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Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [101164]

françoise

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Posté le : 01/10/2017 à 09:04 (Lu 2026 fois)
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RL du 01/10/2019

Laura Glauser (Metz Handball) : « Je suis enceinte »

Forfait pour le rassemblement des Bleues, sur le banc lors des derniers matches de Metz, Laura Glauser, qui va devenir maman, met sa carrière entre parenthèses. Entretien.

L aura, vous avez manqué les deux derniers matches de Metz et le rassemblement de l’équipe de France. Pourquoi ? « Je suis enceinte. Bien sûr, tout cela était prévu de longue date. C’est une grande décision pour un club et pour une femme, donc je ne l’ai jamais caché à personne. Quand j’ai resigné pour trois ans, cela faisait partie du contrat. Ce n’est pas un choix qui s’est fait du jour au lendemain. »

• Cela signifie que votre saison est déjà terminée ? « Je ne sais pas encore. Il faudra prendre cette décision avec le coach, avec le président et surtout avec mon corps. Depuis le début de la saison, je me suis bloqué cinq fois la nuque, c’est pour cela que j’étais absente contre Besançon. Au mieux, je disputerai encore quelques matches avant de me retirer. »

« Je serai toujours derrière les filles »

• La France accueille l’Euro-2018, dans un peu plus d’un an. C’est dans un coin de votre tête ? « Carrément. C’est un objectif fort pour moi. On verra bien, ça dépendra de ma reprise, de ma vie. Je ne serai plus toute seule donc ça ne dépendra peut-être pas que de moi mais j’y pense forcément. Tout ce qui concerne l’équipe de France, comme mon club, me touche directement. Je fais une concession sur le Mondial-2017 (en décembre) mais je garde l’Euro en tête. »

• Il vous faudra regagner votre place chez les Bleues… « Évidemment. On verra comment cela va se passer mais j’aime les challenges, je me sens prête à relever celui-ci. Ce sera un défi pour moi-même avant tout et non pas pour le reste du monde. »

• Un message à faire passer à vos coéquipières messines, qui continueront la saison sans vous ? « Simplement que je serai toujours là derrière elles, pour les soutenir. Que je sois dans les tribunes ou pas ! »

Laura MAURICE.



ET aussi:

Laura Glauser, de retour pour l’Euro-2018 en France ?

Médaillée aux JO de Rio (argent) et à l’Euro-2016 (bronze), Laura Glauser, 24 ans, n’a encore jamais goûté à la joie d’un podium mondial… Ce ne sera pas pour cette année : la gardienne, qui s’imposait depuis un an comme une potentielle numéro 1, manquera les championnats du monde en Allemagne dans deux mois. Un sacrifice anticipé et maîtrisé qui devrait lui permettre d’être de retour la saison prochaine et de prétendre à une sélection pour l’Euro-2018 à domicile, l’objectif fort de l’équipe de France. Le groupe d’Olivier Krumbholz pourrait avoir besoin de son égérie (elle est sur toutes les affiches !) pour aller chercher le titre européen.

Qui pour remplacer Laura Glauser ?

Si Laura Glauser pourrait participer au début de la campagne européenne, Metz devra rapidement pallier l’absence de sa gardienne star. « On cherche depuis quelque temps déjà… Mais on ne prendra quelqu’un que si elle nous apporte une plus-value. Le marché n’est pas simple et les gardiennes comme ça ne courent pas les rues », résume Emmanuel Mayonnade.

Le technicien comptera principalement sur sa n°2 Marina Rajcic, qui devra confirmer les promesses entrevues face à Besançon il y a quinze jours. La Monténégrine de 24 ans sera épaulée par les jeunes de l’équipe réserve, Ophélie Tonds (19 ans) et Manuella Dos Reis (18 ans), championnes d’Europe juniors cet été avec l’équipe de France.

Suffisant pour répondre à un calendrier démentiel, gérer les éventuelles blessures et assumer les ambitions européennes du club ? « Marina est potentiellement la joueuse qui a le plus gros palmarès de toute l’équipe, avec deux Ligue des Champions (2012 et 2015 avec Podgorica) et un titre européen avec le Monténégro (2012). On ne devrait pas manquer d’expérience » , estime l’entraîneur messin. « Si ça ne se fait pas maintenant, on pourra encore recruter lors de la trêve hivernale », précise le président Thierry Weizman.

Metz continuera de guetter chaque opportunité jusqu’au coup d’envoi de la Ligue des Champions, le week-end prochain, mais à moins d’une aubaine de dernière minute, Marina Rajcic, arrivée au club à l’été 2015, devra prendre ses responsabilités au poste de gardienne numéro 1. Un nouveau statut pour l’ex-doublure qui avait réussi quelques coups d’éclat la saison passée dont ceux, mémorables, des victoires sur Buducnost en Ligue des Champions et Brest en finale aller du championnat.

Derrière, Dos Reis et Tonds seront propulsées dans l’univers professionnel. Avant elles, Laura Glauser, tout juste 19 ans à l’époque, avait connu le même destin…


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [101190]

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Posté le : 02/10/2017 à 15:40 (Lu 1861 fois)
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rl du 2/10/2017

Manon Houette sauveuse des Bleues

L’équipe de France est revenue de nulle part, portée par une énorme Manon Houette, pour arracher le nul face au Brésil en amical (22-22).

L’équipe de France a arraché le match nul face au Brésil (22-22), grâce à un but de Laura Flippes à deux secondes de la fin, pour terminer sur une note positive sa série de deux rencontres amicales contre les Sud-Américaines, ce dimanche à Tremblay.

Les Bleues, diminuées par de très nombreuses absences, s’étaient imposées vendredi à Brest (23-21), dans le cadre de ce premier stage de préparation au Mondial qui aura lieu en Allemagne en décembre.

Menées 22-18 à quatre minutes de la fin hier, elles ont inscrit les quatre derniers buts de la partie, dont deux par l’ailière Manon Houette. La Messine, au bilan impeccable sur l’ensemble du week-end (18 tirs, 18 buts !), a porté les Bleues dans les derniers instants. « On n’a pas fait un très bon match mais quel plaisir d’égaliser dans ces conditions ! Elles ont eu le mérite d’y croire, de s’arracher et d’être très lucides dans les trois dernières minutes », a commenté Olivier Krumbholz.

Le sélectionneur était privé de nombreuses joueuses, dont certaines ne seront pas non plus au Mondial, comme Allison Pineau (opérée d’une cheville) et Laura Glauser (enceinte), alors que d’autres devraient revenir à l’image de la gardienne Amandine Leynaud, Camille Ayglon, qui s’est fait mal au genou vendredi, ou Alexandra Lacrabère.

L’entraîneur en a profité pour tester des joueuses nouvelles, comme la gardienne Catherine Gabriel, ou peu utilisées jusqu’à présent, parmi elles la demi-centre Tamara Horacek et l’arrière Kalidiatou Niakaté (3 buts chacune dimanche). « On est très incomplet donc on cherche des solutions. On a eu beaucoup de réponses. Très honnêtement, elles ne sont pas toutes positives mais on y voit clair après ces deux matches », estime Krumbholz.

Les Françaises, vice-championnes olympiques puis troisièmes de l’Euro en 2016, viseront un troisième podium d’affilée au Mondial. Elles ont aussi en vue l’Euro-2018 qui se déroulera en France.


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [101201]

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Posté le : 03/10/2017 à 09:50 (Lu 1771 fois)
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RL du 03/10/2017

La Messine Manon Houette cartonne en équipe de France

En l’absence de plusieurs joueuses majeures, Manon Houette a attiré toute la lumière, ce week-end, en préparation au Mondial. L’ailière gauche messine a porté les Bleues avec deux performances rares : 10/10 et 8/8 au tir !

Les chiffres parlent pour elle : 18 buts sur 18 tirs en 120 minutes. Ce qu’ils ne disent pas, c’est l’impact de Manon Houette sur le jeu tricolore. Avec la détermination et l’assurance d’une joueuse « bien dans [sa] tête », l’ailière gauche a porté l’équipe de France dans ses deux confrontations avec le Brésil, ce week-end en amical (23-21 puis 22-22). « Elle a été terrible ! » , résume le sélectionneur Olivier Krumbholz. « C’est rare d’avoir de telles stats , sourit la néo-Messine, impeccable aussi au penalty (5/5). J’étais calme, en forme, confiante. Ce groupe m’a apporté cela. »

L’internationale (59 sélections, 120 buts) ne s’en cache pas : elle est meilleure épanouie. « J’ai besoin d’être bien dans ma vie pour être bien sur un terrain. Et aujourd’hui, toutes les conditions sont réunies », explique-t-elle. « Le fait qu’elle soit heureuse à Metz n’est sans doute pas étranger à ses performances », avait compris Olivier Krumbholz.

« Elle va encore progresser »

Grandie par une première expérience à l’étranger, par cette folle année 2016 aussi (vice-championne olympique à Rio, médaillée de bronze à l’Euro), Manon Houette marche dans les pas de Siraba Dembélé, la capitaine tricolore. « J’ai vécu douze mois riches en émotion, qui m’ont énormément fait progresser », reconnaît l’ailière.

« Elle est arrivée à maturité mais elle va encore progresser , parie le sélectionneur messin. Elle est sur une pente ascendante. Elle a gagné en assurance, a trouvé de la variété dans les impacts, elle est plus sereine au tir. Et elle a de grosses qualités physiques. »

Certains voient en Manon Houette la star montante des Bleues. Elle, la bosseuse acharnée, reste accrochée à ses objectifs. « Une performance comme ça, sur un week-end, ce n’est pas grand-chose. J’ai envie d’apporter autant à l’équipe sur toute la durée d’une compétition. Ce sont ces échéances internationales que je vise », insiste la native du Mans, longtemps freinée par la concurrence chez les Bleues. « L’Euro en France, l’année prochaine, est notre objectif. Mais on ira au Mondial (du 1er au 17 décembre) pour faire quelque chose. On a des objectifs très élevés, c’est ambitieux. Mais on sent qu’on a le groupe pour y arriver. Et j’espère y participer au maximum. »

Son arrivée à Metz, premier vivier de l’équipe de France, confirme les ambitions d’une joueuse en pleine progression. « Je suis bien dans mon club, dans ma tête, dans mon corps. J’ai la confiance du coach, des filles, c’est important pour être performante , analyse-t-elle après un début de saison convaincant. On est dans une logique de partage du temps de jeu (avec Marion Maubon) et ça m’apporte une certaine fraîcheur, là où je pouvais avoir des périodes de creux les saisons précédentes en jouant tout le temps une heure. J’ai hâte de vivre la suite ! »

Laura MAURICE.

Et aussi

HANDBALL. En marge du rassemblement des Bleues, qui préparent le Mondial-2017, l’équipe de France A’ s’est déplacée en Norvège pour une double confrontation avec la réserve de la meilleure équipe du monde (défaites 31-21 et 32-21). Cinq Messines (Sajka, Kanor, Nocandy, Kieffer et Tonds) faisaient partie de ce groupe créé pour assurer le renouvellement de l’équipe A en vue des JO-2024. « Orlane Kanor possède un profil très intéressant mais elle a encore besoin d’un peu de temps pour exprimer tout son potentiel », a notamment souligné l’entraîneur Eric Baradat.

Mondial-2017 : Leynaud et Darleux feront la paire

La semaine internationale des Bleues, conclue par deux matches amicaux face au Brésil, a apporté quelques réponses
au sélectionneur. À deux mois du Mondial en Allemagne, une évidence semble en tout cas s’imposer au poste de gardienne de but, en l’absence de Laura Glauser (enceinte).
« Aujourd’hui, celle qui domine toutes les autres, c’est Cléopatre Darleux », confirme Olivier Krumbholz.
À moins d’une blessure, « Amandine Leynaud et Cléopatre feront la paire au Mondial », annonce le Messin.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [101227]

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Posté le : 04/10/2017 à 09:24 (Lu 1675 fois)
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RL du 04/10/2017

Handball - Metz-Toulon : même endroit, même punition ?

Corrigé trois fois la saison passée, Toulon ne se fait pas d’illusions avant de retrouver Metz, ce mercredi (20h45) aux Arènes. Le champion de France, lui, entend renforcer sa confiance avant ses débuts européens dimanche.

