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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109780]

françoise

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françoise

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Posté le : 02/12/2018 à 09:07 (Lu 1520 fois)
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RL DU 02/12/2018

Euro 2018: la Norvège, double tenante du titre, rate son entrée

Après la France jeudi soir, au tour de la Norvège, finaliste du Mondial-2017 et double championne d'Europe en titre, de chuter pour son entrée en lice dans cet Euro 2018.

Les Norvégiennes, doubles tenantes du titre, ont manqué leur entrée dans l’Euro en se faisant battre à la surprise générale par l’Allemagne, 33 à 32, samedi à Brest.

Après la France, championne du monde, c’est le finaliste du Mondial-2017 qui a perdu d’emblée. Mais autant la défaite des Bleues face aux championnes olympiques russes (26-23 jeudi) était envisageable, autant celle des Norvégiennes est une sensation.

L’Allemagne n’a pas fini dans le dernier carré d’une grande compétition depuis dix ans et présente une équipe en reconstruction après être passée à côté du Mondial organisé chez elle l’an passé.
Plus le droit à l'erreur

Serré de bout en bout, le match s’est joué sur deux actions dans les derniers instants, un but à 9 mètres de l’Allemande Emily Bolk à 23 secondes de la fin, puis un arrêt décisif de la gardienne Isabell Roch juste avant la sirène.

Les Scandinaves, à la recherche d’un huitième titre européen sans leur star Nora Mörk, blessée, n’ont déjà plus le droit à l’erreur dans ce groupe D, où jouent aussi

Ana Gros (Slovénie) : « La France a une revanche à prendre »

La star slovène Ana Gros, qui joue en France depuis près de cinq ans, retrouve les Bleues ce dimanche. Un an après sa victoire en ouverture du Mondial, l’arrière droit croit à un nouvel exploit.

Ana, comment abordez-vous cette rencontre face aux Bleues, déjà dos au mur après leur défaite face à la Russie ?

C’est un match très difficile. Les Françaises jouent à la maison, dans une salle pleine, ça va être extrêmement compliqué. Elles seront doublement motivées, parce qu’elles ont perdu le premier match (contre la Russie) et parce qu’on les avait battues l’année dernière au Mondial. Elles ont une revanche à La star slovène Ana Gros, qui joue en France depuis près de cinq ans, retrouve les Bleues ce dimanche. Un an après sa victoire en ouverture du Mondial, l’arrière droit croit à un nouvel exploit.

Ana, comment abordez-vous cette rencontre face aux Bleues, déjà dos au mur après leur défaite face à la Russie ?

C’est un match très difficile. Les Françaises jouent à la maison, dans une salle pleine, ça va être extrêmement compliqué. Elles seront doublement motivées, parce qu’elles ont perdu le premier match (contre la Russie) et parce qu’on les avait battues l’année dernière au Mondial. Elles ont une revanche à La star slovène Ana Gros, qui joue en France depuis près de cinq ans, retrouve les Bleues ce dimanche. Un an après sa victoire en ouverture du Mondial, l’arrière droit croit à un nouvel exploit.

Ana, comment abordez-vous cette rencontre face aux Bleues, déjà dos au mur après leur défaite face à la Russie ?

C’est un match très difficile. Les Françaises jouent à la maison, dans une salle pleine, ça va être extrêmement compliqué. Elles seront doublement motivées, parce qu’elles ont perdu le premier match (contre la Russie) et parce qu’on les avait battues l’année dernière au Mondial. Elles ont une revanche à prendre.
La Slovénie peut-elle refaire le coup ?

Nous, on n’a rien à perdre. On sera encore à 100 % pour essayer, peut-être, de créer la surprise. Après notre défaite contre le Monténégro vendredi (32-36), on sera encore très déterminé. On sait qu’on est dans un groupe difficile, mais on ne va pas rentrer dans ce match comme s’il était déjà perdu. On a envie de montrer qu’on peut le faire, même si la France est complètement favorite dans cette compétition.

Quelles sont les clés pour embêter les championnes du monde ?

De notre côté, ce sera la défense, c’est sûr. On a pris 36 buts contre le Monténégro, c’est beaucoup, beaucoup trop. On doit avoir une défense plus agressive. Il faut qu’on soit bien préparé, parce que la France est vraiment très solide dans ce domaine-là aussi.

Vous êtes l’une des meilleures marqueuses de ce début de compétition (8 buts contre le Monténégro). Comment allez-vous appréhender cette défense française qui vous connaît par c½ur ?

Avec Béatrice Edwige ou Grace Zaadi, on se connaît très bien (elles ont joué ensemble à Metz), c’est vrai, mais je ne veux pas trop y penser. L’année dernière, c’était déjà le cas et on avait gagné quand même. Il faut juste qu’on joue notre jeu. Moi, je dois essayer d’être le plus relâchée possible, sans trop réfléchir au reste. Je connais aussi les Françaises et je vais donner des conseils à mes coéquipières pour nous permettre d’être le plus prêtes possible.
Vous avez réussi un superbe début de saison, vous faites partie des trois meilleures buteuses européennes en Ligue des Champions… Vous êtes en pleine confiance ?

Bien sûr, j’ai envie de me donner à 100 % à chaque fois, en club comme en sélection. Je fais de mon mieux et j’essaie d’aider les jeunes. L’équipe de Slovénie n’est pas très expérimentée et elle a besoin que je l’aide, que je prenne mes responsabilités. Même si je ne joue pas bien, je dois jouer pour le collectif et apporter des solutions. C’est mon rôle et je n’ai pas peur de ça.

La. M.

les Bleues n’ont déjà plus le droit à l’erreur face à la Slovénie
L’équipe de France n’a déjà plus le choix : elle doit battre la Slovénie, ce dimanche à Nancy, pour espérer briller dans son Euro.

France - Slovénie
Ce dimanche à 15 h

Cette fois, il ne faut pas se manquer. Les Bleues doivent « à tout prix » l’emporter, ce dimanche à Nancy. La victoire aurait été de toute façon nécessaire, dans une compétition aussi dense que l’Euro. Elle sera finalement vitale, après le revers concédé d’entrée contre la Russie (23-26). « On s’est mis dans une obligation de résultat », résume le sélectionneur Olivier Krumbholz.

Pour voir Bercy, théâtre des demi-finales, il faudra tout gagner. Cinq matches sans le moindre joker, la perspective peut donner le vertige… « Pas de panique », répètent pourtant Siraba Dembélé et consorts depuis jeudi. Une question d’habitude, peut-être. Elles s’étaient déjà inclinées, il y a un an, en tout début de compétition. Quinze jours plus tard, elles étaient championnes du monde.

L’équipe de France retrouve la Slovénie, cet après-midi. Celle, justement, qui avait retardé ses grands débuts dans le Mondial-2017… Il n’y aura pas de mauvaise blague aujourd’hui. Ou alors cet Euro à la maison sera presque terminé avant d’avoir commencé. « Je suis persuadé que ce match va servir de détonateur. Les joueuses vont définitivement trouver le bon équilibre », annonce le coach. « On a établi des bases dans notre jeu et on n’a pas du tout envie de les changer. Cette première défaite n’a pas modifié notre approche, ni notre discours », insiste l’ailière gauche Manon Houette. « On garde notre ligne directrice. Il y a une vraie stabilité mentale et émotionnelle. »
« Ana Gros, il faut la taper »

Sereines, les joueuses d’Olivier Krumbholz auront une grande préoccupation ce dimanche : Ana Gros. Meilleure buteuse du championnat de France, la star de la Slovénie arrive dans une forme étincelante. « Il va falloir la taper », lance la demi-centre Grace Zaadi, qui l’a mise en valeur pendant quatre ans à Metz. « C’est ma copine, je ne vais pas l’amocher volontairement ! Mais dans l’art de la défense française, il va falloir qu’on l’impacte », sourit-elle. « C’est quelqu’un qui n’a pas peur », abonde Laura Glauser, la gardienne messine. « Quand elle est en confiance, elle peut faire mal. Il faut la taper tout de suite, physiquement et psychologiquement. »

Les Bleues, grandes favorites de la rencontre et impériales en défense, ont toutes les clés en main. À condition de respecter quelques fondamentaux. « Il faut commencer à s’appliquer quand on a des solutions franches. Déjà qu’on n’est pas très bonnes en attaque, si on le fait mollement en plus… À un moment donné, il faut tirer et s’arracher », prévient la capitaine Dembélé. « Et puis, maintenant, il faut qu’on se lâche, qu’on se projette ! On sait qu’on peut faire mieux, ça doit être rassurant », conclut Zaadi.
Les équipes

FRANCE. Gardiennes de but : Amandine Leynaud (12), Laura Glauser (1). Joueuses de champ : Pauline Coatanea (4), Camille Ayglon-Saurina (5), Allison Pineau (7), Astride N’Gouan (9), Grace Zaadi (10), Manon Houette (13), Kalidiatou Niakaté (14), Siraba Dembélé (17), Laura Flippes (20), Orlane Kanor (21), Béatrice Edwige (24), Pauletta Foppa (26), Estelle Nze Minko (27), Alexandra Lacrabère (64). Entraîneur : Olivier Krumbholz.

