Pineau, sur penalty (6-5, 24e). Traînant toujours ce déchet récurrent aux ailes, les Brestoises viraient pourtant en tête au repos (8-7).

Tension

La gomme laissée en première période allait-elle peser dans les jambes ? En tout cas, Darleux avait de la suite dans les idées... Au sein de deux collectifs ne voulant rien lâcher, question de fierté, les contacts se durcissaient, l'évolution du score s'en ressentant toujours (11-11, 40e puis 12-12, 42e). Dans cet affrontement monstrueux, où Houette et Coatanéa retrouvaient de l'efficacité, bien malin celui qui prédirait l'issue de cet énorme choc sans temps-mort (15-15, 47e puis 16-16, 50e). Bingo : au bout de la tension, de la fatigue aussi, ce match incroyable allait se jouer aux penaltys, un score final de 19-19 scellant finalement 60 minutes folles. Et là encore, c'est Cléo Darleux (normal avec 22 arrêts !) qui faisait la diff' sur deux ultimes tirs arrêtés de Houette et Maubon. Brest ira à Bercy !


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Posté le : 05/04/2018 à 10:51 (Lu 18279 fois)
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rl du 05/04/2018

lLes Messines ont dû patienter
Les Messines ont dû patienter... 8 heures, hier à l’aéroport de Roissy, avant de pouvoir s’envoler pour la Roumanie. Les péripéties avaient commencé avant même la rencontre à Brest, mardi. Les joueuses ont appris dans l’après-midi
que leur vol pour Paris, prévu tôt le lendemain matin, avait été annulé… La compagnie aérienne ne proposant pas de solution alternative, le club a dû
se démener pour organiser un transfert à l’aéroport avant 8 h du matin. Résultat : une nuit d’hôtel annulée et un bus couchettes affrété. L’équipe a pris la route dès 23 h, une heure à peine après la fin du match, et a voyagé toute la nuit. Pour constater l’important retard de son avion pour Bucarest, qui n’a décollé qu’en milieu d’après-midi. La séance d’entraînement prévue en fin de journée a été annulée. Quel périple !

Éliminer notre peine au plus vite
Au lendemain de sa douloureuse élimination en demi-finale de la Coupe de France, Metz a rejoint Bucarest ce mercredi. « Focalisé à 200 % sur le quart de finale de Ligue des Champions », rassure l’entraîneur Emmanuel Mayonnade.

E mmanuel Mayonnade, comment se porte votre groupe au lendemain de cet échec en Coupe de France (défaite 22-23 à Brest après la séance de tirs au but) ?

« On est focalisé sur Bucarest. On a devant nous la perspective incroyable de jouer un quart de finale européen. On est concentré à 200 % là-dessus. »

Cléopatre Darleux, la gardienne de Brest, a signé 24 arrêts (sur 41 tirs), dont 5 sur penaltys. Ces duels manqués vous ont-ils coûté la victoire ?

« Le différentiel entre les deux gardiennes de but est assez incroyable. 24 arrêts, c’est juste stratosphérique. Si elle en fait un de moins, c’est tout aussi fou et on gagne le match… Je ne veux pas tout ramener à cela mais c’est évidemment une donnée fondamentale dans l’issue de la rencontre. Il y a aussi eu des défaillances de notre côté et le tout cumulé fait qu’on s’incline aux penaltys… »
« Rejoindre le Final Four »

La Coupe était un objectif fort pour Metz, vous étiez tenant du titre. Est-ce que cela peut changer le cours de votre saison ?

« On ne sera pas à Bercy (le 5 mai en finale). À part cela, ça ne change rien du tout. On avait l’ambition de tout gagner, il faudra faire le maximum pour remporter ce qui est encore à notre disposition. En Ligue des Champions, on a toujours cette volonté forte de rejoindre le Final Four. On le veut au moins autant que Bucarest. »

Vous disputez dès demain (19h30) un match capital en Roumanie. Quels ont été vos mots pour que cette défaite ne laisse pas trop de traces ?