N e réveillez pas tous ces souvenirs, s’il vous plaît ! » Thierry Vincent, l’entraîneur de Toulon, le dit avec son éternel sourire. Mais les dernières confrontations avec Metz ne lui rappellent rien de bon. La saison passée, les trois rencontres s’étaient conclues sur de sacrées punitions : 35-16 et 33-16 en championnat, 34-16 en demi-finale de la Coupe de France.

Du coup, le technicien est bien embêté au moment d’évoquer les retrouvailles avec le champion de France, prévues ce mercredi soir aux Arènes. « Que voulez-vous que je dise ? Quand on prend trois fois 18 buts d’écart, ce serait prétentieux d’avancer qu’on vient pour faire un résultat. Il faut être lucide », lance-t-il.
« Laisser passer la tempête »

Les dernières sorties du leader ne sont pas de nature à rassurer les Varoises (8es ), privées de deux joueuses majeures (Vetkova, Jurisic). Avant elles, Besançon et Chambray, deux prétendants au Top 4, ont fait les frais de la montée en puissance messine.

Seule équipe à n’avoir perdu aucun point en cours de route, Metz devrait se passer de sa capitaine et demi-centre Grace Zaadi, qui se remet d’une lésion musculaire à l’abdomen. « L’échographie réalisée lundi est rassurante , explique le président et médecin Thierry Weizman. Mais nous ne prendrons vraisemblablement pas de risque avant le match de Ligue des Champions. » Une absence qui ne devrait toutefois pas trop peser ce soir. « Metz est un collectif rodé, avec des internationales à tous les postes, des rotations de qualité. C’est la formation la plus en place, la plus forte du championnat. On va laisser passer la tempête, essayer de limiter l’écart. Mais on ne joue pas dans le même championnat » , se résigne le coach toulonnais, qui vit sa dernière saison à la tête de l’équipe.

En face, Metz aurait sans doute espéré davantage d’opposition avant d’ouvrir sa saison européenne, dimanche face à Kristiansand. « L’idée est de vite retrouver des repères collectifs au sortir de la trêve. De gagner et d’y mettre la manière, comme les filles ont pu le faire depuis deux matches », annonce l’entraîneur Emmanuel Mayonnade, qui a retrouvé hier ses treize internationales.

La semaine messine a des allures de contre-la-montre : seulement deux séances d’entraînement au complet, ce mardi, avant Toulon. Puis trois jours pour préparer au mieux la venue des Norvégiennes. « On a peu de temps , reconnaît le technicien. Mais on aura le mérite d’être dans le rythme. Et si le retour de sélections n’est jamais facile à appréhender, la vérité c’est que dans le contexte international, les filles s’entraînent avec des exigences et un rapport de force plus élevés qu’ici. Elles seront capables de s’y remettre très vite. » Dernier tour de chauffe, ce soir, avant le grand saut.

Laura MAURICE.


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [101273]

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Posté le : 06/10/2017 à 18:48 (Lu 1509 fois)
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RL du 06/10/2017

Le président de Metz Thierry Weizman vise le Top 4 européen

Avant de débuter la Ligue des Champions ce dimanche aux Arènes, le président de Metz Handball, Thierry Weizman, évoque les ambitions du club. Un peu plus poussées que la saison dernière...

C omment va la santé après votre opération de l’appendicite ? « Je vais mieux, j’ai perdu du poids ( rires ). Je suis affûté pour le tournoi des partenaires ! »

• Plus sérieusement, le début de saison de Metz Handball en championnat est parfait (6 victoires). Quelles sont les ambitions sur le plan national ? « Le premier objectif sera le plus beau, à savoir être champion de France. Notre série de titres (21) ne doit pas s’arrêter là. Cela nous ouvre les portes de la Ligue des Champions. Ensuite, il sera important d’être présent en finale de la Coupe de France à Bercy. Du point de vue de la notoriété, de l’image que le club véhicule, c’est primordial. Cette Coupe est une vitrine, un bel éclairage pour le hand. Metz doit être présent à ce grand rendez-vous national. »

• Et sur le plan européen, avant d’entamer votre campagne ce dimanche devant les Norvégiennes de Kristiansand ? « Un club qui n’avance pas recule. Je l’avais déjà souligné lors de la présentation officielle à Amnéville. J’avais été stupéfait de voir la déception des joueuses, en pleurs, et l’énervement de Manu (Mayonnade, l’entraîneur) après le quart de finale retour et l’élimination à Györ la saison dernière. Elles en voulaient plus que leur président qui était déjà heureux de leur parcours. »

• S’inviter au Final Four de Ligue des Champions est donc toujours d’actualité ? « Si vous stagnez en quart de finale, vous n’avancez pas. Alors oui, Metz se veut plus ambitieux et espère être présent parmi les quatre meilleures équipes européennes. »

• Même après le retrait de votre gardienne n°1 Laura Glauser, enceinte ? « Pour Laura, on ne prendra aucun risque, elle ne jouera plus de match jusqu’à son retour prévu aux alentours du mois de mai. Son absence amène un peu de doute mais il est possible que la défense soit encore meilleure, que les filles se resserrent encore plus. Et puis, on voit régulièrement que lorsque la n°1 brille, elle joue la totalité du match. On perd, un temps, un élément important mais il faut faire avec… »

50 000 euros de bénéfice

• La question d’un renfort au poste de gardienne est donc en suspens ? « Oui, on se laisse jusqu’à Noël mais ce sera éventuellement une joueuse qui a évolué en Coupe EHF (2e Coupe d’Europe). Faire venir une troisième gardienne de haut niveau était dans les questionnements du club. Ce n’était pas possible car, sans la maternité de Laura, je payais une gardienne internationale pour rien. Une autre question délicate se posait : comment faire le choix d’envoyer jouer en Nationale 1 soit l’une, soit l’autre ? »

• Que vous a apporté financièrement votre parcours européen en 2016-2017 ? « Nous avons reçu 30 000 euros pour arriver jusqu’en quart de finale. L’ensemble de notre parcours nous a apporté un bénéfice de 50 000 euros. Les affluences des Arènes en Ligue des Champions nous ont permis de rembourser nos déplacements. »

• Avec Kristiansand, Podgorica et Bietigheim, comment jugez-vous la poule ? « Très équilibrée, le niveau est élevé, il n’y a pas de ténor intouchable. Elle est plus compliquée que la saison dernière. Notre premier match à domicile contre les Norvégiennes sera très difficile. »

Metz - Kristiansand dimanche (19 h) aux Arènes

Nicolas KIHL.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [101274]

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Posté le : 06/10/2017 à 18:57 (Lu 1505 fois)
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Excusez moi mais je n'ai pas mis l'article de jeudi 5 (bicause vacances dans les gorges du Verdon)
RL du 05/10/2017

Metz prêt pour le jour J

La trêve internationale n’a pas interrompu la montée en puissance de Metz. À quatre jours de l’Europe, les joueuses d’Emmanuel Mayonnade ont livré une véritable démonstration, ce mercredi, devant Toulon (35-17).

Le match

D’une saison à l’autre, Metz n’a rien changé à ses bonnes habitudes. Le champion de France s’est imposé avec dix-huit buts d’écart sur sa victime préférée (35-17), ce mercredi aux Arènes. Toulon, qui redoutait une nouvelle fessée, a dû trouver ces soixante minutes très, très longues. Les Varoises n’ont jamais réussi à colmater les trous de leur défense, ni à relancer une attaque à l’agonie. Béatrice Edwige, capitaine d’un soir, et ses copines s’en sont données à c½ur joie. Des coups de génie de Manon Houette à la jolie roucoulette de Méline Nocandy, elles ont idéalement préparé leur premier rendez-vous européen.
La promesse

La saison de Laura Glauser est officiellement terminée, c’est Marina Rajcic qui verrouillera les buts messins dorénavant. Un nouveau statut que l’ex-numéro 2 a déjà adopté. La Monténégrine a signé une entame remarquable (10 arrêts en 30 minutes) et n’a jamais relâché ses efforts. Prometteur !
La joueuse

Ana Gros a déjà prouvé, à maintes reprises, qu’elle faisait partie des grandes. La voir monter en puissance, enchaîner les tirs en pleine lucarne et finir sur un bilan prodigieux (13 buts sur 15 tirs dont 6/6 au penalty), à quatre jours du coup d’envoi de la Ligue des Champions, n’a donc rien de surprenant. Sa superbe forme et sa prestation d’hier font partie des (très) bonnes nouvelles avant de s’attaquer à la mystérieuse Kristiansand.
La perf’

Première seconde, première parade ! Manuella Dos Reis se souviendra de sa première avec le groupe professionnel. La gardienne du centre de formation est entrée à la 14e minute sur penalty, au relais de Marina Rajcic. Avec un sang-froid admirable, elle a stoppé la tentative de Sabrina Zazai. Et l’a conduit à l’échec sur un deuxième jet de sept mètres. Une petite performance en soi : la Toulonnaise affichait plus de 90 % de réussite dans l’exercice (10/11) avant la rencontre !

Autre nouvelle tête : meilleur défenseur de l’Euro U19 cet été, l’arrière gauche Charlotte Kieffer a été principalement utilisée dans son secteur de prédilection. Pour un résultat plutôt convaincant !
Le mot du coach

« On a su garder la même intensité tout au long du match. Je suis content de la constance générale et du niveau de jeu atteints. Il n’y a pas grand-chose de négatif ce soir », s’est félicité Emmanuel Mayonnade.

Laura MAURICE.

Il n’y a « pas grand-chose à jeter » pour Ailly Luciano sur la prestation contre Toulon

Ana Gros, arrière droit : « C’est une belle soirée, tout s’est bien passé, on marque beaucoup et on n’encaisse pas trop de buts. Tout le monde a joué, le coach a fait tourner avant le match de dimanche en Ligue des Champions. On s’est bien préparé et on aborde ce gros combat avec la confiance du championnat. »

Charlotte Kieffer, pivot : « J’ai la chance de jouer en Division 1, alors je donne tout. Je suis très contente de faire partie de l’équipe, de pouvoir jouer quelques minutes. Il y a un peu de stress, un peu de pression mais au fil des minutes, ça va de mieux en mieux. »

Ailly Luciano, aillière droit : « Maintenant, on peut penser à ce match de Ligue des Champions. Les voyants sont au vert. On a fait le boulot sans Grace (Zaadi) et Laura (Glauser ). Il n’y a pas grand-chose à jeter. »

Marina Rajcic, gardienne de but : « Cette semaine commence très bien ! On a fait le plein de bonnes sensations avant la Ligue des Champions. On a vraiment hâte de se lancer. Ce sera difficile parce qu’on n’a jamais joué contre Kristiansand, on ne connaît pas grand-chose d’elles. Mais on est averti, on sait qu’elles sont très fortes ! »

N. K.

un bus de supporters pour Bietigheim

Metz Handball organise un déplacement à Bietigheim, samedi 14 octobre, pour la 2e journée de Ligue des Champions. Le bus de supporters partira des Arènes de Metz à 13h30 pour un retour prévu vers 00h30. Coup d’envoi de la rencontre à 19 h. Le ticket de parking (Pompidou) est offert par le club. Réservation sur billeterie@metz-handball.fr ou au siège du club jusque dimanche. Tarifs : 45 euros ; 40 euros pour les abonnés.


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Posté le : 07/10/2017 à 07:36 (Lu 1407 fois)
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rl du 07/10/2017

Rajcic sort de l’ombre

Longtemps cantonnée au rôle de joker derrière Laura Glauser, la gardienne messine Marina Rajcic débute la campagne européenne, ce dimanche face à Kristiansand, avec un nouveau statut de leader.

Eternelle numéro trois à Buducnost Podgorica, remplaçante à Metz, Marina Rajcic incarnait la doublure modèle. Discrète, joviale, « serviable » et efficace dans son rôle. Jusqu’ici, la gardienne de 24 ans n’a pas vraiment eu l’occasion de prouver qu’elle méritait mieux que cette étiquette.

Elle a, tout au plus, semé quelques jolies promesses. Et continué de grandir dans l’ombre de Laura Glauser, alors au sommet de son art. L’absence prolongée de l’internationale française, qui attend un heureux événement pour début 2018, a changé la donne. Voilà Marina Rajcic propulsée en pleine lumière, avec un statut exigeant et encore méconnu de titulaire.

