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Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96291]

françoise

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Posté le : 13/12/2016 à 10:42 (Lu 16534 fois)
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RL du 13/12/2016 envoyé spéciale Laura Maurice
Et à la fin, c’est la France qui gagne

Une dernière marche sépare les Bleues des demi-finales de l’Euro. La France a battu la Suède sur le fil (21-19), ce lundi soir à Göteborg.



Le match

Après deux scénarios déments, face aux Pays-Bas et l’Espagne, les Bleues auraient pu s’épargner de nouvelles frayeurs, hier soir face à la Suède. Elles avaient dessiné leur victoire dès les premières minutes (4-0, 4e ) de ce choc entre deux nations qui jouaient leur dernière carte. De son succès inespéré sur la Roja, la France a gardé cette étincelle qui lui avait permis de ne pas sombrer samedi. Portées par leur défense de fer, les vice-championnes olympiques ont retrouvé des couleurs en attaque, profitant parfaitement de leurs occasions sur grands espaces. Avant de se faire une nouvelle fois très peur en seconde mi-temps (12-11, 31e ; 15-13, 37e ; 18-19, 53e ). Sûres de leurs forces, elles ont vaillamment préservé leur succès (19-21, 58e )… et leurs ambitions dans la compétition. « On a forcément envie de terminer avec une médaille, c’est un rêve. Mais on veut faire les choses pas à pas. Mercredi, c’est la Serbie et il faut aller la chercher » , concluait Marie-Paule Gnabouyou, qui a inscrit trois buts indispensables en fin de match.

La perf’

Personne ne l’attendait à ce niveau. Estelle Nze Minko a confirmé, hier, qu’elle serait la grande surprise de ce championnat d’Europe. Meilleure buteuse des Bleues à l’Euro, extrêmement précieuse en défense, la demi-centre a dessiné la victoire sur les Suédoises, avec cinq buts (sur cinq tentatives !) en quinze minutes (8-5, 15e ). La joueuse la plus utilisée depuis le début de la compétition par Olivier Krumbholz a stoppé net la rébellion des Scandinaves, qui avaient l’opportunité de revenir à -1 (23e ). Muselée par la défense suédoise en deuxième période, elle avait fait l’essentiel.

L’instant

49e minute de jeu : Olivia Mellegard s’avance face à Laura Glauser, marque et s’effondre, touchée par la gardienne. Quelques secondes plus tard, à la surprise générale, la sanction tombe : la Messine, qui avait débuté la rencontre à la place d’Amandine Leynaud, écope d’un carton rouge pour jeu dangereux. « Elle saute, je saute aussi. Je ne peux pas ne pas faire ma parade parce qu’elle vient sur moi, sinon je la laisse marquer , précisait Laura Glauser. Ce n’était pas volontaire mais les arbitres ont pris leur décision… C’est la première fois que je prends un carton rouge, c’est difficile de suivre la fin du match depuis les tribunes, on se sent impuissant… Heureusement, les filles ne se sont pas laissées déstabiliser et se sont battues jusqu’au bout. C’est super. »

La suite

La France aurait pu fêter sa qualification pour les demi-finales, hier soir. Mais le match nul de l’Allemagne, face à l’Espagne déjà éliminée, oblige les Bleues à patienter. Celles-ci pourraient toutefois être fixées sur leur sort avant même d’affronter la Serbie, elle aussi hors course, mercredi soir. Un faux-pas des Pays-Bas ou de l’Allemagne, ses deux derniers rivaux, lui offrirait une des deux places qualificatives pour le dernier carré. Les demies n’ont jamais été aussi proches.

La "caisse noire" des Bleues

En musique. A l’entraînement, dans le bus, à l’hôtel… Les tubes du moment et les morceaux fétiches des Bleues les accompagnent partout. La reprise de Love yourself par Estelle Nze Minko a séduit les Suédois. L’organisation de l’Euro est allée à la rencontre de la vice-championne olympique… avec une guitare. Dans la « bande-son » des Bleues, celle-ci a notamment sélectionné We are the champions et Avec le temps. « Cette chanson de Léo Ferré me fait penser à Olivier (Krumbholz) », a-t-elle expliqué. Mais l’hymne n°1 des Françaises en Suède est… Tchikita, de Jul, que les joueuses s’amusent à chanter à tue-tête à longueur de journées.

Caisse noire. Pour les retards, les téléphones portables qui sonnent à table, les bouteilles d’eau oubliées à l’entraînement, l’équipe de France tient une "caisse noire". A chaque faux-pas, les joueuses paient ! Et les sommes sont doublées les jours de match. A la fin des Jeux, les Bleues avaient récolté près de 500 euros, qui ont servi à financer l’achat d’une… enceinte sans fil, qui les suit désormais partout !

SUÈDE - FRANCE : 19-21 (10-12)

Göteborg, Scandinavium. Arbitres : Mmes Alpaidze et Berezkina (Rus). 5000 spectateurs.

FRANCE. Gardiennes de but : Glauser (de la 1re à la 47e , 10 arrêts dont 0/3 pen.), Leynaud (de la 48e à la 60e , 3 arrêts). Joueuses de champ : Kolczynski (2/3), Ayglon (0/1), Pineau (2/6 dont 0/1 pen.), Landre, Zaadi, Houette (1/2), Dembélé (2/2), Flippes, Horacek, Edwige (1/2), Nze Minko (6/9), Gnabouyou (3/4), Niombla (0/3 dont 0/1 pen.), Lacrabère (4/9 dont ½ pen.).
Balles perdues : 14 exclusions temporaires : Lacrabère (12e ), Flippes (17e ), Dembélé (26e ), Ayglon (44e ).

SUÈDE. Gardiennes : Bundsen (de la 1re à la 60e , 14 arrêts dont2/3 pen.), Idehn. Joueuses de champ : Mellegard (2/3), Ekenman (0/1), Stromberg (0/1), Blohm (2/2), Roberts (5/10), Sand (3/5), Westberg (0/1), Lagerquist (1/1), Gullden (4/8 dont 3/3 pen.), Blomstrand (2/3), Hagman (0/3), Jacobsen, Oden, Alm (0/1).
Balles perdues : 19. Exclusions temporaires : Jacobsen (31e ), Sand (35e ).

Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96307]

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Posté le : 14/12/2016 à 12:14 (Lu 16415 fois)
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RL du 14/12/2016

La France voit plus loin

Après les Jeux de Rio, les Bleues rêvent d’une nouvelle médaille à l’Euro. Un match nul, face à la Serbie ce mercredi, enverrait la France en demi-finales.



Secrètement, les Bleues avaient conclu un pacte. Faire le voyage en Suède ensemble, occulter les blessures et la fatigue pour écrire une nouvelle page de leur histoire à l’Euro, quatre mois après les Jeux de Rio… « Les plus anciennes se sont dit : on y va toutes ou rien. Parce qu’elles savaient qu’on avait l’équipe pour faire quelque chose » , raconte le sélectionneur Olivier Krumbholz.
GRAND ANGLE

Les vice-championnes olympiques ont débuté la compétition discrètement, avec des repères à reconstruire. Mais l’ambition a fini par triompher.
« La médaille a toujours été le véritable objectif. On en a déjà eu une et ce n’est pas une soif qu’on étanche facilement » , confirme l’étonnante Estelle Nze Minko, sixième meilleure buteuse du tournoi (23 réalisations). « On ne peut pas faire ce retour incroyable contre l’Espagne, ce match très solide face à la Suède pour s’arrêter maintenant. Tout tourne bien, c’est à portée de main » , insiste la Messine Béatrice Edwige.

Le dernier carré aurait à coup sûr « une saveur particulière » pour Camille Ayglon, 31 ans, et les cadres de l’équipe de France, médaillées aux Mondiaux 2009 et 2011, aux JO de Rio en août dernier mais jamais sur la scène européenne. « Une première demi-finale à l’Euro ? Ça me dit bien , sourit l’ailière de Bucarest. On est un peu abonné aux cinquièmes places dernièrement (2010 et 2014). Mais ce n’est pas une fin en soi. Ça ne doit être qu’une étape » vers le podium.

« On avance »

Lundi soir, les joueuses d’Olivier Krumbholz ont laissé éclater leur joie sur le terrain. Quelques minutes plus tard en conférence de presse, elles avaient déjà retrouvé tout leur sérieux et leur détermination, l’esprit tourné vers la Serbie, dernier obstacle avant les demies, ce mercredi en clôture du tour principal. « Ça n’aurait servi à rien de livrer cette bataille (contre la Suède) si le prochain match devait être le dernier. On avance, on est en train de construire quelque chose… Le danger serait de penser qu’on a plus qu’un pied en demi-finale » , rappelle le patron des Bleues. « On est conscient de ce qu’il nous reste à parfaire. Il n’y a pas d’excès de confiance » , ajoute Camille Ayglon.

Après leur coup d’éclat au premier tour, les Serbes, émoussées, sont déjà éliminées. Un match nul suffirait à la France pour empocher l’une des deux places qualificatives. Et une victoire ou un nul de la Suède, sur les Allemandes, enverraient directement les Tricolores en demi-finales avant le coup d’envoi de leur rencontre. « On veut aller chercher cette qualification par nous-mêmes, rester sur la même dynamique, montrer qu’on progresse. Seule la victoire compte » , conclut Estelle Nze Minko.

De notre envoyée spéciale à Göteborg Laura MAURICE.

Pop-Lazic - Edwige : « On se connaît par c½ur »



Sladjana Pop-Lazic et Béatrice Edwige, les deux redoutables pivots de Metz Handball, seront opposées, ce mercredi en clôture du tour principal de l’Euro.

« Si elle nous bat, on va en entendre parler pendant six mois ! » Pour la première fois de la compétition, les Bleues de Metz retrouvent une de leurs coéquipières en Suède.

Eliminée de la course aux demi-finales, Sladjana Pop-Lazic prendra un malin plaisir à compliquer la tâche des Françaises, ce soir, après avoir éc½uré la Slovénie d’Ana Gros au premier tour (6 buts). « C’est différent des autres matches, c’est sûr. Mais quoiqu’il arrive, on joue pour gagner et tout donner. Ça, ça ne change pas », sourit la Serbe.

Pop-Lazic aura notamment à faire à Béatrice Edwige, son double au poste de pivot. « On se connaît par c½ur, nos points forts et nos petites faiblesses. Chacune va penser : ‘’Je sais que tu sais que je sais’’ », s’amuse le pilier de la défense française. Car les deux joueuses peuvent être, chacune dans leur registre, un véritable poison pour l’adversaire.
« La force de Sladjana c’est d’être invisible »

Edwige remporte haut la main le duel du secteur défensif. « Quand elle est à 300 %, c’est impossible de la passer », observe Camille Ayglon. Mais la Serbe est autrement plus redoutable face au but : déjà 16 buts en Suède, à 73 % de réussite, contre 3 seulement (60 %) pour sa partenaire de club. « La grande force de Sladjana, c’est d’être invisible, explique la Française. Elle se balade et elle surgit au dernier moment, avec une main qui traîne ! Elle a une prise de balle qui la place largement dans le Top 5 européen. Et elle se projette aussi très vite vers l’avant, elle est très dangereuse. »
« Peu de personnes croyaient en nous »

Laura Glauser et Grace Zaadi surveilleront elles aussi de près la Serbe, capable, selon elles, de faire basculer le match. « Peu de personnes croyaient en nous au début de l’Euro, mais on a montré à tout le monde ce qu’on pouvait faire. On a tout donné au premier tour, on est fatigué mais je garde confiance en nous », avoue Pop-Lazic.

« Si elle est dans un grand jour, elle est capable de nous mettre dix buts ! Et elle aimerait bien ça, résume la pivot des Bleues. Mais franchement, je préfère éviter ! » Verdict ce soir.

La. M.

Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96328]

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Posté le : 15/12/2016 à 09:32 (Lu 16349 fois)
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l’histoire est belle

Les Bleues ont conclu le tour principal de l’Euro par une troisième victoire, hier soir, sur la Serbie (28-21). Les voilà en demi-finales… Une première depuis 2006 !



Il est des signes qui ne trompent pas. L’entraînement prolongé des Bleues, hier matin, en est un. À huit heures du coup d’envoi du match France-Serbie, Laura Glauser et ses copines ont fait durer le plaisir dans la petite salle annexe du Scandinavium de Göteborg. Le coach avait déjà enfilé sa doudoune, rassemblé ses affaires… Sans perturber ses joueuses, décidées à grappiller quelques minutes ! « Bon, je vous laisse, j’ai un week-end en famille » , a fini par lancer le sélectionneur messin, hilare. Ces sourires laissaient présager le meilleur avant l’ultime rencontre du tour principal, dernière marche avant les demi-finales de l’Euro. « La médaille des JO, c’était notre préface. Aujourd’hui, on est en train d’écrire un beau livre, qui est loin d’être terminé , confirmait Béatrice Edwige. Je ne sais pas ce qu’il va se passer après mais c’est déjà bien. »

« On est dans la joie »

Après, l’histoire est devenue belle. Tombeuses de la Suède une heure plus tôt, les Allemandes avaient entretenu le suspense. Les Bleues devaient au moins assurer un match nul pour voir le dernier carré. Mais elles n’avaient que la victoire en tête. Avec huit buts à elles deux en dix minutes (8-3), Estelle Nze Minko et Camille Ayglon mettaient l’équipe de France sur la bonne voie. Une Serbie accrocheuse ne suffisait pas à perturber le joli conte tricolore (5-11, 12e ; 11-11, 19e ; 21-18, 44e ).

D’autant qu’Amandine Leynaud faisait une belle entrée à la place de Laura Glauser (8 arrêts). La rencontre ne restera pas forcément dans les mémoires, le résultat si. « On n’a pas fait un super match, c’est vrai. Mais là, ce n’est pas important. Il fallait absolument le gagner, assurer cette place en demi-finale. On l’a fait » , se réjouit Estelle Nze Minko (6 buts). « La défense ne fonctionnait pas très bien, l’attaque non plus, mais perdre aujourd’hui aurait été une grave erreur » , confirme le sélectionneur tricolore. « Il y a eu des imperfections mais on est dans la joie, ce soir. On a atteint notre premier objectif » , résume la Messine Grace Zaadi.

Ces filles-là ne se contenteront pas d’une demi-finale. « Il reste encore la place du con » , lâchait Camille Ayglon mardi. Mais leur victoire, elles l’ont déjà. Fissurée il y a encore dix mois, minée par un conflit interne avec l’ancien sélectionneur, l’équipe de France est revenue de nulle part pour s’offrir une médaille historique aux Jeux de Rio. Et, désormais, une demi-finale européenne qui a déjà tout d’un happy end.
A Göteborg, Laura Maurice.

Olivier Krumbholz : « C’est une confirmation »

Olivier Krumbholz, sélectionneur de l’équipe de France : « On a à nouveau rencontré le même petit problème, on a eu un peu de stress quand les Serbes sont revenues. On a fait beaucoup d’erreurs, alors qu’on était bien parti… Après la médaille d’argent aux Jeux Olympiques, on peut dire que c’est une confirmation. Cela prouve que le collectif travaille, qu’il a du potentiel même s’il y a encore quelques secteurs de fragilité. Mais qui n’en a pas ? »

Manon Houette, ailière gauche : « La Serbie était dans un faux rythme, ça nous a un peu perturbées. Mais l’objectif est rempli, c’est le principal. On va savourer un peu ce soir et préparer le match qui nous attend. C’est une très très grosse demi-finale donc on est déjà concentré sur la suite. »

Camille Ayglon, arrière droit : « La journée a été compliquée, on a essayé de rester dans notre bulle mais on savait que le match Suède-Allemagne pouvait nous propulser en demi-finale, on a forcément jeté un ½il. Finalement, tout dépendait de nous, contre une équipe qui n’avait aucune pression et plus rien à gagner. On a eu un petit relâchement coupable, on aurait aimé engranger plus de confiance mais on sera au rendez-vous des demi-finales, il n’y a pas de doute. »

Estelle Nze Minko, demi-centre : « On a rêvé des demi-finales, mais il fallait le faire, ce n’était pas forcément simple. Surtout après les JO, avec la fatigue. C’est vraiment super qu’on soit là. On a accumulé pas mal de fatigue, il va falloir récupérer parce que la Norvège sera un adversaire diabolique vendredi. »

La Norvège, du très lourd

Seule nation invaincue dans cet Euro, la Norvège a annoncé la couleur. Cela faisait dix ans qu’une équipe n’avait pas remporté tous ses matches lors des tours préliminaire et principal : en 2006, déjà en Suède, les Norvégiennes avaient réussi le sans-faute, avec les Russes. En tête du groupe 2, les Scandinaves retrouveront la France, reléguée au second rang de l’autre poule par les Pays-Bas, ce vendredi en demi-finales. Du très lourd, donc, pour les Bleues. Championne du monde et d’Europe en titre, la Norvège règne sur la scène continentale (cinq titres en dix ans). Privées d’une troisième finale olympique consécutive, cet été par les Russes, Nora Mork et ses coéquipières ont pris leur revanche la semaine dernière en dominant leur bourreau, 23-21, éliminé dans la foulée de la course aux demi-finales. « Les Norvégiennes ont complètement digéré leur semi-échec aux Jeux de Rio. Elles sont prêtes à reconquérir leur suprématie immédiatement », souligne Olivier Krumbholz, le sélectionneur des Bleues. La Norvège a également dominé les deux autres nations en forme, la Roumanie de Cristina Neagu, meilleure buteuse de la compétition, et le Danemark, qui affrontera les Néerlandaises dans l’autre demi-finale.

La France s’est inclinée par deux fois, cet automne en Golden League, devant les championnes d’Europe (20-29 et 17-29). En août dernier, les Bleues les avaient battues aux penalties (25-25) dans le cadre de la préparation aux Jeux Olympiques.

FRANCE - SERBIE : 28-21 (15-12)
Göteborg, Scandinavium. Arbitres : Mmes Christiansen et Hesseldal.

FRANCE. Gardiennes de but : Glauser (de la 1re à la 30e, 5 arrêts dont 0/1 pen.), Leynaud (de la 30e à la 60e, 8 arrêts dont 2/4 pen.).
Joueuses de champ : Kolczynski (1/2), Ayglon (6/7), Pineau (0/3 dont 0/1 pen.), Landre (0/2), Zaadi (2/3), Houette (3/5 dont 2/2 pen.), Dembélé (3/3), Flippes (2/3), Horacek, Edwige (1/1), Nze Minko (6/11), Gnabouyou (1/4), Niombla (1/2), Lacrabère (2/3).
Balles perdues : 14. Exclusions temporaires : Edwige (15e), Nze Minko (28e), Pineau (43e).
SERBIE. Gardiennes de but : Colic (de la 1re à la 11e, 2 arrêts), Kolundzic (de la 12e à la 60e, 13 arrêts dont 1/3 pen.).
Joueuses de champ : Radoslavljevic (0/3), Krpez, Trifunovic, Kovacevic, Janjusevic,
Georgijev (1/4 dont 0/1 pen/), Pop-Lazic (5/5), Obradovic, Nikolic (3/3), Stoiljkovic (6/15 dont 2/3 pen.), Liscevic (3/3), Petrovic (1/1), Dmitrovic (2/5).
Balles perdues : 22. Exclusions temporaires : Georgijev (7e), Trifunovic (43e)

Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96341]

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Posté le : 16/12/2016 à 11:39 (Lu 16233 fois)
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RL du 16/12/2016

Handball : la France face à une montagne

Les Bleues défient la Norvège, championne du monde et d’Europe en titre, ce vendredi en demi-finale de l’Euro, pour s’offrir une deuxième finale internationale de rang.



L’équipe de France a pris l’air du large, hier, sur la côte ouest suédoise. Après la mer, direction les sommets, ce soir. Les Bleues défient une montagne en demi-finales de l’Euro-2016 : la Norvège, point culminant de la planète handball. Son palmarès annonce l’immensité du massif à gravir. Les Scandinaves sont de toutes les finales continentales depuis 14 ans. Elles cumulent les records, les performances historiques, les statistiques ahurissantes. Comme ces 25 podiums en compétitions internationales… Du jamais-vu, chez les filles comme chez les garçons.

Face à elles, les vice-championnes olympiques s’avancent sans complexe. Au pied du Pain de Sucre, cet été à Rio, elles ont pris de la hauteur. Et l’habitude d’aller chercher quelques miracles. Celui face à l’Espagne, samedi dernier, a tracé le chemin. « On peut les renverser, annonce Siraba Dembélé, capitaine de l’expédition tricolore en Suède. La diversité et les qualités de l’équipe de France sont craintes par tout le monde. Et dans un grand jour, on peut battre n’importe quelle nation… Même la meilleure. J’en suis convaincue. »
« Un défi physique »

Cet exploit, personne ne l’a encore réussi dans ce championnat d’Europe. Mais les Françaises ont des arguments à faire valoir. « La meilleure défense du monde », cite d’emblée Thorir Hergeirsson, le sélectionneur des Norvégiennes. « La puissance physique. Ce sera notre arme, on est plus costaud qu’elles », ajoute Olivier Krumbholz, le coach des Bleues. « L’envie », répètent les joueuses. « Les demi-finales, c’est là où tout commence. La fatigue, les derniers matches… On oublie tout. On ne voit que la finale. On a envie de revivre les mêmes émotions qu’aux JO », confie Siraba Dembélé.

L’équipe de France partira de loin, ce soir, face aux championnes du monde et d’Europe en titre, immenses favorites de la compétition. « Mais on a des ambitions et on ne peut pas prétendre vouloir aller au bout sans battre de grosses équipes. Il va falloir qu’on s’y frotte », résume Grace Zaadi.

« J’ai hâte de voir cette confrontation entre les deux défenses, les gardiennes de but. On sait que les Françaises sont fortes, rapides, agiles, avec de vraies qualités individuelles. Ce sera un défi physique et d’intelligence », reprend Thorir Hergeirsson.

« Ce sont souvent des matches au couteau, même si malheureusement elles gagnent souvent (3 défaites, un nul en amical cette année), rappelle Olivier Krumbholz. On sait qu’on n’est pas encore arrivé, si on termine quatrième, tout s’écroule. On va jeter toutes nos forces dans la bataille. » Face à la mer, hier, les Bleues ont guetté la vague de Rio.

Le programme aujourd'hui
Demi-finales
Pays-Bas - Danemark……………..18h15
FRANCE - Norvège…………………20h45

La finale est programmée ce dimanche à 18 heures et sera précédée par le match pour la 3e place, à 15h30.

À Göteborg, Laura MAURICE

Flippes : « La Norvège me convient bien »

La Messine Laura Flippes retrouve la Norvège, ce soir à l’Euro, cinq mois après sa première sélection chez les Bleues, déjà contre les Scandinaves.