« J’ai dit aux filles qu’on se devait d’être triste, déçu, énervé de cette élimination. Qu’il fallait éliminer cette peine au plus vite pour qu’à 22h30, après le retour au vestiaire, on puisse tous passer à autre chose et se concentrer sur la Ligue des Champions. Mais il ne faut pas tourner définitivement la page, il y a des choses sur lesquelles il faudra s’appuyer, des choses qui n’ont pas marché notamment. »

Bucarest, pour vous, c’est…

« Une équipe qui a gagné la Ligue des Champions il y a peu (en 2016) , complète, bien organisée. Avec de très bons défenseurs, des joueuses brillantes, excessivement talentueuses et un environnement pas simple pour nous. Une ambiance chaude, hostile aussi. »

Dans un calendrier déjà serré, votre voyage vers la Roumanie a été mouvementé. Comment allez-vous composer avec ces aléas ?

« Il faut déjà qu’on arrive en Roumanie (lire par ailleurs) … Ensuite, il faudra revoir tout le programme initial, on a perdu énormément de temps. Notre premier entraînement, ce mercredi, est tombé à l’eau. Il nous restera deux séances ce jeudi mais cela dépendra de notre état en arrivant… Il y a une chose qui ne nous impacte pas physiquement : la vidéo. On en fera beaucoup d’ici vendredi soir. »

Laura MAURICE

Les confidences de Camille Ayglon avant Bucarest-Metz

Camille Ayglon aurait sans doute préféré un autre adversaire en quart de finale de la Ligue des Champions. L’arrière de Bucarest, ancienne Messine (2008-2010), défiera ses copines de l’équipe de France ce vendredi. Confidences.

Une équipe taillée pour l’Europe

« On est aux portes des demi-finales. Pour Metz, ce serait historique. Pour nous, c’est un enjeu majeur. Léquipe est bâtie pour ça. Ici, les étrangères viennent pour jouer le Final Four de la Ligue des Champions, c’est cela qui attire les joueuses, pas le championnat roumain. C’est l’objectif de toute une saison. »

Les retrouvailles avec Metz

« C’est particulier parce que c’est mon ancien club mais aussi parce que j’y ai plein de copines. J’échangeais des messages avec Manon (Houette) , on se disait qu’on s’était beaucoup battu ensemble depuis deux ans, mais jamais l’une contre l’autre. Ces dernières années ont été riches en émotion et j’ai vécu tout cela avec elles, pas contre elles. Là, on va devoir se priver les unes les autres de quelque chose d’énorme. »

Le parcours des Messines

« Elles sont très solides en France depuis longtemps et elles ont franchi un cap cette année en Europe. C’est une équipe qui joue bien ensemble, offensivement et défensivement. Ses résultats parlent d’eux-mêmes. »

L’expérience d’un Final Four

« Ce serait la deuxième fois pour moi (après la 3e place de la saison passée). Quand on l’a vécu une fois, on a une motivation énorme pour y retourner. C’est exigeant mais on n’oublie jamais cette ambiance extraordinaire. »

Le choc des défenses

« L’enjeu sera avant tout défensif. Notre coach nous a dit : l’attaque fait gagner des matches, la défense fait gagner des titres. Voilà, le décor est posé ! Il y a de très bonnes joueuses en défense à Metz, je pense notamment à Béa (Edwige) , avec qui je partage le poste 3 en équipe de France, mais aussi à Grace, qui a énormément progressé. Elles ont des points forts mais quelques failles. A nous de les exploiter… »

La. M.

Bucarest est en forme

Avant leur quart de finale aller de Ligue des Champions, Bucarest et Metz auront eu une préparation radicalement différente. Pendant que le champion de France perdait son temps dans les transports et son espoir de remporter
la Coupe de France pour la deuxième année d’affilée, les coéquipières de Camille Ayglon digéraient tranquillement l’éviction de leur entraîneur en s’adjugeant la Coupe de Roumanie. Elles ont survolé le Final Four et battu Valcea 29-22 en finale dimanche dernier. Et elles n’ont pas joué en championnat depuis le… 16 mars ! Les Messines, elles, disputeront vendredi un quatrième match en neuf jours.