Dans un premier temps au moins, elle n’aura derrière elle que les deux gardiennes du centre de formation et devra assumer les ambitions européennes du club.
« Elle est atypique »

La Monténégrine s’en accommode avec son sourire et son flegme habituels. Tout juste évoque-t-elle « un challenge » (lire par ailleurs). « Marina n’a rien changé à ce qu’elle pouvait faire avant, je trouve ça plutôt positif , apprécie son entraîneur Emmanuel Mayonnade. On pourrait attendre une attitude différente, pour coller avec ce nouveau rôle. Mais ce qui fait sa force, c’est aussi cette capacité à laisser les choses glisser au-dessus d’elle. »

Le staff messin a testé sa gardienne en l’alignant pendant soixante minutes contre Besançon, puis à Chambray. Sans doute pour déterminer le degré d’urgence d’un éventuel recrutement. Ses bonnes prestations, confirmées devant Toulon mercredi, ont poussé le club à lui faire confiance. « Elle est archi-médaillée avec son équipe nationale et son ancien club (championne d’Europe et vice-championne olympique en 2012, deux fois vainqueur de la Ligue des Champions). On ne peut pas lui reprocher son manque d’expérience », aime à rappeler Mayonnade.

« Maki (son surnom) a foi en ses qualités. Elle est en confiance et en donne aux autres. Et quand vous faites ça, ça ne peut que bien se passer », sourit Laura Glauser, jamais bien loin de sa complice.

Deux ans après son arrivée à Metz, Marina Rajcic, meilleure gardienne du Mondial juniors en 2010, ne demande qu’à se révéler. « Elle est atypique. Sa taille, assez moyenne pour une gardienne, a développé chez elle une forme d’intuition dans ses duels avec les tireuses. Très explosive, elle est aussi dure à lire », décrit son coach.

Sa formidable entrée devant Podgorica à l’automne dernier (8 arrêts en 25’), pour le premier exploit européen des Messines, est restée dans les mémoires. Elle s’attaquera aux Norvégiennes de Kristiansand dimanche. En pleine lumière cette fois.

Laura MAURICE.

Marina Rajcic et son nouveau statut de gardienne n°1

• Marina, vous voilà en première ligne en l’absence de Laura Glauser. Comment appréhendez-vous ce nouveau statut ? « Je me sens super bien. Je ne m’attarde pas vraiment sur le fait d’être n°1. Je ne me considère pas comme telle. On est un collectif et l’important, c’est que tout le monde se sente bien sur le terrain, y compris les jeunes gardiennes qui seront avec moi (Manuella Dos Reis ou Ophélie Tonds). »

• Vous avez joué 60 minutes contre Besançon et Chambray, 45 face à Toulon. Ressentez-vous davantage de pression ? « C’est plus de responsabilités, c’est sûr. Maintenant, je comprends pourquoi Laura pouvait être si stressée ! Il y a un peu de pression mais ce sont vraiment de bonnes sensations. Je pense que chaque gardienne a envie de débuter un match, de faire ses preuves… C’est une chance pour moi, une opportunité d’apprendre quelque chose de nouveau. Je suis encore jeune et c’est un challenge ! »

• Vous avez 24 ans et débutez déjà votre huitième campagne de Ligue des Champions, dimanche… « Oui, je commence à avoir une longue expérience… Ça peut m’aider cette saison. J’ai joué six ans à Buducnost-Podgorica (2009-2015) , on disputait la Coupe d’Europe tous les ans. J’ai appris là-bas qu’il faut être patient et avancer pas à pas. C’est la clé des grands succès. »
« Laura me manque déjà »

• Qu’attendez-vous de cette nouvelle saison européenne ? « Pour moi, c’est clair, c’est le Final Four. Je pense qu’on peut le faire mais il faudra qu’on travaille beaucoup. On commence avec un groupe difficile, deux nouvelles équipes (Kristiansand et Bietigheim). On les connaît peu, on sait qu’elles peuvent nous surprendre. On doit s’attendre à tout et jouer à notre meilleur niveau, comme l’année dernière. »

• Vous êtes très proche de Laura Glauser. Allez-vous continuer à travailler ensemble ? « Évidemment ! Je suis heureuse pour Laura, elle est absente pour la meilleure des raisons (maternité). Elle me manque déjà sur le terrain mais on se voit toujours, elle me donne des conseils et mercredi, contre Toulon, je cherchais son regard en tribunes. Ça, ça ne changera pas ! »

La. M.


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [101289]

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RL du 08/10/2017

Metz rêve plus grand

Après avoir tutoyé les plus grands et atteint leur premier quart de finale, les Messines convoitent le Final Four de la Ligue des Champions. L’aventure débute contre Kristiansand, ce dimanche soir (19 h) aux Arènes.

Qu’il semble loin, ce match perdu à Podgorica il y a un an quasiment jour pour jour. Ce samedi-là, Emmanuel Mayonnade découvrait la Ligue des Champions, Metz était encore un petit poucet et la peur avait fini par prendre le dessus.

Cela fait bien longtemps que le double champion de France a laissé ses complexes au vestiaire. De surprises en exploits, il n’a eu besoin que de six mois pour changer de statut. Et d’histoire. Le club qui, en 18 participations, n’avait jamais passé l’écueil du tour principal s’avance aujourd’hui en outsider assumé pour le Final Four. « On a beaucoup d’ambition » , reconnaît le technicien messin.

Metz, qui fait ses grands débuts ce soir face à Kristiansand, devra cultiver le savoir-faire, la cohésion et le grain de folie qui l’avaient porté vers des exploits retentissants, face à Podgorica, Skopje et Györ, le futur champion d’Europe. Il devra surtout poursuivre son apprentissage au sommet européen pour aller chercher LA victoire référence à l’extérieur qui lui avait tant manqué la saison passée.
« On peut finir premier ou dernier du groupe »

Le quart de finaliste sortant en aura besoin pour s’inviter à la fête de Budapest. Sans doute même avant, pour se sortir d’une poule autrement plus relevée que l’an dernier. « Je pense qu’on peut terminer premier de ce groupe… Mais on peut aussi finir dernier. Ça situe l’homogénéité de l’adversité », souligne Emmanuel Mayonnade.

Avant Buducnost Podgorica, qui a perdu ses stars et son aura à l’intersaison, et Bietigheim, le n°1 allemand, les Messines ont rendez-vous avec la formation qui impressionne le plus sur le papier. Construite autour d’une armée d’internationales norvégiennes (championnes du monde et d’Europe en titre), Kristiansand a écrasé le tournoi de qualification avec… 85 buts en deux matches ! « L’arrière droit (Sulland) est une star, la gardienne (Kristine Lunde) ce qui se fait de mieux depuis dix ans … C’est une excellente équipe, très complète , résume Mayonnade. Elles sont surtout capables de marquer des buts de loin. Et quand je dis loin, c’est très, très loin ! »

Un premier vrai test pour les Messines, qui ont réussi leur meilleur début de saison depuis quatre ans avec six victoires d’affilée. « Kristiansand survole aussi son championnat (quatre succès), rappelle l’entraîneur lorrain. Cela va nous permettre de situer nos compétences du moment, de voir ce sur quoi on peut être mis en difficulté. On sait qu’il va falloir un niveau d’exigence bien supérieur à ce qu’on a pu montrer jusqu’à maintenant. »

Entre l’exceptionnelle attaque norvégienne et Metz, qui a longtemps disputé le titre de meilleure défense européenne à Györ la saison dernière, la mise en bouche ne pouvait pas être plus alléchante. « C’est assez jouissif de savoir qu’on pourra compter sur un groupe au complet, sourit Mayonnade. On a hâte d’en découdre ! »

Laura MAURICE.

Les équipes

METZ – Gardiennes de but : Rajcic (12), M. Dos Reis (16). Joueuses de champ : Edwige (3), Gros (6), Zaadi (7), Flippes (8), Nocandy (10), Houette (11), Landre (15), O. Kanor (17), Kieffer (19), Smits (22), Sajka (25), Maubon (27), Luciano (30), Belgareh (37).

KRISTIANSAND – Gardiennes de but : Katrine Lunde (16), Fagerheim (12). Joueuses de champ : Arntzen (3), Refsnes (4), Larsen Aune (6), Noersteboe (8), M. Kristensen (9), Jonassen (10), Kristine Lunde Borgersen (13), Skaug (14), Sulland (15), J. Kristiansen (20), Tomac (22), Jensen (24), Naes Andersen (27).

La rencontre sera à suivre en direct commenté sur www.republicain-lorrain.fr

Les groupes

Groupe A. CSM Bucarest (Rou), Nykøbing Falster (Dan), Krim Mercator Ljubljana (Slo), Vistal Gdynia (Pol).

Groupe B. Györ (Hon), Rostov-sur-le-Don (Rus), Midtjylland (Dan), BREST (Fra).
Groupe C. Vardar Skopje (Mac), Larvik (Nor), FTC Budapest (Hon), Thüringer (All).
Groupe D. Pogdorica (Mon), Bietigheim (All), METZ (Fra), Kristiansand (Nor).

Le programme de Metz

Journée 1 :
METZ - Kristiansand, aujourd’hui (19 h).
Journée 2 : Bietigheim - METZ, samedi 14 octobre (19 h).
Journée 3 : METZ - Pogdorica, samedi 21 octobre (17h30).
Journée 4 : Pogdorica - METZ, samedi 4 novembre (19h30).
Journée 5 : Kristiansand - METZ, vendredi 10 novembre (19h30).
Journée 6 : METZ - Bietigheim, dimanche 19 novembre (15 h).

La formule

À l’issue de ces matches de groupe, les trois premiers de chaque poule sont qualifiés pour le tour principal. Les douze clubs retenus sont alors répartis en deux groupes de six, d’où sortiront les huits futurs quarts-de-finalistes.

Les dix derniers lauréats

2017 : Györ. 2016 : CSM Bucarest. 2015 : Pogdorica. 2014 : Györ. 2013 : Györ. 2012 : Pogdorica. 2011 : Larvik. 2010 : Viborg. 2009 : Viborg. 2008 : Zvenigorod.

Ana Gros : « Chaque point comptera »

L’arrière droit rêve d’accéder au Final Four de la Ligue des Champions avec Metz. Pour cela, Ana Gros l’annonce : il ne faudra pas négliger le moindre match, même face à des adversaires supposés plus faibles.

Tout d’abord, comment allez-vous ? « Très bien ! On a parfaitement débuté le championnat avec ces six victoires, je pense que l’équipe est prête pour la Ligue des Champions. »

• Les choses sérieuses commencent enfin, non ? « Elles ont déjà débuté avec la Ligue féminine mais c’est sûr que la C1 est quelque chose de spécial. C’est toujours énorme de jouer cette compétition. Il y a plus de monde aux Arènes, plus d’adrénaline… C’est ce qu’on attendait depuis le début de la préparation cet été et maintenant, on y est et j’espère qu’on va aller très loin. »

• Le président Thierry Weizman annonce le Final Four comme objectif. Qu’en pensez-vous ? « Moi aussi j’ai envie d’y aller. Le faire avec ces filles-là, ce serait fabuleux car Metz est dans mon c½ur maintenant. Bien sûr, ça va être très dur mais on a vu la saison dernière que c’était possible. Cette place dans le Top 4, on l’a perdue avant le quart de finale contre Györ. C’est notre défaite au premier tour à Thüringer qui nous avait coûté cher. On sait maintenant que chaque match sera important et que chaque point comptera. »

• Où situez-vous Metz dans la hiérarchie européenne actuelle ? « Je pense que Györ, Bucarest et peut-être le Vardar Skopje et Rostov sont au-dessus de nous. Après, c’est difficile de répondre car on a vu l’an dernier qu’on pouvait battre tout le monde. C’est la forme du jour qui comptera, pas le nom des joueuses sur le papier. »

« L’absence de Laura ne me fait pas peur »

• Avant de retrouver les meilleurs, il faudra passer ce premier tour. Il s’annonce plus compliqué que l’an dernier… « Oui, même si Buducnost (Pogdorica ) a une équipe beaucoup plus jeune. Mais Kristiansand et Bietigheim sont plus forts que ne l’étaient Glassverket et Thüringer. C’est un groupe plus dur que l’année dernière où on peut aussi bien finir premier que dernier. Ça va être très dur à chaque journée. Il n’y a vraiment pas de favori. »

• Metz est-il plus fort cette saison ? « Je le pense parce qu’on a acquis de l’expérience, notamment nos jeunes joueuses. L’absence de Laura ( Glauser, enceinte ) ne me fait pas peur. Marina ( Rajcic ) va avoir sa chance et a notre confiance. »

• Et vous, êtes-vous à votre sommet ? Vous sortez d’un match à 13 buts mercredi face à Toulon… « Il y a aussi des matches où je ne marque pas, il ne faut pas me juger que sur cette rencontre. Moi, je me sens bien avec cette équipe et je pense aussi que j’ai plus d’expérience. Dans les moments importants, je prends de meilleures décisions qu’avant. Ça vient avec les années. »

• Revenons à votre adversaire de ce dimanche, Kristiansand. Qu’en pensez-vous ? « C’est la meilleure équipe norvégienne actuellement. Je connais très bien Katrine Lunde, j’ai joué avec elle à Györ. C’est une très grande gardienne, elle fait encore partie du Top 5 mondial à son poste. »

Thibaut GAGNEPAIN.