SLOVÉNIE. Gardiennes de but : Branka Zec (1), Maja Vojnovic (16). Joueuses de champ : Ana Gros (6), Lea Krajnc (8), Nina Zabjek (9), Tjasa Stanko (10), Ana Abina (11), Polona Baric (13), Tamara Mavsar (14), Teja Ferfolja (15), Nina Zulic (18), Jasmina Pisek (19), Hana Vucko (23), Lina Krhlikar (32), Aneja Beganovic (41), Ines Amon (71). Entraîneur : Uros Bregar.

Laura MAURICE

les enjeux du match France-Slovénie
Déjà dos au mur, les Bleues, championnes du monde en titre, doivent absolument écarter la Slovénie, ce dimanche à Nancy (15h), pour continuer de rêver dans leur Euro.

1 / Gagner

Déjà dos au mur, les Bleues, championnes du monde en titre, doivent absolument écarter la Slovénie, ce dimanche à Nancy (15h), pour continuer de rêver dans leur Euro.

2 / Prendre une revanche

Vice-championnes olympiques et médaillées de bronze du dernier Euro, les Françaises étaient tombées, à la surprise générale, devant la Slovénie, il y a un an au début du championnat du monde.

"Elles auront une revanche à prendre", sait Ana Gros, la star de cette équipe slovène, troisième meilleure buteuse de la Ligue des Champions cette saison.

3 / Museler Ana Gros

L’arrière doit sera la plus grande préoccupation des Bleues ce dimanche. Elle a marqué 8 buts vendredi contre le Monténégro et porte (quasiment) à elle seule sa sélection.

"C’est une vraie shooteuse, c’est quelqu’un qui n’a pas peur. Quand elle est en confiance, elle peut faire très mal. Il faut la taper tout de suite, physiquement et psychologiquement", prévient la gardienne Laura Glauser, qui a évolué à ses côtés pendant quatre ans à Metz.

Il faudra également surveiller la jeune Tjasa Tsanko, 21 ans, l’un des grands espoirs de la planète handball.

4 / S’appliquer et marquer

Les Bleues ont l’une des meilleures défenses d’Europe et semblent déjà au point de ce côté-là du terrain. L’attaque n’a pas donné autant de motifs de satisfaction, entre pertes de balles et tirs ratés.

"Il faut qu’on commence à s’appliquer quand on a des solutions franches. Déjà qu’on n’est pas très bonnes en attaque, si en plus on le fait mollement… A un moment donné, il faut tirer et s’arracher", insiste la capitaine Siraba Dembélé.

5 / Se libérer

C’est sans doute le petit supplément d’âme qui leur a manqué jeudi contre la Russie. Retenues par l’enjeu, les Bleues ont manqué de spontanéité, de fraîcheur. "Ce premier match à la maison a apporté son lot de pression, d’envie, parfois débordante", reconnaît l’ailière gauche Manon Houette.

"Je suis persuadé que cette deuxième rencontre va servir de détonateur. Les joueuses vont trouver le bon équilibre", assure Olivier Krumbholz. "Maintenant, il faut se lâcher", résume sa meneuse de jeu Grace Zaadi.

Laura MAURICE, à Nancy

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109783]

beillitse

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Posté le : 02/12/2018 à 12:30 (Lu 1465 fois)
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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109796]

françoise

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françoise

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Posté le : 03/12/2018 à 08:47 (Lu 1356 fois)
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rl du 03/12/2018

les Bleues retrouvent la lumière face à la Slovénie

Irrésistible face à la Slovénie ce dimanche à Nancy, l’équipe de France a assuré sa place au tour principal de l’Euro. La victoire contre le Monténégro mardi reste capitale.

C’était la nuit, puis le jour. Après leur triste entrée dans l’Euro, trois jours plus tôt face à la Russie, les Bleues ont été magistrales ce dimanche à Nancy. Elles qui avaient « tout à perdre », dans ces retrouvailles avec les Slovènes, ont assuré leur avenir au terme d’un ince royable récital (30-21). Qualifiée pour le tour principal, l’équipe de France est enfin lancée et il sera difficile de l’arrêter.

Les championnes du monde ont réussi le match « presque parfait », ce dimanche. Celui dont elles avaient absolument besoin. Celui qui devrait les porter ces quatorze prochains jours, jusqu’au bout espèrent-elles. « On est libéré », martèle Allison Pineau, rayonnante. « Ce groupe a du caractère. On a cette capacité à toujours répondre présent dans les moments difficiles. »

Les Françaises cherchaient un peu de lumière. Elles ont allumé une flamme énorme. « On a changé d’état d’esprit et on a toutes fait un petit peu mieux », résume Grace Zaadi, brillante meneuse de jeu et MVP de la rencontre. « C’est peut-être la plus belle mi-temps que j’ai eue à manager », jubile Olivier Krumbholz. Pendant trente minutes, le sélectionneur a assisté à une prestation défensive éblouissante. Un modèle du genre (0-4, 8e ; 1-5, 14e; 3-10, 20e).

Ana Gros, la star de la Slovénie, l’archétype de la buteuse, a été réduite au silence pendant 25 minutes (5-12). Il faut connaître la gauchère et son phénoménal rendement pour goûter la prouesse de l’arrière-garde tricolore…
« Ne nous prenez pas pour des jambons »

" On a récité », explique Béatrice Edwige, meilleur défenseur de l’Euro-2016. « On savait exactement ce que chacune de nous devait faire et on l’a fait avec une agressivité archi-contrôlé. On a éteint Ana mais aussi tout leur jeu, toute leur équipe. »

Ce dimanche, les Bleues ont enchanté bien au-delà de leur remarquable démonstration défensive. Elles n’ont quasiment pas perdu de ballons (2 en première période), corrigeant ainsi l’un de leurs défauts les plus évidents. Elles ont retrouvé un vrai jeu d’attaque, ont brillé sur grand espace. Et se sont appuyées sur un groupe d’une richesse formidable. « On envoie un message fort », se félicite Béatrice Edwige. « On dit à tout le monde : ne nous prenez pas pour des jambons après notre première défaite. On est là, on est en place et maintenant, on est prêtes. » Héros malheureux du match contre la Russie hier, le Monténégro est prévenu.

Olivier Krumbholz : « Des progrès extraordinaires »

Vous semblez particulièrement heureux après cette belle victoire sur la Slovénie…

Bien sûr, je le suis ! On a fait une très, très grande première mi-temps. C’est peut-être la plus belle mi-temps que j’ai eue à manager. On n’a quasiment pas perdu de ballons, toutes nos stratégies défensives ont fonctionné, on a retrouvé de la fluidité en attaque, Amandine (Leynaud) a encore été très solide, la balle a voyagé… La grande différence, aussi, avec la Russie, c’est la performance d’Alexandra Lacrabère, qui a fait un bon match. C’était vraiment très, très bien. Je suis très heureux parce qu’on va pouvoir capitaliser sur ce jeu-là. On a vraiment fait des progrès extraordinaires en deux jours.

L’état d’esprit de vos joueuses a changé depuis la première rencontre. Comment expliquez-vous cela ?

Avant la Russie, on n’avait pas voulu parler aux filles du stress d’une compétition à domicile. On a pensé qu’elles étaient suffisamment expérimentées mais je pense qu’on se l’est pris en pleine figure quand même. Ça aurait pu recommencer si on n’avait pas très bien joué mais notre superbe début de match nous a totalement libérés.

L’enjeu sera à nouveau énorme face au Monténégro mardi soir. Comment allez-vous gérer cette pression ?

On sait que dans ce genre de compétitions, tous les matches seront à enjeu. Il faudra prendre les deux points de la victoire pour garder encore un peu notre destin en main (lors du tour principal à Nantes). On va bien étudier le Monténégro, on a un jour de moins pour se préparer mais j’ai déjà la clé ! (rires)

Comment cette équipe de France peut-elle encore s’améliorer ?

Il ne faut pas retomber dans nos travers. On sait ce qui marche, ce qui ne marche pas. On a une bonne défense, avec de l’envie, des joueuses en forme. Le côté sensible, c’est l’attaque mais on a montré qu’on pouvait faire le spectacle et perdre très peu de ballons. Je pense que les joueuses n’ont pas envie de repartir de là où elles viennent. On restera vigilant mais je suis plutôt confiant.

Laura MAURICE

c’était la Saint-Pauletta
A 17 ans, la toute jeune Brestoise, Pauletta Foppa, a profité de l’euphorie des Bleues pour réussir une entrée ô combien prometteuse en réussisant un 3/3 en 7’23. Un véritable conte de fées.

Si les papiers, ce n’est pas son truc à la famille Foppa, que l’Euro soit en France, voilà du temps de gagné. Pour jouer à Nancy, Nantes ou Paris, la Brestoise n’a pas besoin d’autorisation parentale pour sortir du territoire.

Car, incroyable mais vrai, Pauletta est encore mineure. Plus pour longtemps certes puisque le 22 décembre prochain, l’ancienne meilleure pivot au championnat d’Europe U 17, va croquer dans son gâteau d’anniversaire comme dans un fruit rouge.

Pauletta qui a connu ses premières minutes et marqué son premier but en équipe de France, il y a juste une semaine à Oslo en Golden League, espérait d’abord et surtout être dans les seize en rentrant de Norvège. Olivier Krumbholz décide la veille de France - Russie de lui donner sa chance : « Elle va très vite pour se replacer, que ce soit en attaque ou dans son repli défensif ».