• Quel souvenir gardez-vous de cette première rencontre avec l’équipe de France ? « Je me souviens avoir été en échec au tir, même si ce n’était pas un mauvais match… J’ai eu la chance de pouvoir rejouer deux fois les Norvégiennes en Golden League (compétition amicale) cet automne et j’ai été plus en réussite. C’est une équipe qui me convient plutôt bien. Aujourd’hui, les circonstances sont différentes, c’est une demi-finale. L’agressivité, la rage, l’envie de décrocher cette place en finale feront la différence. »

• Avec les blessures de certaines joueuses, vous avez été rapidement plongée dans le grand bain, avec beaucoup de temps de jeu et de responsabilités. Comment gérez-vous cela ? « Je n’y pense pas… Quand j’y pense, je me pose trop de questions. Donc je préfère être fière de faire partie de cette aventure et jouer mon jeu sans réfléchir. Plus je me rends compte où je suis, moins je suis libérée. J’essaie de ne pas me mettre de pression, en me disant que si je suis là, c’est parce que je le mérite. Et je joue comme je sais le faire. »

• Il y a dix jours, envisagiez-vous de disputer une demi-finale européenne ? « Je l’espérais… L’envisager, je ne sais pas. Je ne me rends pas encore vraiment compte, c’est ma première compétition internationale, je n’imaginais pas atteindre directement le dernier carré. Mais je savais que l’équipe de France avait les moyens d’y arriver, surtout après la performance des Jeux Olympiques. Une médaille, c’est toujours grandiose. On sait qu’on est capable de battre les Norvégiennes. On va jouer notre carte à fond. »

• Vous n’avez pas été sélectionnée pour les Jeux de Rio, après avoir participé à la préparation olympique. Comment avez-vous rebondi ? « J’avais au départ du mal à croire que j’avais une chance d’aller au Brésil. Mais au fil des entraînements, on est dedans, on se met à y croire… J’étais forcément déçue. Mais ça m’a permis de me rendre compte de mon objectif, de ce que je voulais accomplir. Et après une semaine de vacances, j’avais vraiment en tête de faire cet Euro. »

La. M.


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Posté le : 17/12/2016 à 09:17 (Lu 16137 fois)
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RL u 17/12/2016

la France échoue si près du but

Les Bleues ont rêvé pendant cinquante minutes ce vendredi soir en demi-finale de l’Euro. Avant de s’incliner devant la Norvège, championne d’Europe et du monde en titre (16-20).



La rage de vaincre. L’expression n’avait jamais si bien porté son nom. Vendredi soir, chaque geste, chaque regard témoignaient de la détermination des Bleues dans cette demi-finale européenne. La première depuis 2006.
REPORTAGE

Pour tenir tête à la Norvège, championne du monde et d’Europe en titre, toujours invaincue dans la compétition, la France a joué plus vite, plus fort, plus dur. Les poings rageurs d’Estelle Nze Minko après le premier but, l’entame de feu d’Alexandra Lacrabère (5 buts en 15 minutes), les deux arrêts successifs d’Amandine Leynaud étaient autant d’indices disséminés par les joueuses d’Olivier Krumbholz.

Les médaillées de Rio ont livré un match superbe, ce vendredi. Mais face à la meilleure équipe du monde, cela n’a pas suffi. Il leur aurait fallu un scénario parfait, sans accroc, pour espérer renverser le géant norvégien. Il leur aurait fallu éviter ces onze minutes sans marquer (7-4, 15e ; 7-11, 26e ), qui ont rayé tous les efforts consentis en début de rencontre.

Mais les Bleues ont appris à ne pas se résigner devant les scénarios écrits d’avance. Comme elles l’avaient si bien fait au Brésil, elles se sont transcendées. Avec tout l’orgueil d’un collectif résolu à prouver que sa performance olympique n’était pas un coup d’éclat (11-11, 32e ; 15-14, 46e ). Portées par une immense Laura Glauser (70 % d’arrêts en 17 minutes) et une Grace Zaadi « précieuse » en fin de rencontre, elles étaient encore en tête à sept minutes du terme. « On les a mises en difficulté pendant 58 minutes », résumait Camille Ayglon. « Ça laisse des regrets », lâchait à chaud Marie-Paule Gnabouyou, en pleurs devant la presse.

Dans un Scandinavium acquis à la cause norvégienne, les Tricolores ont mis tous les ingrédients pour signer un exploit qu’aucune nation n’a réussi depuis 2000 : priver les Scandinaves d’une finale continentale. En vain (16-18, 57e ; 16-20, 60e )…
« Pas question de repartir bredouille »

Cette équipe voulait écrire l’histoire : une première finale européenne après une médaille olympique historique. Elle n’en était pas loin. Il lui reste une médaille de bronze à aller chercher, dimanche face au Danemark.

« On a 48 heures pour se remettre la tête à l’endroit car il est hors de question de repartir bredouille de cet Euro », annonçait Ayglon.

Si les Bleues quittent la Suède sur une troisième place, l’histoire retiendra qu’elles ont remporté deux médailles en deux compétitions. Seule la génération 2002-2003 avait réussi cet exploit.

De notre envoyée spéciale à Göteborg, Laura MAURICE.

Niombla : « Ça se joue sur une action »

Siraba Dembélé : « Je suis dégoûtée. Cette équipe était largement prenable, on les a fait douter plusieurs fois dans le match et à la fin, on fait des petites erreurs en défense. C’est comme ça contre la Norvège, elles exploitent chaque occasion. Je n’ai pas l’impression d’avoir perdu contre meilleur que nous, c’est ce qui est frustrant. On a plutôt bien joué, mais on a mal géré les cinq dernières minutes. Ça m’énerve. »

Estelle Nze Minko : « Il faut un peu de temps pour digérer. Mais il va falloir vite se relever de cette défaite. Il faudra aller battre les Danoises pour repartir avec une médaille. »

Gnsonsiane Niombla : « Je suis déçue parce qu’on a livré un vrai combat. Ça se joue sur une action, j’ai l’impression. Elles prennent deux buts d’avance mais il reste très peu de temps. On a manqué beaucoup d’occasions de passer à +2. »

Camille Ayglon : « On rate deux shoots et l’écart se fait à la dernière minute. C’est très rageant. Une médaille dans cette compétition, ce n’est pas rien, il n’y en a pas eu depuis dix ans pour la France. »

Alexandra Lacrabère : « Le tournant du match, c’est en première mi-temps, quand on est devant. On peut prendre cinq buts d’avance. Le match se joue là. On a des ballons faciles à mettre au fond. Il faut apprendre de ses erreurs, des défaites. On va apprendre. »

Manon Houette : « Il n’y aurait pas eu de match, on n’aurait pas de regrets. Là, il y en a parce qu’on se bat jusqu’au bout et on n’arrive pas à faire la différence. »

Olivier Krumbholz : « On a bien joué, on a deux trous et ça suffit pour perdre contre elles. On les a vraiment embêtées, mais il y a de la fatigue, on est obligé de faire beaucoup de rotations et ça nous porte préjudice. C’est dommage mais il faut rester positif. Il y a eu des avancées, Grace (Zaadi) a été très précieuse. On va continuer à travailler et faire confiance à celles qui ont de la fraîcheur. »

FRANCE - NORVÈGE : 16-20 (9-11)

Scandinavium, Göteborg. Arbitres : MM. Jurinovic et Mrvica (Cro). 10 000 spectateurs.

FRANCE. Gardiennes de but : Leynaud (de la 1re à la 30e , 7 arr.) ; Glauser (de la 30e à la 60e , 8 arrêts). Joueuses de champ : Kolczynski, Ayglon (0/1), Pineau (0/1), Landre (1/2), Zaadi (1/2), Houette (3/4), Dembélé (0/1), Flippes (0/2), Horacek, Edwige, Nze Minko (1/3), Gnabouyou (3/3), Niombla (1/3), Lacrabère (6/14). Balles perdues : 15. Exclusions temporaires : Pineau (12e ).

NORVÈGE. Gardiennes de but : Grimbsbo (de la 1re à la 11e , 1 arrêt), Si. Solberg (de la 12e à la 60e , 13 arr.). Joueuses de champ : Arntzen (3/6),V. Kristiansen (3/6), Skogrand,Ingstad, N. Mork (7/15), S. Oftedal (1/5), Aune, Frafjord (4/7),Waade (0/1), Solaas, A. Kurtovic (2/3), Herrem (0/1), Sa. Solberg, Tomac (0/1). Balles perdues : 10. Exclusions temporaires : Herrem (13e ), Oftedal (16e ), Waade (43e ), Arntzen (55e ).

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RL du 18/12/2016

France : le jour d’après

Passée tout près de l’exploit en demi-finale contre la Norvège, l’équipe de France devra balayer les regrets pour accrocher la médaille de bronze, ce dimanche face au Danemark, en conclusion de l’Euro.



Les Bleues ont séché leurs larmes. Au lendemain de la cruelle désillusion infligée par la Norvège en demi-finale de l’Euro (20-16), les joueuses de l’équipe de France poursuivaient hier leur travail de cicatrisation. Certaines, visiblement affectées, demandaient un peu de temps pour « se remettre dedans ». D’autres avaient déjà puisé dans leur détermination la force de se relever. « La tristesse, on la gère toutes d’une manière différente. Mais on l’accepte, on la laisse nous traverser. Il ne faut pas se mentir : c’est dur », confie Béatrice Edwige, le visage encore fermé.

Les vice-championnes olympiques rêvaient d’un autre dénouement. Mais la promesse d’une médaille de bronze au bout du chemin suffisait, hier, à balayer les regrets. « Pas le temps de laisser des larmes », lance Grace Zaadi. « On est proche de faire quelque chose de bien. Il ne faut pas galvauder cette troisième place. Elle va ramener des sourires sur les visages », annonce Allison Pineau, préférant volontairement le futur au conditionnel. C’est dire à quel point cette dernière victoire de l’année est devenue vitale. « Sans cette médaille, on rentrerait détruite, lâche la meilleure arrière gauche des Jeux Olympiques de Rio, d’une sincérité déconcertante. Cela va faire dix ans que je suis en équipe de France, je ne sais pas ce que c’est de finir au pied du podium… On va mettre nos dernières ressources dans la bataille et ? avec le recul, on se rendra compte de la valeur de ces deux podiums en quatre mois. »
« Toujours se battre »

Pour apprécier cet « exploit », les Bleues devront faire tomber le Danemark, l’invité surprise du dernier carré de l’Euro, défait en demi-finales par les Pays-Bas (22-26). Absente des JO l’été dernier, l’équipe de Klaus Jorgensen n’est plus montée sur un podium international depuis 2013 (3e du Mondial). « Le groupe qui gérera le mieux sa déception remportera ce match », annonce le sélectionneur tricolore, Olivier Krumbholz. « J’ai vu les Danoises au petit-déjeuner, elles ne sont pas du tout abattues. Pour elles, le bronze aura la même saveur qu’un titre. Il faut qu’on arrive, comme elles, à se tourner vers cette petite finale, insiste Camille Ayglon. Surtout, qu’il y a eu énormément de bonnes choses face aux Norvégiennes. J’ai rarement vu une équipe capable de les faire déjouer comme on l’a fait. »

Privée de la première finale européenne de son histoire, la France aura l’occasion d’arracher le bronze, ce dimanche, comme en 2002 et 2006. « Cela montrerait cette force que l’on a de toujours se battre », conclut Béatrice Edwige, qui retrouve un semblant de sourire à cette idée. « Ce serait énormissime. »

À Göteborg, Laura MAURICE.

Zaadi, la pièce maîtresse ?

« Je compte sur elle. » Cette phrase, Olivier Krumbholz l’a répétée à plusieurs reprises depuis le début de l’Euro. Convaincu de son énorme potentiel, le sélectionneur des Bleues a misé sur l’avenir avec Grace Zaadi. Capitaine de Metz Handball, la demi-centre est, pour le moment, cantonnée à un rôle de doublure en sélection nationale, pénalisée par des performances défensives inégales. « L’enjeu, pour moi, est d’avoir des joueuses capables d’attaquer mais aussi de défendre , expliquait le coach avant le tour principal. Et sur ce deuxième point, Grace a encore beaucoup de chemin à parcourir. Mais je crois qu’elle en est capable. »

La Messine l’a confirmé, vendredi, avec une entrée remarquée devant la Norvège. En 21 minutes de jeu, elle a réussi à faire la différence avec des passes bien senties et un engagement exemplaire. Ce qui lui a valu un hommage appuyé du sélectionneur : « Elle a fait un match courageux », apprécie Olivier Krumbholz. « Sa relation avec le pivot est excellente, elle arrive très bien à servir Laurisa (Landre). Elle a apporté du liant au jeu, elle a pris ses responsabilités au shoot. Elle a aussi fait de très gros efforts en défense et c’est tout ce que je lui demande », développe l’entraîneur.