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Posté le : 09/10/2017 à 08:47 (Lu 1146 fois)
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rl du 09/10/2017

Metz comme un chef

D’abord bien bougées par Kristiansand, les Messines n’ont pas paniqué et pris peu à peu la mesure des Norvégiennes (30-22), dimanche aux Arènes. La Ligue des Champions démarre idéalement.

Après les paroles, les actes. En dominant Kristiansand ce dimanche pour ses débuts en Ligue des Champions (30-22), Metz a prouvé que ses rêves de Final Four n’étaient pas des vues de l’esprit. Certes, il ne s’agissait que d’une entrée en matière mais elle n’avait rien d’aisée face à la meilleure équipe norvégienne du moment.

« Je suis ravi , confirme l’entraîneur Emmanuel Mayonnade. C’était fondamental de remporter ce premier match pour aller là où veut être et nous y sommes parvenus. C’est en assumant ce qu’on annonce qu’on devient de grandes personnes. » Et peut-être qu’on construit une grande équipe européenne…

Les Messines n’en sont pas encore là. Mais leur réaction après un début de match raté tend à prouver qu’elles s’en approchent toujours plus. Pourtant, il y avait de quoi plonger à 4-1 après 10 minutes de jeu, une gardienne de but adverse (Katrine Lunde) en feu et des Arènes d’abord peu réveillées. Et alors ? Un petit temps mort posé au bon moment et, hop, tout rentrait dans l’ordre.
« La force tranquille »

« Je pense que j ’étais plus inquiet que les joueuses à ce moment-là , raconte le président et médecin du club Thierry Weizman. Puis Manu leur a dit de se mettre en route et je n’ai pas vu la moindre panique. Il y a une vraie sérénité dans ce groupe. C’est la force tranquille ! »

Surtout collective. Car si des individualités se sont bien sûr signalées (Gros et Houette en première période, Zaadi et Rajcic ensuite), Metz a pu s’appuyer sur des rotations convaincantes. Le plus bel exemple est venu d’Orlane Kanor, qui suppléait parfaitement une Xenia Smits à la peine (1/7) pour marquer dès son entrée et terminer à un prometteur 4/4. Et que dire de Méline Nocandy, aussi à l’aise que s’il s’agissait de l’Euro U19.

« Cette jeunesse est une corde de plus à notre arc. On sait qu’on peut compter sur elles si on veut rappuyer sur le champignon , reprend Weizman. La bonne gestion du coach nous a permis de faire souffler les cadres et de terminer la rencontre bien mieux physiquement que Kristiansand. »

En réalité, les Norvégiennes avaient commencé à peiner dès le retour des vestiaires (14-12). La faute à une défense messine devenue intraitable et infranchissable pendant… sept minutes ! « On était déjà bien avant la pause mais je leur ai demandé d’être encore plus compactes, quitte à accepter des tirs à l’aile », détaille le technicien lorrain, évidemment aux anges après cette démonstration de force.

« Je n’ai pas été surpris par le niveau de l’adversaire, je savais que c’était une belle équipe , poursuit-il. Surtout, j’espérais que Metz serait à ce niveau-là et je n’ai pas été déçu. Nous avons eu des ressources et un mental de champion même si la prestation d’ensemble est "moyen plus". On avance tranquillement, le chemin est encore long. » Il mènera à Bietigheim samedi prochain, pour une rencontre qui pourrait déjà reléguer les Allemandes bien loin de la tête du groupe. À Metz d’assumer comme un chef. Encore.

Thibaut GAGNEPAIN.

Metz peut compter sur des certitudes… et des promesses

Les Messines ont construit leur succès autour de valeurs sûres et de nouveautés encourageantes. Retour sur les clés de la rencontre.

Une défense souveraine

Ce seul match ne suffira pas à juger des capacités de Metz à se hisser au Final Four. Mais une chose est sûre : le champion de France aura besoin de sa défense, celle qui s’était imposée comme l’une des meilleures d’Europe la saison dernière. Autour de l’incontournable duo Edwige-Smits, l’arrière-garde messine a montré qu’elle était toujours une référence en la matière. Au point de faire déjouer une attaque de Kristiansand qui fera incontestablement des dégâts cette saison… « On aurait aimé prendre moins de 20 buts mais il ne faut pas être trop exigeant d’entrée , sourit Béatrice Edwige. On a limité leur jeu avec le pivot, on a été les chercher haut, on a mis beaucoup d’agressivité… Oui, la défense est au niveau ! »

Le show d’Ana Gros

Ana Gros a réussi à faire basculer la partie presque à elle seule. Pendant vingt minutes, l’arrière droit slovène a réussi tout ce qu’elle a entrepris (6 buts sur 6 tentatives entre la 11e et la 26e ). Sur la lancée de sa superbe sortie face à Toulon mercredi (13 buts), elle a montré la voie à ses coéquipières (2-4, puis 13-11). Et prouvé que Metz avait réussi son plus gros coup à l’intersaison en conservant sa buteuse star. Elle a ensuite été parfaitement relayée par Laura Flippes.

Une gardienne au niveau

« Ce n’est pas Laura Glauser mais il n’y en a qu’une , insiste Emmanuel Mayonnade. Marina fait du Marina ! » Et elle le fait bien, même face à la pléiade d’internationales norvégiennes de Kristiansand. Rajcic a pleinement pris possession de son nouveau rôle (15 arrêts). C’était l’un des préalables indispensables pour assumer ces nouvelles ambitions européennes.

Nocandy-Kanor : elles ont bien grandi

Quel plaisir de voir ces deux promesses à l’½uvre ! La fraîcheur, la vitesse et la maestria de Méline Nocandy et Orlane Kanor ont crevé l’écran hier soir. Après une année de transition, la demi-centre et l’arrière gauche ont bel et bien changé de dimension. « J’adore quand elles jouent comme ça. Elles ont été tranchantes, décisives. Elles ne se prennent pas la tête. Elles ont 19-20 ans et jouent comme des filles de 25 ! », s’enthousiasme Béatrice Edwige. « Je les trouve stratosphériques. Elles plantent des buts sans se poser de questions. Elles arrivent à marquer face à Lunde… Je ne suis même pas sûre qu’elles connaissent Lunde », conclut dans un sourire l’internationale française.

Laura MAURICE.

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rl du 10/10/2017

Emmanuel Mayonnade : « Metz a fait un petit pas en avant »

Avant la réception du Havre, mercredi en championnat, et un déplacement déjà capital à Bietigheim samedi, Emmanuel Mayonnade revient sur la belle entrée de Metz en Ligue des Champions face à Kristiansand (30-22).

E mmanuel Mayonnade, quel est votre sentiment après ces débuts réussis en Ligue des Champions contre Kristiansand ? « Je suis content de la prestation d’ensemble. Même si j’aime à répéter que ce n’est pas une fin en soi. C’est un bon début. Metz a fait un petit pas en avant mais il reste encore tellement d’échéances… »

• Le contenu du match ne vous a pas pleinement convaincu. Pourquoi ? « Notre début de rencontre n’est pas bon et c’est essentiellement lié à nos échecs au tir. Il a fallu corriger tout cela, mettre un peu plus d’implication. On a été moyen aussi dans notre prise en charge des pivots tout au long du match et on n’a pas beaucoup existé sur grands espaces. Mais il faut souligner la qualité de notre repli défensif. »
« Il ne fallait pas s’affoler »

• Votre temps mort, posé dès la 10e minute, a permis d’inverser le rapport de force. Quel message avez-vous fait passer aux joueuses ? « Notre entame n’est poussive que parce qu’on rate des tirs. Si on gère mieux nos duels avec la gardienne, le scénario est vite différent. Il fallait avoir assez de recul pour ne pas s’affoler et ne pas jeter plus de ballons. Les filles l’ont compris, elles ont été réfléchies et on n’a pas eu besoin de changer grand-chose finalement. »

• Avez-vous été surpris de voir Buducnost Podgorica battre Bietigheim, votre prochain adversaire, dans l’autre match de la poule ? « Pas du tout. Parce que c’est Buducnost, tout simplement. Avec Györ, c’est l’une des équipes installées dans le haut du panier du ranking européen sur la durée. Il y a chez elles tellement de détermination, d’agressivité qu’il était honteux de penser qu’elles n’existeraient pas dans ce groupe. Personne ne les voyait à nouveau jouer les premiers rôles et elles ont pris un malin plaisir à rappeler que ce serait très, très compliqué de les jouer (Metz reçoit Podgorica le 21 octobre et se déplace au Monténégro le 4 novembre) . »

• Une victoire à Bietigheim samedi permettrait déjà de reléguer à deux victoires un concurrent potentiel pour la qualification… « Je préfère éviter de trop compter. Les rares fois où on l’a fait, cela ne nous a pas réussis. La saison passée, on a raisonné comme cela à Budapest, face au FTC, et on s’est pris une valise. Pareil à Thüringer. Il faut simplement prendre en considération que l’adversité sera encore supérieure. Bietigheim, qui voudra prendre ses premiers points, a récupéré plusieurs joueuses depuis le tournoi de Wittlich (victoire en amical 24-21, sur 50 min). »

• Avant la deuxième journée européenne, vous retrouvez la Ligue féminine dès mercredi avec la réception du promu havrais… « J’ai vite rappelé tout le monde à l’ordre dimanche soir. Le Havre (10e ) est vraiment séduisant. C’est une équipe très agressive, qui pose beaucoup de problèmes avec une organisation défensive différente. Je n’ai pas eu ces mots pour l’ensemble de nos adversaires mais celui-ci joue vraiment bien au handball. »

Laura MAURICE.

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rl 11/10/2017

Smits (Metz) mal payée de ses efforts

Pilier de la défense messine, Xenia Smits est moins performante en attaque ces derniers matches. Un simple problème de réussite dixit son entraîneur, qui s’attend à vite la voir réagir. Peut-être dès ce mercredi face au Havre.

Un sourire gêné et une lègère tristesse dans le regard. Malgré le beau succès des Messines contre Kristiansand (30-22), dimanche, Xenia Smits a quitté le terrain tête basse. Trop bien élevée pour montrer sa déception, l’Allemande n’en ruminait pas moins son inhabituelle performance offensive : 1 but en 7 tentatives.

« J’ai revu le match depuis et me suis posé beaucoup de questions , avoue l’arrière gauche. Je pense que j’ai fait les bons choix de tirs mais que j’aurais dû mieux regarder où était la gardienne. Je réfléchis beaucoup à comment changer ça mais ça ne m’inquiète pas trop parce que ça rentre à l’entraînement. »

Pourtant, cela fait deux rencontres de suite que la n°22 est loin de ses standards de début de saison, quand elle tournait à près de cinq réalisations par match. Contre Toulon mercredi dernier, elle avait déjà vécu une soirée contrastée en attaque (3/7), certes peu aidée par les montants.