A 17 ans, la voilà donc à l’Euro, en France, dans l’équipe championne du monde. Pauletta qui sait qu’elle ne rêve plus lorsque son c½ur bat plus vite en chantant la Marseillaise. Jeudi soir, elle reste sur le banc. Celui de la dure école russe. En vivant le match, en regardant, en écoutant, elle apprend.
Du 100 % en 7’23

Mais avec la Slovénie plus tendre que la Russie, avec l’excellent début de match des Bleues guidées magnifiquement par la baguette magique de la Messine Grâce Zaadi, avec rapidement six à huit buts d’avance, le conte de fées de Pauletta va encore rebondir. C’est bientôt Noël. C’est bientôt son anniversaire.

Olivier Krumbholz lui offre alors son plus cadeau pendant que Béatrice Edwige et Astride Ngouan récupèrent. Il lance la Brestoise dans l’euphorie nancéienne. Il reste moins de huit minutes à jouer. A Pauletta d’ouvrir son compteur, de devenir la plus jeune joueuse française à marquer un but dans un championnat d’Europe. Son talent naissant, son culot, son efficacité redoutable et l’altruisme de Zaadi et de la base arrière tricolore, la projettent dans les étoiles.

Trois positions préférentielles à six mètres, trois balles et trois buts sous les acclamations d’un public nancéien qui tombe sous le charme. Du 100 % ! Pauletta est évidemment la cible des journalistes en zone mixte. Elle reste étonnamment très cool : « Je ne me pose pas de questions, On menait largement au score et je n’avais donc aucune pression. Ce n’est que du bonheur ! Les filles font tout pour me mettre en confiance ».

C’est la fête à Pauletta. Saint-Nicolas qui défilait samedi dans les rues de Nancy, qui trônait Place Stanislas, a fait du rab. Hier, le patron des enfants mais aussi des ados, a fait un détour par Gentilly…

Gilles GAIHIER


La Russie s’en sort très bien face au Monténégro


Après avoir dominé la France jeudi en ouverture de l’Euro (26-23), la Russie a enquillé un deuxième succès face au Monténégro. Logique ? Oui sur le papier quand bien même les Monténégrines avaient battu la Slovénie lors de leur premier match (36-32). 

Mais si la Russie a tenu son rang, on peut affirmer qu’elle s’en sort bien, très bien même. Car le Monténégro a mené au score durant une bonne partie du match et a eu une balle d’égalisation dans les ultimes secondes.

Un scénario qui va laisser une montagne de regrets côté monténégrin mais qui aura tenu en haleine les 3.229 spectateurs du Palais des Sports nancéien. 

Emmené par une Durdina Jaukovic intenable (9/9 à la pause), le Monténégro avait ainsi fait la course en tête en première période pour virer avec trois buts d’avance (15-13).

Mais dans le sillage de Samokhina (6 buts en deuxième période), la Russie était revenue à plusieurs reprises dans la roue des Monténégrines (16-16, 35e , 20-20, 49e , 22-22, 55e ). L’incroyable erreur du coach russe 

La partie pouvait aller basculer des deux côtés. La Russie arrivait à prendre l’avantage par Sudakova alors qu’elle était en infériorité numérique (23-22, 58e ) puis Evgenil Trefilov prenait un temps mort une minute après en avoir déjà pris un premier. Interdit par le réglement. La sanction tombait : deux minutes pour le coach russe qui devait se passer d’une de ses joueuses pour la toute fin de partie !

L’intenable Jaukovic profitait de cet incroyable coup du sort pour égaliser mais malgré leur infériorité numérique, les Russes reprenaient l’avantage par Sudakova qui transperçait Rajcic côté droit !

Il restait alors une quarantaine de secondes à jouer. Après avoir pris un temps mort, le Monténégro jouait sa dernière cartouche mais Katarina Bulatovic perdait la balle à cinq secondes du gong final en cherchant à mettre une coéquipière en position de shoot !

La Russie pouvait pousser un gros « ouf » de soulagement et le Monténégro ruminer sa frustration tant il a malmené les championnes olympiques en titre. 

Adversaires des Monténégrines demain mardi (21 h), les Bleues sont prévenues…

Palais des Sports Jean-Weille ; 3.229 spectateurs environ ; arbitres : MM. Jurinovic et Mrvica (Croatie).

RUSSIE : Gardiennes : Sedoykyna 9 arrêts sur 31 tirs, Trusova 0/1.

Kuznetsova 2/4, Kochetova 0/1, Dmitrieva 3/4, Sen 0/3, Vyakhireva 2/6, Sudakova 2/2, Samokhina 7/10, Makeeva 1/1, Malashenko 1/1, Managarova 6/7, Petrova, Frolova, Snopova.  

MONTÉNÉGRO : Gardiennes : Rajcic 11 arrêts sur 34 tirs, Nenezic 1/2.

Radicevic 1/4, Jaukovic 12/16, A. Bulatovic, Nenezic, K. Bulatovic 4/8, Brnovic 0/2, Ramusovic, Mehmedovic 5/7, Despotovic, Raicevic 1/6.

A.G.



Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109798]

beillitse

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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109822]

françoise

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françoise

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rl du 04/12/2018

France - Monténégro, la vertu et le vice

Attention aux « petits coups mal placés » ! Les Bleues défient une formation unique en son genre, ce mardi soir à Nancy, pour clôturer le tour préliminaire de l’Euro. Le Monténégro est un adversaire « méchant, vicieux, roublard et brutal… sans être violent », décrit Olivier Krumbholz, le coach français, qui s’étonne à demi-mot du silence des instances internationales. « Ça tire, ça pousse, ça met des coups de genou… C’est totalement hors règlement », insiste le sélectionneur. « Elles font des fautes incorrectes, beaucoup de cinéma et sont rarement sanctionnées. »

Évidemment, les joueuses tricolores « n’aiment pas ça ». Mais elles puisent dans ce petit jeu malsain une détermination supplémentaire. « On est des filles orgueilleuses, on n’accepte pas d’être bousculées comme ça », répète souvent Béatrice Edwige, particulièrement malmenée au poste de pivot. « Il faut se battre encore plus, montrer quelle image on a de notre sport. Et maîtriser ses nerfs, c’est un paramètre fondamental », insiste son entraîneur. « On va leur en mettre plein la figure et on les ramassera à la fin du match », sourit Alexandra Lacrabère.

L’équipe des Balkans, championne d’Europe et finaliste des JO en 2012, ne se résume (heureusement) pas qu’à cette réputation d’élève turbulent. C’est un « beau sept majeur », capable d’imposer une grande densité physique. « C’est un combat dont on sort épuisé, lessivé », résume la gauchère Laura Flippes, habituée à jouer le club de Podgorica, l’antichambre de la sélection nationale, avec Metz en Ligue des Champions.
Malheur au perdant

Après l’ère Bojana Popovic, l’une des meilleures joueuses du monde, le Monténégro s’est reconstruit autour d’une nouvelle génération talentueuse. « Ils ont cette capacité à former des jeunes incroyables. C’est un petit pays qui sort de grandes joueuses. Elles sont matures et malines très tôt, ça doit être dans les gênes », s’amuse Olivier Krumbholz.

Les Françaises étaient sorties vainqueur de la dernière confrontation avec Marina Rajcic et consorts, en quart de finale du dernier Mondial (25-22). Ces retrouvailles, entre deux équipes qualifiées pour le tour principal, auront encore tout du match couperet. « On le prépare comme un huitième de finale », confirme Alexandra Lacrabère. « Celui qui perd aura très peu de chances d’aller en demies », avertit le coach. Cela justifie bien quelques « petits coups mal placés »…

Laura MAURICE

Grâce Zaadi, l’âme de l’équipe de France

Meilleure demi-centre du Mondial 2017, Grâce Zaadi aura encore un rôle majeur dans cet Euro à domicile. Généreuse sur et en dehors du terrain, elle est l’âme de l’équipe de France.

France - Monténégro
Ce mardi à 21 h

Elle est devenue l’une des meilleures joueuses françaises et elle est encore bien plus que cela. Grâce Zaadi, c’est d’abord des éclats de rire bruyants et communicatifs, des pas de danse esquissés dans tous les aéroports d’Europe, des performances vocales à longueur de journée. Et un statut d’« ambianceuse » assumé. « Les filles me demandent parfois comment je fais pour la supporter tous les jours… Mais j’ai l’habitude, je ne l’entends même plus », rigole Béatrice Edwige, sa coéquipière à Metz et chez les Bleues.