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rl du 06/04/2018

les Messines face à leur rêve fou
Un an après son premier quart de finale de Ligue des Champions, Metz rêve de devenir la première équipe féminine française à rejoindre le Final Four. Acte I ce vendredi soir à Bucarest (19h30).

« Il y a des moments où plus rien n’existe, ni la fatigue, ni le reste. Il n’y a plus que la volonté de marcher sur l’autre. » Le quart de finale européen de Metz, ce vendredi soir à Bucarest, figure parmi ces instants-là. Ceux qui collent des frissons et font l’histoire d’un groupe, d’un club.

Avec ces mots, l’entraîneur messin Emmanuel Mayonnade a laissé entendre hier que ses joueuses étaient prêtes à relever ce défi immense : éliminer le vainqueur de la Ligue des Champions 2016 et goûter au Final Four, pour la première fois dans l’histoire du handball féminin français. « Cette perspective me fait vibrer », sourit Ana Gros, la buteuse star qui s’en ira à l’issue de la saison. « On s’entraîne toute l’année, toute la vie pour des matches comme celui-là. On l’attend avec beaucoup d’émotion », confie l’arrière droit slovène.

Avec ces mots, Emmanuel Mayonnade, qui a vécu mardi l’une de ses rares désillusions à la tête de ce groupe, a aussi confirmé que le traumatisme brestois était soigné. Que ses joueuses, peut-être, en ressortiraient grandies. « Cette défaite en Coupe de France n’entrave en rien nos belles ambitions. On s’apprête à vivre quelque chose de très, très fort qu’on attend depuis longtemps », retient le technicien. «Les bonnes équipes et les bons coaches se servent de tout ce qui se présente sur leur chemin. Il y a peut-être quelque chose à aller chercher, une façon d’utiliser cette déception», appuie Olivier Krumbholz, le sélectionneur de l’équipe de France qui connaît mieux que personne le caractère de cette équipe.
« Cette équipe mérite quelque chose de beau »

Il y a un an, Metz s’invitait, presque par surprise, en quart de finale de la plus prestigieuse des coupes européennes. Pour sa première apparition à ce stade de la compétition, le double champion de France en titre avait dépassé toutes les attentes, en battant aux Arènes Györ, le futur champion. Il était sorti abattu de la deuxième manche perdue en Hongrie...

Il savoure d’autant plus, aujourd’hui, cette nouvelle chance et ce statut de grand d’Europe qu’il apprivoise encore. « L’année dernière contre Györ, je croyais fermement en nos chances. J’y crois tout autant maintenant. Je ne nous vois pas moins bon que l’adversaire. C’est une belle année. On a un petit coup à jouer, assurément », sourit Emmanuel Mayonnade. « Ca fait longtemps maintenant qu’on travaille tous ensemble, résume Ana Gros. Je crois que cette équipe mérite quelque chose de beau. Ce serait une belle récompense. » Bucarest, malgré l’expérience et les noms clinquants, aura du mal à l’en priver.

A Bucarest, Laura MAURICE

Neagu, Gullden et Ungureanu décrites par Gnonsiane Niombla
Les stars Cristina Neagu et Isabelle Gullden, la gardienne Paula Ungureanu : la future messine Gnonsiane Niombla passe au crible trois forces de Bucarest.
Paula Ungureanu dans son monde

« C’est la gardienne dans l’espace, elle n’a pas du tout connectée, elle est dans son monde. Elle a cette faculté à être libre, à ne pas se prendre la tête. Elle est très cool. Elle s’entraîne dur, encore à son âge (35 ans). C’est un amour. »
Isabelle Gullden la déconneuse