« Il faut remettre ces performances dans leur contexte , nuance son entraîneur Emmanuel Mayonnade. Xenia sortait d’une semaine internationale où elle avait déjà joué contre la Lituanie et la Turquie. On a pu voir dimanche que Grace (Zaadi) , qui n’avait pas été en sélection, avait davantage de fraîcheur. Franchement, il n’y a rien d’alarmant du tout. »

D’autant que l’ancienne joueuse de Blomberg-Lippe n’est pas du genre à s’économiser sur le terrain. Non seulement par ses décalages et sa créativité, mais aussi et surtout dans son apport défensif. Avec Béatrice Edwige, elle a la lourde responsabilité de tenir l’axe d’un secteur qui a encore brillé dimanche en ne concédant que 22 buts.
« Anecdotique »

« Quand on enchaîne les tâches, il y a forcément une petite déperdition d’énergie d’un côté du terrain , analyse Mayonnade. Béatrice défend très bien mais attaque peu, au contraire d’Ana (Gros), et Xenia est dans l’entre-deux. D’où ce petit manque de réussite en attaque actuellement. Mais je le répète, c’est anecdotique. »

Et généralement, cela ne dure pas bien longtemps. Depuis son arrivée en Lorraine à l’été 2015, Smits a inscrit 162 buts en 47 matches de championnat, soit une moyenne de plus de trois réalisations par rencontre. Moyenne qu’elle tient d’ailleurs depuis le début de la saison (22 buts en 6 matches).

« Je me souviens de sa prestation moyenne en finale aller à Brest du dernier championnat (2/7), reprend Mayonnade. Je n’avais pas douté qu’elle réagirait parfaitement au retour (5/12). Quand Xenia est moins bien, ça nous assure une semaine suivante de grande qualité à l’entraînement ! »

Cela se vérifiera peut-être ce mercredi face au Havre. Avant le périlleux déplacement à Bietigheim samedi en Ligue des Champions, l’Allemande serait bien inspirée de se rassurer devant le but. « J’espère que ça marchera , souffle-t-elle. Tant qu’on gagne, je suis contente. » Mais son sourire n’est pas tout à fait le même.

Thibaut GAGNEPAIN

Le Havre, pas si facile pour Metz

Une semaine après la rouste infligée à Toulon (35-17), les Messines vont-elles remettre ça face aux Havraises ce mercredi ? La pâle 10e place des promues normandes (2 victoires, 4 défaites) pourrait le laisser croire. Sauf que le raisonnement est un peu simpliste. « Quand j’ai présenté le prochain adversaire aux joueuses, j’ai dit du Havre que c’était une des équipes qui jouait le mieux au hand , confirme le technicien mosellan Emmanuel Mayonnade. Elle possède plein de bonnes joueuses à tous les postes, propose plusieurs organisations défensives et prend ce match très au sérieux en arrivant la veille. Il faudra qu’on redouble de vigilance. » Après un entraînement de lundi troublé par des absences, les Messines, invaincues après six journées, seront au complet. Seule nouveauté dans le groupe, l’apparition de la gardienne Ophélie Tonds à la place de Manuella Dos Reis.

Gardiennes de but : Rajcic (12), Tonds (24)

METZ – Gardiennes de but : Rajcic (12), Tonds (24). Joueuses de champ : Edwige (3), Gros (6), Zaadi (7), Flippes (8), Nocandy (10), Houette (11), Landre (15), O. Kanor (17), Smits (22), Sajka (25), Maubon (27), Luciano (30). Entraîneur : Emmanuel Mayonnade.

LE HAVRE – Gardiennes de but : Pantic (21), Garba (77). Joueuses de champ : D. Camara (7), Stosic (8), Sawaneh (10), Schop (13), Mavoungou (18), Dias (22), Rajnohova (31), Nkou (45), Dorson (79), Elisme (89). Entraîneur : Roch Bedos.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [101374]

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Posté le : 13/10/2017 à 09:59 (Lu 827 fois)
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RL du 12/10/2017
Avec un peu de retard ,excusez- mo, mais hier j'étais sur la route, j'avais quitté le soleil pour trouver la grisaille et le froid mais il parait que ça va s'améliorer

Metz surclasse Le Havre

Avant de voyager à Bietigheim samedi en Ligue des Champions, Metz s’est offert sa septième victoire en championnat ce mercredi au complexe Saint-Symphorien (31-18). Et une dose supplémentaire pour sa confiance.

Le match

Entre deux rencontres de Ligue des Champions, les Messines ont rendu une copie correcte face au Havre, sans trop puiser dans leurs réserves avant de se rendre à Bietigheim samedi lors de la deuxième journée européenne. Emmanuel Mayonnade a d’ailleurs bien fait tourner son effectif à partir de la 25e minute. Un turnover qui n’a pas changé le cours de la partie pour les Normandes.

Metz menait déjà de dix buts et pouvait gérer sereinement. Le Havre, trop brouillon, ne pouvait pas répondre au défi tactique, technique et physique du champion de France en titre. Les joueuses de Roch Bedos sont ainsi restées muettes pendant sept minutes (5-4, 10e ; 12-4, 17e ) avant de rendre peu à peu les armes. Les Messines se sont mises en mode destruction massive et n’ont pas vraiment changé d’état d’esprit. Même si l’entame de seconde période ne fut pas idéale (un 3-0 passé par Le Havre), la démonstration de force a continué sur le même tempo (21-13, 38e ; 25-16, 50e ). Cette septième victoire en autant de journées de championnat n’était pas la plus compliquée pour le leader incontestable de Ligue féminine. La tâche sera bien plus ardue samedi chez des Allemandes qui ont engrangé, elles aussi, une bonne dose de confiance ce mercredi en glanant leur quatrième succès domestique contre Neckarsulmer.

La statistique

22. Le Havre s’est montré beaucoup trop brouillon pour se donner une chance d’exister devant le champion de France. Onze balles perdues en première période, autant en seconde. Faites le compte, c’est trop pour rester au contact. En face, Metz avait un peu moins les mains humides et n’a laissé que onze ballons de récupération à son adversaire.

La joueuse

Sur la lancée de ses excellentes performances en équipe de France, Manon Houette a éclairé de son talent la soirée avec son sans-faute : 6/6 dont deux penaltys pour suppléer Ana Gros. Le bras de l’internationale tricolore est d’une précision diabolique depuis le début de la saison. Pourvu que ça dure.

La belle histoire

Après Manuella Dos Reis, Ophélie Tonds. La jeune gardienne a vécu avec les professionnelles ses premières minutes. Trente pour être précis. Le temps de stopper un penalty en restant sur sa ligne et de dégoûter les Normandes à six reprises. Belle entrée en matière pour la championne d’Europe U19, ce qui lui a valu de belles ovations.

La déclaration

« Nos deux entames de période sont moyennes dans l’ensemble. Je pense qu’on a livré un match correct, même si je regrette nos quelques erreurs de déconcentration. Personne n’est fatigué, j’ai donné du temps de jeu à toutes les filles. C’est une bonne chose avant de se rendre en Allemagne. » De l’entraîneur messin Emmanuel Mayonnade , qui va désormais se concentrer sur la rencontre de Ligue des Champions samedi à Bietigheim.

Nicolas KIHL.

les réactions après Metz - Le Havre

Marie-Hélène Sajka, arrière droit de Metz :
« Je suis contente. Entre deux rencontres de Ligue des Champions, c’était un match qu’il fallait gagner et on l’a fait. On n’a peut-être pas toujours montré un visage parfait mais c’était bien quand même. On a connu, c’est vrai, un petit trou en fin de première période. Après la pause, on a mieux géré. »

Roch Bedos, entraîneur du Havre :
« Le score m’importe peu. Pour battre Metz, qui a largement fait tourner, il aurait fallu être à 300 %, autant dire que c’était presque impossible. Non, c’est le contenu qui m’intéresse et je n’en suis pas satisfait. On a joué sur la retenue. On n’a pas tout donné, on était mou ! On a trop regardé faire Metz. Certaines joueuses ont tiré leur épingle du jeu mais c’est collectivement qu’on aurait dû être meilleur. Dans ce sport, si on ne combat pas, on ne peut pas gagner. Il va falloir qu’on retrouve un second souffle. »

RL du 13/10/2017

les secrets du duo Kanor-Nocandy
En Guadeloupe puis à Metz, Orlane Kanor, 20 ans, et Méline Nocandy, 19 ans, ont grandi côte à côte. Complices dans la vie et sur le terrain, elles sont aujourd’hui les deux plus grandes promesses du club.

Vous êtes arrivées ensemble à Metz en 2015 mais jouez ensemble depuis l’adolescence. Quel souvenir gardez-vous de votre première rencontre ?

Orlane Kanor : « C’était avec la sélection de Guadeloupe. J’avais 13 ans et je commençais tout juste le handball. Je me rappelle que je n’aimais pas trop Méline (rires). Je la voyais comme une "grande", qui jouait bien, un peu trop sûre d’elle. Elle avait un an de moins mais déjà beaucoup plus d’expérience ! »

Méline Nocandy : « C’étaient des jumelles ( Laura et Orlane Kanor) alors je me souviens bien de leur arrivée. Elles avaient toutes les deux des chaussures bleues, à l’ancienne. C’était laid ! »

• Sept ans plus tard, que pensez-vous lorsque vous voyez l’autre jouer ?

O. K. : « Elle a toujours la même fougue, à faire des choses que les autres ne feront pas. Que moi-même je ne ferais pas… Personne ne s’y attend. J’ai toujours un regard particulier sur sa condition physique parce qu’on a longtemps été en compétition au Pole ! Et je vois aussi à quel point sa vision du jeu a évolué en trois ans. Elle a beaucoup appris avec les plus grandes. »

M. N. : « Elle fait des un contre un de malade ! Du coup, les filles en face ont peur et souvent, elles ne viennent pas sur Orlane. Elle est un peu dangereuse ! Mais c’est une force. »

• Quelle est la particularité de votre duo ?

M. N. : « En tant que demi-centre, je donne des indications, des directives. Mais avec Orlane, on n’a pas besoin de se parler, on se comprend. On a beaucoup joué ensemble (en Guadeloupe puis en Nationale 1 avec Metz) et il y a des choses que je ne suis plus obligée de lui dire. En Ligue des Champions dimanche dernier, sur son quatrième but, je savais qu’en faisant cela, elle allait marquer de cette manière-là. On a des petits trucs entre nous. »

O. K. : « On joue à l’instinct, on ne réfléchit pas trop. C’est notre marque de fabrique. »
« Gagner des titres ensemble »

• Quelle est la qualité que vous enviez l’une chez l’autre ? Et le défaut dont vous ne voudriez pas ?

M. N. : « Je ne voudrais pas de son côté maman. Quand elles nous crient dessus parce qu’on n’a pas nettoyé par exemple ! Les qualités que j’aimerais lui prendre ? Sa capacité à être sérieuse et organisée quand elle le veut et son saut ! »

O. K. : « J’envie à Méline sa capacité à relativiser les choses, à ne pas s’énerver sur les autres ou sur elle-même. Son petit défaut, c’est qu’elle n’exprime pas ses émotions, elle garde tout pour elle. »

• Après tant d’années, qu’est-ce qui vous surprend encore chez l’autre ?

O. K. : « La voir énervée. Ça arrive tellement rarement, je ne sais pas comment réagir ! »

M. N. : « Elle mange beaucoup. Moi, déjà, je ne suis pas mal mais elle… C’est incroyable, c’est trop ! »

• Jusqu’où rêvez-vous d’aller ensemble ?

M. N. : « Si on arrive un jour en équipe de France A, l’objectif serait de remporter des titres ensemble. On en a déjà gagné beaucoup, en Guadeloupe et à Metz… Ce serait magique ! »

Laura MAURICE.

Yacine Messaoudi évoque les évolutions de Nocandy et Kanor

Le responsable du centre de formation messin, Yacine Messaoudi, analyse les progrès de ses deux jeunes pousses.

Yacine Messaoudi n’est pas surpris par les performances des pépites guadeloupéennes Méline Nocandy et Orlane Kanor depuis le début de saison. « On avait évalué leurs qualités, des qualités assez exceptionnelles pour intégrer l’équipe première. Elles confirment tout le bien qu’on pensait d’elles. »

L’entraîneur de la réserve apprécie le fait que les deux jeunes espoirs de l’équipe pro soient restés les mêmes : « Leur statut a évolué mais elles sont toujours ces deux jeunes filles qui apportent de la joie, de la légèreté dans un groupe rempli d’internationales. Elles font preuve de beaucoup d’humilité car elles étaient des stars sur leur île. »

« Elles ont gagné en rigueur, en concentration. L’effectif intègre maintenant de façon certaine 14 joueuses. Leur temps de jeu a augmenté, leur confiance aussi. Elles jouent un peu plus relâchées, décomplexées. C’est un cercle vertueux », ajoute le responsable du centre de formation. Et la liste des satisfactions s’agrandit encore : « Il y a plus de justesse dans leur jeu par rapport à la saison dernière. » Même si Nocandy et Kanor doivent encore se bonifier dans le secteur défensif. « On attend plus d’elles. C’est leur axe de progression le plus important. »

N. K.

Kanor et Nocandy en Ligue des Champions pour « apprendre »
Il faut les voir à l’½uvre pour comprendre, en un coup d’½il, le brillant avenir qui leur est promis. Méline Nocandy, en meneuse de jeu naturelle, et Orlane Kanor, buteuse aux qualités hors-norme, ont ébloui les Arènes, dimanche dernier, pour les débuts de Metz en Ligue des Champions.