Derrière cette personnalité joviale, un peu clinquante, la demi-centre de 25 ans cache une vraie générosité et une intelligence singulière. « Elle est tout le temps dans le partage, l’aide et l’écoute. Elle vit pour l’équipe », décrit sa copine. « Elle voit et comprend tout avant tout le monde », complète Yacine Messaoudi, qui l’a repérée très tôt en région parisienne. « Elle jouait en moins de 13 ans à Villepinte. On me répétait souvent : cette fille-là est exceptionnelle ! Des phrases comme ça, on en entend tout le temps… », raconte le responsable du centre de formation de Metz. « Mais pour elle, c’était vrai. Elle porte bien son nom. Au premier regard, j’ai eu la certitude qu’elle jouerait un jour en équipe de France. »
Krumbholz : « Elle est indispensable »

Il avait repéré le « talent », il n’avait pas encore saisi toute « l’abnégation » de cette gamine du 93. « On ne pouvait pas imaginer qu’elle deviendrait cette incroyable métronome. Elle ne le doit qu’à elle, au travail accompli », salue le technicien. « La joueuse qu’elle est, sa personnalité, là d’où elle vient… Tout est lié. L’un ne va pas sans l’autre. » Dans la cité HLM qui l’a vue grandir, la future internationale s’est « forgé un mental » qui la porte encore aujourd’hui. « Il faut avoir les épaules solides pour assumer tant de responsabilités », observe Messaoudi. « Son ascension est à la fois exceptionnelle et rationnelle. »

Fidèle à Metz, son club formateur, Grâce Zaadi s’y est imposée comme capitaine et géniale maître à jouer. Jusqu’à la révélation avec les Bleues, il y a un an. Le sélectionneur avait décidé de lui confier « les clés » de l’équipe, elle s’est adjugé le titre de meilleure demi-centre du Mondial. « Si on est championnes du monde, c’est en grande partie grâce à elle », reconnaît Béatrice Edwige. « Elle est indispensable à notre attaque. C’est elle qui fait jouer l’équipe de France, qui la fait le mieux jouer », appuyait Olivier Krumbholz il y a quelques jours.

D’un perfectionnisme radical, la Messine prend son rôle à bras-le-corps. « C’est une besogneuse et un exemple au quotidien dans son engagement. Elle n’a pas besoin de parler ou de gesticuler pour se faire entendre », apprécie Emmanuel Mayonnade, son entraîneur en club. « Moi, je veux gagner tout le temps », traduit l’intéressée. « J’ai envie de continuer à prendre de la grandeur dans cette équipe. » Et prolonger l’état de grâce.

Laura MAURICE


Pourquoi la France doit (absolument) battre le Monténégro

Les Bleues disputent un nouveau match capital face au Monténégro, en clôture du tour principal. Si elle s’incline ce mardi, l’équipe de France aura quasiment dit adieu aux demi-finales.

Pour continuer à exister dans cet Euro

C’est l’énorme enjeu du choc entre la France et le Monténégro, ce mardi soir à Nancy. "Celui qui perd n’aura presque aucune chance d’aller en demi-finales", résume Olivier Krumbholz, le sélectionneur des Bleues. Les deux équipes ont battu la Slovénie, déjà éliminée, et se sont inclinées devant la Russie, qui a un pied dans le dernier carré. P

our l’heure, elles n’ont donc toujours pas engrangé le moindre point en vue du tour principal. La victoire est donc cruciale pour entretenir l’espoir. En cas de revers, les championnes du monde françaises n’auraient plus leur destin entre les mains. "Il faudrait un énorme concours de circonstances pour sortir de la poule", grimace leur entraîneur.
Pour confirmer leur dernière performance

Après des débuts difficiles dans "leur" Euro, les Bleues étaient sur un petit nuage dimanche face à la Slovénie et ne veulent surtout pas en descendre. Enfin lancées dans leur compétition, elles espèrent confirmer ce mardi et se laisser porter par cet état de grâce.

"Si on y arrive, ce serait très difficile de nous empêcher d’aller au bout", prédit Alexandra Lacrabère, qui symbolise la montée en puissance des cadres. La France avait éliminé les Monténégrines en quart de finale du dernier Mondial (25-22).
Pour la beauté du jeu

Le Monténégro n’est pas une équipe comme les autres… "C’est un adversaire méchant, vicieux, roublard et brutal… sans être violent, lance Olivier Krumbholz. Ça tire, ça pousse, ça met des coups de genou… C’est totalement hors règlement. Elles font des fautes incorrectes, beaucoup de cinéma et sont rarement sanctionnées."

Les Françaises, qui n’apprécient pas franchement être bousculées de la sorte, devront "maîtriser leurs nerfs" et imposer leur jeu, leur puissance. "C’est peut-être le match qui nous plaît le moins parce qu’on ne partage pas toujours la façon dont elles jouent, reconnaît le coach des Bleues. Mais au contraire, ça va nous donner la force et l’envie de montrer que nous, on produit un handball un peu différent mais qu’on est capable de les battre."

Laura MAURICE, à Nancy

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109826]

beillitse

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Posté le : 04/12/2018 à 11:15 (Lu 1169 fois)
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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109827]

FABRE 83000

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Posté le : 04/12/2018 à 13:08 (Lu 1123 fois)
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Nous ne sommes pas toujours d'accord avec beillitse mais je lui dis MERCI pour le scan des articles de l'équipe !

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109838]

françoise

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Posté le : 05/12/2018 à 08:24 (Lu 983 fois)
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Tu as tout à fait raison et je l'ai déjà dit plus haut MERCI BEILLISTE !!!

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109839]

françoise

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Posté le : 05/12/2018 à 08:31 (Lu 981 fois)
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rl du 03/12/2018

France - Monténégro : qui arrêtera les Bleues ?
L’équipe de France devait l’emporter pour garder son destin en main. Elle a offert une nouvelle démonstration face au Monténégro, ce mardi soir à Nancy (25-20). Place au Danemark jeudi, au tour principal.

Il ne pouvait rien arriver à ces Bleues-là. Irrésistibles, intouchables, elles ont offert une nouvelle prestation de haute volée, ce mardi. Le défi était immense, pourtant, face au Monténégro, héroïque deux jours plus tôt contre la Russie et revanchard après le quart de finale du dernier Mondial. Mais l’équipe de France jouait sa « vie » et elle n’est jamais aussi forte qu’avec « le couteau sous la gorge ».

Les championnes du monde avaient tutoyé la perfection, dimanche. Elles l’ont sans doute atteinte ce mardi, foudroyant un adversaire autrement plus dangereux que la Slovénie (4-0, 6e ; 6-1, 11e ). « Vicieuses, méchantes et brutales », les Monténégrines ont été punies d’entrée. Elles ne pouvaient que taper du pied, impuissantes. Qu’auraient-elles pu faire d’autre, face à une équipe si brillante, si confiante ?

La rage au ventre, la France a déployé son éternelle maîtrise défensive. Elle a régalé avec les tirs de loin d’Orlane Kanor et Alexandra Lacrabère (10-4, 18e ). Elle s’est nourrie de l’inspiration d’Amandine Leynaud, parfaite, se laissant porter par une réussite totale en attaque (84 % de tirs transformés en première période). Les Bleues ont éteint Jaukovic, le poison du Monténégro - 18 buts en deux matches - et contraint le coach adverse à tenter le tout pour le tout dès la 27e , en jouant l’attaque à sept, sans gardienne.
« On a démarré comme des bombes »

Les joueuses d’Olivier Krumbholz n’ont même pas semblé inquiétées par cette double infériorité numérique qui aurait pu être un tournant (27e ). Elles sont rentrées au vestiaire avec une avance inespérée et la certitude qu’il serait difficile de les arrêter (16-8).

Mais ce n’était pas une rencontre comme les autres. Il fallait « absolument » gagner pour y croire et le Monténégro n’avait pas encore accepté de jouer un tour principal pour rien. Majda Mehmedovic, l’ailière gauche, et Marina Rajcic, l’ancienne gardienne messine, ont réveillé le champion d’Europe 2012. L’équipe de France aurait pu « paniquer » quand son adversaire lui a passé un 5-0 pour revenir à trois longueurs (18-10, 35e ; 20-12, 38e ; 20-17, 50e ). Mais Estelle Nze Minko et Grace Zaadi, essentielles, ont calmement relancé la belle histoire tricolore (22-17, 53e ; 24-19, 57e ). « On a démarré comme des bombes, on progresse bien, on a un effectif de malade ! On est déterminé, là », résume la première, élue meilleure joueuse du match. « On a super bien défendu, on a maîtrisé notre jeu. On a vraiment franchi un cap », confirme Laura Flippes. « C’est le match qu’il nous fallait. »

Les médaillées de bronze de l’Euro 2016 s’engageront avec deux points au tour principal, comme la Suède, la Serbie et le Danemark, ses futurs adversaires, sur une route dégagée vers les demi-finales.

Alexandra Lacrabère, précieuse elle aussi, l’avait annoncé lundi : « Si on s’en sort face au Monténégro, il sera très difficile de nous empêcher d’aller au bout ! » Les Bleues quitteront Nancy pour Nantes, ce mercredi matin, et la question se pose : qui pourra les arrêter ?