« La joueuse qui déconne tout le temps. La plus marrante aussi. Elle va te pousser pour rien pour rigoler, te jeter le ballon en pleine tête pour taquiner. Ça va la faire rire. C’est un amour aussi. Cette semaine, on était encore toute l’équipe chez moi. On pourrait croire qu’on se déteste parce qu’on est une équipe de stars mais pas du tout. Elle sait tout faire, elle voit tout avant tout le monde. C’est la meilleure demi-centre du monde même si elle n’a jamais eu ce titre. »
Cristina Neagu, l’exigeante

« C’est un personnage très obscur, très fermé mais il faut la connaître car ce n’est pas ça. Elle a tellement de sollicitations que si elle ne se ferme pas, si elle ne se braque pas, elle passe sa vie dans le hall de notre enceinte. Une fille que j’ai appris à découvrir. C’est vrai que j’avais la même sensation qu'elle n'était pas de mon monde. Qu’elle se pensait au dessus de tout le monde alors que ce n'est pas du tout ça. Elle est très exigeante avec elle et les autres. Pour moi, c’est une qualité et non pas un défaut. »

A Bucarest, Nicolas KIHL

Laurisa Landre retrouve la Roumanie
À Bucarest ce vendredi, Laurisa Landre va retrouver un adversaire qu’elle connaît bien. La Messine a évolué pendant deux saisons en Roumanie. Elle a hâte d’en découdre en quart de finale aller.

Un grand sourire pour un retour dans un pays qu’elle connaît presque sur le bout des doigts. De 2015 à 2017, le pivot Laurisa Landre a passé deux saisons au SCM Craiova avant de signer à Metz l’été dernier. Les souvenirs ne manqueront pas de revenir à la surface lorsque la championne du monde avec les Bleues débutera le combat contre Bucarest ce vendredi.

« Le championnat roumain ? Je dirais qu’il est très dur physiquement. Les coups, les contacts sont au rendez-vous. Les entraînements sont un peu plus intensifs qu’en France, beaucoup basés sur le physique », décrit la native de Pointe-à-Pitre (Guadeloupe).
« Montrer une discipline de tous les instants »

Pendant deux ans, Landre a goûté à une charge de travail qui l’avait marquée à son arrivée : « Il faut s’y habituer assez rapidement. J’en retiens vraiment une bonne expérience qui m’a fait avancer, progresser. On a fini à la troisième place du championnat lors de ma deuxième saison. Là-bas, cela se passait très bien, je me suis fait plein d’amies. »

Pas la redoutable star Cristina Neagu, ni la Suédoise Isabelle Gullden qu’elle va croiser ce soir : « À chaque match de Ligue des Champions, on est opposé à des joueuses de ce calibre. Bien sûr qu’on regarde qui est en face de nous mais on n’en fait pas une fixette. On a la qualité pour les faire déjouer, leur rentrer dedans. À nous de leur rendre la vie difficile sur ce match aller. On est en capables, on a l’expérience pour. »

Laurisa Landra s’attend à retrouver une belle ambiance : « Ce ne sera pas le public de Budapest, on ne se fera pas insulter, ce sera une belle atmosphère. Bien sûr qu’il y aura une pression sur nous mais on y est habitué maintenant. Il faudra montrer une grande détermination, une rigueur et une discipline de tous les instants, bien lire leur jeu. On a bien travaillé sur la vidéo mais il faut répondre sur le terrain par de l’agressivité. »

L’épisode rageant de la demi-finale de Coupe de France perdue mardi à Brest (défaite aux tirs au but) est effacé, assure le pivot messin : « On est vite passé à autre chose, on n’a pas vraiment le choix vu l’enchaînement rapide de nos rencontres. On ne va pas penser à Brest quand on sera sur le terrain contre Bucarest. On a évacué ça même si ce n’était pas facile vu le scénario. »

À Bucarest, Nicolas KIHL

« Le handball français est derrière les Messines »