Il y avait en face une pléiade d’internationales norvégiennes et une gardienne de légende… Katrine Lunde, 37 ans, éclipsée par la fougue et le talent des pépites messines, 39 ans à elles deux. « On a été présentes », sourit Méline Nocandy. Sa façon à elle de savourer une prestation de haute volée. « La Ligue des Champions, c’est une belle compétition, une de plus », dédramatise la capitaine de l’équipe de France U19.

« On n’arrive pas à en faire quelque chose de grandiose , confirme Orlane Kanor. On est au centre de formation, on essaie de progresser. On n’a pas eu le temps de rêver de l’Europe, ça nous ait tombé dessus comme ça ! On apprend. »

Conscientes de leur « chance », les deux complices ne connaissent pas la pression. « Peut-être le tout premier match européen, et encore… » C’était il y a un an. Elles se sont depuis naturellement approprié les objectifs de l’équipe : « Arriver jusqu’au Final Four ! »

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [101395]

françoise

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Posté le : 14/10/2017 à 10:48 (Lu 736 fois)
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RL du 14/10/2017

Trois choses à savoir sur Bietigheim

Le club découvre la Ligue des Champions

Loin de Metz et ses dix-neuf campagnes européennes, Bietigheim dispute pour la première fois la plus prestigieuse des Coupes d’Europe. Le n°1 allemand, qui n’a rejoint l’élite qu’en 2013, avance vite : ses débuts sur la scène continentale, la saison passée, l’ont conduit jusqu’en finale de la Coupe EHF, l’antichambre de la Ligue des Champions. En face, Metz, rodé à l’exercice (seuls Buducnost et Krim le dépassent en nombre de participations), pourra faire valoir son expérience des grands rendez-vous. « On sait à quel point chaque victoire est importante », rappelle Ailly Luciano.

Il a recruté la demi-centre dont Metz rêvait

L’EHF la place dans le Top 8 des meilleurs transferts européens de l’été. Karolina Kudlacz-Glock, internationale polonaise, 32 ans, aurait dû évoluer dans le camp messin cette saison. Au printemps, le club avait noué des contacts « très avancés » avec l’ancienne demi-centre de Leipzig… avant que celle-ci ne décide finalement de rester outre-Rhin. « Elle avait exactement le profil qu’il nous fallait », avait alors regretté le président Thierry Weizman. « C’est une excellente joueuse, conforme à ce qu’on attendait d’elle , observe Emmanuel Mayonnade, l’entraîneur messin. Elle est très percutante, performante dans les duels. C’est un bon défenseur qui amène beaucoup d’expérience. C’est un élément important qui fait d’ailleurs partie de l’équipe type qui commence à se dessiner à Bietigheim. »

Il est invaincu depuis 30 matches

Invaincu depuis plus d’un an en Bundesliga, le champion d’Allemagne a été sacré après… 26 victoires consécutives ! Une série qu’il a portée à 30 après les quatre succès engrangés cet automne. Une prouesse qui ne devrait toutefois pas impressionner les Messines qui fêteront à la fin du mois un an d’invincibilité sur la scène nationale !

La. M.

Metz à Bietigheim pour grandir à distance
Pour atteindre leurs objectifs européens, les Messines devront réussir là où elles ont toujours échoué la saison passée : battre de grosses équipes à l’extérieur. Première chance ce samedi soir (19 h) face à Bietigheim.

De leur chambre d’hôtel, les Messines ont vue sur l’Arena de Ludwigsbourg. Elles ont eu vingt-quatre heures pour se familiariser avec cette superbe enceinte et imaginer en faire leurs arènes le temps d’un soir. Car c’est ici, dans la banlieue nord de Stuttgart, que commence véritablement leur défi européen.

Ce samedi soir face à Bietigheim, elles devront réussir là où elles avaient toujours échoué la saison dernière. « Attraper une grosse équipe à l’extérieur , résume Ailly Luciano. On a eu un très beau parcours mais il nous a manqué cela… » Le match référence, LA grosse perf’ loin de leurs bases qui ferait honneur à leurs nouvelles ambitions.

« Apprendre à gagner ces matches »

« Je ne sais pas si c’est ce qui nous permettra d’atteindre le Final Four mais ce doit être une étape de plus dans l’évolution et la construction de notre groupe , insiste Emmanuel Mayonnade. C’est un gros challenge mais je crois qu’on aime ces matches-là. Ceux dans lesquels on a la conviction qu’il faudra être très bon, tous ensemble, pour aller au bout. C’est assez excitant ! »

Bietigheim ou la chance qu’est donnée à Metz de se mettre d’emblée sur de bons rails. D’oublier les désillusions passées. « Podgorica, Thüringer, Skopje, Budapest, Györ… On était passé à côté de tous les gros matches à l’extérieur. Apprendre à les gagner serait un pas en avant significatif pour nous », reprend l’entraîneur messin.

« C’est là que se situe notre plus grande marge de progressio n, confirme Ailly Luciano. Si on veut aller loin et avancer plus sereinement, on ne peut plus se contenter de gagner à domicile. On veut prendre tous les points possibles ! »

Au Monténégro ou en Macédoine, les Messines avaient touché l’exploit du doigt. Sans parvenir à y mettre ce supplément d’âme qui les avait portées vers leurs formidables succès à domicile (contre Buducnost, Skopje puis Györ). « On aurait pu prendre ces matches, on n’est jamais loin. J’ai l’impression qu’à chaque fois, on a dix petites minutes où on perd le Nord. Et ça nous coûte cher parce que derrière, on ne nous donne pas l’occasion de revenir. Il faudra être constantes », poursuit l’ailière néerlandaise. « C’est aussi lié à la pression des équipes qui reçoivent , juge Mayonnade. On est bien placé pour savoir à quel point on peut être performant à domicile en Ligue des Champions. On ne peut pas se vanter de cela et refuser que ce soit vrai aussi de l’autre côté. »

En Allemagne, les Messines n’échapperont pas à cette atmosphère qui les a si souvent étouffées. Bietigheim, finaliste de la dernière Coupe EHF, joue son premier match de Ligue des Champions à domicile, après sa défaite à Podgorica. « On sait qu’elles ont du caractère. C’est une équipe complète, avec des internationales partout, qui se balade dans le championnat d’Allemagne , décrit le technicien. Et qui, à coup sûr, nous posera des problèmes. » Qu’importe, Metz connaît la recette : faire comme à la maison…

À Bietigheim, Laura MAURICE.

Les équipes:

BIETIGHEIM – Gardiennes de but : Wester, Salamakha. Joueuses de champ : Kudlacz-Gloc, Naidziniavicius, N. Müller, Rozemalen, Malestein, Schulze, Biltoft, Smeets, F. Woller, S. Müller, Lauenroth, C. Woller, Hundahl, Ivancock.

METZ – Gardiennes de but : Rajcic, Tonds. Joueuses de champ : Edwige, Gros, Zaadi, Houette, Flippes, Landre, Smits, Maubon, Luciano, O. Kanor, Nocandy, Sajka, Kieffer, Belgareh.

Bietigheim - Metz, samedi (19 h), à suivre en direct commenté sur www.republicain-lorrain.fr


Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [101417]

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RL du 15/10/2017

Metz, le « Meister »

Metz tient sa première grosse performance à l’extérieur en Ligue des Champions ! Les joueuses d’Emmanuel Mayonnade ont éc½uré Bietigheim (All.), ...

Dans les travées de l’Arena, la chanson de Titanic, interprétée à tue-tête par un collectif euphorique, résonne jusqu’en salle de presse, où l’entraîneur allemand salue la performance « merveilleuse » de Metz. Le « französische Meister » , comme l’avait qualifié le speaker, tient enfin son match référence à l’extérieur en Ligue des Champions (26-30). Ce samedi soir, le groupe d’Emmanuel Mayonnade a donné une leçon de handball à Bietigheim, qui survole le championnat allemand.

Avant ce 14 octobre, Metz avait tout pour justifier ses rêves de Final Four : une floppée d’internationales, deux artilleuses de grande classe (Gros et Smits), une défense parmi les meilleures d’Europe et une jeune garde qui déborde de talent et d’envie. Metz avait tout sauf cette capacité à gagner des gros matches loin de chez lui. Désormais seul en tête de la poule D, le champion de France a prouvé qu’il « avance toujours un peu plus », porté par des joueuses au sommet de leur art.

« Une équipe de classe mondiale »

« On est arrivé rempli d’ambitions et on a réussi à faire le match qu’on voulait », se réjouit Emmanuel Mayonnade. « Vous ne venez pas gagner ici, marquer trente buts sans avoir de grands espoirs derrière. Metz est une équipe de classe mondiale, c’est du très haut niveau. C’était un match extraordinaire, parfait… et une mauvaise expérience pour moi », grimace Martin Albertsen, le technicien allemand.

Depuis onze mois et leur premier exploit contre Podgorica (qu’elles retrouveront samedi prochain), les Messines connaissent la recette des grandes victoires européennes. Hier soir, elles l’ont appliquée à la perfection pour faire déchanter le numéro un allemand, qui a gagné ses trente derniers matches en Bundesliga. Marina Rajcic, la première, s’est attachée à éc½urer les tireuses allemandes. D’une détermination sans borne, elle livrera, au final, une partition phénoménale (22 arrêts). « Elle a été géniale », apprécie son entraîneur.

La prestation défensive a pris des airs de démonstration puis Grace Zaadi et Xenia Smits, tellement précieuses, ont fait le reste. Quand Bietigheim poussait, Ana Gros répondait avec autorité. Et le coach allemand ne pouvait que hocher la tête, impuissant. « Ce soir, on a été une vraie équipe », résume Xenia Smits. Un collectif complet, aussi performant sur grands espaces qu’en attaque placée, qui se retrouve ce matin en tête de la poule D, devant Buducnost Podgorica. « J’ai adoré ce que j’ai vu ce soir. On a fait preuve de caractère , se félicite la capitaine Grace Zaadi. Ce n’est qu’une victoire, il faudra réitérer, mais on mûrit toutes ensemble, on prend de l’expérience. » Vite, la suite !

Laura MAURICE.




Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [101438]

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Posté le : 16/10/2017 à 10:20 (Lu 547 fois)
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RL du 1610/2017

Metz Handball sur son petit nuage

Metz a frappé un grand coup en Allemagne, où il s’est offert une précieuse victoire sur Bietigheim (26-30). Leader invaincu de son groupe, le champion de France réalise un début de saison parfait.

ON N' A AIMÉ

La sérénité des Messines. C’est le fruit de vingt mois de travail et de victoires sous l’ère Mayonnade. Metz dégage une assurance et une maturité nouvelles. Une force tranquille que Bietigheim n’a jamais été en mesure de bouleverser samedi soir (26-30). Et que l’on devinait déjà dans le discours de l’entraîneur vingt-quatre heures plus tôt. « Ce que je sais, aujourd’hui, c’est qu’on gère plutôt bien notre barque. On est dans une dynamique intellectuelle positive », soulignait Emmanuel Mayonnade. Cette deuxième victoire européenne confirme la souveraineté de Metz en ce début de saison.

Marina Rajcic, la rage de vaincre. Ses cris rageurs, aux nez des tireuses allemandes, en disent long sur la détermination de la gardienne messine. 14 arrêts en 28 minutes, 22 au total : Marina Rajcic était sur une autre planète samedi. Plus encore que cette prestation magnifique, on aime l’aisance avec laquelle elle habite son nouveau rôle depuis plusieurs semaines.

La réaction de Smits. Elle fait partie de ces grandes joueuses qui ne restent jamais bien longtemps dans l’ombre. Affectée par sa première sortie européenne (1/7 contre Kristiansand), l’arrière gauche allemande a livré une prestation offensive de haute volée (8/10). Elle est, aussi, toujours incontournable en défense.