Laura MAURICE

Laura Flippes : « A nous d’écrire notre histoire »

Laura Flippes, ailière droit : « On ne pouvait pas espérer mieux, c’est un résultat idéal. On a imposé notre rythme, notre jeu dès le début et on n’a jamais rien lâché. On a eu un passage un peu difficile en seconde période, mais tout en tenant un minimum le score. C’était parfait. On a totalement notre destin en main aujourd’hui. Maintenant, c’est à nous d’écrire notre histoire, on ne dépend pas des autres. Et on profite, en plus, d’un petit résultat favorable (la défaite du Danemark devant la Serbie) dans l’autre poule ! »

Siraba Dembélé, capitaine : « On a fait une superbe entame. Il y a eu aussi ce long passage à vide, mais on n’a pas paniqué et quand on a marqué le premier but après cette folle période, c’était reparti. On s’était préparé à traverser des hauts et des bas. C’était hyper important de partir avec ces deux points au tour principal. On va aller essayer de gagner les trois prochains matches. »

Marina Rajcic, gardienne du Monténégro : « C’était difficile ! Elles ont tellement bien joué dès le début… Je pense que la France a gagné le match durant cette entame. C’était déjà fini pour nous… On s’est battu encore et encore pour reprendre le pouvoir, mais je ne peux que féliciter les Françaises pour leur prestation. Et leur public était parfait ! »

Orlane Kanor, ailière gauche : « La vraie force de cette équipe, c’est la diversité ! On tourne beaucoup, contrairement au Monténégro. On a du jeu, du roulement et il n’y a pas de baisse de niveau. »

Béatrice Edwige, pivot : « Ce n’est pas un match aussi complet que la Slovénie, on a un peu péché en seconde période, peut-être physiquement. Il y a deux ou trois choses à redire, mais ça reste un super match défensif. On a été présentes sur les impacts. Elles ont voulu être vicieuses, on l’a été aussi. On a maîtrisé nos nerfs. C’était propre. C’était un bon test avant d’affronter le Danemark. »

France - Monténégro : Amandine Leynaud star de Gentilly
Amandine Leynaud surnommée « Doudou », a réussi une première mi-temps exceptionnelle pour mettre les Bleues sur orbite. Gentilly a vibré aux exploits de la gardienne de l’équipe de France.
France - Monténégro
25-20

D’arrêts réflexes en cabrioles, elle les a tout simplement éc½urées. Dans un état de grâce sublime, mais sans en rajouter pour garder une concentration extrême, Amandine Leynaud a renvoyé, en trente minutes, les Monténégrines à leur place. Sa ligne de stats à la pause laissait déjà rêveur : sept arrêts sur 15 tirs et deux penaltys de Bulatovic et Jaukovic. Le tout pour seulement huit buts encaissés en une période (16-8).

Que dire de plus ? Les chiffres parlent aussi en handball, même si Gentilly, en connaisseur, n’eut pas besoin de stats pour glorifier la performance de la gamine d’Aubenas, arrivée à 18 ans à Metz pour y rester huit saisons. « Doudou, Doudou, Doudou… » se mit à chanter très tôt le public nancéien, chaud comme la braise lorsqu’Amandine stoppa une contre-attaque de Mehmedovc seule à 7 m.

« Doudou », c’est bien sûr le surnom d’Amandine Laynaud, championne du monde aujourd’hui gardienne de Györ, l’équipe hongroise championne d’Europe des clubs. Surnom qui colle à la peau de « maman Amandine », celle qui avec sa compagne coule des jours heureux en famille, le regard protecteur et attendri sur ses jumeaux Mila et Marcel.
« On jouait notre vie »

Mais dans la vie d’Amandine Leynaud, il y a celle qui, à 32 ans, s’épanouit auprès des siens et il y a celle qui, en gigotant dans ses buts, hante les nuits de tous les gros bras du Vieux Continent.

Choix logique d’Olivier Krumbholz, Amandine garda sa place après le repos, continua son festival (10/25) avant de passer le témoin à Laura Glauser après quarante-deux minutes de jeu : « On a un effectif varié et riche. Olivier sait l’utiliser au bon moment. »

Toujours debout, prête à glisser à l’oreille de Laura le petit conseil en plus, Amandine Leynaud finit le match comme un coach des gardiens, justement son projet professionnel à la Fédération.

Le Monténégro, qui ne voulait pas mourir, réussit bien à revenir à trois buts (20-17, 50e ). Gentilly se mit à gamberger jusqu’à ce qu’Estelle Nzy Minko, l’autre « Hongroise » en bleu, délivre définitivement la France, en mettant au supplice la pauvre Rajcic dans ses buts.

À l’autre bout du terrain, toujours debout devant son banc, Amandine Laynaud pouvait exulter. Au revoir et merci Nancy ! Bonjour Nantes et le Danemark, qui a perdu contre la Serbie : « C’est la première chose que j’ai demandée en rentrant dans le vestiaire. Je vais un peu me reposer mais très vite, je vais penser au Danemark. Ce soir, on jouait notre vie. Maintenant, on va jouer pour gagner l’Euro… »

Gilles GAIHIER

Trefilov (Russie) est un cas

Jewgeni Wassiljewitsch Trefilov est un cas. L’homme est connu pour ses coups de colère légendaires, ses temps morts animés, ses dérives avec les arbitres. Il faut dire que le coach mythique de l’équipe de Russie a la gueule de l’emploi. Et il en joue. Des épaules de bûcheron de l’Oural, une voix aussi forte que celle des ch½urs de l’armée rouge et un ventre en avant qui laisse deviner son appétit…

Dans son équipe, personne ne bouge. Discipline de fer et régime spartiate au programme. Même si dimanche, à une minute de la fin contre le Monténégro (24-23), le coach a commis une erreur de débutant : pour un temps mort demandé illégalement, il a mis son équipe en infériorité numérique et rendu la balle au Monténégro.
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Trefilov a déjà oublié l’incident sans frais. Il lui servira de leçon. Avec une défaite (pour du beurre) et deux victoires, dont une contre la France championne du monde à Nancy (26-23), son équipe est sur orbite dans cet Euro. « On a joué contre… un porte-avions », disait Olivier Krumbholz, qui a souvent le sens de la formule, à la fin du match contre les Bleues.

Contre la France, Dmitrieva, meilleure joueuse aux JO de Rio et l’ailière Samokhina ont fait un festival (15 buts). Managarova a montré tout son talent. « C’est sans doute la joueuse la plus rapide du monde sur ses changements d’appui », relève Camille Ayglon, la doyenne des Bleus, qui en a vu d’autres sur la planète handball.
Rostov, le réservoir

L’équipe Russe arrive donc à Nantes en s’étant bien dégagé le chemin des demi-finales. C’est d’abord et surtout un modèle collectif, notamment dans le jeu placé, dans les enchaînements, dans la recherche des intervalles et du pivot à 6 m. Une équipe qui, pour mieux attaquer, défend. « Elle ne vous laisse pas respirer », reconnaît Alexandra Lacrabère.

Championne olympique, la Russie est-elle devenue la favorite du tournoi après sa victoire contre la France ? Depuis, elle cache son jeu pour mieux tenir la distance. Le coach russe a fait beaucoup tourner ce mardi contre la Slovénie, profitant d’un match sans enjeu pour préserver ses cadres (défaite 27-29).

Certaines joueuses comme la gardienne Sedoykina (34 ans), Kuznetsova (31 ans), Kochetova (31 ans), Petrova (36 ans) ou encore Managarova (30 ans) ont la trentaine. Et puis, la Ligue des champions laisse des traces : huit joueuses de l’équipe russe portent les couleurs de Rostov. Une équipe invaincue après le premier tour (un seul match nul à Brest) et qui va croiser Metz au tour principal pour de drôles de retrouvailles. Surtout si la France et la Russie se retrouvent en finale de l’Euro à Paris le 16 décembre…


Gilles GAIHIER

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109841]

beillitse

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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109863]

beillitse

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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109866]

françoise

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rl du 06/12/2018

les Bleues ont tout pour elles

Sereine et séduisante, l’équipe de France entame le tour principal de son Euro, ce jeudi face au Danemark (18h), dans une position presque idéale.

« Elles m’ont bluffé ! » En 17 ans à la tête des Bleues, Olivier Krumbholz en a vu d’autres. Et pourtant… Le sélectionneur français a été ébloui par les deux récitals de ses joueuses au tour préliminaire de l’Euro, à Nancy. « En termes de qualité, c’est exceptionnel », résume-t-il. « Je m’attendais à une montée en puissance progressive. Elle a été extraordinaire. Quand on domine à ce point en défense, on est irrésistible. »

Les championnes du monde ont trimballé toutes les certitudes jusqu’à Nantes, hier. C’est là, dans l’impressionnante Hall XXL (8400 places), qu’elles doivent prolonger la plénitude ambiante. « Nos dernières prestations nous donnent beaucoup de force », apprécie l’expérimentée Camille Ayglon. « Il y a un sentiment de constance, une vraie sérénité. C’est ce qui va nous permettre de rester stables dans les matches qui arrivent. »

L’arrière droit les devine « très serrés » et « déterminants ». Celui face à Danemark, ce jeudi soir, le sera forcément. Candidates au podium, les Scandinaves ont manqué une occasion en or en s’inclinant mardi devant la Serbie. Sûres d’elles, parfois un peu trop, « elles voudront réagir », anticipe Olivier Krumbholz. « C’est une équipe qui a du bras, qui défend en homme à homme et essaie de jouer dur. Mais on est prêt à les contrer, on sait ce qu’on doit faire », assure le coach messin, qui s’appuiera sur la victoire acquise en Golden League (22-20) il y a tout juste deux semaines.

Le contrat est clair, dans ce tour principal : « Si la France gagne tous ses matches, elle n’aura pas d’ennuis mathématiques. » Et elle verra Bercy à coup sûr. Après le Danemark, il faudra dompter la Suède d’Isabelle Gullden et la Serbie d’Andrea Lekic, deux des plus grandes stars de cet Euro. « Les trois adversaires se valent » et aucun n’offrira un succès facile.

Mais les Françaises ont tout pour se sortir de la poule et viser un quatrième podium international d’affilée. « On fait déjouer nos adversaires, c’est notre marque de fabrique », explique le sélectionneur. « On les bloque là où ils excellent », confirme Camille Ayglon. « Il peut encore se passer plein de choses mais on a plein de dispositifs de secours, plein de choses qu’on n’a pas encore testées », avance Estelle Nze Minko. « On a la chance d’avoir plusieurs joueuses différentes, toutes capables d’être puissantes et décisives. Pour les autres, ça va être usant », promet la meneuse de jeu Grace Zaadi.