« J’ai le sentiment d’avoir franchi un cap en équipe de France , confirme l’intéressée. J’arrive à me mettre moins de pression et quand j’entre sur le terrain, j’ai la tête froide. J’apporte de la sérénité. » Grace Zaadi (70 sélections) a appris à s’appuyer sur ses qualités, sans chercher à impressionner. « Le déclic s’est fait après les Jeux. C’est difficile à expliquer. Le fait d’être bien en club a son importance mais pas seulement… Maintenant, je connais mon rôle dans l’équipe, je sais ce que je dois faire et ce que je peux amener », reconnaît-elle. « Elle est très intéressante. Elle sait où elle veut aller dans le jeu et connaît ses points forts », confirme Olivier Krumbholz.

Blessée à un poignet à l’automne, puis laissée au repos pendant la préparation en Golden League, la vice-championne olympique a rejoint l’équipe de France juste avant l’Euro. Preuve de la confiance que lui accorde le sélectionneur. « Elle a le talent pour devenir une grande joueuse. Il y a encore de la route, mais ça ne tient qu’à elle. »

Grace Zaadi sera à nouveau « précieuse », ce dimanche, dans la petite finale de l’Euro. « Elle a encore de la fraîcheur. Elle sera une pièce maîtresse », annonce l’entraîneur français.

La. M.


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RL du 19/12/2016

L’équipe de France ne s’en lasse pas

Les Bleues ont conclu leur belle quinzaine par une médaille de bronze à l’Euro, hier, en dominant le Danemark. Quatre mois après l’argent olympique, ce podium a tout d’une confirmation.



Les Bleues ne tiennent plus en place. Pendant le protocole de fin de match, elles sautillent, s’embrassent, esquissent quelques pas de danse. Elles viennent d’arracher la médaille de bronze de l’Euro-2016, quatre mois après l’argent olympique. Laura Glauser, survoltée dans ses buts, a poussé un cri de rage et levé les bras bien haut. Béatrice Edwige a enfoui son visage dans le cou de sa copine Laurisa Landre. Et Gnonsiane Niombla, attendue par les journalistes, a pris le temps d’une étreinte émue avec son sélectionneur.
De notre envoyée spéciale à Göteborg

Olivier Krumbholz a baissé les yeux vers son téléphone. Davantage pour dissimuler ses larmes que pour lire des messages de félicitations. « Les garçons aussi ont le droit de pleurer » , a-t-il lancé à ses joueuses, un peu surprises. Rappelé à la rescousse en février dernier, l’entraîneur historique des Bleues a remporté hier sa huitième médaille internationale à la tête de l’équipe de France, la deuxième de l’année.

« Quand on est arrivé en Suède, Olivier nous a dit : "Les filles, ça va être très dur de faire un résultat dans cet Euro. Vous avez réussi quelque chose de magique aux Jeux. Ça sera compliqué." » Cette phrase d’Edwige a résonné pendant quinze jours dans la tête des vice-championnes olympiques. Elle a forgé leur caractère, renforcé leur détermination. Face au Danemark, ce dimanche, les Françaises ont confirmé leur retour au premier plan au terme d’une belle quinzaine suédoise. Elles auraient pu flancher sous le poids des regrets, après avoir frôlé l’exploit face aux futures championnes d’Europe norvégiennes. Elles sont au contraire revenues plus fortes pour signer une entame parfaite (5-0, 6e ; 11-5, 20e ).
« On revient de loin »

A la mi-temps (14-9), elles touchaient du doigt leur rêve de médaille et ne l’ont plus jamais lâché, malgré le retour des Danoises, portées par les 8500 spectateurs du Scandinavium de Göteborg (16-15, 41e ; 18-17, 49e ). Le sang-froid d’Alexandra Lacrabère au penalty et l’expérience de Siraba Dembélé, les deux rescapées de l’Euro-2006 en Suède, offraient une nouvelle médaille de bronze à l’équipe de France, dix ans après (22-18, 54e ).

« C’est la consécration d’un beau parcours, d’un travail, d’une entente » , résumait le sélectionneur messin, qui a réussi le petit exploit de reconstruire l’équipe de France en six mois à peine. « Il y a un an, on était au fond du gouffre. Et aujourd’hui, on monte à nouveau sur un podium. Qui l’aurait cru ? » , sourit Alexandra Lacrabère. « On revient de loin » , confirme Allison Pineau.

Derrière les deux meilleures joueuses tricolores des Jeux, diminuées dans cet Euro, c’est tout un groupe qui s’est relayé. Estelle Nze Minko, révélée, Laura Glauser, impressionnante, Grace Zaadi, prometteuse, sont autant de promesses pour l’avenir. « On a une force collective exceptionnelle » , apprécie Siraba Dembélé. « Le meilleur est à venir » , prédit Nze Minko.

Laura MAURICE.

Handball : Béatrice Edwige est « libérée »



Béatrice Edwige est sur le terrain tout ce qu’elle n’est pas dans la vie. Agressive, pugnace, « hargneuse ».

Des qualités qui en font une joueuse rare en défense. Seule Française dans l’équipe-type de l’Euro, la pivot a été désignée meilleure défenseure du tournoi. La Messine, 28 ans, a recueilli son trophée à reculons, hier, devant la ola de ses coéquipières. « Je n’aime pas parler de moi , a-t-elle grimacé. C’est la récompense de toute une équipe. » Ou plutôt la reconnaissance du travail de l’ombre fourni par Edwige. « Je ne pourrais pas être aussi bonne s’il n’y avait pas cette confiance, cette entente avec les autres joueuses. Je suis bien dans cette équipe, je joue libérée et j’arrive à m’exprimer de la plus belle des manières » , réagissait-elle hier après la victoire sur le Danemark.

L’espace de quelques instants, son sourire contagieux a laissé place aux larmes. « Je n’arrive pas à y croire. Ce qu’on a fait cette année, c’est énorme. Je suis tellement fière » , sanglotait la vice-championne olympique. Celle qui se dit « travailleuse mais pas vraiment talentueuse » s’est imposée en deux ans comme le pilier de l’arrière-garde tricolore.
« Pas mieux que nous »

« Si on a eu le trophée de meilleure défenseure, c’est parce que c’est l’identité de cette équipe de France » , insistait-elle. « Et ce championnat d’Europe reste l’apothéose de ce qu’on peut faire défensivement. Au niveau mondial, il n’y a pas mieux que nous ! Quand on aura fait les petits réglages nécessaires en attaque, on sera l’une des meilleures équipes au monde » , promet-elle.

La. M.


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RL du 20/12/2016

Krumbholz, l’homme providentiel des Bleues

« Au fond du gouffre » il y a douze mois, l’équipe de France d’Olivier Krumbholz est revenue de nulle part pour arracher deux médailles en quatre mois, aux JO puis à l’Euro. Un exploit.



Il y a un an, l’équipe de France féminine quittait le Mondial 2015 en quart de finale, déchirée, anéantie. Douze mois plus tard, le bilan surprend même les plus optimistes : une finale olympique historique et une médaille européenne qui la fuyait depuis dix ans. Les joueuses sont les mêmes, l’équipe, elle, est métamorphosée. « Je n’aurais jamais imaginé cela , souffle la capitaine Siraba Dembélé. Quand je vois l’état dans lequel on était… C’est un véritable exploit. Ce qu’il s’est passé, ça nous a rendues très fortes. » Retour sur les grandes étapes de cette renaissance.
GRAND ANGLE

Janvier 2016. Entre Alain Portes et les joueuses, la rupture est consommée. Le conflit vire au psychodrame, l’entraîneur est démis de ses fonctions. Sélectionneur des Bleues de 1998 à 2013, le Messin Olivier Krumbholz est rappelé en urgence à six mois des Jeux Olympiques pour une mission commando. L’homme qui a mené l’équipe du France sur le toit du monde en 2003 revient apaisé, transformé. « Il est énorme » , dit simplement Siraba Dembélé. « Il a plus de distance, de détachement et ça lui donne encore plus de force , décrit Richard Ouvrard, le préparateur mental qui a rejoint le staff l’été dernier à la demande des joueuses. Derrière sa carapace un peu sévère, j’ai découvert quelqu’un de passionné, profondément attaché aux filles. »

Août 2016. Au terme d’un incroyable parcours à Rio, les Françaises remportent la première médaille olympique de leur histoire. De l’argent qui vaut de l’or. Trois ans plus tôt, Olivier Krumbholz avait été limogé en raison des échecs successifs de l’équipe nationale aux JO. Tout un symbole. « Ce qui a changé ? Maintenant, on a une vraie équipe » , résume la capitaine tricolore. « Olivier a rétabli la confiance, dans le jeu, dans les relations. On a retrouvé une âme » , confirme Allison Pineau, meilleure arrière gauche des Jeux.

« Clair dès le départ »
Automne 2016. Après cet exploit, le championnat d’Europe, en décembre, devient secondaire. Le sélectionneur propose même à certaines joueuses de ne pas faire le voyage. Mais persuadées de pouvoir arracher un podium, les cadres de l’équipe de France – Dembélé, Pineau, Ayglon, Lacrabère –, même diminuées, déclinent. « C’était impossible pour moi de ne pas venir, c’était clair dès le départ. C’est pour vivre ces émotions que je fais du handball » , confie Alexandra Lacrabère.

Décembre 2016. L’heure de la confirmation. Officiellement, aucun objectif n’avait été fixé par les vice-championnes olympiques à l’Euro. Mais la volonté de prouver que l’argent olympique n’était pas le « fruit du hasard » a porté les Bleues pendant quinze jours. Elles ont quitté la Suède, hier matin, avec une deuxième médaille et des promesses plein les bagages, à deux ans de l’Euro en France. « C’est beau » , sourit Allison Pineau.

De notre envoyée spéciale à Göteborg Laura MAURICE.

Mention bien pour les Messines

Peut-être plus encore qu’à Rio, les Messines ont rayonné avec l’équipe de France dans ce championnat d’Europe. Revue d’effectif.

Félicitations

Béatrice Edwige. Elle avait été « monstrueuse » l’été dernier aux Jeux Olympiques, dixit Olivier Krumbholz. Béatrice Edwige a encore franchi un cap en Suède. Elue meilleure défenseure de l’Euro, elle est devenue, en quelques mois, la patronne de l’arrière-garde française. Bourreau de travail, la pivot de Metz Handball symbolise toute la réussite de la défense, l’arme fatale des Bleues. « On m’a toujours dit que pour aller en équipe de France, il fallait être bonne dans ce secteur du jeu , insiste-t-elle. Je suis fière… C’est la récompense de beaucoup de travail et de sacrifices. »

Laura Glauser. Pour elle aussi, c’est une confirmation. A 23 ans, la gardienne s’impose comme une des valeurs sûres de l’équipe de France. Le nouveau statut de Laura Glauser lui permet même de concurrencer sérieusement Amandine Leynaud au poste de n°1. Elle a d’ailleurs parfaitement relayé l’ex-Messine, blessée aux cervicales en début de compétition. Et l’organisation de l’Euro l’a désignée comme l’une des sept meilleures joueuses du tour principal. « Je n’ai jamais vu un duo de gardiennes évoluer à ce niveau durant toute une compétition » , apprécie Olivier Krumbholz.