Daniel Narcisse, capitaine du Paris Saint-Germain et double vainqueur de la Ligue des Champions : « Une fois qualifiées pour les demi-finales, tout est ouvert : voilà ce que j’ai envie de dire aux Messines. Le chemin pour aller au Final Four est peut-être plus compliqué que le Final Four en lui-même. Metz a une chance devant lui qui est rare et unique. Si elles ont réussi à aller si loin dans la compétition, c’est qu’elles ont toutes les qualités, sur le terrain et dans la tête, pour aller au bout. Je leur souhaite le meilleur, le handball français est derrière elles. »

Olivier Krumbholz, sélectionneur de l’équipe de France féminine : « Metz a un coup à jouer, c’est certain. Il fait une belle Ligue des Champions. Les résultats plaident en sa faveur. Attention au potentiel de cette équipe de Bucarest, qui présente aujourd’hui plus d’incertitudes, avec des résultats instables. En changeant d’entraîneur juste avant ce quart de finale, elle tente un coup de poker. Je connais bien Per Johansson (le nouveau coach) , son adjoint, son préparateur physique… Ce sont des mecs supers, ils ont la confiance des joueuses, ils sont capables d’insuffler l’énergie nécessaire. J’ai l’impression qu’une dynamique est en train de s’installer. À mon avis, Metz va tenir le choc à l’aller ce vendredi en Roumanie. Le plus dur sera de s’imposer la semaine suivante aux Arènes. »

Isabelle Wendling, ancienne capitaine de Metz et de l’équipe de France : « Bien sûr que Metz peut se qualifier, bien sûr que c’est son année ! L’équipe est compétitive, elle fait une très belle saison. Elle a échoué au même stade la saison passée mais avec un match retour à l’extérieur, et face à Györ… Aujourd’hui, elle a les moyens de faire quelque chose, surtout en jouant le deuxième match aux Arènes. Pour moi, Bucarest n’est pas plus fort que le Vardar Skopje et Metz l’a battu. Donc il n’y a pas de raison ! »

Nikola Karabatic, demi-centre du Paris Saint-Germain, huit participations au Final Four de la Ligue des Champions dont trois victoires : « Quand j’ai un peu de temps, j’aime bien suivre les matches des Messines. Elles ont gagné en maturité. L’équipe est jeune mais elle a déjà montré, l’an passé, qu’il fallait compter sur elles. Bien sûr qu’elles ont les moyens d’aller en demi-finales ! Elles ont les qualités et l’expérience. »

un signe d’espoir (billet)
Dans quatre, cinq ans peut-être, Metz sera à nouveau aux portes du Final Four. Et il pourra espérer y retrouver Brest et pourquoi pas Nantes. Ce scénario idéaliste, un brin chauvin, s’est réalisé chez les garçons la semaine dernière. Il semblait pourtant improbable encore hier, autant qu’il l’est aujourd’hui chez les filles. Mais le championnat français a évolué, grandi. Avec les moyens financiers des uns, les ambitions des autres. Il a attiré les meilleurs joueurs de la planète et offre désormais l’un des plus beaux spectacles d’Europe. Malgré la peur de voir Metz perdre quelques titres et un peu de sa suprématie, les amateurs du sport au féminin y trouveront peut-être un exemple à suivre. Les plus optimistes pourront même voir dans la récente défaite messine à Brest un signe d’espoir. Pour le handball français.

La. M.

la composition des équipes Bucarest - Metz
BUCAREST - Gardiennes de but : Ungureanu, Grubisic, Iordache. Joueuses de champ : Udristoiu, Frafjord, Gullden, Curea, Neagu, Jacobsen, Jörgensen, Ayglon Saurina, Manea, Kurtovic, Hagman, Niombla, Mehmedovic. Entraîneur : Per Johansson.

METZ - Gardiennes de but : Rajcic, Csapo, Dos Reis. Joueuses de champ : Edwige, Gros, Zaadi, Flippes, Houette, Landre, Smits, Maubon, Luciano, Kanor, Nocandy, Sajka, Gautschi. Entraîneur : Emmanuel Mayonnade.

La rencontre est à suivre en direct commenté, dès 19h15, sur notre site www.republicain-lorrain.fr

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