A Nantes, Laura MAURICE

Laurisa Landre rejoint les Bleues

L’info

L’équipe de France s’est qualifiée à trois reprises pour les demi-finales d’un championnat d’Europe. À chaque fois, elle avait concédé une défaite au premier tour. En 2002 et 2006, les Bleues étaient même tombées une seconde fois dans la phase principale. Elles ont donc encore toutes les cartes en main, malgré leur revers initial contre la Russie.

La bonne nouvelle

Le sélectionneur prenait de ses nouvelles régulièrement depuis le début de la compétition… Laurisa Landre va mieux et elle a rejoint le groupe tricolore, ce mercredi à Nantes. Olivier Krumbholz a droit à deux changements dans ce tour principal. Mais la pivot de Toulon, qui s’est entraînée hier, ne devrait pas rentrer dans les 16 avant les demi-finales. Blessée au genou droit en début de saison, l’ancienne Messine était absente des terrains depuis. « On va voir comment elle peut se préparer et s’améliorer mais elle est en déficit physique. Et dans une compétition aussi impitoyable, ça ne pardonne pas », reconnaît l’entraîneur français.

Le chiffre

67 buts encaissés en trois rencontres : la France entame le tour principal avec la meilleure défense de ce groupe I, qui réunit les six qualifiés des poules A et B. Elle devance la Serbie et la Suède (73).

Le flop

C’est un raté qui fait les affaires des championnes du monde françaises. Cinq minutes à peine après leur victoire sur le Monténégro, Alexandra Lacrabère et ses copines avaient déjà eu le temps de noter la défaite du Danemark devant la Serbie (25-30), à Nantes dans le groupe A. Invaincues jusque-là, les Scandinaves ont manqué l’occasion de partir avec 4 points au tour principal et de compliquer un peu plus la tâche des Bleues en vue des demi-finales…

Le coup de c½ur

« Énorme », « phénoménal », « magique »… Les Bleues ont unanimement salué le public et l’ambiance magnifiques de Nancy pendant cette première semaine de compétition. À Nantes, terre de handball, elles ne devraient pas être déçues de l’accueil des 8 000 spectateurs de la Hall XXL…

La. M.

France-Danemark: les Bleues ont le vent dans le dos

Les handballeuses françaises ont le vent dans le dos au moment d’aborder la deuxième phase de l’Euro, à partir de jeudi à Nantes. Premier obstacle à gravir : le Danemark, dont il faut se méfier.

Alors que la Norvège, double tenante du titre, ne participera probablement pas aux demi-finales de l’Euro féminin de handball après sa deuxième défaite contre la Roumanie, 31 à 23, mercredi à Brest, voilà les Bleues prévenues de la meilleure des façons de tout risque de décompression, avant le lancement du tour principal face au Danemark, la Suède et la Serbie.

Des trois matches au programme de cette deuxième phase, c’est le premier (18h jeudi) qui paraît le plus compliqué, même si les Danoises se sont fait surprendre par la Serbie mercredi.

Une très bonne chose pour les Françaises qui partent sur la même ligne que les trois nations proposées dans ce tour principal avec deux points, derrière la Russie (4 points) et devant le Monténégro (0 point). Tout le monde a encore sa chance de terminer dans les deux premiers.

«On est sereines. Ce n’est pas de la prétention, c’est qu’on est sûre de nos forces. On a notre destin en main, maintenant il n’y a plus qu’à...», a déclaré l’arrière Alexandra Lacrabère après la belle victoire de mercredi sur le Monténégro, la deuxième d’affilée après celle face à la Slovénie. L’échec initial face aux championnes olympiques russes a été surmonté.

Krumbholz : «Ca va se jouer beaucoup dans les têtes»

Les Scandinaves font partie d’un deuxième groupe de prétendants aux médailles, derrière le «Big Four» (France, Norvège, Russie, Pays-Bas) qui monopolise les honneurs. Une catégorie où figure aussi la Suède, quatrième du Mondial l’an passé, mais pas la Serbie, qui n’est jamais montée sur le podium de l’Euro.

Sur le papier, les championnes du monde sont au-dessus des Danoises, qu’elles ont battues il y a deux ans pour la médaille de bronze de l’Euro ou encore il y a deux semaines en préparation à la Golden League.



Les Françaises ont le désavantage d’avoir à voyager mercredi de Meurthe-et-Moselle en Loire-Atlantique, la veille du match, mais dans les meilleures conditions possibles, en avion.

«C’est un enchaînement très compliqué. Il va falloir jouer avec la rage au ventre. Il serait dommage de se mettre en difficulté parce qu’on est un peu fatigué. Ca va se jouer beaucoup dans les têtes», souligne l’entraîneur Olivier Krumbholz, qui voit son équipe «dans une dynamique intéressante».

Les Danoises sont à Nantes depuis le début du tournoi et auront bénéficié d’un vrai jour de repos, sur place, avant d’accueillir les Françaises. Un problème ? «Pas du tout, c’est nous qui les accueillons, on est chez nous!», lance Lacrabère, alors qu’on espère faire le plein au Hall XXL.

AFP

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109881]

beillitse

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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109884]

françoise

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rl du 07/12/2019

la France sur son élan contre le Danemark

Les Bleues ont parfaitement débuté le tour principal de l’Euro, avec une victoire aboutie et prometteuse sur le Danemark, ce jeudi à Nantes (29-23).

Elles en sont presque insolentes. De réussite, de sang-froid. Les Bleues n’ont jamais été inquiétées, ce jeudi soir à Nantes (29-23). Il faut le souligner, parce qu’elles jouaient un match crucial, face à une dangereuse équipe du Danemark, candidate au podium elle aussi. Les Scandinaves sont sorties du terrain têtes basses, silencieuses. Il n’y avait pas grand-chose à dire, de toute façon, devant tant de maîtrise.

Pour résumer le tour de force français – le troisième d’affilée –, il suffirait peut-être d’évoquer cet incroyable duo gardienne-défense. Le meilleur de la compétition. « Du monde », dira même Allison Pineau. Mais ce serait oublier les débordements fous d’Estelle Nze Minko (6/6), la maestria de Grace Zaadi, la confiance totale de Laura Flippes ou l’inspiration des ailières. Toutes symbolisent le renouveau de l’attaque tricolore, que l’on a rarement vue si toute-puissante (85 % de réussite au tir en première période). « On a gagné des titres en étant moins bonnes offensivement. Alors forcément, on se sent un peu plus fortes », sourit Allison Pineau, exceptionnelle en défense hier.

Les Bleues avaient tutoyé les sommets contre la Slovénie et le Monténégro, au premier tour, avec deux entames de match absolument parfaites. Portées par cette éternelle sérénité, elles ont refait le coup, ce jeudi, et le Danemark ne les a plus revues (2-2, 4e ; 9-6, 17e ; 16-10, 29e ; 21-14, 39e ; 27-18, 53e ). « On connaît l’enjeu de chaque match dans un Euro. On est préparé à ce combat-là et ça fait du bien de voir que ça marche », se réjouit Amandine Leynaud, désignée meilleure joueuse de la rencontre après ses 14 parades.
Une constance rassurante

Au-delà de la maîtrise et la supériorité évidentes des championnes du monde, il faut surtout retenir une constance rassurante. La France a retrouvé le niveau de jeu qui lui avait permis d’accrocher une deuxième étoile à son maillot, l’an passé. Et elle ne le quitte plus. « Tout n’est pas parfait, comme toujours, mais on joue bien. Pour la troisième fois d’affilée. On a quand même été jusqu’a +9 sur le Danemark, dans un match de cette importance-là ! On travaille, on maitrise, ça roule pour l’instant », résume Estelle Nze Minko.

Alors, que peut-il arriver à cette équipe sur la route des demi-finales ? « On pourrait être trop confiantes, peut-être, à un moment donné », devine l’arrière française, sans trop y croire. « Je nous connais, on prend tout le monde hyper au sérieux. On n’a rien fait encore et on le sait », insiste-t-elle. « Il faut prendre du recul pour ne pas se laisser emporter par la vague », conclut Allison Pineau.

A Nantes, Laura MAURICE

Olivier Krumbholz satifait que la France « monte en charge »

Olivier, que retenez-vous de cette nouvelle victoire avec la manière ?

« Je suis très, très heureux. Je voudrais souligner la qualité des arbitres, qui ont immédiatement calmé les deux équipes pour que le match ne soit pas trop dur. Ils ont été sévères comme il le faut, pour que les joueuses soient protégées. On a bien défendu, avec une bonne gardienne. En attaque, ça se met bien en place, Grace (Zaadi) et Estelle (Nze Minko) ont pris leurs responsabilités. On avait certainement plus de jus que les Danoises, on a su utiliser les espaces. »

Vous mettez d’entrée la pression sur vos adversaires dans ce tour principal…

« Mais ça fait trois matches qu’on domine, trois matches qu’on met la pression. On a des moments moins bien mais qui n’en a pas ? Là, il fallait un peu soulager les titulaires, sortir certaines joueuses du banc. Et je suis très heureux pour Kali (Niakaté). Elle a des qualités énormes et on aura bien besoin de punch dans cette deuxième moitié d’Euro. On a disputé quatre matches, il nous en reste quatre à jouer si on va au bout. »

Comment expliquez-vous la confiance absolue de vos joueuses depuis quelques jours ?