Encouragements

Grace Zaadi. Sa demi-finale face à la Norvège laisse augurer des jours heureux. Encore un peu juste en défense, la demi-centre et capitaine de Metz Handball a apporté sa fraîcheur, sa vision du jeu et sa détermination à chacune de ses entrées en jeu. Elle est appelée à prendre une place de plus en plus importante en équipe de France.

Laura Flippes. Non-retenue pour les JO de Rio après avoir participé à la préparation olympique, la Messine, qui a fêté ses 22 ans pendant la compétition, a gagné sa place dans le groupe tricolore lors des matches de Golden League. Olivier Krumbholz a misé sur elle à l’aile droite, aux côtés de la Bisontine Amanda Kolczynski. Celle qui évolue au poste d’arrière en club a embrassé ce nouveau rôle sans complexe. Elle a été précieuse contre l’Allemagne (4/5) et la Serbie (2/3).

En retrait

Tamara Horacek. Remplaçante aux Jeux cet été, la benjamine des Bleues, 21 ans, était cette fois dans la liste des 16. Mais elle n’a joué que dix petites minutes en début de compétition (1 but).

La. M.


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Handball : Emmanuel Mayonnade prolonge comme une évidence avec Metz

Arrivé à Metz il y a un an, Emmanuel Mayonnade a déjà marqué le club de son empreinte. Elu meilleur entraîneur de Ligue féminine l’an dernier, il vient de prolonger, lundi, son contrat jusqu’en juin 2019.



Parlez-lui météo, sa moue suffira à vous répondre. Du bassin d’Arcachon à la Lorraine… Emmanuel Mayonnade est arrivé à Metz l’année dernière, en plein hiver. « Un 27 décembre , se souvient-il. J ’ai découvert que j’avais un affichage "risque verglas" sur ma voiture… » D’une sincérité touchante, l’entraîneur raconte le coup de fil reçu début décembre 2015, alors qu’il venait de vivre l’enfer avec la liquidation judiciaire de Mios-Biganos, son club de toujours : « C’était un signe assez incroyable d’avoir cette proposition à ce moment-là. »

À Metz, le technicien, 33 ans à peine, s’est imposé comme une évidence. Il vient de prolonger son contrat de deux ans, jusqu’en juin 2019. « Avec lui, le club vit une époque formidable. Je savais qu’il ferait des étincelles et ç’a été le cas » , résume le président Thierry Weizman. « J’apprécie son côté travailleur, sourit Marion Maubon, l’ancienne ailière de Mios, qui a rejoint l’équipe messine quelques mois avant son coach. Il ne compte pas ses heures et il sait d’où il vient. Je me retrouve dans les valeurs qu’il porte au quotidien. »
« Il transforme en or tout ce qu’il touche »

« Manu » Mayonnade a le sourire facile, les yeux espiègles, « une drôle de coupe de cheveux », d’après Weizman, et l’accent chantant du sud-ouest. Ses mots laissent deviner la passion qui l’anime et trahissent le bonheur d’en vivre. Brillant, il dégage l’humilité de ceux qui réussissent tout ce qu’ils entreprennent. « Je ne pensais pas être prédestiné à gagner 50 trophées dans ma carrière. Et j’ai toujours tendance à penser que ce sera peut-être le dernier », confie-t-il dans un sourire, se remémorant, sans doute, les quelques miracles réalisés sur le banc de Mios. « Il transforme en or tout ce qu’il touche », sourit Thierry Weizman. « J’ai encore de belles ambitions sur la scène nationale et, je l’espère, internationale », poursuit Mayonnade.

Sa philosophie - « faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux » - inspire aujourd’hui tout un groupe. « On est rempli de spontanéité et d’humilité au quotidien , apprécie le Girondin, élu meilleur entraîneur de Ligue féminine la saison dernière. E t mon ambition se résume à cela : jouer en étant en accord avec nous-mêmes, avoir une attitude digne de ce que nous sommes en dehors du terrain, ne pas avoir de regrets. »

En un an, Emmanuel Mayonnade s’est offert quelques belles émotions. Il a goûté à la joie d’un titre de champion de France. Et à la fierté de disputer, pour la première fois, la plus prestigieuse compétition européenne, la Ligue des Champions, avec une victoire mémorable sur Podgorica (28-25 le 11 novembre), demi-finaliste de l’épreuve la saison passée. Cela valait bien la peine d’affronter l’hiver.

Laura MAURICE.


Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96504]

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RL du 30/12/16

Handball : Metz s’est vidé la tête

Les Messines ont repris le chemin de l’entraînement ce jeudi au complexe Saint-Symphorien. Avec ses cinq internationales rentrées bronzées de l’Euro suédois.


Une séance photos pour le calendrier officiel suivie d’une autre séance. Un peu moins glamour cette fois. Les Messines ont repris leurs bonnes habitudes ce jeudi. Celles d’enchaîner leurs journées sur un rythme endiablé.

GRAND ANGLE

Les internationales françaises, bronzées au championnat d’Europe en Suède, n’ont pas retrouvé leurs Arènes (faute de préparation au Mondial en janvier) mais un complexe Saint-Symphorien qu’elles reverront début 2017 pour y jouer leur première rencontre de l’année : en huitième de finale de la Coupe de France devant Nice.

Les championnes de France en titre avaient répondu présent à l’appel d’Emmanuel Mayonnade. Cinq Bleues (les deux Laura : Glauser et Flippes, Grace Zaadi, Tamara Horacek et Béatrice Edwige) ont même bénéficié d’un jour de plus pour récupérer de leur épopée. Normal, leur aventure a duré. Elles sont rentrées de Suède avec un beau cadeau autour du cou.

« Après l’Euro, j’ai débranché le cerveau »

Comment les Bleues ont rechargé les batteries ? « Après l’Euro, j’ai débranché le cerveau, avoue, avec un grand sourire, Tamara Horacek. Je suis partie en vacances en Croatie avec mes proches pour me ressourcer. Finalement, après une semaine tranquille, j’avais vraiment hâte de reprendre. C’est comme une drogue. »

Particulièrement en vue à l’Euro, Laura Glauser a « profité » de sa famille. « C’était important pour moi de me ressourcer. Une compétition internationale, ça vous prend beaucoup d’énergie mentale. Cette médaille de bronze est agréable, elle permet de récupérer plus vite. L’équipe de France était attendue au tournant après l’argent des Jeux Olympiques. On a prouvé que la médaille de Rio n’était pas usurpée. »

La gardienne de la maison messine s’est donc « vidée la tête lors des fêtes ». Laura Glauser sait toute l’importance « de ce break. Car la saison sera longue et très exigeante. » Les Messines ont pris l’habitude de jouer sur plusieurs tableaux. L’année 2017 s’annonce costaude. La gestion des corps sera un élément prépondérant. « Beaucoup de matches vont s’enchaîner. On en a eu un aperçu en 2016 en championnat et en Ligue des Champions. En 2017, les Coupes vont s’ajouter, détaille Horacek. Il va falloir être fortes physiquement et mentalement. »

En attendant, Metz a retrouvé son aillière gauche Camille Aoustin (entorse de la cheville avant le match de Ligue des Champions contre Glasserket) et Xenia Smits (qui s’est entraînée à part). Deux séances en une journée : Metz replonge dans le grand bain.

Nicolas KIHL.

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Flippes (Metz Handball) : « J’étais sur un petit nuage »

Médaillée de bronze à l’Euro, Laura Flippes a ouvert son palmarès international en Suède.

L aura Flippes, c’est votre première médaille avec les Bleues ! « Une émotion tellement forte sur le coup et une superbe expérience avec cette équipe. Porter ce maillot est une fierté, rentrer avec une médaille de Suède encore plus. J’étais sur mon petit nuage. »

• Avez-vous ressenti de la pression lors de ce championnat d’Europe pour votre première compétition internationale ? « Je ne suis pas une fille qui me met de la pression. Il y avait un peu de stress, c’est normal, mais il était plutôt positif. J’ai essayé de m’en servir dans l’autre sens pour que ça me pousse encore plus. »

• Quelle est la saveur de ce bronze européen ? « Tant qu’on n’a pas décroché l’or, on peut toujours dire qu’il y avait la place de mieux faire. Il y a quelques regrets mais après ce que les filles ont réalisé aux Jeux Olympiques de Rio (argent), je trouve que c’est une très belle continuité car l’équipe de France était attendue. »

• Le sélectionneur Olivier Krumbholz vous a utilisée à l’aile droite alors qu’à Metz, vous évoluez surtout à l’arrière. Délicat ? « J’ai réalisé tous les matches de préparation à ce poste donc j’ai pu m’y acclimater. Je savais que le sélectionneur compterait sur moi à cette place, ce n’était pas une surprise. Je suis une joueuse polyvalente. Cela ne me pose pas de problème. En attaque autant qu’en défense, j’aurais pu mieux faire lors cet Euro. Je reste sur un petit goût d’inachevé par rapport à mes prestations. »

• Pressée de reprendre avec Metz Handball ? « C’est la première année pour moi où j’enchaîne avec une compétition en décembre avec l’équipe de France. C’est nouveau à gérer. J’ai rechargé les batteries en famille, ça m’a fait beaucoup de bien. Maintenant, il faut se remettre dans le bain tout de suite car le calendrier est chargé. On aura déjà un gros match à jouer le 4 janvier en Coupe de France contre Nice. »

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Rl du 27/12/16

Handball : Emmanuel Mayonnade « adore le tiramisu » selon Ailly Luciano

Fidèle à son club de c½ur, Mios-Biganos, qu’il a fait briller pendant neuf ans et qu’il a quitté à la suite du dépôt de bilan en novembre 2015, Emmanuel Mayonnade a quitté sa Gironde natale pour s’installer en Lorraine. Trois choses à savoir sur l’entraîneur de Metz Handball.

• Il est gourmet. « Quand je suis arrivé ici, j’ai très rapidement testé les dix meilleurs restaurants de la ville référencés sur Internet. Je suis assez gourmand », sourit le coach de 33 ans. « C’est un bon vivant », confirme son président Thierry Weizman. « Il aime aussi cuisiner, il fait ses pâtes maison et il adore le tiramisu. En ce moment, je crois qu’il le fait au speculoos », s’amuse l’ailière messine Ailly Luciano.

« Il a des valeurs qui me sont chères »

• Il a le sens de la famille. Quand on lui demande de parler de lui, Emmanuel Mayonnade évoque d’abord ses proches, ses deux s½urs et leurs enfants. « Je suis fou de mes neveux et nièces », confie-t-il en montrant une photo en fond d’écran de son téléphone portable. Avant Metz, l’entraîneur autodidacte s’était attaché à faire grandir et briller son club de Mios-Biganos, présidé par son grand-père. « Il a des valeurs qui me sont chères. L’esprit familial et le sens du partage en font partie », souligne Thierry Weizman. Par le passé, le président messin avait déjà fait une offre au Girondin. « J’avais refusé, mon club de c½ur venait de fusionner avec un autre (pour former l’Union Bègles Bordeaux-Mios Biganos). Je me sentais investi dans ce projet-là, je ne voulais pas partir trop vite », raconte-t-il. « Venir à Metz, l’année dernière, c’était un choix de vie. »

• Il est fan de foot et cinéphile. C’est l’un de ses sujets favoris de conversation avec les joueuses Messines. Où qu’il soit, Emmanuel Mayonnade guette les résultats de son équipe fétiche, Manchester United. « Qui perd tout le temps », lance Ailly Luciano, qui a pris l’habitude de chambrer son coach. « Il a même réfléchi à se faire tatouer MU », enchaîne-t-elle, hilare. Heureusement, la joueuse et l’entraîneur tombent d’accord sur un point : les films. « On discute beaucoup de cinéma. Dès qu’on a du temps, on parle de ça. On partage nos coups de c½ur. »



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RL du 04/01/17

Handball : Metz contre Nice pour se lancer

Les Messines entament l’année en Coupe de France ce mercredi au Complexe Saint-Symphorien. Une entrée en matière que les championnes de France ne veulent en aucun cas négliger devant Nice.