Voir Grace Zaadi à son meilleur niveau. Metz n’a pas trouvé sa recrue d’envergure internationale mais en avait-il vraiment besoin avec une demi-centre qui se promène depuis le début de la saison ? Précieuse meneuse de jeu, la capitaine prend aussi ses responsabilités au tir (10 buts en deux matches de Ligue des Champions).

La rigueur et le caractère du collectif. Royales en défense comme sur grands espaces, les Messines ont résisté à la pression allemande en fin de rencontre. Imperturbables. « Elles ont été rigoureuses et disciplinées , apprécie Emmanuel Mayonnade. La saison dernière, dans ces gros matches à l’extérieur, on avait toujours dix minutes de flottement. On s’agaçait, on s’en prenait à tout le monde, aux arbitres, à nous-mêmes… Cette fois, on est resté cohérent, constant dans l’effort. Cet état d’esprit m’a plu. »

ON N’A PAS AIMÉ

Les dernières minutes. Un peu de précipitation et beaucoup de ballons perdus. Heureusement, Metz s’était mis à l’abri depuis longtemps (+7 à la 33e ). « Ces petites erreurs en fin de match sont un peu décevantes mais il ne faut pas rester là-dessus. On est en tête après deux journées, on est sur la bonne voie », conclut Béatrice Edwige.

Laura MAURICE.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [101442]

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Ophélie Tonds rêve éveillée


Si on lui avait prédit un match de Ligue des Champions il y a quelques semaines, Ophélie Tonds ne l’aurait probablement pas cru… « C ’est une expérience que je ne pensais jamais vivre », soufflait la jeune gardienne messine au retour de Bietigheim. L’annonce de la grossesse de Laura Glauser, la première sélection dans le groupe professionnel, la répétition fort convaincante face au Havre (8 arrêts sur 15 tirs) puis finalement ce penalty contré pour ses premières secondes en Ligue des Champions… Tout va très, très vite pour la championne d’Europe U19 ! « J’étais déjà contente d’être sur la feuille de match. Entrer sur penalty, c’est énorme ! Je savais que j’avais une chance sur deux de l’arrêter, je me suis juste dit qu’il fallait que je le fasse , raconte Ophélie Tonds, née à Metz en 1998. Ce sentiment, à ce moment-là, est tellement fort… Je me souviendrai de mes débuts ! »

Discrète, souriante, plus à l’aise avec « les jeunes de [son] âge » qu’avec les internationales, la gardienne formée au club espère « profiter du groupe professionnel pour progresser et montrer qu’on a les qualités pour évoluer. » Une « chance » qu’elle n’attendait pas si tôt…


Brest encore trop juste contre l'armada de Györ en Ligue des champions
Brest a tenu tête à l'armada de Györ, championne d'Europe en titre, avant de perdre du terrain dans les dix dernières minutes (score final: 23-26), dimanche lors de la 2e journée de la Ligue des champions dames.

C'est la deuxième défaite des vice-championnes de France après celle concédée avec les honneurs à Rostov (24-26), un autre gros morceau, le weekend dernier.

Le club russe, dirigé par le Français Frédéric Bougeant et où évolue la capitaine des Bleues Siraba Dembélé, a chuté sur le parquet du club danois de Midtjylland (21-24) dans la soirée. Conséquence: le BBH (Brest Bretagne Handball) est dernier de ce groupe (B) très relevé.

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [101478]

gilles meyer

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Posté le : 20/10/2017 à 13:08 (Lu 337 fois)
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http://www.eurohandball.com/article/29492

Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [101481]

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Posté le : 20/10/2017 à 16:56 (Lu 288 fois)
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RL du 20/10/2017

QUE VAUT VRAIMENT BUDUCNOST PODGORICA ?
Double champion d’Europe et demi-finaliste la saison passée, Buducnost Podgorica est de retour aux Arènes de Metz, ce samedi. Avec un visage rajeuni et bien différent. Décryptage.

Une équipe (très) jeune…

« Buducnost, ce n’est plus ce que c’était avant », annonce Marina Rajcic, la gardienne monténégrine de Metz. Le club qu’elle a quitté en 2015 est aujourd’hui en pleine reconstruction. Le sept majeur a 22 ans de moyenne d’âge et les joueuses nationales composent 80 % de l’effectif. Un pari initié par l’entraîneur de Podgorica, Dragan Adzic également sélectionneur du Monténégro. « L ’ objectif est de bâtir une nouvelle équipe nationale », révèle Rajcic, championne d’Europe en 2012.

Le club se repose donc sur les plus grands espoirs du pays, « des joueuses prometteuses et talentueuses », observe Olivier Krumbholz, le patron des Bleues. Chef de file de cette relève : Djurdjina Jaukovic, 20 ans et un bras qui fait des ravages (15 buts en 2 matches de Ligue des Champions).

Sans stars… ou presque

Katarina Bulatovic, la star du pays, et Cristina Neagu, la référence mondiale des deux dernières années, sont parties sous d’autres cieux (Rostov et Bucarest). Forcément, leur absence pèse lourd. « Les jeunes peuvent avoir autant de talent qu’elles le veulent, on parle là de deux des meilleures joueuses du monde. Ce n’est pas remplaçable », estime Mayonnade. Reste Milena Raicevic (Knezevic de son nom de jeune fille), qui incarne à elle seule le prestige du club des Balkans. « C’est une star, une vraie belle joueuse de handball, capable de tirer à travers, de déborder, de jouer avec le pivot… », poursuit le technicien. « Il n’y a plus beaucoup d’étrangères mais Podgorica a eu l’intelligence de garder deux gardiennes d’expérience », complète Olivier Krumbholz. Bien connue en France, Darly Zoqbi de Paula (ex-Fleury) avait « posé beaucoup de problèmes » aux Messines l’an passé.

Un jeu « un peu vicieux »

La jeune équipe monténégrine a sombré en Norvège le week-end dernier (29-19), après sa victoire sur Bietigheim en ouverture de la Ligue des Champions (32-24). « Aujourd’hui, il faut le dire, Buducnost n’est pas du même niveau que Metz. Mais il vaut mieux être dans un bon jour pour les affronter , prévient Olivier Krumbholz. C’est une équipe difficile à jouer. Ça défend dur, ça truque parfois… C’est un handball un peu vicieux. Elles peuvent être à la limite de la correction, notamment dans la défense sur le pivot. »

La hargne des Monténégrines ne doit pas cacher la « cohérence » d’un ensemble qui, années après années, reste sur le devant de la scène européenne. « Les générations passent et Buducnost est toujours là , constate Emmanuel Mayonnade, admiratif. Il y a une culture du haut niveau très, très forte là-bas. C’est une équipe qui compte et elle n’est pas là par hasard. » Metz est prévenu.

Laura MAURICE.




Re: Revue de Presse 2016 - 2018 [101502]

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Posté le : 21/10/2017 à 09:56 (Lu 199 fois)
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rl du 21/10/2017

Metz, la fête lors des retrouvailles avec Podgorica ?

L’heure des retrouvailles a sonné entre Metz, leader de la poule, et un Podgorica en reconstruction, ce samedi aux Arènes. Un troisième succès européen placerait les Messines dans une position idéale avant les matches retour.

Comment oublier ce 11 novembre 2016 ? Un moment suspendu, resté gravé dans un coin de la mémoire des acteurs des Arènes en ce soir d’automne. Cet acte fondateur, lors de l’immense exploit devant Podgorica en Ligue des Champions (28-25), a posé les bases solides du groupe.

Metz s’était nourri d’un collectif transcendé, profitant aussi d’un effet de surprise et d’un soupçon de réussite indispensable à l’écriture d’une page d’histoire. Les choses ont bien évolué à l’heure des retrouvailles ce samedi. « Ce n’est plus le même Buducnost que la saison passée, constate l’entraîneur Emmanuel Mayonnade. Neagu et Bulatovic sont parties et elles ne sont pas remplaçables. Mais il y a une vertu que cette équipe ne perdra jamais : cette capacité à combattre, à s’accrocher qui, à mon avis, est décuplée. Une valeur de combat poussée au maximum ».
« Plus personne ne vient en étant sûr de gagner »

Le collectif messin faisait alors office de petit poucet devant l’ogre Podgorica, deux fois étoilé (2012 et 2015). Depuis, le rapport de force a bien changé. Au fil des exploits répétés à domicile et d’un premier quart de finale perdu avec les honneurs face au futur champion Györ. L’ambition désormais assumée d’un Final Four et un début d’exercice parfait tant en championnat (sept victoires) qu’en Coupe d’Europe (deux succès) en font aujourd’hui un outsider affiché. « Le fait que Metz devienne un des huit meilleurs clubs européens a impressionné tout le monde. Plus personne ne vient ici en étant sûr de gagner et on nous prend définitivement beaucoup plus au sérieux », observe Manon Houette, interrogée sur le site de l’EHF.

« On est tout le temps jugé, mis sous pression , insiste Mayonnade. Celles qui pensent avoir fait le plus dur à Bietigheim (26-30) n’ont pas leur place ici. Ça nous incite à être encore et toujours meilleur. Je nous interdis de penser que Buducnost est plus faible. Parce que l’équipe qui l’a fait (Bietigheim) a vite déchanté et n’a pas existé pendant 59 minutes (32-24). »

Les Messines prennent au sérieux la jeune armée de Milena Raicevic (ex-Knezevic) qui érige le vice en vertu. Et qui tentera de stopper la marche en avant du leader invaincu de la poule. « Il y a quelque chose de fondamental en Ligue des Champions : c’est de gagner les points à la maison, souligne le technicien. Il faut être redoutable et dur chez nous, il faut se faire respecter, montrer qu’on a faim de préserver une série en cours assez conséquente. » Une invincibilité à domicile qui dure depuis fin janvier.

Un troisième succès européen mettrait le champion de France sur une voie royale. « On pourra faire un vrai premier point à mi-chemin, au sortir des trois premiers matches , reprend Mayonnade. Pour le moment, il faut gagner les rencontres et ne pas se poser d’autres questions. » Tout est clair, place au jeu.

Nicolas KIHL.

Metz-Podgorica, le jour où tout est devenu possible
Metz a signé son premier grand exploit européen face à Podgorica la saison passée. Onze mois après, Marion Maubon, Emmanuel Mayonnade et Béatrice Edwige reviennent sur ce succès fondateur.

« On s’est trouvé ce soir-là »

Marion Maubon, ailière gauche : « Ce qui me revient tout de suite, en pensant à cette victoire, c’est notre unité. On s’est trouvé collectivement ce soir-là. On avait défendu en 3-2-1 (étagée) et dans cette organisation, si on n’est pas toutes ensemble, s’il n’y a pas une émulsion collective, ça ne passe pas. On a construit une véritable identité contre Podgorica. C’était la première page de notre histoire. »
« Un niveau de jeu incroyable »

Emmanuel Mayonnade, entraîneur : « Cette équipe-là, je la suis depuis des années et des années. Il y avait Neagu, Bulatovic, Knezevic… C’était fou pour moi. Le match, on le joue sans Xenia (Smits, blessée). On se dit que le collectif est plus fort tout, qu’il faut trouver des parades à l’absence d’une joueuse importante, qu’elles soient tactiques, techniques ou mentales. Je me rappelle m’être répété pendant une heure : punaise, on a tout ce qu’il faut pour gagner ce match et on va le perdre sur nos supériorités numériques. On ne marquait pas à six contre cinq et on prenait but sur but à cinq contre six. Je me rappelle aussi d’une relation entre Grace (Zaadi) et Sladjana (Pop-Lazic) qui avait atteint un niveau de jeu incroyable ! Buducnost menait toujours à l’approche du money-time, on décide de changer de défense et de faire entrer Marina (Rajcic) , qui nous relance sur des arrêts importants. On recommence à y croire, la dynamique s’inverse… Je me souviens de cette magnifique ambiance, du dernier temps mort, d’une discussion avec Grace sur un enclenchement mais pas vraiment de ce qu’il se passe après la victoire. C’est plein de souvenirs et, pour moi, un premier exploit sportif fort. »
« À cet instant, je suis émerveillée… »

Béatrice Edwige, pivot : « On avait perdu à Podgorica un mois plus tôt et tout le monde pensait qu’on allait prendre une leçon. Je savais qu’il fallait garder un écart de -2, -1 jusqu’au money-time. J’étais persuadée qu’on pouvait faire la différence dans les dix dernières minutes. C’est exactement ce qu’il s’est passé. On passe en 3-2-1 et elles explosent complètement. Grace fait une fin de match extraordinaire. Défensivement, on prend le pas. Et puis il y a eu Marina ! Elle est sur tous les ballons, tous les impacts de toutes les tireuses. À cet instant-là, je suis émerveillée… Je vois le score évoluer, elles ne marquent plus et je me dis : ça y est, c’est fait. Cette victoire a marqué le début de nos grands exploits européens. »

Laura MAURICE.

la Messine Grace Zaadi est en pleine forme avant Podgorica

La demi-centre n’est pas étrangère au bon début de saison de Metz. La capitaine fait rayonner ses partenaires et pèse aussi dans les stats.