« On monte en charge, il y a beaucoup de sérénité aussi. On a réfléchi pendant deux jours, on a essayé de savoir pourquoi on avait dévissé en seconde période face au Monténégro. C’était mieux dans la discipline déjà. »

Que pouvez-vous dire de votre prochain adversaire, la Suède, que vous aviez éliminée en demi-finale du Mondial il y a un an ?

« C’est une équipe avec de grands gabarits, des bras, d’excellents pivots et une joueuse exceptionnelle au milieu (Isabelle Gullden). Elle est arrivée un peu blessée, on ne sait pas vraiment où elle en est mais c’est une équipe solide, avec un jeu rapide et bien huilé, qu’il faudra bien aborder pour réussir une fois de plus à la contrer. »

La. M.

Grâce à leurs victoires sur le Monténégro et le Danemark, les Bleues comptent désormais 4 points ...

Grâce à leurs victoires sur le Monténégro et le Danemark, les Bleues comptent désormais 4 points avant d’affronter la Suède samedi. Quoiqu’il arrive, elles ne seront pas qualifiées ce week-end.

Elles devront attendre a minima le Serbie-Monténégro de lundi pour espérer valider leur billet pour les demi-finales avant leur dernière rencontre de poule mercredi.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109907]

beillitse

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Peu de chose ce matin dans l'Equipe



Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109908]

françoise

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françoise

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rl du 08/12/2018

la défense française est infranchissable
Fidèles à leur réputation, les Bleues se reposent sur une défense impressionnante depuis le début de l’Euro. « La meilleure du monde », avance Allison Pineau.

La défense est un savoir-faire français. Elle est l’identité, « le pilier » et l’assurance des Bleues. Zoom sur quatre talents essentiels au dispositif tricolore.
Camille Ayglon, l’expérience

« Pièce maîtresse » de la défense, l’aînée des Bleues (33 ans) est l’une des deux joueuses centrales, sur l’exigeant poste 3. « Il faut tout voir et tout anticiper, être capable de diriger et ne pas avoir peur de donner des ordres », résume son binôme Béatrice Edwige. « Camille, c’est une forte personnalité, elle est charismatique », complète Olivier Krumbholz, son sélectionneur. « Elle est aussi très intelligente, elle percute très vite. C’est un grand défenseur ! Elle stabilise beaucoup de choses et possède une grosse expérience. Elle fait un beau duo avec Béatrice. »
Béatrice Edwige, la patronne

Par son agressivité, son tempérament, la Messine incarne presque à elle seule l’arrière-garde tricolore. Élue meilleur défenseur du dernier Euro, en 2016, elle est indispensable en poste 3. Ses combats acharnés avec les pivots adverses témoignent d’un investissement colossal. « Elle est le défenseur français le plus percutant du moment », observe le coach. « Dans la force de l’âge », Béatrice Edwige était aussi la joueuse la plus utilisée au premier tour.
Allison Pineau, le facteur X

Si la France a réussi, jusque-là, à éteindre les plus gros bras de l’Euro, c’est surtout grâce à elle. Extrêmement mobile, elle a assiégé la Slovène Ana Gros et la Monténégrine Djurdjina Jaukovic à neuf mètres. Meilleure joueuse du monde en 2009, elle doit, pour l’heure, composer avec un rôle quasi exclusivement défensif. « On a énormément besoin d’elle, alors je la préserve », explique Olivier Krumbholz. « C’est une joueuse capable d’élever son niveau de jeu dans les moments ultimes, de prendre ses responsabilités dans les matches chauds. »
Estelle Nze Minko, le joker

Attaché à sa défense à plat (0-6, six joueuses alignées devant la ligne des six mètres), le sélectionneur « garde dans la poche » le dispositif 1-5, avec une joueuse avancée, pour les jours les plus difficiles. Cette configuration repose essentiellement sur l’explosivité d’Estelle Nze Minko. L’arrière française « jaillit » comme personne et a fait du chipage de ballons sa grande spécialité.

À Nantes, Laura MAURICE

pour Béatrice Edwige, « en défense, il ne faut pas avoir peur »

Béatrice, on dit souvent que la défense fait gagner des titres. À quel moment l’avez-vous compris ?

« Quand je suis arrivée en équipe de France, en 2013, et encore plus avec le retour d’Olivier (Krumbholz, en 2016). Et en ce moment, plus que jamais, je me rends compte de l’importance que cela prend dans le jeu moderne, dans le handball féminin. Sans grande défense, cela devient vraiment difficile de gagner. »

Quelle a été votre performance défensive la plus importante ?

« Il y en a plein. Mais je vais dire la finale du championnat du monde (2017), en deuxième période, après mes deux exclusions temporaires. J’ai réussi à garder mon calme et finir le match, alors que j’étais sous le coup d’un carton rouge. C’était pas mal ! »

La joueuse face à laquelle il est le plus difficile de défendre ?

« L’Espagnole Nerea Pena. À chaque fois, c’est un très gros duel, elle joue sur un rythme atypique, il y a beaucoup de contre-informations, elle est capable de déclencher vite au dernier moment. C’est toujours très chiant ! Et il y a Nycke Groot (Pays-Bas) aussi. »

À l’inverse, quelle est la joueuse qui vous réussit le mieux ?

« Je ne peux pas le dire. Joker ! »

La France a la meilleure défense du monde. Quel pays pourrait éventuellement lui contester ce titre ?

« La Norvège, je pense, qui peut très bien défendre, avec le même système que nous. La Russie, peut-être aussi, mais dans un autre style. »

Qu’est-ce qui vous fait le plus plaisir dans un match ?

« Les neutralisations et les contres. Camille (Ayglon, l’autre poste 3) est beaucoup plus dans les interceptions, on n’a pas le même type de défense ! »

Quel est le secret d’un bon défenseur ?

« Il faut un peu de caractère et surtout ne pas avoir peur. La peur, c’est ce qui appelle un attaquant, il la ressent et le défenseur devient vulnérable. À partir du moment où on dégage un peu de sérénité, je pense que tout le monde peut être un bon défenseur. »

La. M.


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109917]

beillitse

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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109920]

françoise

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rl du 09/12/2018

Olivier Krumbholz, le « véritable ambitieux jamais rassasié »

Vingt ans après ses débuts en équipe de France, Olivier Krumbholz, double champion du monde, vibre comme jamais dans cet Euro à domicile. Confidences d’un sélectionneur insatiable.

Olivier Krumbholz, vous semblez heureux à la tête de cette équipe de France…

« Je suis toujours aussi passionné, toujours ambitieux. On joue bien et c’est extrêmement plus facile. Quand je vois les images de télévision, je vois des sourires et des visages radieux ! La semaine dernière, on a regardé ensemble la finale du Mondial-2017. Ça a été un déclic de revoir où on en était il y a un an. On est en chemin et ce sera difficile de nous en détourner, même si ça ne garantit pas la victoire… »

Vous avez admis avoir été « bluffé » par vos joueuses. Qu’est-ce qui vous impressionne encore, après dix-huit années d’expérience ?

« Plein de choses ! Cela peut être la performance d’une Estelle Nze Minko qui marche sur l’eau ( 13/13 en deux matches ). Ou la progression collective… On n’avait jamais réussi à être aussi vite dans l’efficacité. »

Quel regard portez-vous sur l’Olivier Krumbholz des débuts, en 1998 ?

« Je pense que c’est important de rester authentique. Je ne me travestis pas. On ne peut avoir du charisme que si on est foncièrement soi-même. On peut sourire de comment j’étais au début mais ça ne marchait pas si mal non plus… »

Comment étiez-vous ?

« J’étais beaucoup plus dur, cassant, colérique. Je générais davantage le conflit. En fait, j’étais ‘too much’. La réussite, c’est comme une recette de cuisine et à ce moment-là, ma mixture était un petit peu trop épicée. »

L’arrivée d’un préparateur mental, en 2016, a tout changé pour les joueuses. Pour vous aussi ?

« Je n’ai pas été transfiguré à titre personnel. Personne ne change mais on peut évoluer, au travers de rencontres marquantes. Et dans le parcours de l’équipe de France, Richard Ouvrard est une personne marquante. En ce sens, il a forcément eu un effet sur moi. Au début, je faisais tout, jusqu’à amener les maillots au pressing. Aujourd’hui, je me mets en retrait pour qu’il puisse prendre toute sa place. »

Quelle est votre plus grande fierté dans votre histoire avec les Bleues ?

« La continuité. La progression mais surtout l’omniprésence de l’équipe de France et cette capacité à se relever après des moments difficiles. »
« Je ne me projette plus »

Vous semblez apaisé depuis votre retour, en 2016. Qu’est-ce qui vous met encore en colère ?

« La position du handball féminin, et du handball tout court. On a un parcours extraordinaire, on a pris une place énorme dans le c½ur des Français mais cela ne nous permet pas de franchir un vrai cap. »

Vous pourriez continuer jusqu’à Tokyo, voire jusqu’à Paris-2024. Qu’est-ce qui vous anime, à 60 ans, après deux titres de champion du monde ?