Une petite Coupe pour lancer 2017. Sans excès. Juste le temps d’adresser ses meilleurs v½ux et le champion de France est déjà prêt à repartir au combat, ce mercredi, devant Nice, sur le parquet du Complexe Saint-Symphorien (les Arènes sont réquisitionnées pour le Mondial masculin). Une reprise costaude en huitième de finale même si les Aiglonnes (neuvièmes du championnat) ont connu des vols très chahutés (quatre défaites pour terminer l’année).

Les fêtes sont donc arrivées à point nommé pour les joueuses d’Emmanuel Dott. Cette Coupe de France s’annonce comme une nouvelle bouffée d’air pour les Azuréennes dans leur quotidien nuageux. « Les compteurs sont remis à zéro, lance l’entraîneur messin Emmanuel Mayonnade. Nice a bénéficié d’un mois plein pour travailler sereinement. Ils peuvent nous proposer quelque chose d’autre par rapport au match aller en championnat (victoire mosellane 30-24). Il faudra se montrer vigilant. »

« Vite retrouver un gros niveau d’engagement »

Une vigilance de tous les instants additionnée à « une grande humilité ». Deux nécessités pointées dans les discours du patron lorrain. « Nice a certes mal entamé sa première partie de championnat mais ce match de Coupe de France sera tout autre. Il y a beaucoup de qualité dans cette équipe. »

Emmanuel Mayonnade évoque évidemment les deux Marie : Prudhomme (l’ancienne Messine) et François, « deux joueuses françaises de qualité ». Et puis ses deux demi-centres internationales : « l a Danoise Schumacher et l’Islandaise Knutsdottir ». Une écurie de Division 1 pour débuter l’année et « vite retrouver un gros niveau d’engagement », espère le meilleur tacticien du championnat en 2016. Car cette période de l’année ne plaît pas forcément à l’entraîneur des championnes de France. « Ça fait un petit moment que je déteste cette coupure. Mais les filles ont vraiment répondu aux attentes. Le groupe s’est montré super motivé dès la reprise, je l’ai trouvé très frais. C’est vraiment appréciable. »

Metz entamera sa première échéance officielle de l’année sans son arrière gauche allemande, Xenia Smits, qui reprend doucement mais avec sa virevoltante ailière gauche Camille Aoustin.

Pour ce duel entre les deux Emmanuel, les abonnés messins auront droit à leur cadeau de Noël avec quelques jours de retard : ils pourront supporter leur équipe lors de ce huitième de finale délocalisé à Saint-Symphorien en présentant simplement leur carte d’abonnement. Au Metz Handball, les fêtes se poursuivent.

Nicolas KIHL.


Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96559]

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RL du 04/01/17

Handball : la Messine Camille Aoustin, de retour après sa blessure à la cheville

Absente des terrains depuis fin octobre et une entorse à la cheville, l’aillière gauche effectue son retour ce mercredi.

• Camille, vous effectuez votre retour après une blessure à la cheville le 29 octobre dernier. Comment allez-vous ? « Je vais bien ! Même si je suis loin d’être à 100 % au niveau des sensations, des appuis… Mon objectif est de l’être fin janvier quand la Ligue des champions reprendra. »

• Plus de deux mois sans toucher un ballon... Comment gérer cette longue période d’inactivité ? « C’était dur dans la tête car je sortais d’une bonne période. J’étais en forme, c’était très frustrant. Sur une action anodine, Xenia (Smits) me marche sur le pied et ma cheville part. Les trois premières semaines, c’était très douloureux, j’ai serré les dents. J’ai suivi des séances kiné deux fois par jour. Je me suis montrée sérieuse. Je suis restée à Metz pour suivre un programme adapté. »

• Des fourmis dans les mains et dans les jambes donc… « Oui, j’avais vraiment hâte de reprendre. De revenir à l’entraînement avec les filles, retrouver le groupe, l’ambiance. Reprendre cette petite routine et retrouver des bonnes sensations, peu à peu. Ça s’est fait la semaine dernière et j’étais vraiment contente. Maintenant, il faut encore travailler pour que je retrouve totalement la forme que j’avais avant cette blessure. »

« Nice, tout de suite, c’est une bonne chose »

• Vous affrontez Nice ce mercredi en huitième de finale de la Coupe de France. Pas simple… « Ce n’est pas si mal d’affronter une Division 1 pour notre entrée en lice dans la compétition. Souvent lorsqu’on joue une D2, on a tendance à se relâcher, faire moins d’efforts. En face, l’équipe joue le coup à fond, ne se pose aucune question. Donc, affronter Nice tout de suite, c’est une bonne chose. On va devoir faire preuve de beaucoup d’engagement. Rentrer dans la partie avec une grande volonté et prendre les choses en mains. »

• Le rythme de cette deuxième partie s’annonce infernal… « Je crois qu’on n’y pense pas encore. On pense surtout à ce match de Coupe qui est important, c’est notre premier de l’année. Si on n’est pas trop marqué par les blessures et qu’on garde l’état d’esprit qui est le nôtre, on peut réaliser de belles choses. »

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Handball : Metz s’impose contre Nice (22-18)

Pour son premier match de l’année 2017, Metz reçoit ce mercredi un pensionnaire de Ligue féminine. Nice, pas un cadeau après les fêtes pour les championnes de France en titre au complexe Saint-Symphorien lors des huitièmes de finale de Coupe de France. Après vingt minutes de jeu poussives durant lesquelles Messines et Niçoises étaient dos à dos (6-6), les joueuses d’Emmanuel Mayonnade ont pris les devants pour rentrer aux vestiaires avec deux buts d’avance à la mi-temps (10-8). Les Lorraines ont ensuite pris la mesure physique des Sudistes pour finalement s’imposer 22-18.

Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96560]

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RL du 05/01/17

photos : http://www.republicain-lorrain.fr/sports/2017/01/04/photos-handball-revivez-le-match-de-coupe-de-france-entre-metz-et-nice

Handball : La Messine Marina Rajcic préfère retenir le résultat plutôt que la manière du match contre Nice

Tamara Horacek, demi-centre de Metz : « Le début de match n’était pas bon du tout mais on a su réagir, se remobiliser. En défense, c’était mieux. On a montré plus de sérieux au fil du match. On retiendra la qualification pour les quarts de finale sans la manière. On s’est appuyé sur des choses qui fonctionnent et cela nous a permis de prendre le dessus sur Nice. Maintenant, il faut travailler car le match de championnat (contre Dijon, le 11 janvier) arrive vite. »

Marina Rajcic, gardienne de Metz : « Ce premier match de l’année n’était pas top. Toutes les erreurs que nous voulions éviter se sont vues ce soir. Le plus important était de gagner ce match bien sûr mais on aurait pu mettre plus d’ingrédients pour une victoire plus belle. Maintenant, il faut regarder ce match et travailler sur nos erreurs. »

Marjan Kolev, entraîneur de Nice : « On a économisé certaines joueuses qui ont des petits bobos en prévision des matches de championnat contre Chambray et Besançon. Ces rencontres sont essentielles, ce sont des matches de notre niveau on se doit d’être à 100 %. On va tout faire pour les gagner et accéder ainsi aux play-offs. La Coupe aurait été un objectif si on avait été au complet mais on n’y était pas avec les bobos du dernier moment. Néanmoins, on était venu pour gagner, le score le prouve, on s’est battu jusqu’à la fin. Les filles ont donné leur corps sur le terrain. On a payé un peu de manque de rotation alors que Metz était au complet. On a manqué de fraîcheur, on n’a pas forcé le jeu rapide pour s’économiser. Toutefois, c’était un bon match de notre part, un match de travail. »


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RL du 07/01/17

Metz Handball : Laura Flippes absente deux mois

Le champion de France sera privé de son arrière gauche pendant deux mois. L’internationale Laura Flippes s’est fracturé le poignet contre Nice.


Metz Handball avait sans doute imaginé une autre entame pour l’année 2017. Le match de reprise contre Nice, mercredi en Coupe de France (22-18), a laissé un goût amer. Il a aussi occasionné une blessure lourde de conséquences. Touchée au poignet droit après une chute, Laura Flippes sera indisponible deux mois. « On a effectué des examens jeudi, elle souffre d’une fracture », précise Thierry Weizman, le président messin.

Un coup d’arrêt pour la gauchère, en pleine progression, qui a disputé sa première compétition internationale avec l’équipe de France en décembre à l’Euro. Et un nouveau coup dur pour Metz Handball qui retrouve tout juste Camille Aoustin, opérationnelle depuis peu, et Xenia Smits, qui a repris l’entraînement en séance individuelle la semaine dernière, après six semaines d’absence. « On ne pensait pas que la blessure de Laura serait si grave », reconnaît Emmanuel Mayonnade.

L’entraîneur sera privé de son arrière gauche pour les deux prochains mois, même si celle-ci pourra continuer à s’entraîner. Le club champion de France, qui avait mis sa recherche entre parenthèses après l’essai non concluant de Kristina Franic, s’est donc remis en quête d’une recrue. Le profil ciblé est toujours le même : une joueuse de la base arrière, internationale, qui n’a pas disputé la Ligue des champions cette saison. Une rareté !

Sajka, la relève

En attendant de trouver la perle rare, Metz Handball pourra s’appuyer sur la jeune Marie-Hélène Sajka (19 ans), auteure d’un automne prometteur. « Cela fait trois ou quatre mois que je lui dis régulièrement qu’elle s’entraîne très bien mais on a cinq gauchères, il y a de la concurrence » , explique Mayonnade. La joueuse du centre de formation devrait donc logiquement intégrer le collectif messin pendant l’absence de Flippes. « Je ne m’inquiète pas trop , relativise le technicien. On a perdu Xenia (Smits), puis Grace (Zaadi) cet automne et on a réussi à s’en sortir malgré ces coups durs. On est assez fort pour passer au-dessus de ça. » Premiers éléments de réponse, mercredi, avec la réception de Dijon en Ligue féminine.

La. M.


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Handball : Metz doit mettre la manière contre Dijon

Metz retrouve le championnat ce mercredi soir au complexe Saint-Symphorien. Après leur match de Coupe de France inabouti, les joueuses d’Emmanuel Mayonnade doivent se centrer sur elles-mêmes contre Dijon.



La victoire sans la manière devant Nice. Le huitième de finale de Coupe de France mercredi dernier (22-18) ne laissera pas des souvenirs impérissables dans la mémoire des Messines et surtout de leur entraîneur Emmanuel Mayonnade. « Je retrouve beaucoup de points qui me font dire que ce match n’était pas bon. On s’est laissé endormir et notre manque de rigueur était flagrant », peste le tacticien mosellan.

Metz n’a retenu que ses errements et sa qualification pour les quarts de finale. Ces derniers jours, le technicien a appuyé son discours sur trois points qui ont manqué la semaine passée au complexe Saint-Symphorien : « O n doit faire preuve de plus d’agressivité, de rigueur et imposer notre rythme sur la rencontre. Ce que nous avons oublié de faire face à Nice. » Pour son deuxième test en une semaine, le leader de LFH est donc invité à hausser le niveau et à effacer une entame d’année poussive.