G race Zaadi, vous semblez en grande forme depuis le début de la saison… « C’est vrai, je me sens bien. Comme l’équipe. La saison est très longue, il faut tenir sur la durée. Il est encore un peu tôt pour dresser des bilans, mais je pense que mes prestations sont globalement bonnes au service du collectif. »

• Dans l’organisation du jeu, comme dans la finition, vous semblez apporter votre patte de manière plus visible. Vrai ? « Cela dépend des prestations, mais je tourne à 5-6 buts par match. Une bonne moyenne même s’il y a eu quelques rencontres où j’étais un peu moins dedans. Cela m’importe peu de scorer moins, je prends autant de plaisir en faisant jouer mes partenaires, à les placer dans de bonnes conditions. »

• S ur quels aspects pensez-vous avoir progressé et quels sont vos axes de travail ? « Je pense avoir pris de l’expérience, mentalement, grâce à l’équipe de France, la Ligue des Champions. Je dois encore me perfectionner dans tous les domaines. Il y a un gros travail, surtout sur la défense. »
« J’aide Méline, la conseille c’est normal »

• Quelles sont vos relations avec la jeune Méline Nocandy, qui vous supplée à votre poste de demi-centre ? « Ça se passe très bien. Méline est une jeune fille géniale, attachante et qui a soif de travail. Elle est à l’écoute. Je l’aide, la conseille comme on m’a aidée lors de mon arrivée en équipe première. C’est normal. »

• Metz a parfaitement débuté sa campagne européenne avec deux succès en autant de rencontres… « On continue sur notre lancée. C’est très bien d’avoir gagné nos deux premiers matches mais il faut continuer, ne pas se relâcher et gagner celui de samedi devant notre public contre Podgorica. »

• Peut-on parler de m atch piège ? « Non, car on connaît cette formation monténégrine. On avait créé l’exploit l’an dernier en gagnant chez nous, mais ce sera différent. Leur équipe a changé. Elles ont perdu deux joueuses très importantes ( Neagu et Bulatovic ), mais c’est un collectif très agressif. Le danger peut venir de partout. Ce sont des filles jeunes issues du centre de formation. Elles n’ont rien à perdre. »

N. K.

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Posté le : 22/10/2017 à 10:51 (Lu 105 fois)
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RL du 22/10/2017

Metz passe en force contre Buducnost Podgorica

Sans la manière mais avec une combativité exemplaire, les Messines ont pris le meilleur sur une accrocheuse équipe de Buducnost Podgorica (27-23), ce samedi aux Arènes. Trois sur trois : à mi-parcours, le bilan est « parfait ».

Il n’y a eu dans ce match ni la magie ni le niveau de jeu hallucinant offerts lors du dernier passage de Podgorica aux Arènes, il y a onze mois. Metz a souffert comme jamais cette saison en Ligue des Champions. Mais à la fin, c’est bien lui qui gagne (27-23).

« Ça fait parfois du bien de s’imposer sans briller », reconnaît Emmanuel Mayonnade. Ses joueuses l’avaient habitué à des récitals et des démonstrations de force. Hier, elles ont été accrochées, bousculées, au point d’en bafouiller leur handball. « C’est notre match le moins abouti cette saison. Il fallait inverser l’ordre des priorités et placer certaines valeurs au-dessus de tout. Privilégier le courage et l’abnégation, à défaut de bien jouer. Dans le combat, les filles ont été géniales , apprécie l’entraîneur messin. Et puis, il faut aussi savoir rendre hommage à la qualité de l’adversaire… »

Buducnost Podgorica a compensé sa jeunesse et son inexpérience par une hostilité qui a poussé les Messines dans un trou noir, où seule Orlane Kanor leur aura permis de voir le jour (7-5, 17e ; 7-8, 20e ). « Elles sont agressives, hargneuses, on le voit dans leur regard », raconte Béatrice Edwige.
« Des coups en douce »

« Elles défendent dur, ça pousse beaucoup, ça donne des coups en douce », confirme Laurisa Landre, étouffée elle aussi au poste de pivot. Mais Metz a perdu l’habitude de se laisser marcher sur les pieds. Le champion de France, qui n’a plus concédé aucune défaite à domicile depuis fin janvier (face à Budapest), a laissé passer la tempête pour repartir plus fort.

Marina Rajcic a éc½uré ses copines de la sélection monténégrine (19 arrêts), Manon Houette a fait une entrée remarquée (10-9, 27e ) et Xenia Smits, aussi géniale en attaque qu’en défense, a mis ses copines à l’abri juste avant la pause (12-10, 29e ).

En rentrant au vestiaire, Béatrice Edwige, bousculée dans tous les sens pendant trente minutes, a « hurlé [sa] haine » et les Messines, qui en connaissent aussi un rayon en agressivité, ont recadré Podgorica d’emblée (15-10, 31e ; 18-11, 36e ). C’était le début du festival d’Ana Gros (10 buts) et la fin pour les Monténégrines.

Podgorica aura eu bien du mal à dissimuler le vide laissé par Neagu et Bulatovic à l’intersaison (20-14, 44e ; 24-20, 55e )... Mais le demi-finaliste de la dernière édition a distillé suffisamment d’indices pour annoncer un match retour en enfer, le 4 novembre. « Elles ne lâchent jamais rien. Même à -8, elles poussent encore et encore. Elles sont un peu comme nous finalement , sourit Béatrice Edwige. Et ce n’est pas facile de jouer contre soi… On sait qu’elles seront intraitables chez elles. »

Il en faudra plus pour intimider le double champion de France… A mi-parcours, les Messines, bien installées en tête de leur poule, ont un pied au tour principal de la Ligue des Champions. Mieux, elles ont déjà assuré un total de quatre points. C’est autant que l’an passé après six matches… « Il ne faut surtout pas s’arrêter là », rappelle Emmanuel Mayonnade, patron d’un groupe toujours invaincu cette saison, toutes compétitions confondues.

Laura MAURICE.

« Pas besoin de triomphe dans la victoire »

Grace Zaadi, demi-centre de Metz : « On savait que ce serait une rencontre compliquée. On a connu trois matches différents depuis le début de la Ligue des Champions. J’ai aimé l’agressivité, le caractère et le calme qu’on a su mettre dans cette victoire. »

Béatrice Edwige, pivot de Metz : « Je n’ai pas besoin de triomphe dans la victoire. Ce succès fait du bien. Certains diront que c’est moins propre que d’habitude, mais peu importe. Je ne sais pas si c’est l’adversaire ou l’arbitre qui nous ont posé des problèmes. Ça a été un match compliqué, on a été bousculé dans tous les sens, mais je suis contente ! On est sûr d’avoir quatre points si on va au tour principal, comme l’année dernière, et on n’est qu’à mi-parcours… »

Ana Gros, arrière droit de Metz : « On savait que ce ne serait pas facile, même sans Neagu et Bulatovic (les deux stars ont quitté Podgorica cet été). Ça reste une équipe qui joue très dur, très physique. Elles ont joué avec beaucoup d’agressivité en défense. C’était un peu dur pour nous, on a connu des problèmes en attaque, on a pris pas mal de buts. Mais c’était beaucoup mieux en deuxième période. Je suis contente d’avoir pu gagner de cette façon, ça donne confiance pour la suite. Trois matches, trois victoires : c’est parfait ! Il faut juste continuer comme ça. »

M a non Houette, aillière gauche de Metz : « Cette équipe est très dense physiquement, on a été pris de court sur les dix premières minutes. Offensivement, on n’a pas trouvé les clés. Je suis contente de voir qu’on est capable de faire des débuts de deuxième période de ce niveau-là. C’est encourageant, même si on n’arrive pas encore à faire 60 minutes pleines. Il va falloir bosser et se reposer aussi car on a ressenti un petit peu de fatigue sur ce match. »

Darly Zoqbi de Paula, gardienne de Podgorica : « C’est un très bon match de la part de Metz, qui a fait moins d’erreurs que nous à la fin. Elles sont plus expérimentées. Même si on est très jeune, cela reste un match de Ligue des Champions, Metz avait besoin d’être concentré et de faire bien les choses. Elles l’ont fait, félicitations à elles ! »

Laurisa Landre, pivot de Metz : « On s’est battu comme une équipe, c’est beau. C’était un match accroché, cette équipe défend comme aucune autre. Personnellement, au pivot, ça a été très dur. Trois victoires en trois matches, j’espérais ce sans-faute, on l’a fait. Je suis très heureuse et fière. Il ne faut pas s’enflammer mais le plus dur a été fait. »

Rajcic, Smits, Gros ne déçoivent pas
Metz a construit sa victoire devant Pogdorica sans jamais s’affoler, ce samedi aux Arènes. Avec deux arrières et une gardienne comme pièces maîtresses : Xenia Smits, Ana Gros et Marina Rajcic.

Xenia Smits le terrain et rien d’autre

« J’avais lu dans la presse que Xenia était un peu en souffrance. Je crois que ce soir, elle a répondu. C’est le terrain qui compte le plus pour elle , explique Emmanuel Mayonnade. Elle est exemplaire à l’entraînement, je n’ai jamais vu un tel professionnalisme. » L’arrière messine aime la rigueur. « C’est vrai que je sors frustrée quand je ne fais pas un bon match. C’est normal. » Ce samedi, l’Allemande (7/8) n’avait pas à se poser de question. Xenia s’est transformée en guerrière, il fallait bien ça pour répondre au défi physique imposé des Monténégrines. « Je suis contente de ma prestation, de notre troisième victoire en Ligue des Champions. C’était dur, elles nous ont bougées , glisse l’internationale. Grace (Zaadi) et Méline (Nocandy) nous ont mis dans de bonnes conditions pour nos tirs. »
Ana Gros, « une capacité à réexister »

Le penalty est une des spécialités de la Slovène. Ana Gros a connu deux échecs dans cet exercice ce samedi. L’arrière a trouvé par deux fois la gardienne de Pogdorica, Zoqbi De Paula, sur sa route. Cela aurait pu s’arrêter là mais l’arrière a eu la chance de reprendre le ballon et de marquer derrière. Précieux. Ce n’est pas sur ces deux situations peu ordinaires que l’entraîneur messin s’est penché au moment du bilan mais plutôt sur l’apport de sa joueuse après une première période en dents de scie : « Ana a cette capacité à réexister. Elle est restée très calme, a analysé son match pour repartir de l’avant en seconde période », apprécie le coach. Repartir de l’avant pour Gros signifie faire mal aux gardiennes et faire trembler les filets. 10/14 pour le rendu final.
Marina Rajcic « une garantie »

Quatre arrêts en quatre minutes. Comment semer le trouble dans les têtes des tireuses adverses ? Par ce genre de début de match. La gardienne internationale monténégrine connaissait parfaitement les subtilités de tir des filles de Podgorica : normal, elle partage en sélection leurs petits secrets. Poing rageur levé, Rajcic a sorti une nouvelle fois le grand jeu dans ses buts. « Défensivement, c’est bien mais on a aussi fait des erreurs. Sans Marina, le score n’aurait pas été le même » , salue Béatrice Edwige. »

« Elle a été formidable, elle nous a soulagées », complète Xenia Smits. Depuis le début de la campagne européenne, Marina Rajcic répond aux attentes pendant près de soixante minutes. « Marina est une garantie, elle confirme tout le bien qu’on pensait d’elle. Ce n’est pas une surprise mais le plus dur sera de confirmer sur la durée », appuie son entraîneur Emmanuel Mayonnade. Pour le moment, aucune fausse note pour la Monténégrine, auteur de 19 arrêts samedi.

Nicolas KIHL.

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