« Un véritable ambitieux n’est jamais rassasié. Et plus on avance dans l’âge, plus on est heureux de passer du temps avec les jeunes. C’est formidable. Pour le reste, je ne me projette plus. Je sais que quoi qu’il arrive, j’aurai eu ma part. Avant de partir, j’aimerais réussir à transformer très fortement la formation. Ce sera ma dernière mission. »

Laura MAURICE, à Nantes

Handball : France - Suède, comme on se retrouve


Il y a deux ans, presque jour pour jour, les Bleues avaient éliminé les Suédoises de leur Euro, à Göteborg (21-19). Il y a douze mois, elles s’étaient hissées en finale du Mondial aux dépens de ces mêmes Scandinaves (24-22). Les deux nations se retrouvent ce dimanche (15 h), à Nantes, et l’équipe d’Isabelle Gullden jouera sa survie, une fois de plus. « Ça fait quelques fois qu’on les bat. À un moment donné, elles vont avoir envie de dire : stop, ça suffit avec les Françaises », imagine Béatrice Edwige, qui s’attend à un « très gros duel ».

« Les équipes dos au mur sont toujours les plus dangereuses. Elles n’ont plus rien à perdre, et nous tout à gagner. Elles vont lâcher les chevaux, jouer pleinement leur jeu. À leur place, j’arriverais sans complexe », appuie la pivot de Metz.

Battue jeudi par les Monténégrines, la Suède a bénéficié, comme la France, d’une journée de travail supplémentaire, suite au report de la rencontre sur décision préfectorale. « Elles seront forcément meilleures contre nous. Je pense que ce jour de repos leur a fait énormément de bien parce qu’elles s’appuient beaucoup sur les mêmes joueuses. Celles qui étaient un peu en dedans il y a trois jours seront bien au rendez-vous », anticipe Edwige.
« Exceptionnelle Gullden »

Les championnes du monde tricolores auront bien sûr une attention toute particulière pour Isabelle Gullden, l’une des plus grandes stars du handball féminin. Incroyable chef d’orchestre, la demi-centre, même diminuée, est le « c½ur » de la Suède. « C’est une bonne équipe, solide, avec une joueuse exceptionnelle au milieu », résume le sélectionneur Olivier Krumbholz. « Elle a une vision du jeu énorme, elle connaît tous les placements, tous les timings de ses coéquipières », décrit Edwige. « C’est elle qu’il faut impacter pour détruire les filles autour d’elle. Si on arrive à l’amoindrir, on pèsera sur toute leur attaque. »

Irrésistible depuis une semaine, l’équipe de France a réussi, jusqu’ici, à éteindre ses adversaires les plus dangereuses, à l’image de la Slovène Ana Gros ou de la Monténégrine Djurdjina Jaukovic. Alors, elle avance sereine mais cherche, surtout, à éviter l’excès de confiance. « On sait qu’il peut y avoir un jour sans, on s’y prépare », reconnaît la spécialiste de la défense. « On se doit de rester exigeant. On s’appuie, depuis trois matches, sur une Amandine Leynaud exceptionnelle, cela invite à la vigilance. Elle est déterminante dans nos performances. Les matches seront de plus en plus durs, il faut continuer à élever notre niveau de jeu », conclut Krumbholz.

La. M.

Horacek et Dancette de passage à Nantes
Avec le report de leur match contre la Suède, en raison du mouvement des Gilets jaunes à Nantes, les Bleues ont profité de moments de détente, entre séance vidéo et entraînement, samedi. Les joueuses ont reçu famille et enfants à l’hôtel et ont pu compter sur le soutien de deux grandes absentes, Blandine Dancette et Tamara Horacek, victime d’une rupture des ligaments croisés juste avant l’Euro.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109937]

beillitse

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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [109940]

françoise

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rl du 10/12/2018

les Bleues ont toujours leur destin entre leurs mains à l’Euro
Les Bleues ont livré un énorme combat physique et mental pour prendre un point à la Suède, dimanche à Nantes, au terme d’un match fou (21-21). Elles devront impérativement battre la Serbie mercredi.

Il reste une minute à jouer, tout au bout d’un money-time irrespirable. Le bras de l’arbitre est levé, les Bleues doivent tirer. Dans le temps mort de la dernière chance, Olivier Krumbholz mise tout sur son prodige Orlane Kanor. À 21 ans, l’arrière gauche a déjà renversé le match à elle seule, quelques instants plus tôt. Cette fois, son tir passe largement à côté, comme celui de Siraba Dembélé juste après. Le score en restera là : 21-21.

La France a donc arraché le nul face à la Suède, ce dimanche, au terme d’un combat d’une intensité folle. Un petit point qu’elle ne doit qu’à son courage. Car les championnes du monde ont « galéré » et « ramé », très loin du « petit nuage » sur lequel elles planaient depuis trois matches (2-5, 9e ; 9-9, 23e ; 11-14, 30e ). Elles se sont longtemps contentées de survivre, avant de donner le coup de grâce avec deux buts de grande classe signés Kanor (14-17, 38e ; 18-19, 53e ; 20-20, 57e ).

Pour en arriver là, les joueuses d’Olivier Krumbholz ont tout surmonté. Leurs propres lacunes offensives (53 % de réussite seulement), leur défense « un peu morte », ces dix minutes interminables sans le moindre but et, surtout, la performance surréaliste de Filippa Idehn dans les buts suédois. Entre la 40e et la 50e minute de jeu, quand les Bleues « poussaient fort » pour revenir à -1 (16-18), la gardienne a arrêté huit tentatives à la suite ! « À ce moment-là, on se dit juste que ça finira bien par rentrer », sourit Alexandra Lacrabère, qui a porté ses copines avec un sans-faute aux jets de sept mètres (4/4).
« Ce petit point va nous emmener très loin »

Transcendée par une ambiance formidable, la France, qui n’a jamais été devant au score, aurait même pu l’emporter in extremis. « Mais il ne faut pas être trop gourmand », intervient Olivier Krumbholz, satisfait de ce « bon » nul. « Il faut le prendre comme une victoire », estime Laura Glauser. « Ce match, on aurait pu le perdre dix fois », insiste Béatrice Edwige. Les médaillées de bronze de l’Euro-2016 ont « préservé l’essentiel » : l’espoir d’une qualification en demi-finale, auquel elles s’accrochent éperdument. Elles devront impérativement dominer la Serbie, mercredi, pour rejoindre Bercy. « Quand je vois notre réaction dans ce match, je suis tellement optimiste ! J’espère que ce petit point-là va nous emmener très loin. Et j’y crois du fond du c½ur », reprend la pivot des Bleues.

Celles-ci ont été secouées et cela devait bien finir par arriver dans une quinzaine aussi exigeante. « C’est normal », résume la capitaine Siraba Dembélé. « Ce sont les scénarios qu’on aime et qui, souvent, nous font aller au bout », conclut Alexandra Lacrabère. La France a perdu un point, hier. Son aura de futur vainqueur, elle, est intacte.

À Nantes, Laura MAURICE.

Lacrabère, Glauser et Kanor ont sauvé les Bleues face à la Suède


La France était « dans un jour sans », dimanche, face à la Suède. Elle s’est appuyée sur trois joueuses décisives pour ne pas sombrer. Impressionnantes de sang-froid, Alexandra Lacrabère, Laura Glauser et Orlane Kanor ont fait basculer une rencontre mal engagée.
Lacrabère à l’expérience

Elle a d’abord rassuré tout le monde avec une réussite totale sur penalty (4/4), après le premier échec d’Allison Pineau. Elle n’a inscrit qu’un but dans le jeu et il fait partie des plus importants. Dans une fin de match étouffante, Alexandra Lacrabère a offert la première égalisation (19-19, 55e ) et concrétisé l’incroyable retour des Bleues. Meilleure buteuse française en championnats d’Europe, l’arrière droit de 31 ans a apporté tout son calme et son expérience pendant la tempête. Précieuse !
Glauser sous pression

Avec un peu plus de réalisme, la France aurait pu prendre les devants en milieu de seconde période. Mais elle aurait surtout pu se perdre au fil des échecs de ses tireuses devant une gardienne en état de grâce. Les Bleues n’ont pas marqué pendant dix minutes et, fort heureusement, la Suède non plus. Le mérite en revient à Laura Glauser, qui a parfaitement relayé Amandine Leynaud après la pause. « C’était compliqué au début, je n’arrivais pas à me mettre dedans », raconte la Messine. « Et puis, j’ai eu un déclic quand j’ai vu Idehn faire tous ces arrêts. Je me suis dit qu’il fallait que je réussisse la même prestation, sinon les Suédoises allaient creuser l’écart. Il fallait que je réponde. C’est ce que j’ai essayé de faire après chacune de ses parades. » De retour au meilleur niveau après sa maternité, elle a été indispensable hier (6 parades). « Mais j’aurais aimé faire un arrêt de plus pour qu’on ait la victoire », souffle-t-elle.
Kanor en patronne

Quand les championnes du monde se sont retrouvées dos au mur, à court de temps, c’est en elle qu’Olivier Krumbholz a vu la solution. Elle n’a que 21 ans, une seule petite année d’expérience en bleu mais elle a déjà révélé un talent fou et des épaules solides. Son sélectionneur lui a confié le sort de l’équipe de France en fin de rencontre. « Elle a été déterminante », apprécie-t-il. « Je ne m’attendais pas à avoir cette responsabilité-là », reconnaît l’arrière gauche formée à Metz. « Je sors frustrée d’avoir raté le dernier mais je sais que j’ai marqué des buts importants ! »

La. M.

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