« Dijon joue agressif »

« Il faut que l’on soit capable à un moment donné de nous centrer sur nous-mêmes , annonce Mayonnade. Nous n’avons pas joué le hand que l’on voulait contre Nice. » Metz va devoir se regarder dans le miroir : « nous focaliser sur nous et nos lacunes pour les gommer. »

La réception de Dijon, cinquième du championnat, peut être le moment parfait ce mercredi. « Ce ne sera pas un match facile, c’est évident. Dijon joue agressif et voudra nous faire tomber. Le club a fait le choix de changer pas mal de joueuses, ça leur a réussi. »

Metz retrouvera ainsi une ancienne de la maison avec Déborah Kpodar mais aussi les dangereuses Barbara Moretto, Sonja Frey, Martina Skolkova ou encore Audrey Deroin. « Une équipe de qualité avec des éléments sur chaque poste capables de faire des différences . Il faudra être très vigilant et rentrer de suite dans la partie. »

Le champion de France devra toujours se passer de son arrière gauche allemande Xenia Smits « qui a repris l’entraînement avec le groupe lundi soir », mais aussi de Laura Flippes qui s’est fracturée le poignet en retombant mal contre Nice. Les Lorraines retrouveront en revanche leur aillière gauche Camille Aoustin, absente la semaine passée en Coupe de France.

Avant que son calendrier ne se surcharge avec le retour des rendez-vous européens ou un déplacement chez le solide Nantes, Metz a l’occasion de fournir une prestation costaude et de gommer les errements entrevus mercredi dernier. Pour remettre les choses en ordre.

Nicolas KIHL. RL du 11/01/2017




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RL du 12/01/17

Handball : Face à Dijon, Metz s’est bien amusé

Les Messines ont détruit Dijon (34-20) ce mercredi soir au complexe Saint-Symphorien. Si la manière avait manqué à la qualification en Coupe de France, cette fois, tous les ingrédients étaient au rendez-vous pour le leader.


Au fil du jeu

Six minutes pour prendre en main le match (2-1). Vingt-quatre autres pour rentrer aux vestiaires sereinement (18-11). Entre-temps, le rouleau compresseur messin a fait son ½uvre. En mode destruction.

Il y a bien eu ce (petit) relâchement (13-10, 23e). Mais, très vite, les joueuses d’Emmanuel Mayonnade ont remis un coup de collier (15-10, 27e puis 17-10, 29e) avec, en prime, un but du milieu de terrain d’Ana Gros dans une cage désertée par des Dijonnaises qui ont tenté de jouer la supériorité.

Metz n’a pas ronronné comme mercredi dernier en Coupe de France devant Nice. La suite ? Une balade de bout en bout de la seconde période : 21-13 (34e ), 24-15 (43e ). Jamais les visiteuses n’ont été en mesure de bouleverser l’ordre établi (30-19, 55e ). Une leçon de hand. Une grosse réaction surtout.

Les joueuses

Tout le monde a apporté sa pierre à l’édifice à cette démonstration de force. Les jeunes (Nocandy, Burlet, Sajka, Kanor) ont fait gonfler le score. La Slovène Ana Gros (9 buts) et la capitaine Grace Zaadi (5/5) également. Dans ses buts, Laura Glauser a laissé sous silence les légers sursauts dijonnais.

La défense

On n’a pas beaucoup entendu, ce mercredi soir au complexe Saint-Symphorien, les fameux « défense, défense » qui remontent dans les travées des Arènes. Sous les mains de fer d’Edwige, Pop-Lazic et Burlet, les Lorraines ont concassé de pauvres Dijonnaises, incapables de proposer une alternative dans le jeu. Elles se sont heurtées au mur jaune et bleu au centre et sur les ailes. Défense d’entrer était le message des Mosellanes.

La statistique

16 balles perdues côté dijonnais. Beaucoup trop pour le cinquième du championnat. Les joueuses de Christophe Maréchal se sont montrées maladroites. À l’image de Barbara Moretto (0/7). Un match à oublier pour Audrey Deroin et ses partenaires. Pas pour leur entraîneur qui aura beaucoup de points à travailler…

Les réactions à chaud

« Il y a eu une grosse réaction par rapport à notre prestation contre Nice. Personne n’était satisfait du contenu. On se devait de montrer autre chose ce soir. Il y a eu des sourires, de la joie. Les jeunes ont eu du temps de jeu et ont apporté de belles choses. » De la capitaine Grace Zaadi.

« On avait à c½ur de montrer quelque chose de différent par rapport à Nice. On y est parvenu. Il y a toujours des points à revoir mais notre prestation était de qualité. On n’a pas laissé respirer Dijon. Personnellement, cela me fait du bien au moral. En plus, je marque un tir de loin ! » De l’arrière droit, Lindsay Burlet.

Nicolas KIHL.

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Handball : pour la Messine Béatrice Edwige, il y a eu « de l’envie et de l’engagement » contre Dijon

Emmanuel Mayonnade, entraîneur de Metz : « On a été sérieux, on a mis plus de manière que la semaine passée. C’était l’objectif car on avait été archi-mou, on dormait, on était comme des vieux… Il fallait qu’on soit plus performant dans tous les domaines du jeu. On fait une bonne entame de match, notamment grâce à Laura Glauser, et puis on passe de +7 à +3. C’était parfois agaçant mais on fait, au final, 45-50 minutes assez cohérentes. Maintenant, il ne faut pas se gargariser de ce large succès, il nous reste plein de choses à travailler avant Nantes (le 25 janvier) et la réception de Budapest (le 28). »

Ana Gros, arrière droit de Metz : « C’est une belle performance. On savait qu’on ne pouvait pas refaire un mauvais match. Je nous ai trouvées beaucoup mieux cette semaine. Chaque rencontre est importante et doit nous permettre d’être prêtes pour la Ligue des Champions. »

Béatrice Edwige, pivot de Metz : « On n’a pas fait un match excellent mais on a montré de l’envie et de l’engagement. On avance… On est toutes, je crois, encore un peu dessous. Il faut retrouver un peu de rigueur mais, entre celles qui ont disputé l’Euro et les autres, c’est difficile d’avoir tout le monde au même niveau. On doit accepter cela et monter petit à petit en puissance pour atteindre un pic de forme à la fin du mois, quand on jouera deux matches par semaine. Il faut être patientes. »

Ailly Luciano, ailière droit de Metz : « C’est beaucoup mieux que la semaine dernière ! On a montré un visage plus sérieux, on a mis plus de volonté, on a retrouvé des repères et des automatismes aussi… Un match important nous attend à Nantes, avant la Coupe d’Europe. Il faudra être prêtes, ce sera difficile. Cette victoire fait du bien. Il faut qu’on continue sur ce rythme de progression. »



Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96674]

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RL du 13/01/17

Handball : Metz a rectifié le tir contre Dijon

Metz a montré un tout autre visage pour donner une leçon à Dijon mercredi soir. De bon augure avant le déplacement à Nantes, le 25 janvier, et la réception de Budapest en Ligue des Champions trois jours plus tard.


Metz a apporté une réponse aux demandes de son staff technique. Une réponse claire, forte et précise. Après sa qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France contre Nice où la manière n’était pas au rendez-vous, les filles d’Emmanuel Mayonnade ont réinstallé l’idée que lorsqu’elles jouent toutes ensembles avec rigueur, envie et réalisme, pas grand-chose ne peut leur arriver.

Mercredi soir, pour le premier match de l’année en championnat, Dijon a payé l’addition d’une équipe pleine de caractère, vexée par son début d’année. Salée l’addition (34-20) ! Certes, l’équipe de Christophe Maréchal a montré ses faiblesses dès les premières minutes mais Metz a su appuyer fort sur celles-ci et surtout ne pas se relâcher en si bon chemin.

Les Messines avaient déjà presque mis sous silence les Dijonnaises au moment de rejoindre les vestiaires (18-11). La suite de la rencontre s’est apparentée à une course en cavalier seul de la part de Grace Zaadi et ses partenaires.

« Ne pas se gargariser de ce succès »

« On a été plus sérieux, on a mis plus de manière que face à Nice, apprécie l’entraîneur Emmanuel Mayonnade. Il fallait qu’on soit performant dans tous les domaines de jeu. Maintenant, il ne faut pas se gargariser de ce succès », a immédiatement calmé le technicien lorrain.

Toutes ses joueuses ont abondé en ce sens. « C’est beaucoup mieux que la semaine dernière , a lancé Ailly Luciano. On a montré un visage sérieux, avec plus de volonté dans nos actions. » Ana Gros, en vue mercredi soir au complexe Saint-Symphorien avec neuf réalisations, complète : « C’est une belle performance. On savait qu’on ne pouvait pas refaire un mauvais match. »

« Les jeunes ont répondu présents »

Tous les voyants sont au vert pour les Messines avant un déplacement qui en dira beaucoup plus à Nantes le 25 janvier et la réception de Budapest en Ligue des Champions trois jours plus tard. Retour du programme chargé. Mercredi, Metz a préservé ses cadres en fin de match quand le score était largement acquis et lancé ses jeunes Marie-Hélène Sajka et Lyndsay Burlet. Avec réussite. « On a pu faire tourner l’effectif et s’en sortir sans bobos. Les jeunes ont répondu présents », se réjouit la capitaine Grace Zaadi, auteure d’un brillant 5/5.

Deux semaines sont maintenant au bénéfice des Mosellanes qui vont préparer leur rendez-vous nantais sereinement.

Nicolas KIHL.

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Metz Handball : les jeunes s’affirment !

Méline Nocandy (3 buts), Orlane Kanor (1), Marie-Hélène Sajka (2/2) et Lindsay Burlet (2/3) : les filles du centre de formation de Metz Handball, façonnées par Yacine Messaoudi, ont brillé mercredi soir lors du large succès des Mosellanes devant Dijon (34-20). Si les deux premières sont un peu plus habituées aux lumières, Sajka et Burlet ont montré à Emmanuel Mayonnade qu’il pouvait leur faire confiance.




Re: Revue de Presse 2016 - 2017 [96745]

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RL du 16/01/17

Mondial de handball à Metz : Ana Gros vibre pour la Slovénie

L’arrière droit de Metz Handball Ana Gros est aussi la première supportrice de l’équipe de Slovénie, aux côtés de son beau-père, Franjo Bobinac, président de la Fédération nationale.










Ana Gros n’est pas une supportrice chevronnée. Plus habituée à évoluer sur le terrain que dans les tribunes, la buteuse de Metz Handball a fait une exception, samedi aux Arènes, pour le match de la Slovénie face à l’Islande.

Profitant d’une journée sans entraînement, elle s’est installée dans les gradins avec ses copines messines Marina Rajcic, Xenia Smits et Sladjana Pop-Lazic. Et l’arrière droit était logiquement un peu plus agitée que ses coéquipières. Dans cette rencontre indécise jusqu’au bout (26-25), Ana Gros a crié, tremblé, chanté, elle s’est parfois rongé les sangs et s’est souvent levée pour pousser « son » équipe. « Oui, j’avoue, je suis fan ! Et je suis très contente de les voir jouer ici à Metz », lance-t-elle dans un grand sourire.

« On se sent très bien à Metz »

Il faut dire que chez la Slovène, le handball est une question de famille… Son beau-père, président de la Fédération nationale, était lui aussi aux premiers rangs samedi, après avoir participé au discours d’avant-match dans les vestiaires. « On se sent très bien à Metz , confie d’emblée Franjo Bobinac dans un français parfait. On connaît cette salle, on connaît Metz Handball, on vient souvent voir Ana… Donc on était content d’y venir pour le Mondia l. »

Sous les yeux d’Ana Gros, les Slovènes ont fait un grand pas vers la qualification pour les huitièmes de finale, samedi, en décrochant une deuxième victoire. « Les garçons sont très forts ! Il y a beaucoup de nouveaux joueurs, certains sont très jeunes donc ça va être intéressant », s’enthousiasme la championne de France, 14e de l’Euro féminin il y a un mois. « Les huitièmes, c’est un premier objectif mais je pense qu’on peut aller jusqu’en quart de finale. C’est une belle équipe ! », ajoute-t-elle.

Quatrième du Mondial-2013, quart de finaliste des derniers Jeux Olympiques, la Slovénie est en confiance et s’avance avec de sérieux atouts. Du plus expérimenté, Vid Kavticnik, sacré vice-champion d’Europe à domicile en 2004, au plus prometteur, Blaz Janc, grand espoir slovène à tout juste 20 ans… « Il vient de signer à Kielce. Et on a aussi Jure Dolenec, qui joue depuis quelques années à Montpellier et qui va rejoindre Barcelone, ce n’est pas mal non plus… », sourit Franjo Bobinac. « Mais le point fort de la Slovénie, c’est l’esprit d’équipe. Il n’y a pas un ou deux éléments plus importants que les autres. Les seize joueurs sont forts et chacun peut remplacer l’autre », souligne le président de la Fédération.

« L’autre force de la Slovénie , reprend Ana Gros, c’est son coach. » Ancien joueur emblématique de l’équipe de Yougoslavie, champion olympique et du monde dans les années 1980, Veselin Vujovic a pris les rênes de l’équipe nationale en mai 2015, un an avant le coup d’éclat slovène face à l’Espagne lors du tournoi de qualification olympique. « Il était, à l’époque, le meilleur du monde. C’est une personnalité extraordinaire, un combattant… Donc grâce à lui, l’équipe est combattante elle aussi », se réjouit Franjo Bobinac.

Avant d’affronter la Macédoine, ce lundi, la Slovénie a déjà posé une option sur les huitièmes de finale. « Mais on aimerait bien éviter la France… (sourire) Alors on va essayer de terminer premier ou deuxième pour avoir un adversaire beaucoup plus jouable ! »

Laura MAURICE.


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RL du 25/01/17

Handball : « gros défi » pour Metz à Nantes

Après dix jours de travail intensif, Metz Handball renoue avec le championnat, ce mercredi face à Nantes. Un test avant la réception de Budapest, ce samedi en Ligue des Champions.


Pour Metz Handball, demain commence aujourd’hui. Le groupe d’Emmanuel Mayonnade, qui nourrit de belles ambitions en Ligue des Champions et en championnat, renoue avec la compétition, ce mercredi. Entre le choc à Nantes et un match déjà décisif face à Budapest samedi, l’objectif est clair : terminer la semaine avec un 2/2.

• Emmanuel Mayonnade, comment avez-vous préparé cette semaine ? « On s’est beaucoup entraîné la semaine dernière : neuf séances avec une alternance de courses, de musculation, de travail physiologique et de séquences handball. On a essayé de survoler l’ensemble des problématiques qui pourront nous être posées dans les semaines à venir. On a énormément travaillé. Est-ce que ce sera suffisant, est-ce que c’est gage de victoire ? Je ne sais pas, mais je pense qu’on est prêt à affronter ce marathon. »

« La série de Nantes est extraordinaire »

• Avez-vous le sentiment d’avoir avancé depuis la reprise un peu poussive, début janvier ? « Oui, je l’espère. Mais c’est le déplacement à Nantes qui nous permettra de savoir si on a bien bossé, si on était plutôt dans les objectifs ou si, a contrario, on s’est complètement trompé. Donc je pourrai vraiment répondre à cette question mercredi aux alentours de 22h… »

• Quel regard portez-vous sur Nantes, l’une des équipes en forme du moment ? « Elle est solide et ce n’est pas une surprise. Sa série en cours, en revanche, est assez extraordinaire (avec treize victoires consécutives, championnat et Coupe EHF confondus, Nantes est invaincue depuis le 15 octobre). Surtout quand on voit la qualité des adversaires qu’elle a rencontrés. Elle a joué contre Sävehof, qui a terminé in extremis 4e de son groupe en Ligue des Champions et qu’elle a balayé de 13 buts en Suède. Et elle a gagné en Allemagne, à Oldenburg, elle vient de battre Randers… C’est vraiment une belle série en cours. »

• Nantes est aussi l’une des attaques les plus prolifiques du championnat… « Elles marquent beaucoup de buts et sont capables de nous poser beaucoup de problèmes. Il faudra être solide sur ce qu’on sait faire : bien défendre et prendre peu de buts. »

• Avant d’affronter, dans la foulée, Budapest en Ligue des Champions… « Oui, on va rentrer jeudi vers 15 h de Nantes. Ce n’est pas l’idéal mais la meilleure façon de prendre du rythme c’est de jouer, donc on ne va pas se plaindre. Pour l’instant, cela dit, j’espère qu’on a surtout la tête à Nantes. Parce que ce sera un gros défi, face à une équipe juste derrière nous au classement ( Metz, 1er avec 25 points ; Nantes, 6e avec 21 points). Donc si on pouvait gagner, prendre un peu le large et souffler avant l’enchaînement des matches, ce serait non-négligeable. Et après, Budapest arrivera très très vite… »

Laura MAURICE.

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Handball : Nantes, d’abord un collectif

Quelle est la grande force de Nantes ? « C’est surtout l’équipe » , répond sa gardienne Gervaise Pierson. L’ancienne Messine (2012-2015) et Yussoise (2015-2016) n’a « jamais connu ça » dans sa carrière . « On est vraiment toutes solidaires, il n’y a pas de clan, pas de filles qui veulent prendre la lumière à d’autres. C’est vraiment un groupe sain » , poursuit la Vosgienne, avant quand même de citer deux joueuses à suivre. Les deux principales artilleuses de l’équipe : l’arrière gauche serbe Jovana Stoiljkovic (45 buts) et l’arrière droit norvégienne Malin Holta (46).

« Avant la trêve, je crois qu’elles étaient toutes les deux en tête du classement des buteuses, ce n’est pas rien ! , apprécie Pierson. Jovana est très puissante tandis que Malin est rapide, avec beaucoup de fougue. » Suffisamment pour contribuer à faire tomber les Messines ? « On les attend de pied ferme mais il ne faut pas se voiler la face. Si Metz gagne, ça ne va pas affoler les paris sportifs. Alors que si on l’emporte, on pourrait enrichir quelques parieurs… » Prendront-ils le risque ?



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RL du 26/01/17

Handball : Metz fait match nul au courage contre Nantes

Dominées pendant quarante minutes, menées de trois buts en fin de rencontre, les Messines se sont accrochées pour arracher le match nul (22-22), ce mercredi, face à Nantes, invaincue depuis plus de trois mois.


Ce déplacement en Loire-Atlantique avait tout du match piège. Face à des Messines en manque de rythme et de repères, l’équipe de Nantes, invaincue depuis plus de trois mois, se présentait en confiance, déterminée à poursuivre sa formidable série (treize succès consécutifs) et à se rapprocher un peu plus du leader messin au classement.

Le match

Dominatrices, puis dominées. Les joueuses d’Emmanuel Mayonnade ont parfaitement débuté la rencontre, s’appuyant sur les missiles d’Ana Gros et les contre-attaques de Marion Maubon (2-4, 7e ).

GRAND ANGLE

Mais depuis le 15 octobre, Nantes est une machine invulnérable. Les championnes de France en ont fait les frais, laissées sur le carreau avant la pause (12-10, 25e ). Portées par Laura Glauser (3 arrêts consécutifs), elles sont revenues en début de seconde période avant de sombrer à nouveau (17-17, 41e ; 21-19, 54e ). Brouillonnes, approximatives, elles ont trop gâché pour espérer l’emporter. Mais l’état d’esprit, lui, y était. Les Messines se sont accrochées et ont inscrit trois buts en quatre minutes pour arracher le match nul : 22-22.

Le chiffre

24, comme le nombre de tirs ratés par Zaadi et ses coéquipières hier. La capitaine est d’ailleurs le meilleur exemple du « cruel manque de réussite » expérimenté par Metz ce mercredi : des poteaux à n’en plus finir et un petit 3/10 au final. Les Lorraines ont compensé leurs lacunes offensives par un état d’esprit irréprochable et une solidité défensive à toute épreuve, avec seulement huit buts encaissés en deuxième période.

La joueuse

Marion Maubon a été la joueuse du début de rencontre, exploitant parfaitement les montées de balle face à des Nantaises dépassées. Puis, Xenia Smits, de retour de blessure, a pris le relais après la pause. Absente des terrains depuis début octobre, elle signe un retour convaincant (3/6) avant le choc face à Budapest, samedi en Ligue des Champions.

La phrase

« On n’a rien gagné, mais on n’a surtout rien perdu, insistait Emmanuel Mayonnade après la rencontre. Nantes a souvent été devant dans cette rencontre, donc je me satisfais du match nul. C’était plutôt mal engagé avec trois buts de retard à quatre minutes de la fin. On a fait preuve d’abnégation. C’est plutôt encourageant pour la suite. On va se servir de ce qui a bien marché. Il ne faut pas oublié qu’on a fait un excellent début de match, on a bien défendu, on a pris peu de buts… Mais on a cruellement manqué de réussite ! »

De notre envoyée spéciale à Nantes Laura MAURICE.

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Handball : les réactions après Nantes-Metz

Ailly Luciano, ailière droit de Metz : « On n’a pas fait un grand match, Nantes si. Ça a été assez difficile pour nous, entre les poteaux, les échecs au tir… Tout se cumule et ça devient compliqué. Mais on savait que ce match serait compliqué et on n’a pas perdu, c’était important. Peut-être que c’est un mal pour un bien, on va se réveiller pour le match de samedi ! »

Béatrice Edwige, pivot de Metz : « Je suis contente de ce match nul parce qu’on n’a rien lâché. Même quand on était mené de trois buts à quatre minutes de la fin ! On aura besoin de cette hargne contre Budapest ce week-end. On a été en échec au tir mais on a fait une bonne prestation défensive. On va travailler jusque samedi. »

Camille Aoustin, ailière gauche de Metz : « Tout n’a pas été parfait, on a manqué de réussite… Même si je pense que la réussite se provoque aussi un peu. Mais on a eu une bonne mentalité, un super état d’esprit, on ne s’est pas affolé et ça, c’est de bon augure pour le marathon de matches qui nous attend. »

Gervaise Pierson, gardienne de Nantes : « Elles ont sauvé les meubles… On aurait pu gagner mais il faut remettre les choses dans leur contexte : on sort de trois rencontres de Coupe EHF, on est moins à l’aise que Metz dans les rotations, on a sans doute manqué de fraîcheur, d’expérience. La saison passée, on a perdu deux fois d’un but. Là, on fait match nul, ce n’est pas si mal. »

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Gros-Edwige, le match

Ana Gros, l’internationale slovène de Metz Handball, et Béatrice Edwige, sa coéquipière tricolore, se sont livrées au jeu des pronostics avant la demi-finale France-Slovénie, ce jeudi soir à Paris.

Ana Gros : « La France est favorite ». « Le score final ? Non, je ne parie pas ( rires ). Mais ça va être très très dur. La France est favorite, il n’y a pas de débat possible. Mais notre équipe a très bien joué tout au long de la compétition. Il faudra jouer vite, courir, marquer des buts faciles. Cela peut être une des solutions. Parce que la défense française est impressionnante et ce sera compliqué de marquer en attaque placée. Il ne faut pas penser d’avance que c’est perdu, on va jouer jusqu’au bout, à 100 %. J’espère qu’à la fin du match, on pourra se regarder dans le miroir et dire "on a tout donné", et ce sera bien. »

Béatrice Edwige : « Archi fan des Bleus ». « Je crois fort à la victoire. Je parierais sur un 30-25 pour la France ! J’avais très peur pour le quart de finale, mais là non… D’habitude, je n’aime pas être confiante avant un match mais ils ont tellement donné, ils se sont tellement battus contre la Suède qu’ils ne peuvent pas laisser filer la place en finale. Je les ai trouvés très forts, j’aime beaucoup le rôle des cadres. Je trouve ça énorme quand Guigou rentre et met le but qu’il faut, quand Narcisse fait des un contre un de folie. Dans sa tête, il est monstrueux. C’est génial ! L’apport de Remili et Fabregas, ils n’ont que vingt ans… Donc oui, bien sûr, je suis archi fan des Bleus ! »



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